Ecriture Ludique proposait d'écrire un texte sur une photo de d'Alexandre Koening. Je vous mets la photo en bas, sinon ce serait trop simple de deviner ce qui se
passe.
J'ai découvert ce petit coin de rocher, en bas de la digue, il y a bien longtemps.
Je m'y suis toujours sentie bien.
En été, la chaleur de la pierre se répandait dans mon dos.
En hiver, j'étais protégée du vent qui cinglait la mer.
J'y allais pour lire, pour réfléchir, pour écrire, pour rêver.
C'était mon petit coin, mon cocon, ma carapace face au monde extérieur.
Et puis, petit à petit, les choses ont changé.
J'avais de plus en plus de mal à m'arracher à mon nid de pierre.
Lorsque je m'éloignais de lui, j'avais l'impression de me vider de ma substance.
Quand j'en restais loin trop longtemps, je me sentais mal, comme coupée d'une partie de mon être.
J'ai mis longtemps à saisir de quoi il retournait.
Bien sûr, lorsque j'ai compris ce qui m'arrivai j'ai voulu lutter.
Mais, bientôt je n'en avais plus la force, puis très rapidement je n'en ai plus eu envie.
Après tout je ne manque à personne et je suis bien dans le cœur de la pierre.
Maintenant je suis en paix.
Quand personne n'observe, je sors de mon abri et telle l'ombre que je suis devenue, je me promène le long de la digue
ou de la mer.
Lorsqu'une présence se manifeste, je me fonds dans la pierre et je disparais aux yeux de tous.
Parfois des gens viennent s'installer dans mon ancien abri, je les observe avec plaisir, je prends un peu de leur
énergie.
Généralement, ils restent peu de temps, mon petit coin les met rapidement mal à l'aise.
Comment ont-ils expliqué ma disparition ? Je ne sais rien et je m'en moque.
Et si un jour la solitude se faisait trop sentir ? Peut-être attirerai-je quelqu'un au cœur du roc.
Il n'y a pas à dire tu te fais trop rare..
J'aime bien quand tu nous emmènes de cette façon
Bisous Martine.
Un exercice intéressant !
Je te joins un poème que j'ai écrit sur la vie à 2. A bientôt sur mon blog ?
DJU770
PRESENCE
TU DORS ENCORE ET JE ME REVEILLE
JE TE SAIS, JE T'ATTENDS, TOI MON PETIT SOLEIL
SUR MON CAFE ENCORE ENDORMI
NOIR EST CE MATIN, NOIRE EST LA NUIT
SUR LA TABLE UNE FRAGILE FLEUR ROUGE
QUI AU MOINDRE SOUFFLE BOUGE
DEJA UN SIGNE DE TA PRESENCE
AU MILIEU DE CE BIENFAISANT SILENCE
PUIS JE SUIS DANS MA DOUCHE
DERRIERE LA PORTE, TA VOIX, TA BOUCHE
QUI ME CRIE UN JOYEUX : BONJOUR !
ET ME PRESSE A PASSER AU SEJOUR
SUR LE TROTTOIR VITE JE MARCHE
POURTANT SEUL, JE SENS TA DEMARCHE
ET TA CHALEUR, ET TON PARFUM
QUI M'ACCOMPAGNENT EN CE BEAU MATIN
DEVANT MON ECRAN ENDORMI
JE REPENSE A CETTE NUIT
A TON VENTRE, A TES FESSES
A TOUTES NOS PROUESSES
VITE JE TERMINE
DEJA LE JOUR DECLINE
J'AI HATE DE RETROUVER
LE PETIT SOLEIL DE MES JOURNEES
DJU770
"maintenant je suis en paix" ; j'ai noté cette phrase car je suis si triste ce soir ! le chien de ma voisine qui va déménager a été euthanasié hier ; j'avais lancé un SOS TOUTOU 31 mais en vain ; j'ai essayé de lui offrir une chance... j'espère que là où il est ce pauvre chien repose en paix !
bises
béa
Et qui n'a pas eu la tentation, des fois, de se cacher jusqu'a disparaitre ?
Je ne pense quà me plaindre moi en ce moment...tant pis pour les lecteurs de mon blog...les amis c'est pour le meilleur et le pire non?
Bises du mardi