Pour en savoir plus sur le contenu de mon Carnet à surprises n'hésitez pas à aller consulter la rubrique En savoir plus sur "en passant par". Son but est de vous distraire alors ne soyez pas timide et laissez moi vos commentaires. Bonne visite et bon amusement je l'espère.
Et si vous aimez "patouiller" la terre, la pâte à sel, la pâte polymère,le papier,le carton,la pierre, ou autres, bref travailler les matières qui permettent le relief que ce soit sous forme de bijoux, de tableaux, de statuettes ou de bibelots, venez me rejoindre sur la communauté :
Les impromptus nous avaient proposé de broder autour de ce bac de noeuds, alors voilà
Oyez, oyez bonnes gens !
Approchez, approchez !
Voilà mon bac à nœuds !
Pour trois fois rien vous pouvez faire l'acquisition de nœuds !
Mais, et c'est là la surprise, vous ne saurez pas ce que vous avez acquis avant de l'utiliser !
Dans mon bac à nœuds vous trouverez :
des nœuds pour courir sur la mer
des nœuds coulants pour les jours de déprime
des nœuds de cravate pour plaire à Madame
des nœuds gordiens à ne pas trancher
des nœuds du problème à dénouer
des nœuds de marins pour amarrer votre voiture
des nœuds de sacs pour embêter les autres
des nœuds pour faire la fête
des nœuds pour vos couettes demoiselles
des nœuds ferroviaires pour ne pas manquer votre train
des nœuds pour vos lacets
des nœuds pour décorer vos arbres
des nœuds du mariage pour ceux qui n'ont pas peur
des nœuds de tête pour insulter vos voisins ou si vous préférez des têtes de nœud
des nœuds à mordre pour vous défouler
des nœuds à la gorge pour l'émotion
des nœuds lunaires pour votre avenir
des nœuds d'amitié à nouer serrés
des nœuds de vipères pour vos ennemis
des nœuds pour vos mouchoirs pour ne pas perdre la mémoire
Allez-y, allez-y prenez le risque, il n'y en aura pas pour tout le monde. Mais attention la maison décline toutes responsabilités et ne
rembourse pas vos achats, à vous de tenter votre chance !
Défi du Samedi en avait marre des interviews insipides des sportifs après match (courses, combats...) !Souriez, vous êtes
pressentis pour rédiger leurs déclarations.Soumettez au jury 3 textes :
1/ en cas de défaite du sportif 2/ en cas de match nul 3/ en cas de victoire
"On a gagné, on a gagné, on a gagné"braille
l'équipe de foot de Trifouillis les Gonesses sur l'air des lampions.
"Désolée Laurence, pas moyen d'en tirer autre chose, il faut croire que ce n'est pas la baballe qu'ils ont mis dans les
buts, mais leur cerveau"
"On a gagné, on a gagné, on a gagné"
"Bon d'accord les gars on a compris, on a compris, on a compris, navrée Laurence, c'est contagieux"
"Match nul, bon d'accord, match nul, mais il faut quand même le reconnaître nous étions les meilleurs, en fait l'autre
équipe a fait de l'anti-jeu pour nous empêcher de marquer"
"Voilà Laurence, c'était la déclaration de l'équipe de Trifouillis les Gonesses, je vais voir l'équipe de Trifouillis
les Sarcelles maintenant et je vous transmets de suite son interview"
"Match nul, bon d'accord, match nul, mais il faut quand même le reconnaître nous étions les meilleurs, en fait l'autre
équipe a fait de l'anti-jeu pour nous empêcher de marquer"
"Excusez-moi Laurence, mais je crois que les deux équipes ont le même service de communication"
"Bonsoir Laurence, voilà l'équipe de Trifouillis les Gonesses a perdu le match qui aurait pu lui éviter la relégation,
je vais essayer d'obtenir les impressions de l'entraîneur"
"Monsieur l'entraîneur, votre équipe a perdu ce match à quoi cela est-il dû à votre avis ?"
"... ... ..."
"Oui, certes, posons la même question au capitaine de l'équipe. Alors capitaine 10 à zéro quelles conclusions en tirez
vous ?"
"... ..."
"Bien et vous les membres de l'équipe, comment comptez-vous remonter la pente ?
"... ..."
"... ..."
"... ..."
"Chère Laurence, je fais maintenant une dernière tentative auprès du goal. Alors, pourquoi aviez-vous les doigts en caoutchouc ce soir ?
"... ..."
"Désolée Laurence, mais il semblerait que cette défaite reste comme une arête de poisson en travers de la gorge de
l'équipe et qu'elle leur cause une extinction de voix, je vous rends donc l'antenne"
Ainsi que vous pouvez aisément le deviner, je suis une super fan de foot !!!
Petite Laine va bientôt quitter le dos de son mouton, elle l’a appris de la bouche de l’humain
appelé berger. Après, elle a entendu plein de rumeurs, mais toutes disent qu’elle va devenir quelque chose d’autre et puis encore autre chose après comme la chenille qui se transforme en
papillon. Petit Laine attend donc avec impatience cette aventure.
Voilà, ça y est elle est détachée du dos de son mouton. Elle passe dans un tas d’endroits
bizarres qui font du bruit, qui sentent étrangement, on lui fait subir tout un tas de choses et un jour, comme promis Petite Laine est métamorphosée. Elle n’arrive pas à bien se voir, mais elle
se retrouve dans une grande boite avec d’autre petites laines transformées comme elle, d’ailleurs elles lui disent qu’elle leur ressemble. Ca lui convient tout-à-fait. Une de ses voisines lui
indique que maintenant elles s’appellent toutes Garance, ça a un rapport avec sa nouvelle couleur et ça lui plait bien à Petite Laine.
Les voilà qui arrivent dans un endroit nouveau, tout lumineux, avec à perte de vue d’autres
petites laines de toutes les couleurs, c’est le Paradis sûrement se dit notre Petite Laine Garance.
Et commence l’attente, jusqu’à un jour où une petite humaine toute ronde, déjà âgée, aux
cheveux blancs et aux yeux clairs entre dans la boutique, apportant avec elle une odeur à la fois douce et piquante (note de la rédactrice, pour ceux qui sont en âge, vous vous souvenez de
l’odeur de poudre de riz de vos grands-mères ?). Elle regarde toutes les petites laines étalées devant elle, et bonheur elle la choisit elle, Petite Laine. En route pour une nouvelle
aventure.
L’humaine s’appelle Grand-Mère et elle présente Petite Laine à une autre humaine encore plus
petite qui s’appelle Petite-Fille. Grand-Mère s’est mis en tête d’apprendre à tricoter à Petite Fille, c’est pour ça que Petite Laine est là. Seulement voilà, les humains sont bizarres, ils ne
fonctionnent pas tous de la même manière. Grand-Mère est droitière et Petite-fille gauchère, et malgré toute leur bonne volonté à toutes les deux, Petite-Fille n’arrive pas à faire tenir Petite
Laine sur les drôles de baguettes en fer que Grand-Mère lui a donné. Petite-Fille s’énerve, râle, envoie tout balader (note de la rédactrice, j’invente là hein, je ne me suis sûrement pas
comportée comme ça. Si ? Non !!!).
Et voilà Petite Laine toujours en écheveau qui part avec Petite-Fille qui essaiera à de
nombreuses reprises de la faire tenir sur ces sacrées baguettes sans succès, Alors Petite Laine atterrit dans un tiroir. Et elle y reste, encore et encore. Heureusement pour elle, Petite Laine
n’a pas la notion du temps qui passe. Régulièrement le tiroir s’ouvre, mais jamais pour elle.
Enfin, un jour, une main l’attrape et l’emmène sur une table où trône déjà d’autres petites
laines de toutes les couleurs et de drôles d’objets en plastique qui s’emboîtent l’un dans l’autre. Petite-Fille, qui d’ailleurs n’est plus si petite, prend Petite Laine et commence à l’entourer
autour de ses morceaux de plastique qu’elle réunit ensuite. Puis scricht, scricht, les ciseaux coupent Petite Laine, un autre morceau de laine vient retenir les fibres et voilà qu’elle est
devenue une chose toute ronde, toute douillette.
Mais son aventure ne s’arrête pas là, plein d’autres boules sont fabriquées, des pompons ça
s’appelle. Petite-Fille, qu’il faut maintenant appeler Maman, les accroche à des barres et le tout est suspendu au-dessus d’un berceau dans lequel un tout petit humain Petit-Garçon rit de bonheur
en tendant ses menottes pour essayer d’attraper Petite Laine qui se balance au-dessus de lui, et Petite Laine est heureuse, les rumeurs étaient vraies elle est devenue quelque chose de
merveilleux.
Et ce n’est pas tout, un autre pompon de Petite Laine est cousu sur le bonnet que Grand-Mère,
devenue Arrière-Grand-Mère a tricoté pour Petit Garçon. Et d’autres morceaux d’elle vont devenir broderies de Petit Garçon à Maman pour une fête qu’on appelle Fête des Mères, d’autres vont
s’incorporer aux modelages de Petite-Fille qui si elle ne sait toujours pas tricoter, sait quand même se servir de ses mains pour d’autres choses.
Bien sûr le mobile avec les pompons a été rangé, Petit-Garçon est devenu Grand-Garçon. Mais,
Maman espère bien qu’un jour elle deviendra Grand-Mère et
qu’elle pourra ressortir Petite Laine pour la donner avec ses sœurs à un autre Petit-Garçon ou à une autre Petite-Fille.
Bref, Petite Laine, dans toutes ses métamorphoses continue de vivre un peu partout et elle est
très heureuse de son sort.
J'avais écrit ce petit texte il y a plus d'un an, et oui mon côté fourmi je stocke, en fait je n'avais pas trouvé l'illustration qui allait bien. C'est maintenant
chose faite grâce à une photo de Mima.
L'enfant joue.
Il s'invente des mondes et des aventures.
Il est bien tout au fond du jardin à la lisière de la forêt qui s'insinue jusqu'à lui.
Il a découvert avec bonheur cette étrange racine qui, au gré de son imagination, devient cheval, vaisseau
spatial, camion de pompier ou simplement fauteuil pour rêvasser.
Jour après jour, il revient près de son compagnon de jeu.
Jour après jour, celui-ci envahi de plus en plus son univers.
Il l'entend lui parler de mondes au-delà de son monde, d'espaces qu'il peut lui faire découvrir s'il veut bien
lui faire confiance.
Bercé par cette voix qui lui devient peu à peu plus familière que celle de ses parents, l'enfant doucement
s'enfonce dans cette galaxie de rêves.
Ses parents s'inquiètent, trouvent qu'il passe trop de temps seul au fond du jardin, parlant à ce morceau de
bois aux formes torturés et qu'ils voudraient éradiquer tant il leur semble une menace. Mais, le petit a l'air tellement heureux qu'ils n'osent intervenir.
Une nuit, l'enfant entend son compagnon l'appeler.
A pas de loup, il se lève pour le rejoindre, il s'approche de la souche, la caresse, la laisse l'enlacer,
l'absorber.
Au matin, les parents fous d'inquiétude cherchent l'enfant.
Dix fois ils passent près de ce morceau de bois.
Dix fois, ils pensent voir leur enfant assis sur la racine.
Dix fois, ils repartent en hurlant son nom.
Peu à peu l'espérance s'effiloche. Pourtant, l'espoir n'arrivant pas à mourir ils resteront dans cette maison
à attendre le retour de leur fils.
Doucement ils vieilliront près de cette souche qu'en fin de compte, sans savoir pourquoi ils n'ont jamais pu
se résoudre à faire arracher peut-être parce que leur enfant l'aimait tant.
Et du fond de ce morceau de tronc, deux yeux, enfantins à jamais, les observent parfois avec tendresse avant
de se clore à nouveau sur leur monde parallèle fait de rêves.
Et pour ceux qui n'auraient pas repérer l'enfant, la photo de plus près
Pour le défi du samedi, le jouteur écrira* (au choix) : une lettre/ un discours / un règlement / un mode
d’emploi / une recommandation / un plaidoyer / une harangue / une charte / un avis / un sermon... Toutefois, il se pliera** à certaines exigences :
dans un premier temps, son texte sera tout empreint de bon sens et de réalisme ;
progressivement, le lecteur devra percevoir quelques scories*** dans le discours ;
le final devra appartenir à l’ordre du grand n’importe quoi.
De plus, chacun s’obligera à donner cinq**** notes de bas de page de longueur décroissante, et, ultime défi,
profitera de ce 79e pour communiquer à ses camarades de jeu, de la manière qu’il lui plaira, l’une de ses mensurations***** sans avoir aucunement besoin de justifier pourquoi celle-là plutôt
qu’une autre.
* écriture manuscrite ou assistée par ordinateur*
** de la meilleure grâce qui lui soit donnée**
*** sans aucune restriction de taille***
**** disons quatre plus une****
***** nul ne vérifiera*****
***********
*******
***
*
MODE D’EMPLOI DU SHAVE HAIR TERMINATOR
Vous voulez en finir avec les poils disgracieux !
Vous venez d’acquérir pour ce faire notre épilateur électrique (1)
Pour utiliser au mieux votre appareil (2) voici quelques conseils d’utilisation.
Nous vous conseillons de faire votre épilation après un peeling qui aura permis d’exfolier la couche supérieure de votre épiderme.
Assurez-vous toutefois que vos jambes soient parfaitement sèches avant utilisation de notre épilateur. D’autre part, n’utilisez pas l’appareil sous l’eau (3).
Maintenant vous pouvez mettre notre épilateur sous tension.
Pour cela : branchez le transformateur A dans votre prise de courant classique, puis la fiche B du transformateur dans l’emplacement C de votre épilateur (4).
Ensuite, poussez le bouton D sur la position « on », la position « off » vous permettra d’éteindre votre appareil.
Pour l’épilation elle-même, maintenez la peau de votre jambe bien tendue avec une main, mais évitez quand même de l’arracher complètement, puis procédez en partant de la cheville et en remontant
vers la cuisse avec un petit mouvement rotatif de gauche à droite ou de droite à gauche selon vos convictions politiques.
Si un repli de peau se coince dans les pincettes, évitez de tirer. Arrêtez l’épilateur, puis avec un cutter scalpez la peau surnuméraire. Si vous n’arrivez pas à arrêter l’hémorragie afférente à
l’opération, dirigez-vous vers les urgences ou appelez le Samu si la perte sanguine est trop importante.
Dans tous les cas, n’oubliez pas de désinfecter votre épilateur pour éviter que des odeurs de chair nécrosée ne se développent.
Pour les petits poils rebelles, ainsi que pour le maillot, nous vous conseillons d’utiliser les produits proposés dans votre mallette de rangement.
Soit vous pouvez araser le tout à l’aide du papier de verre gros grain E, soit s’il y a encore des résistances, vous pouvez frotter les poils récalcitrants avec un coton imbibé de la solution à
base d’acide chlorhydrique contenue dans la fiole F.
Ne pas oublier ensuite de bien rincer et, afin d’éviter le développement de boutons ou de rougeurs malvenues, pensez à enduire les parties épilées avec la crème G constituée de la molécule
révolutionnaire MNVNAPM (5).
Votre épilateur peut également s’occuper de vos aisselles et de votre moustache, toutefois, veuillez noter que notre société se dégage de toute responsabilité en cas d’ablation de la lèvre
supérieure ou du nez.
Et maintenant Chère Cliente, Cher Client, bonne épilation !
(1)Autant vous le dire vous avez fait le bon
choix, nous sommes les plus performants sur le marché pour régler vos problèmes de
poils. (2)Nous avons fait un travail technique
impeccable, ce n’est pas pour que l’utilisiez à tort et à travers. (3)Sauf si vous tenez à vous électrocutez un
bon coup ou à modifier votre coupe de cheveux. (4)Appareil réservé aux personnes maîtrisant
l’alphabet. (5)Mais Non Vous N’Avez Pas Mal.
Depuis plusieurs jours déjà, je faisais halte dans ce petit bourg. Je n’avais prévu
qu’une étape, mais, je ne sais pourquoi, le calme et la sérénité de l’endroit m’avaient retenue.
J’avais pris l’habitude d’aller me promener dans les bois et la campagne environnants.
A chacun de mes retours, l’hôtesse me demandait avec un petit sourire en coin : « Alors avez-vous rencontré des personnes intéressantes ? » J’avais l’impression qu’elle
attendait une réponse bien précise, mais laquelle ?
Ce matin là, je dirigeai mes pas vers la forêt et optai pour un sentier que je n’avais
pas encore exploré. Le silence m’environnait, tout juste troublé par moment par le chant lointain d’un oiseau. Il régnait une atmosphère étrange comme faite d’attente. Du coin de l’œil, j’aperçus
une minuscule sente qui s’enfonçait plus profondément sous la futaie, elle semblait m’appeler. Curieuse je me laissai tenter.
Brusquement, je me trouvai face à des ruines, les vieilles pierres disparaissaient en
partie sous la végétation foisonnante. Elles semblaient se cacher aux regards. J’entrepris de l’explorer. Des restes de pilastres luttaient avec les ronces,
un chemin de pierre faisait le tour d’un jardin revenu à l’état sauvage, au centre le reste de ce qui ressemblait à un grand crucifix cherchait à s’élancer vers le ciel. Soudain, j’aperçus un homme assis sur une large pierre détachée d’un mur, vêtu d’un ample vêtement sombre, le visage caché par un capuchon. Un instant décontenancée par
cette présence, je finis par m’approcher et je le saluai :
« Bonjour, quel étrange endroit pour un cloître. »
Il parut ne pas m’avoir entendue, il restait là sans bouger, puis sa voix s’éleva dans
le calme de la forêt :
« Je vais vous raconter la légende de cet endroit. »
Sans détourner la tête, il me fit signe pour que je prenne place à ses côtés. Un peu
sidérée par son attitude, mais curieuse d’en savoir plus, je m’installai près de lui et laissai mon regard errer sur les vieilles pierres.
Il reprit :
« Il y a fort longtemps, vivait ici une petite communauté de moines. Le plus jeune
était herboriste. C'était un jeune homme rêveur et tendre, nouvellement arrivé dans la communauté pour remplacer le vieil herboriste qui venait de rejoindre son créateur.
Dans le village voisin vivait une jeune femme, belle comme un rayon de soleil. Elle
possédait un jardin de simples qu'elle mettait à la disposition de ses voisins en leur concoctant potions et pommades pour soulager leurs maux. En dépit de sa beauté, elle ne suscitait nulle
convoitise de la part des hommes, nulle jalousie de la part des femmes. Sa bonté et sa joie de vivre faisaient d'elle un ange, aux yeux des villageois.
Un jour le jeune moine vint à passer devant ce jardin, pour lui rempli de merveilles.
Le voyant admiratif devant ses plantations la jeune femme sortit, le salua gentiment :
« Bonjour mon frère, mes plantes vous intéresseraient-elles
? »
Rougissant, il lui retourna son salut et ils commencèrent à échanger quelques
recettes.
Le jeune moine rentra au monastère, des rêves dans les yeux et de la joie au
cœur.La vie continua un moment ainsi sans heurts, les jeunes gens continuant à se rencontrer pour confronter leurs
connaissances, leur amitié devenant rayonnante.
Mais voilà qu'un jour, le destin arriva sous les traits d'un inquisiteur venu faire une
inspection dans la région. C'était un bel homme mais son visage était tellement sévère que tous tremblaient en le voyant et personne n'osait le regarder dans les yeux. Tous, sauf la jeune femme
qui l'accueillit comme elle accueillait tout le monde, avec gentillesse et douceur.
Las, sa spontanéité se retourna aussitôt contre elle. Pour l'inquisiteur cette femme,
qui brusquement faisait battre son cœur et se lever dans son esprit des pensées impures, ne pouvait être qu'une sorcière.
Alors il se mit à harceler les villageois, posant question après question. Elle sortait
à la pleine lune, n'est-ce pas ? Elle empoisonnait le bétail, n'est-ce pas ? Elle avait de nombreux amants, n'est-ce pas, n'est-ce pas ?
Mais, personne n'avoua quoique ce soit d'aussi terrible. Bien au contraire, tous
insistèrent sur le fait qu'elle ne préparait que des potions bénéfiques, qu'elle aidait tout un chacun. Hélas, en voulant bien faire, ils allèrent trop loin. L'un indiqua que le jeune herboriste
du monastère n'hésitait pas à la consulter et qu'ils échangeaient des plantes, l'autre précisa que la jeune femme soulageait les femmes en gésine avec des pommades calmantes, une autre qu'elle
connaissait des plantes qui permettaient d'espacer des grossesses épuisantes. Cela suffit bien sûr à l'inquisiteur.
Pas de doute c'était une sorcière, elle pervertissait un moine, elle allait à l'encontre
des préceptes du Seigneur qui disait "croissez et multipliez-vous" et "tu donneras la vie dans la douleur".
Devant ses voisins anéantis, mais qui devant les armes de l'escorte n'osèrent rien faire,
elle fut arrêtée et traînée dans le monastère pour y subir la question. Le jeune herboriste voyant le sort réservé à son amie tenta d'intervenir, l'inquisiteur bien sûr n'attendait que ce faux
pas pour l'emprisonner lui aussi.
Malgré ce que le monstre leur fit subir, ils clamèrent leur innocence et la pureté de leurs
sentiments. Mais la jalousie, l'envie et la colère de l'homme de dieu réclamaient d'être assouvies.
Un matin, tous les villageois furent contraints de se rendre au monastère. Dans une
clairière, les moines prostrés attendaient devant un bûcher. Installé sous un dais, l'inquisiteur rendit son verdict. La jeune femme avait été convaincue de commerce avec le démon et elle serait
brûlée vive, l'herboriste quant à lui resterait emprisonné à vie.
La "sorcière" fut tirée de sa prison, affaiblie par les sévices infligés, elle arriva
soutenue par deux gardes. L'herboriste, dans le même état, fut traîné sous le dais et jeté aux pieds de son accusateur.
L'inquisiteur, voyant la réprobation dans les yeux de tous, fit semblant de faire preuve de
mansuétude. Si elle avouait devant tous qu'elle était bien une sorcière, il la ferait étrangler avant de livrer son corps aux flammes.
Elle se redressa, fière et belle. « Je suis innocente, Dieu en jugera et vous
punira ».En rage, l'homme ordonna qu'elle soit livrée au supplice.Deux gardes, avec maintes précautions, la lièrent au poteau, sur leur visage se lisait une peine infinie. Un brandon enflammé fut
approché des fagots.
Au moment même où le feu prenait, l'herboriste, malgré ses nombreuses blessures, se
releva, et s’emparant d’une épée il la planta dans le corps du tortionnaire qui s'écroula. Puis, sans que personne n'essaie de l'arrêter, il se jeta dans le brasier pour rejoindre sa
bien-aimée.
Il l'enlaça sous les imprécations de l'inquisiteur mourant. Une colonne d'air entoura les
deux jeunes gens, les séparant du feu. Leurs corps s'unirent, se fondirent l'un dans l'autre et à leur place un grand oiseau blanc s'éleva au dessus du bûcher en flamme. Il effleura l'inquisiteur
du bout de l'aile et celui-ci commença à se recroqueviller, à brûler sur place en poussant des hurlements. Puis son corps tomba en poussière et le vent l'emporta.
Personne n'intervint, ni ses gardes, ni les moines, ni les villageois, tous le regardèrent
agoniser en murmurant « Le jugement de Dieu est rendu ».
Levant les yeux, ils regardèrent le bel oiseau voler de plus en plus haut et dans leur cœur
un grand bonheur se répandit.
Voilà l'histoire de l'herboriste et de la sorcière. Je peux aussi vous dire qu'après cet
événement, les moines préfèrent partir vers d'autres monastères et celui-ci tomba en ruine peu à peu. Le village, quant à lui, sembla bénéficier au cours des siècles d'une étrange protection, il
fut épargné par les maladies, les famines, les guerres. Tous pensent que l'oiseau blanc veille sur lui. »
La triste voix du conteur, s’effilocha dans le silence revenu. Je me levai et regardai les
ruines d'un autre œil. Je restai pensive quelques instants, essayant d’imaginer cet embrasement d’amour. Un mouvement dans le ciel attira mon regard et j’eus l’impression de voir tournoyer
l'oiseau fabuleux. Prise d’un étourdissement, je ramenai vivement mes yeux vers mon compagnon qui s’était levé. Je m’aperçus alors qu’il était vêtu d’une bure monastique. Je jetai un dernier coup
d’œil aux ruines de l’ancien monastère et murmurai à l’intention de mon mystérieux narrateur :
« Merci, mon frère, pour cette merveilleuse légende ». Mais, en me
retournant à nouveau, je m’aperçus qu’il avait disparu, je ne l’avais pas entendu s’éloigner et je ne le vis nulle part.
Songeuse, je repris le chemin de l'auberge. En me voyant arriver, l'hôtesse ne me posa pas
la question rituelle, et se contenta de me sourire. J'avais fait la rencontre qu'elle attendait.
Voilà la très belle photo de Casy qui m'a inspiré cette histoire. Elle était dans ma tête depuis un
moment lorsque Fanes de Carottes a proposé comme jeu d'écriture le thème "Bûcher" et voilà 1 + 1 = 2. C'est Infolio qui m'a aidée à mettre mon texte en bon ordre de marche. Et puis ce texte est dédiée à toutes ces milliers de femmes qui ont été brûlées, noyées,
pendues sous le fallacieux prétexte de sorcellerie simplement parce que des hommes avaient peur d'elles qui revendiquaient une liberté qui leur était interdite ou qui tout simplement se
refusaient à eux. Et il est dédiée également à tout ces femmes de notre époque qui sont battues, lapidées, vitriolées parce qu'elles aussi font peur au sexe dit fort.
Je ne vous indiquerai pas le titre du défi auquel je répondais ce serait trop simple pour deviner la fin de mon histoire. De même je vous ne vous mettrai la photo
qui me l'a inspirée seulement demain. Je sais, je sais, je suis dure !
Depuis plusieurs jours déjà, je faisais halte dans ce petit bourg. Je n’avais prévu qu’une
étape, mais, je ne sais pourquoi, le calme et la sérénité de l’endroit m’avaient retenue.
J’avais pris l’habitude d’aller me promener dans les bois et la campagne environnants. A
chacun de mes retours, l’hôtesse me demandait avec un petit sourire en coin : « Alors avez-vous rencontré des personnes intéressantes ? » J’avais l’impression qu’elle
attendait une réponse bien précise, mais laquelle ?
Ce matin là, je dirigeai mes pas vers la forêt et optai pour un sentier que je n’avais pas
encore exploré. Le silence m’environnait, tout juste troublé par moment par le chant lointain d’un oiseau. Il régnait une atmosphère étrange comme faite d’attente. Du coin de l’œil, j’aperçus une
minuscule sente qui s’enfonçait plus profondément sous la futaie, elle semblait m’appeler. Curieuse je me laissai tenter.
Brusquement, je me trouvai face à des ruines, les vieilles pierres disparaissaient en
partie sous la végétation foisonnante. Elles semblaient se cacher aux regards. J’entrepris de l’explorer. Des restes de pilastres luttaient avec les ronces,
un chemin de pierre faisait le tour d’un jardin revenu à l’état sauvage, au centre le reste de ce qui ressemblait à un grand crucifix cherchait à s’élancer vers le ciel. Soudain, j’aperçus un homme assis sur une large pierre détachée d’un mur, vêtu d’un ample vêtement sombre, le visage caché par un capuchon. Un instant décontenancée par
cette présence, je finis par m’approcher et je le saluai :
« Bonjour, quel étrange endroit pour un cloître. »
Il parut ne pas m’avoir entendue, il restait là sans bouger, puis sa voix s’éleva dans le
calme de la forêt :
« Je vais vous raconter la légende de cet endroit. »
Sans détourner la tête, il me fit signe pour que je prenne place à ses côtés. Un peu
sidérée par son attitude, mais curieuse d’en savoir plus, je m’installai près de lui et laissai mon regard errer sur les vieilles pierres.
Il reprit :
« Il y a fort longtemps, vivait ici une petite communauté de moines. Le plus jeune
était herboriste. C'était un jeune homme rêveur et tendre, nouvellement arrivé dans la communauté pour remplacer le vieil herboriste qui venait de rejoindre son créateur.
Dans le village voisin vivait une jeune femme, belle comme un rayon de soleil. Elle
possédait un jardin de simples qu'elle mettait à la disposition de ses voisins en leur concoctant potions et pommades pour soulager leurs maux. En dépit de sa beauté, elle ne suscitait nulle
convoitise de la part des hommes, nulle jalousie de la part des femmes. Sa bonté et sa joie de vivre faisaient d'elle un ange, aux yeux des villageois.
Un jour le jeune moine vint à passer devant ce jardin, pour lui rempli de merveilles. Le
voyant admiratif devant ses plantations la jeune femme sortit, le salua gentiment :
« Bonjour mon frère, mes plantes vous intéresseraient-elles ? »
Rougissant, il lui retourna son salut et ils commencèrent à échanger quelques
recettes.
Le jeune moine rentra au monastère, des rêves dans les yeux et de la joie au cœur.La vie continua un moment ainsi sans heurts, les jeunes gens continuant à se rencontrer pour confronter leurs
connaissances, leur amitié devenant rayonnante.
Mais voilà qu'un jour, le destin arriva sous les traits d'un inquisiteur venu faire une
inspection dans la région. C'était un bel homme mais son visage était tellement sévère que tous tremblaient en le voyant et personne n'osait le regarder dans les yeux. Tous, sauf la jeune femme
qui l'accueillit comme elle accueillait tout le monde, avec gentillesse et douceur.
Las, sa spontanéité se retourna aussitôt contre elle. Pour l'inquisiteur cette femme, qui
brusquement faisait battre son cœur et se lever dans son esprit des pensées impures, ne pouvait être qu'une sorcière.
Alors il se mit à harceler les villageois, posant question après question. Elle sortait à
la pleine lune, n'est-ce pas ? Elle empoisonnait le bétail, n'est-ce pas ? Elle avait de nombreux amants, n'est-ce pas, n'est-ce pas ?
Pour le Défi du Samedi il fallait s'appuyer sur ce montage
pour vous emmener au pays de l'imagination.
J'ai demandé un petit coup de main à Maxime qui a bien voulu me prêter son bateau. N'essayez pas de chanter il y a des passages où ça cafouille.
C'est un bateau bleu Perché sur la
dune On y vient à pied, on ne frappe pas La passerelle est toujours en place Il accueille les navigateurs solitaires De toute son amitié Tout le monde se
presse Autour du mat à 5 heures du matin Quand Saint Malo s'embrume Amis où êtes-vous ? Amis attendez-moi !
Nageant dans le brouillard Les sirènes et les
tritons S'installent sur la grève Ils
écoutent Tom à la guitare Phil à la kena jusqu'à l'aube blanchissante La baleine bleue viendra Donner des nouvelles De ceux qui rament au loin Et près des
dauphins On s'endormira heureux
C'est un bateau bleu Accroché à nos
rêves On y vient à la nage ou en volant On entre simplement en chantant Peuplé de rires et d'amour Il sera le dernier à naviguer Si Saint Malo est
engloutie Amis où êtes-vous ? Amis
attendez-moi !
Je fais depuis septembre partie d'un club d'écriture dont je vous parlerai d'ici peu. En passant par chez vous j'ai découvert la proposition deCristalde rédiger un texte à partir des titres des chansons d'un CD, j'ai donc proposé cet exercice à l'atelier. Voilà ma
contribution à moi, et tant qu'à faire je me suis lâchée :
Chansons d'Adamo
C'est fou "le bien que tu me fais". "Mille ans déjà" que nous nous sommes rencontrés "au Café du temps perdu". Il était tenu par "Ce
Georges" qui n'arrêtait pas de nous dire "Lâche pas ton rêve". J'étais "Toute seule" à cette table feuilletant "Mon agenda" quand tu m'as abordée une "Fleur" de "La couleur du temps" à la main.
Tu m'as dit "La part de l'ange" c'est "Le féminin sacré". Maintenant je vais "Là où mon cœur me porte" "Vers toi" car "On n'peut plus s'quitter". Et si ça arrive "Comment veux-tu que je t'oublie
?"
Chansons d'Anne Sylvestre
"Après le théâtre" "La poule aux oeufs d'or" a mis "Cap au Nord" avec "Les rescapés des Fabulettes". Elle a fait une "Pause" "Zen" "Bye
Mélanco" a-t-elle caqueté "Laissez les enfants" chanter "Ah l'amour, l'amour" et "Gay marions-nous" au coq de service.
Chansons de Gullivan (et clin d'œil à Frida Boccara)
"Une nuit humide" "L'épouvantail" qui s'amusait à "Taquiner le doudou" fit un "Appel à candidature" en envoyant le "Billet" suivant :
"Le clou et la lune" voulaient disputer une "Partie d'échecs" avec le "Scout" et la "Vouivre" "Si belle". Le "Picbois" jaloux s'exclame non "Elle m'attend" sur "Le bout du banc". Forts dépités,
le clou, la lune et le scout s'en allèrent boire "Le whisky de papa" avec l'épouvantail.
Ecrit en juin 2008 je remets ce petit texte et ses photos pour le thème de Dana de cette
semaine, ça me paraît parfaitement en harmonie
"Tu dors ?" "Mmmm" "Tu dors ?"A nouveau la petite voix haut perchée
d'Elfie mon lutin "domestique" Mais c'est pas vrai ça, on m'explique pourquoi les gens vous réveillent pour vous demander si vous dormez ? "Oui" "Ben non, puisque tu me réponds" "Bon, je dormais avant que tu ne me réveilles" Bon sang, il est quelle heure ? Coup d'œil vers mon réveil. Deux heures du mat. "Ca va pas la tête, deux heures du matin, t'as intérêt à avoir une bonne explication !" J'essaie de fixer un œil myope et furibond sur le petit être qui piétine sur ma table de nuit. "T'es pas sympa, c'est une surprise !" Une surprise à deux heures du matin, c'est bien une idée de lutin ça ! Résignée je l'écoute, de toute façon avec lui je n'arrive déjà pas à avoir le dernier mot quand je suis bien éveillée, alors encore à
moitié dans les vapes, ce n'est même pas la peine d'essayer. "Oui une surprise pour la fête de la musique, regarde et écoute !" Une petite lumière s'allume sur la commode en face de mon lit et une musique s'élève. Hmm le Canon de Pachelbel, j'adore cette musique.
Mais d'où vient-elle ? Je ne vois pas bien. Tant bien que mal j'attrape mes lunettes. Et je discerne cette scène.
"On pourrait mettre un peu plus de lumière s'il te plait ?" "Mais bien sûr, voilà, tes désirs sont des ordres"Elfie claque des doigts et des petites lumières supplémentaires s'allument. Je m'aperçois alors que mon petit ami a donné vie à mon orchestre de chats.
"C'est ravissant, merci beaucoup" "Pas de quoi, ils avaient envie de se dégourdir les pattes, alors je leur ai donné un coup de main" Thalis arrive, se roule en boule sur mon ventre et semble apprécier le moment aussi, elle ronronne doucement en accompagnement. Bercée par la musique, je commence à me rendormir et juste avant de sombrer j'aperçois mon grand chat musicien qui vient se joindre au
récital.
En me réveillant ce matin, plus rien, mes petits musiciens sont retournés dans leur vitrine, ne reste que mon chat boite à musique. Ou
alors peut-être ai-je rêvé !!! Il faudra que je demande à Elfie dès que je le reverrai.
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