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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 00:11

Angelica - Arthur Phillips

http://www.decitre.fr/gi/03/9782749111803FS.gifRésumé Decitre : Un récit diabolique, en forme de puzzle, d'une intelligence effrayante, par un maître de la manipulation. Londres, 1880. La maison Barton est au bord de la crise. Depuis que le père, Joseph, obscur biologiste, a décidé que sa fille de 4 ans, Angelica, devait désormais quitter la chambre de ses parents pour aller dormir seule dans la sienne, de mystérieux événements se produisent. Constance, la mère d'Angelica, qu'un retour à l'intimité conjugale ne réjouit guère, sent une menace planer sur sa fille. Au grand dam de Joseph, qui ne veut rien entendre. Quand Constance fait appel à Anne Montague, une ancienne actrice reconvertie dans le spiritisme, pour veiller sur Angelica, le quatuor est en place pour un drame dont il serait criminel de dévoiler l'argument. Les quatre protagonistes relatent chacun leur tour les événements qui suivent, quatre versions qui parfois s'accordent, parfois se contredisent, chacune jetant une lumière nouvelle, mais aussi une part d'ombre, sur les personnages, leurs peurs, leurs désirs et leurs secrets. Avec Angelica, Arthur Phillips, nouvel enfant chéri des lettres américaines, nous offre une brillante relecture du roman victorien. Le lecteur, mi-enquêteur, mi-psychanalyste, participe activement à ce récit labyrinthique, derrière les lignes duquel il doit essayer de percevoir la vérité avant le coup de théâtre final, tous les indices disséminés dans le livre apparaissant alors en pleine lumière. Un coup de maître.

Mon avis : Un bien étrange roman qui énerve et qui séduit en même temps. Il démontre surtout que le lecteur (la lectrice en l'occurrence) est très facilement influençable. Les quatre parties racontent effectivement la même histoire mais du point de vue de chacun des protagonistes, toutefois ce qui est intéressant c'est le fait que la rédaction soit à la troisième personne, on suit le personnage en observateur, et bien sûr on en arrive à prendre fait et cause pour celui ou celle dont on suit l'histoire. Qui manipule qui, qui est fou, qui a raison, qui a tort, on finit par ne plus trop savoir. On a tendance à finir par faire des allers-retours entre chaque récit histoire d'essayer de deviner la vérité. Une chose reste sûre, il ne faisait pas bon être une femme au XIXème siècle en Angleterre (en France aussi sûrement), dans la bourgeoisie elles étaient vraiment considérées comme des gentils animaux de compagnie dont les hommes pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Intéressant aussi la façon de traiter le spiritisme qui devient quasiment une thérapie pour les femmes maltraitées de l'époque.


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commentaires

G


je le note . bisous



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M


Un puzzle intéressant à suivre



P


Anne Perry traite également de la condition de la femme à l'époque victorienne dans ses polars. C'était vraiment pas une bonne époque (quoique maintenant ?!?)



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M


Exact, mais ses héroïnes ne se laissent pas mener par le bout du nez (enfin pas toutes), ne nous plaignons pas nous avons quand même un peu plus de liberté (si, si ??)



D


bonjour Martine


bonne journée                 bisous


 



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M


A toi aussi, bonne fiesta d'anniversaire



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