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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 19:30

Faut vraiment tout leur expliquer à ces deux pattes !


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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:26

Francine de l'Arbre à mots ayant pardonné ma petite entorse à son mot la semaine dernière, je m'amende en lui proposant un Bécédémo correctement orthographié !

Il existe en Noctalie une créature redoutable.

Lorsque Serpentine la lune verte fait son apparition dans les cieux, les Noctaliens prennent bien soin de suspendre à leurs fenêtres des talismans de cristal vert.

Ces objets qui scintillent, de reflets d’émeraude dans la lumière opalescente de Serpentine, ont pour mission de captiver le Bécédémo. Lorsqu’il les voit tournoyer il ne peut s’empêcher d’approcher et les miroitements qu’ils diffusent l’envoûte tant qu’il reste à les contempler jusqu’au coucher de Serpentine, à ce moment là, le Bécédémo n’a plus qu’à regagner sa tanière affamé.

Le Bécédémo à première vue n’a pas l’air terrifiant, il serait même plutôt beau à regarder. Il ressemble à un petit serpent aux écailles iridescentes. Ses yeux passent par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Lorsqu’il se déplace c’est avec une élégance aérienne et un léger friselis l’accompagne, cette musique lénifiante endort ses victimes et lui permet d’entrer dans leurs rêves.

Et c’est là bien sûr que les choses se compliquent pour le dormeur.

Le Bécédémo se nourrit de rêves, ou plus exactement il se gorge des mots qui accompagnent les rêves. Il déguste voyelles et consonnes avec délectation. En happant une de-ci, une de-là, il les laisse fondre sur sa langue comme un gourmet. Lorsqu’il est vraiment affamé il avale goulûment des mots entiers.

Le rêveur pendant ce temps assiste, impuissant, à la destruction de son rêve. Tous les bons conseils, les mises en garde que ceux-ci pourraient lui délivrer sont annihilés, il ne reste que de formes qui s’agitent désespérément dans un silence de plus en plus angoissant.

Au matin, lorsque le Bécédémo se glisse hors de la tête de sa victime, celle-ci n’est plus quehttp://www.memoclic.com/14-3746-600x450/fond-ecran-serpent-vert-symetrique.jpg fatigue et vide. Il n’est pas rare d’ailleurs lorsque l’attaque a été particulièrement violente, que la malheureuse proie ne puisse pas parler pendant plusieurs jours, que les mots lui échappent, ou, au mieux, qu’elle bafouille ou bégaye lamentablement.

Bref, mieux vaut éviter de dormir à la belle étoile lorsque Serpentine brille et les esprits forts qui ont voulu n’en faire qu’à leur tête, persuadés qu’ils étaient de résister au sommeil, ont fait les frais des facultés hypnotiques du Bécédémo.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 00:02

Un prénom somme tout plutôt classique aujourd'hui dans la cour de récré de Jill Bill.

Agnès est une charmante bergère en porcelaine qui égaye une étagère chez Pernelle, la fermière de Bigorbourg.

Dans la journée, elle se contente de sourire au vide, assise entre son chien et un agneau, elle se repose.

Elle se repose parce qu'Agnès attend la nuit pour "aller au travail".

Quel est ce travail ? Vous aidez à vous endormir.

Comme vous le savez lorsqu'il est difficile de s'endormir, il est conseillé de compter les moutons, mais il faut le reconnaître c'est parfois très énervant et ça fait plus de mal que de bien. Au bout d'un certain temps vous vous embrouillez dans le décompte de ces fichus ovins et vous recommencez à zéro. Au bout du compte, le matin, vous vous retrouvez avec sous les yeux des poches de la taille de valises !

C'est donc là qu'Agnès intervient. D'abord, elle n'est pas sectaire, elle vous laisse compter ce que vous souhaitez. Vous pouvez donc choisir les moutons bien sûr, le classique n'est jamais démodé, mais aussi

des chats (bien que ceux-ci parfois n'acceptent pas toujours de défiler dans le bon sens),

des chiens (qui reniflent dans tous les coins),

des éléphants (qui se suivent en se tenant la queue, encore que je me demande s'ils font vraiment ça dans la nature),

des lamas (ceux à quatre pattes et qui crachent, mais si vous préférez vous pouvez aussi opter pour le modèle à deux pattes au crâne rasé et enroulé dans une belle robe orange, c'est d'ailleurs un choix très zen mais ne comptez pas les voir passer en courant).

Maintenant rien ne vous empêche de choisir un objet comme

des livres (mais n'en arrêtez pas un pour lire ses pages parce que là vous n'êtes pas endormi),

des cafetières (je vous le déconseille toutefois si jamais du café venait à se renverser vous pourriez être tenté de vous lever pour en boire une petite lichette),

des robinets (si le bruit de la goutte qui tombe vous relaxe, chez certains ça énerve).

Bref la liste n'est pas exhaustive, vous pouvez en débattre avec Agnès elle sera de bon conseil et dans unhttp://1.bp.blogspot.com/_buykA-LojWo/TEaVVj5y0vI/AAAAAAAABFA/ANoifTk64bM/s1600/bo-rivage_labergere.jpg premier temps vous aidera dans votre choix, dans un second temps elle organisera un défilé dans les règles, avec le chiffre en sous-titre pour que vous ne vous emmêliez pas les pinceaux dans votre compte, enfin elle vous jouera sur sa flûte un petit air bien rythmé mais tout doux qui favorisera votre assoupissement. Son mouton et son chien, de leur côté s'occuperont du service d'ordre dans les rangs.

Avec tout ça je vous garantis que le sommeil viendra vous rendre visite tout en douceur !

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 00:12

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas mis un petit bouquin, pourtant ce n'est pas faute de dévorer.

Disparues – Chris Mooney

http://www.decitre.fr/gi/40/9782258076440FS.gifRésume Decitre : Membre de la police scientifique de Boston, Darby McCormick est aussi efficace dans son laboratoire que sur les scènes de crime, où elle n'a pas son pareil pour faire parler les indices. Envoyée sur les lieux d'un enlèvement, Darby découvre un témoin inattendu : une femme squelettique, vêtue de haillons, désorientée et terrorisée. L'inconnue, disparue depuis plusieurs années, aurait été enfermée dans un cachot obscur et sordide. Au fil de son enquête minutieuse, Darby comprend que les victimes seraient des dizaines à travers le pays, enlevées par un psychopathe dont les ressources et l'habileté défient l'entendement. Hantée par le sort de toutes ces femmes qui lui rappellent un souvenir traumatisant de son adolescence, Darby décide de partir en quête d'autres survivantes. Elle ne se doute pas qu'elle s'apprête à plonger au coeur de la perversité humaine... Dans ce thriller trépidant servi par des personnages complexes, Chris Mooney joue brillamment sur tous les registres, de l'émotion pure à la terreur. 

Mon avis : Je dois dire que Chris Mooney nous entraîne bien loin dans la perversité humaine et dans les capacités de résistance de certaines victimes. L’action est bien menée et surtout montée comme un jeu de poupées russes, parce que qui se cache derrière qui, et qui est qui, pas évident à déterminer pour Darby qui en mémoire d’une amie disparue se jette à corps perdu dans la résolution de cette affaire qui n’est peut-être pas sans lien avec son propre vécu. Et l’ennemi qu’elle affronte est de taille. Quand au rebondissement final il est plus que bien trouvé et oblige à réfléchir sur les conséquences des décisions que l’on prend dans le feu de l’action. Dévoré rapidement inutile de le dire.

Que le meurtre soit – Chris Mooney

http://www.decitre.fr/gi/18/9782258076518FS.gifRésumé Decitre : Quand le corps de Judith Chen est repêché dans le port de Boston, impossible de ne pas établir un lien avec le meurtre d'une autre étudiante dont le cadavre a été retrouvé au bord de la Charles River quelque temps auparavant. En guise de signature, leur assassin a en effet cousu une statuette de la Vierge dans une poche de leurs vêtements. Chargée de l'affaire, Darby McCormick, de la police scientifique de Boston, découvre qu'elle n'est pas la seule à rechercher le coupable : Malcolm Fletcher, ex-agent fédéral reconverti en justicier solitaire, travaille pour le père de l'une des victimes et semble avoir une longueur d'avance sur l'enquête officielle. Alors qu'une troisième jeune femme est portée disparue, Darby décide de se rapprocher de Fletcher, dans l'espoir qu'il la mène jusqu'au tueur en série.

Mon avis : J'avais bien aimé le premier roman avec Darby et celui-ci m'a également bien plu. Au début Chris Mooney nous aiguille sur de fausses pistes, on est sûr qu'elles sont fausses, mais comme elles paraissent vraiment fausses peut-être que ? Maintenant c'est vrai que plusieurs personnes de l'entourage de Darby lui cachent des informations et le sieur Malcom Fletcher a un peu tendance à jouer avec elle en semant des indices et en lui donnant d'étranges indications. Darby va devoir remonter le temps pour comprendre comment deux affaires criminelles en viennent à s'imbriquer, heureusement pour une fois pas de hiérarchie pour lui mettre des bâtons dans les roues au contraire. Nous entrons aussi assez rapidement dans le monde du tueur et bizarrement celui-ci fait presque de la peine, quelque part dans sa folie il reste assez curieusement quelqu'un de gentil et d'attentionné. Bref, une héroïne à suivre.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:25

Un nouveau petit coup de Manowar, un morceau calme !

From a battle I've come
To a battle I ride
Blazing up to the sky
Chains of fate
Hold a firey stride
I'll see you again when I die

High and mighty alone we are kings
Whirlwinds of fire we ride
Providence brought us the crown and the ring
Covered with blood and our pride

Heroes await me
My enemies ride fast
Knowing not this ride's their last
Saddle my horse as I drink my last ale
Bow string and steel will prevail

High and mighty alone we are kings
Whirlwinds of fire we ride
Providence brought us the crown and the ring
Covered with blood and our pride

Odin I await thee
Your true son am I
I hail you now as I die
I pledge you my sword and to no man I kneel
Ours is the kingdom of steel

High and mighty alone we are kings
Whirlwinds of fire we ride
Providence brought us the crown and the ring
Covered with blood and our pride

"Kingdom Come"

See the white light
The light within
Be your own disciple
Fan the sparks of will
For all of us waiting
Our kingdom has come

Rays of power shinning
Rays of magic fall
On the golden voice that speaks within us all
For all of us waiting
Your kingdom will come

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 19:00

Allez faire un petit tour chez Pictozoom pour admirer une bien étrange porte. Attention à votre tête !

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 00:38

Improvisons pour les Photographes du Dimanche. Nous avons ça au départ, brut de décoffrage

P1370489

Ce qui peut donner ça

craquelure

Ou ça

distorsion

Ou ça, à vous de choisir

kaléidoscope

 

 

 



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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 00:58

Pour une des séances de notre atelier d'écriture, j'ai piqué à Quichottine un de ses mots valises.

Bambi observe avec beaucoup d'intérêt le nouveau venu.

La maîtresse leur a demandé à lui et à ses camarades d'accueillir gentiment à l'école de la forêt ce nouvel élève.

Il est un peu pataud, tout dodu.

Bien sûr ce coquin de Panpan ne peut s'empêcher de se moquer un peu de lui.

"Et vous avez vu, il est léger comme un zéléphant"

"C'est quoi un zéléphant ?"

"C'est une drôle de bête qui vit loin et qui est toute grassouillette comme le nouveau faon, j'en connais un qui s'appelle Dumbo, il est drôlement rigolo"

"Tu en sais des choses Panpan" dit Bambi admiratif.

Il se tourne vers son nouveau camarade qui attend tout timide

"T'es un zéléphant ?"

"Non je suis un ailéfaon"

"Et alors zéléphant ou ailéfaon c'est pareil non ?"

"Non, tu sais je connais bien Dumbo, lui c'est un zéléphant qui vole avec ses zoreilles, moi je suis un faon qui http://laviedevanessa.l.a.pic.centerblog.net/87lbxajh.jpgvole avec ses ailes"

Et hop, voilà le jeune animal qui déploie ses ailes et se met à faire des acrobaties sous les yeux émerveillés de la classe et ceux un peu envieux de Panpan qui, bien qu'il agite les oreilles avec conviction, n'arrive pas à décoller.

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 00:59

Lajémy voudrait quelques ronds pour son casse-tête, voyons ce que je peux lui trouver !

 

D'après un dessin de Jean Cocteau

 

Cocteau.jpg

 

Un oeil de Sainte Lucie


P9150008.JPG


Yin et Yang chats de collection


Yin-Yang.jpg

 

Je vous laisse deviner

 

oeil

 

Et bien sûr ma ronde beauté bleue

 

surimpression-oeil-thalis-givr-.JPG

 

Tu-me-fais-tourner-la-t-te.jpg

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 00:49

J’espère que Francine me pardonnera la légère modification que j’ai apporté à ce mot cueilli dans l’arbre à mots, mais j’ai une petite raison pour ça, comme vous allez pouvoir le constater ci-après.

« Bécédébo, bécédébo » braille le très respectable archéologue.

« Bécédébo, bécédébo, bous boyez bien, cédébo ! » continue-t-il à clamer aux quatre vents.

Ses étudiants sont sidérés. Mais quelle mouche particulièrement vicieuse a bien pu piquer le professeur Maximilien Hélianthus ? Lui si pondéré habituellement, ils ne le reconnaissent pas dans ce dingue écumant.

Il faut avouer que depuis qu’ils sont à la recherche d’une civilisation perdue en pleine jungle équatoriale, la pluie, la chaleur, les insectes ne leur laissent guère de répit. Il faut vraiment être passionné pour subir ce complet décalage avec la vie européenne.

Hier, le professeur Hélianthus a eu le tort de se balader sans son couvre-chef, ce doit être pour ça qu’il est comme fou ce matin, il a sûrement une insolation, doublée d’un rhume carabiné à entendre son élocution fort bizarre.

Depuis ce matin, il est planté devant ce qui semble être le reste d’un mur herculéen couvert d’une végétation curieusement clairsemée par rapport à la marée verte qui les entoure.

Ses élèves sont bien conscients qu’il s’agit là d’une découverte majeure, mais est-ce une raison pour hululer depuis des heures : « Bécédébo, bécédébo » ?

Le distingué professeur Hélianthus lance des regards furieux à ses stagiaires hébétés par ce déferlement de charabia.

« Mais ce n’est pas possible » pense-t-il « qui m’a fichu des empotés pareils, je parle français pourtant. Je m’en vais te renvoyer tous ces imbéciles dans leurs foyers dès que nous serons rentrés » et derechef le voilà qui recommence « Bécédébo, bécédébo ». Comme vous pouvez le constater lorsqu’il pense ce très cher Maximilien Hélianthus n’a plus le nez bouché, ce qui est très logique, même s’il s’agit d’un rhume de cerveau, un cerveau ne peut pas parler du nez, mais trêve d’aparté stupide, reprenons le cours de notre histoire qui, je le crains bien, vous échappe tout autant qu’à nos pauvres étudiants, mais ne vous en faites pas, je ne vous laisserai pas le bec dans l’eau.

Bref, après avoir écouté leur éminent mentor délirer tant et plus et l’avoir regardé sauter dans tous les coins comme un marsupilami en pleine crise de délirium tremens, le médecin de l’équipe s’approche à pas de loup du grand chef et hop une piqûre de calmant.

« Béééécééédééé » Plouf, les étudiants ont juste le temps de récupérer au vol le grand homme qui tombe dans les pommes (ou autre fruit à votre convenance, et d’ailleurs pourquoi ne pourrait-on pas tomber dans autre chose que des pommes ?).

Complètement paniquée, la petite troupe décide de lever le camp sans tarder, manifestement, il plane sur le camp une malédiction à côté de laquelle celle des pharaons est du pipi de chat, parce que quand même pour rendre complètement frapadingue le très sérieux archéologue mondialement respecté Maximilien Hélianthus, il faut vraiment que l’air ambiant soit drôlement chargé en ondes négatives.

Le pauvre professeur reste plusieurs jours plongé dans un profond sommeil, le temps que l’expédition arrive dans une contrée un peu plus civilisée qui lui permettra d’être rapatriée dare-dare.

Au moment d’être embarqué dans l’avion du salut, Maximilien ouvre un œil et murmure « Mais c’est des mots ! », certes, il aurait été plus français de dire "Mais ce sont des mots" mais que voulez vous dans l'excitation du moment, ce léger écart de langage peut être pardonné !

Oups, le grand homme avait repéré sous la végétation du mur des symboles qui ne pouvaient être que l’écriture d’une civilisation perdue.http://www.linternaute.com/nature-animaux/geologie/photo/les-lieux-inhospitaliers/image/foret-sarawak-441717.jpg

Re-oups, personne n’a pensé à relever les coordonnées exactes de la cité perdue.

Nul doute que lorsque Maximilien Hélianthus va reprendre complètement ses esprits, il sera tellement furieux qu’il faudra définitivement l’enfermer à triple tour dans les sous-sols du muséum le temps qu’il se calme, ce qui risque de prendre beaucoup de temps. D’ici là, étudiants et médecin se seront sûrement exilés au fin fond du Pôle Nord.

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