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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 00:41
Presque une promenade de santé le prénom de Bigornette de cette semaine !

Le petit Aubain âgé de 4 ans est un brin casse-cou et il adore la rivière Olive qui traverse Bigorbourg. Il faut dire qu’il a presque su nager avant de savoir marcher et les reflets qui jouent sur la rivière ne cessent de l’attirer.

Ce jour là échappant à la surveillance de ses parents, le jeune homme se rend près de sa rivière adorée mais là il tombe sur un petit caïd de 5 ans (eh oui, il y a aussi des affreux jojos à Bigorbourg). Celui-ci se moque de notre contemplatif petit ami et fort méchamment le bouscule et ce qui doit arriver, arrive.

Aubain essaye de se rétablir, mais la berge cède sous ses pieds et il tombe dans la rivière. Sachant nager il n’y a pas grand risque pour lui, mais malheureusement, il se cogne à une racine qui dépasse. Tout étourdi, le voilà qui commence à couler tandis que le coupable s’enfuit à toutes jambes.

Ses parents affolés par sa disparition ont bien sûr couru partout, ameutant les voisins et là, brusquement au bord de la rivière ils découvrent le corps inanimé de leur fils.

Sa mère se rue sur lui en hurlant, le prend dans ses bras, le secoue pour découvrir ahurie que son fils la regarde avec un grand sourire aux lèvres. Elle caresse les cheveux mouillés, palpe son corps à la recherche de blessures, mais rien, rien que ce grand sourire ravi !

La pauvre femme ne sait plus à quel saint se vouer !

L’enfant la regarde en souriant « Si tu savais maman comme elle est belle la dame ! Et sa maison est super chouette ».

Les parents d’Aubain se demandent bien de quoi peut parler leur fils, c’est sûrement ce coup à la tête qui l’a fait rêver.

Pas un seconde, trop contents de le récupérer sain et sauf, ils ne se demandent comment l’enfant a pu rejoindre la rive.

En fait, il a coulé juste à l’entrée du petit royaume d’Olive l’ondine. Celle-ci reconnaissant le charmant garçonnet amoureux de son cours d’eau lui a donné le pouvoir de respirer sous l’eau et lui a proposé de venir visiter son monde et comme vous le savez au pays de Faërie, le temps ne passe pas comme sur notre terre, très terre à terre dirons-nous en ce qui concerne le cours du temps.

Bref, main dans la main avec Olive, le jeune Aubain a pu admirer le cottage de galets lisses de l’ondine (oui, c’est une petite rivière, c’est donc un tout petit château) décorés de lumineux petits morceaux de verre lustrés. A l’intérieur les meubles très designs sont faits des diverses cochonneries que des gens sans scrupules (bon il y a peut-être quelques bigorbourgeois dans le tas, mais uniquement ceux qui n’ont pas encore compris toute la magie de ce petit monde) osent jeter dans les rivières, toutefois, en passant par les mains magiques d’Olive, le vieux pneu se transforme en fauteuil douillet, les bouteilles de plastiques en tables et chaises tout en transparence, le frigo déglingué en armoire élégante parée de dentelles de feuillages aquatiques.

En riant elle montre également à Aubain tout un stock de vieilles godasses qu’elle conserve avec soin pour les accrocher aux hameçons de ceux qui veulent pêcher ses amis les poissons, d’ailleurs sa réserve ne diminue plus tellement, les pêcheurs dégoûtés ont quasiment cessé de tenter leur chance et les vieilles chaussures vont devenir niches douillettes pour les alevins.

Elle propose ensuite à Aubain de se restaurer et met devant lui des verres. Aubain les regarde un peu étonné, ces verres paraissent vides et pourtant lorsqu’il les porte à ses lèvres tout une gamme de saveurs lui titillent les papilles, il en soupire d’aise.

Après le goûter elle l’emmène se promener au fond de l’eau, ils sont devenus tout petits et s’amusent à chevaucher les truites qui passent par là, ils vont ensuite saluer dans l’étang la famille d’Aymard. Mais les meilleures choses ayant une fin, il est temps pour Aubain de regagner le monde des hommes.

« J’veux pas » boude le petit « J’veux rester toujours, toujours avec toi, tu veux bien te marier avec moi ? »

Olive rit « Désolée mon petit ami, ce n’est pas possible, mais ne t’en fais pas, d’ici quelques années je suis sûre que tu rencontreras une sirène rien que pour toi. Mais ne m’oublie pas et continue à venir me voir ».

En le ramenant à la surface pour le déposer sur la berge, du bout du doigt elle tatoue sur le bras d’Aubain http://www.jemesensbien.fr/wp-content/uploads/2009/03/bebes-nageurs.jpgla silhouette d’un minuscule poisson qui lui permettra d’ouvrir la porte de son univers et de celui de ses sœurs.

Blotti dans les bras de son père, Aubain rejoint le domicile familial avec dans la tête de doux bruits d’eau et le sourire d’un visage qui n’est pas celui d’Olive.

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commentaires

gene 12/02/2010 21:32


de l'eau , de la poésie , merci pour ce joli moment ! bisous


Martine27 13/02/2010 10:46


J'aime l'eau il fallait bien lui rendre hommage


amtealty bougnen 11/02/2010 21:31


 de semaines en semaines on répète toujours la même chose c'est magnifique
 un plaisir de te lire
 encore une fois bravo
 bisous de bretagne


Martine27 12/02/2010 11:24


Vous pouvez continuer, ça me va très bien


martine 11/02/2010 19:03


Méchante !


Martine27 11/02/2010 20:14


J'ai rien dit, j'ai rien dit, faudrait pas que tu te noies dans un bain de larmes !


martine 11/02/2010 16:02


Ton texte est une vraie aubaine...





Martine27 11/02/2010 18:33


Elle était facile celle-là !


laurence 11/02/2010 15:53


Beaucoup de charme dans ton texte... bravo!


Martine27 11/02/2010 18:32


Merci beaucoup


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