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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 00:08

Prénom classique aujourd'hui pour la cour de récré de Jill Bill

Colette (*) est la sourcière de Bigorbourg (non pas la sorcière, la place est déjà prise par Madame Thècle) la sourcière, féminin de sourcier !

Lors d'un été particulièrement chaud, Pharaïlde, une cousine de la nymphe Olive avait été appelée au secours pour "réhydrater" un Bigorbourg bien desséché.

Seulement voilà, Pharaïlde a beaucoup de travail et ne peut se permettre de se déplacer à la moindre alerte sécheresse. Elle a donc, en accord avec Olive, décidé de former une apprentie.

Les nymphes et ondines du coin ayant déjà leur plan de carrière bien défini, Pharaïlde a, sur les conseils d'Olive qui connaît bien ses concitoyens humains, recruté une jeune humaine.

La très charmante Colette adore l'eau à un point qui parfois affole ses parents.

Est-ce le fait d'être née sous le signe des Poissons, mais Colette ne se sent vraiment bien qu'au contact de l'eau.

Déjà toute petite, il était difficile de la faire sortir de son bain, rien ne lui plaisait autant que de barboter et de tout éclabousser.

Il arrivait même à ses parents de la retrouver, endormie, dans la baignoire serrant contre elle son doudou Dauphin.

En grandissant elle découvrit avec bonheur la joie de sauter dans les flaques d'eau. En promenade, c'était la croix et la bannière pour l'empêcher de se précipiter dans les fontaines, de se ruer sous les arrosages automatiques des jardins ou pire de plonger dans les puits.

Sa mère en était à se demander si le fait d'avoir fait la préparation à l'accouchement en piscine n'avait pas été de sa part une très grosse erreur, comme le fait d'avoir emmené la petite Colette aux séances des bébés nageurs. Mais bon ce qui était fait, était fait, inutile de revenir dessus

Dès que cela avait été possible ses parents l'avait inscrite à un club de natation qu'elle fréquentait assidûment.

En vieillissant, bien heureusement pour la santé mentale de ses père et mère, elle cessa de lorgner avec avidité les flaques d'eau et les fontaines.

Elle se contentait d'attendre avec impatience les jours de pluie, où elle pouvait tout à loisir se promener nez au vent, visage radieux tourné vers les gouttes qui ruisselaient avec bonheur sur ses joues (les pauvres sont plus souvent chassées par les parapluies). Elle rentrait à la maison trempée comme une soupe mais débordante de vitalité.

Ses voisins ayant repéré cette habitude lui demandaient d'ailleurs de bien vouloir promener leur chien ou aller faire quelques courses lorsque la pluie étendait son manteau sur Bigorbourg. Colette était très heureuse de rendre ces services qui étaient autant d'alibis pour assouvir son "vice".

Bref, elle était donc la candidate idéale pour Pharaïlde et Olive.

Toutes les deux profitaient donc de la nuit pour s'introduire dans les rêves de Colette. Elles lui apprirent ainsi à s'enraciner à la terre, à ouvrir son esprit pour sentir l'eau qui courait sous la terre. Lorsque Colette, sans même sans rendre compte, commença à cheminer le long des cours d'eau souterrains, les cousines surent que le moment était venu.

Dans un nouveau rêve, elles montrèrent à Colette comment choisir une belle branche de noisetier pour la transformer en une baguette de sourcier opérationnelle, elles lui fournirent également le mode d'emploi.

Un beau matin, Colette s'en fût donc en forêt et trouva la baguette de coudrier indispensable à sa nouvelle vocation.

Au début, bien sûr elle fît quelques erreurs, la baguette, elle aussi débutante, avait tendance à l'entraîner vers les robinets, la rivière ou les bouteilles d'eau.

Et puis, un jour, Colette et Coudrière (il faut bien lui donner un nom à cette baguette non ?) firent leur première découverte. En plein milieu du jardin parental, elles se mirent à tournoyer comme des folles en criant "de l'eau, il y a de l'eau ici". Les parents de Colette, habitués aux "facéties" aquatiques de leur fille, ne se posèrent guère de questions. Ils firent creuser un trou à l'endroit indiqué et une belle source se mit à jaillir.

La réputation de Colette et de Coudrière se répandit et bientôt les puits se mirent à fleurir (si tant est qu'un puits puisse fleurir) dans Bigorbourg qui, depuis, ne manque plus d'eau pour arroser pelouses, potagers et jardins.

(*) L'un des objets associés à Sainte Colette est un puits

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commentaires

C


Je l'adore cette sourcière, à une lettre près la pauvre aurait pu être condamnée au bûcher. L'eau source de vie, c'est merveilleux pour cette Colette et vive sa coudrière ! Ta forêt est toujours
aussi riche Martine.


CaroLINE




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M


Les sourciers sont les sorciers de l'eau, donc aucun risque de prendre feu !



P


Un ogre aurait pu dire quand est ce que l'on dîne?Mais une bonne fée s'est penchée sur la baignoire de Colette, merci pour cette belle histoire.



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M


On veut bien laisser Oliver et Pharaïlde tranquilles, les pauvres. La fée qui s'est penchée sur Colette devait avoir des palmes ! Un ogre, intéressante comme idée



M


Décidément Bigorbourg est plein de res-sources le voilà nanti d'une gentille sourcière !!


Bisous






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M


Il faut dire que le temps se prêtait à l'apparition de ce "petit métieré



J


voilà un métier bien rare maintenant et pourtant bien utile : vive Colette lka sourcière !



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M


Très utile même en ce moment



O


Encore une fois bravo !



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M


Merci, merci !!!



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