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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 00:05

Un album à découvrir et à faire découvrir. Il mélange les dessins très humoristiques de Simona Bassano di Tufillo et les textes à hurler de rage de Jamila Mujahed, auteur et journaliste qui décrit trop bien ce que peut être cet enfermement, cette prison portable.

Résumé decitre : Essayer de boire, de manger, de marcher, d'embrasser ou même simplement de vous faire reconnaître de vos enfants ou de votre mari. Essayer de vivre avec une burqa... 








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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 00:50
Un petit clin d'oeil pour Croc


Bon courage, voilà les paroles pour suivre !

[Pedro]:
L'amour, ce fruit défendu
Vous est donc inconnu ?
Ah ! Cela se peut-il,
Joli petit bourgeon d'avril ?

[Honorine]:
Ah ! Je ne l'ai jamais vu,
Jamais vu ni connu,
Mais mon cœur ingénu
Veut rattraper, vois-tu,
Tout le temps perdu !

[Pedro]:
Ah ! Rien ne vaut pour s'aimer
Les grands palétuviers,
Chère petite chose !

[Honorine]:
Ah ! Si les palétuviers,
Vous font tant frétiller,
Je veux bien essayer...

{Refrain:}
[Pedro]:
Ah ! Viens sous les pa ...

[Honorine]:
Je viens de ce pas,
Mais j'y vais pas à pas !

[Pedro]:
Ah ! Suis-moi veux tu ?...

[Honorine]:
J' te suis, pas têtu',
Sous les grands palétu ...

[Pedro]:
Viens sans sourciller,
Allons gazouiller
Sous les palétuviers

[Honorine]:
Ah ! Sous les papa papa
Sous les pa, les létu,
Sous les palétuviers ...

[Pedro]:
Ah ! Je te veux sous les pa,
Je te veux sous les lé,
Les palétuviers roses ...

[Honorine][Pedro]:
Aimons-nous sous les palé,
Prends-moi sous les létu,
Aimons-nous sous l'évier !...

{Fin du Refrain}

{2ème couplet:}

[Pedro]:
Ah ! Ton cœur me semble encor'
Hésiter cher trésor,
Mais je veux tout oser
Pour un p'tit, tout petit baiser !

[Honorine]:
Un vertige m'éblouit ,
Un baiser c'est exquis ! ...
Même un p'tit tout petit,
Je crains d'être pour lui
L'objet du mépris !...

[Pedro]:
Non, le mépris, je t'en prie,
Ce n'est pas dans mes prix,
Car je suis pris, mignonne !...

[Honorine]:
Ah! mon coeur est aux abois,
Tu peux prendre ô mon roi,
Mon corps au fond des bois ...

{au Refrain}

{3ème couplet:}

[Pedro]:
Près des arbres enchanteurs
Viens goûter les senteurs
Ce cocktail où se mêlent
Le gingembre avec la cannell'

[Honorine]:
Oui c'est l'effet du tropique
Qui me pique, pic, pic, pic...
Je sens les muscadiers,
Je sens les poivriers
Et les bananiers !...

[Pedro]:
Le parfum des néfliers
Et des doux pistachiers
N' vaut pas l'étuvier tendre ...

[Honorine]:
Tous ces arbres tropicaux
Vous incitent aux bécots,
Allons-y mon coco !...

{au Refrain}

Si je comprends bien
Tu me veux mon chien
Sous les grands palé...
Tu viens !...
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 00:51

En italique ce que vous avez lu hier.

Depuis plusieurs jours déjà, je faisais halte dans ce petit bourg. Je n’avais prévu qu’une étape, mais, je ne sais pourquoi, le calme et la sérénité de l’endroit m’avaient retenue.

J’avais pris l’habitude d’aller me promener dans les bois et la campagne environnants. A chacun de mes retours, l’hôtesse me demandait avec un petit sourire en coin : « Alors avez-vous rencontré des personnes intéressantes ? » J’avais l’impression qu’elle attendait une réponse bien précise, mais laquelle ?

Ce matin là, je dirigeai mes pas vers la forêt et optai pour un sentier que je n’avais pas encore exploré. Le silence m’environnait, tout juste troublé par moment par le chant lointain d’un oiseau. Il régnait une atmosphère étrange comme faite d’attente. Du coin de l’œil, j’aperçus une minuscule sente qui s’enfonçait plus profondément sous la futaie, elle semblait m’appeler. Curieuse je me laissai tenter.

Brusquement, je me trouvai face à des ruines, les vieilles pierres disparaissaient en partie sous la végétation foisonnante. Elles semblaient se cacher aux regards. J’entrepris de l’explorer. Des restes de pilastres luttaient avec les ronces, un chemin de pierre faisait le tour d’un jardin revenu à l’état sauvage, au centre le reste de ce qui ressemblait à un grand crucifix cherchait à s’élancer vers le ciel. Soudain, j’aperçus un homme assis sur une large pierre détachée d’un mur, vêtu d’un ample vêtement sombre, le visage caché par un capuchon. Un instant décontenancée par cette présence, je finis par m’approcher et je le saluai :

« Bonjour, quel étrange endroit pour un cloître. »

Il parut ne pas m’avoir entendue, il restait là sans bouger, puis sa voix s’éleva dans le calme de la forêt :

« Je vais vous raconter la légende de cet endroit. »

Sans détourner la tête, il me fit signe pour que je prenne place à ses côtés. Un peu sidérée par son attitude, mais curieuse d’en savoir plus, je m’installai près de lui et laissai mon regard errer sur les vieilles pierres.

Il reprit :

« Il y a fort longtemps, vivait ici une petite communauté de moines. Le plus jeune était herboriste. C'était un jeune homme rêveur et tendre, nouvellement arrivé dans la communauté pour remplacer le vieil herboriste qui venait de rejoindre son créateur.

Dans le village voisin vivait une jeune femme, belle comme un rayon de soleil. Elle possédait un jardin de simples qu'elle mettait à la disposition de ses voisins en leur concoctant potions et pommades pour soulager leurs maux. En dépit de sa beauté, elle ne suscitait nulle convoitise de la part des hommes, nulle jalousie de la part des femmes. Sa bonté et sa joie de vivre faisaient d'elle un ange, aux yeux des villageois.

Un jour le jeune moine vint à passer devant ce jardin, pour lui rempli de merveilles. Le voyant admiratif devant ses plantations la jeune femme sortit, le salua gentiment :

« Bonjour mon frère, mes plantes vous intéresseraient-elles ? »

Rougissant, il lui retourna son salut et ils commencèrent à échanger quelques recettes.

Le jeune moine rentra au monastère, des rêves dans les yeux et de la joie au cœur. La vie continua un moment ainsi sans heurts, les jeunes gens continuant à se rencontrer pour confronter leurs connaissances, leur amitié devenant rayonnante.

Mais voilà qu'un jour, le destin arriva sous les traits d'un inquisiteur venu faire une inspection dans la région. C'était un bel homme mais son visage était tellement sévère que tous tremblaient en le voyant et personne n'osait le regarder dans les yeux. Tous, sauf la jeune femme qui l'accueillit comme elle accueillait tout le monde, avec gentillesse et douceur.

Las, sa spontanéité se retourna aussitôt contre elle. Pour l'inquisiteur cette femme, qui brusquement faisait battre son cœur et se lever dans son esprit des pensées impures, ne pouvait être qu'une sorcière.

Alors il se mit à harceler les villageois, posant question après question. Elle sortait à la pleine lune, n'est-ce pas ? Elle empoisonnait le bétail, n'est-ce pas ? Elle avait de nombreux amants, n'est-ce pas, n'est-ce pas ?

Mais, personne n'avoua quoique ce soit d'aussi terrible. Bien au contraire, tous insistèrent sur le fait qu'elle ne préparait que des potions bénéfiques, qu'elle aidait tout un chacun. Hélas, en voulant bien faire, ils allèrent trop loin. L'un indiqua que le jeune herboriste du monastère n'hésitait pas à la consulter et qu'ils échangeaient des plantes, l'autre précisa que la jeune femme soulageait les femmes en gésine avec des pommades calmantes, une autre qu'elle connaissait des plantes qui permettaient d'espacer des grossesses épuisantes. Cela suffit bien sûr à l'inquisiteur.

Pas de doute c'était une sorcière, elle pervertissait un moine, elle allait à l'encontre des préceptes du Seigneur qui disait "croissez et multipliez-vous" et "tu donneras la vie dans la douleur".

Devant ses voisins anéantis, mais qui devant les armes de l'escorte n'osèrent rien faire, elle fut arrêtée et traînée dans le monastère pour y subir la question. Le jeune herboriste voyant le sort réservé à son amie tenta d'intervenir, l'inquisiteur bien sûr n'attendait que ce faux pas pour l'emprisonner lui aussi.

Malgré ce que le monstre leur fit subir, ils clamèrent leur innocence et la pureté de leurs sentiments. Mais la jalousie, l'envie et la colère de l'homme de dieu réclamaient d'être assouvies.

Un matin, tous les villageois furent contraints de se rendre au monastère. Dans une clairière, les moines prostrés attendaient devant un bûcher. Installé sous un dais, l'inquisiteur rendit son verdict. La jeune femme avait été convaincue de commerce avec le démon et elle serait brûlée vive, l'herboriste quant à lui resterait emprisonné à vie.

La "sorcière" fut tirée de sa prison, affaiblie par les sévices infligés, elle arriva soutenue par deux gardes. L'herboriste, dans le même état, fut traîné sous le dais et jeté aux pieds de son accusateur.

L'inquisiteur, voyant la réprobation dans les yeux de tous, fit semblant de faire preuve de mansuétude. Si elle avouait devant tous qu'elle était bien une sorcière, il la ferait étrangler avant de livrer son corps aux flammes.

Elle se redressa, fière et belle. « Je suis innocente, Dieu en jugera et vous punira ». En rage, l'homme ordonna qu'elle soit livrée au supplice. Deux gardes, avec maintes précautions, la lièrent au poteau, sur leur visage se lisait une peine infinie. Un brandon enflammé fut approché des fagots.

Au moment même où le feu prenait, l'herboriste, malgré ses nombreuses blessures, se releva,  et s’emparant d’une épée il la planta dans le corps du tortionnaire qui s'écroula. Puis, sans que personne n'essaie de l'arrêter, il se jeta dans le brasier pour rejoindre sa bien-aimée.

Il l'enlaça sous les imprécations de l'inquisiteur mourant. Une colonne d'air entoura les deux jeunes gens, les séparant du feu. Leurs corps s'unirent, se fondirent l'un dans l'autre et à leur place un grand oiseau blanc s'éleva au dessus du bûcher en flamme. Il effleura l'inquisiteur du bout de l'aile et celui-ci commença à se recroqueviller, à brûler sur place en poussant des hurlements. Puis son corps tomba en poussière et le vent l'emporta.

Personne n'intervint, ni ses gardes, ni les moines, ni les villageois, tous le regardèrent agoniser en murmurant « Le jugement de Dieu est rendu ».

Levant les yeux, ils regardèrent le bel oiseau voler de plus en plus haut et dans leur cœur un grand bonheur se répandit.

Voilà l'histoire de l'herboriste et de la sorcière. Je peux aussi vous dire qu'après cet événement, les moines préfèrent partir vers d'autres monastères et celui-ci tomba en ruine peu à peu. Le village, quant à lui, sembla bénéficier au cours des siècles d'une étrange protection, il fut épargné par les maladies, les famines, les guerres. Tous pensent que l'oiseau blanc veille sur lui. »

La triste voix du conteur, s’effilocha dans le silence revenu. Je me levai et regardai les ruines d'un autre œil. Je restai pensive quelques instants, essayant d’imaginer cet embrasement d’amour. Un mouvement dans le ciel attira mon regard et j’eus l’impression de voir tournoyer l'oiseau fabuleux. Prise d’un étourdissement, je ramenai vivement mes yeux vers mon compagnon qui s’était levé. Je m’aperçus alors qu’il était vêtu d’une bure monastique. Je jetai un dernier coup d’œil aux ruines de l’ancien monastère et murmurai à l’intention de mon mystérieux narrateur :

 « Merci, mon frère, pour cette merveilleuse légende ». Mais, en me retournant à nouveau, je m’aperçus qu’il avait disparu, je ne l’avais pas entendu s’éloigner et je ne le vis nulle part.

Songeuse, je repris le chemin de l'auberge. En me voyant arriver, l'hôtesse ne me posa pas la question rituelle, et se contenta de me sourire. J'avais fait la rencontre qu'elle attendait.


Voilà la très belle photo de Casy qui m'a inspiré cette histoire. Elle était dans ma tête depuis un moment lorsque Fanes de Carottes a proposé comme jeu d'écriture le thème "Bûcher" et voilà 1 + 1 = 2. C'est Infolio qui m'a aidée à mettre mon texte en bon ordre de marche. Et puis ce texte est dédiée à toutes ces milliers de femmes qui ont été brûlées, noyées, pendues sous le fallacieux prétexte de sorcellerie simplement parce que des hommes avaient peur d'elles qui revendiquaient une liberté qui leur était interdite ou qui tout simplement se refusaient à eux. Et il est dédiée également à tout ces femmes de notre époque qui sont battues, lapidées, vitriolées parce qu'elles aussi font peur au sexe dit fort.









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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 13:00
Je ne vous indiquerai pas le titre du défi auquel je répondais ce serait trop simple pour deviner la fin de mon histoire. De même je vous ne vous mettrai la photo qui me l'a inspirée seulement demain. Je sais, je sais, je suis dure !

Depuis plusieurs jours déjà, je faisais halte dans ce petit bourg. Je n’avais prévu qu’une étape, mais, je ne sais pourquoi, le calme et la sérénité de l’endroit m’avaient retenue.

J’avais pris l’habitude d’aller me promener dans les bois et la campagne environnants. A chacun de mes retours, l’hôtesse me demandait avec un petit sourire en coin : « Alors avez-vous rencontré des personnes intéressantes ? » J’avais l’impression qu’elle attendait une réponse bien précise, mais laquelle ?

Ce matin là, je dirigeai mes pas vers la forêt et optai pour un sentier que je n’avais pas encore exploré. Le silence m’environnait, tout juste troublé par moment par le chant lointain d’un oiseau. Il régnait une atmosphère étrange comme faite d’attente. Du coin de l’œil, j’aperçus une minuscule sente qui s’enfonçait plus profondément sous la futaie, elle semblait m’appeler. Curieuse je me laissai tenter.

Brusquement, je me trouvai face à des ruines, les vieilles pierres disparaissaient en partie sous la végétation foisonnante. Elles semblaient se cacher aux regards. J’entrepris de l’explorer. Des restes de pilastres luttaient avec les ronces, un chemin de pierre faisait le tour d’un jardin revenu à l’état sauvage, au centre le reste de ce qui ressemblait à un grand crucifix cherchait à s’élancer vers le ciel. Soudain, j’aperçus un homme assis sur une large pierre détachée d’un mur, vêtu d’un ample vêtement sombre, le visage caché par un capuchon. Un instant décontenancée par cette présence, je finis par m’approcher et je le saluai :

« Bonjour, quel étrange endroit pour un cloître. »

Il parut ne pas m’avoir entendue, il restait là sans bouger, puis sa voix s’éleva dans le calme de la forêt :

« Je vais vous raconter la légende de cet endroit. »

Sans détourner la tête, il me fit signe pour que je prenne place à ses côtés. Un peu sidérée par son attitude, mais curieuse d’en savoir plus, je m’installai près de lui et laissai mon regard errer sur les vieilles pierres.

Il reprit :

« Il y a fort longtemps, vivait ici une petite communauté de moines. Le plus jeune était herboriste. C'était un jeune homme rêveur et tendre, nouvellement arrivé dans la communauté pour remplacer le vieil herboriste qui venait de rejoindre son créateur.

Dans le village voisin vivait une jeune femme, belle comme un rayon de soleil. Elle possédait un jardin de simples qu'elle mettait à la disposition de ses voisins en leur concoctant potions et pommades pour soulager leurs maux. En dépit de sa beauté, elle ne suscitait nulle convoitise de la part des hommes, nulle jalousie de la part des femmes. Sa bonté et sa joie de vivre faisaient d'elle un ange, aux yeux des villageois.

Un jour le jeune moine vint à passer devant ce jardin, pour lui rempli de merveilles. Le voyant admiratif devant ses plantations la jeune femme sortit, le salua gentiment :

« Bonjour mon frère, mes plantes vous intéresseraient-elles ? »

Rougissant, il lui retourna son salut et ils commencèrent à échanger quelques recettes.

Le jeune moine rentra au monastère, des rêves dans les yeux et de la joie au cœur. La vie continua un moment ainsi sans heurts, les jeunes gens continuant à se rencontrer pour confronter leurs connaissances, leur amitié devenant rayonnante.

Mais voilà qu'un jour, le destin arriva sous les traits d'un inquisiteur venu faire une inspection dans la région. C'était un bel homme mais son visage était tellement sévère que tous tremblaient en le voyant et personne n'osait le regarder dans les yeux. Tous, sauf la jeune femme qui l'accueillit comme elle accueillait tout le monde, avec gentillesse et douceur.

Las, sa spontanéité se retourna aussitôt contre elle. Pour l'inquisiteur cette femme, qui brusquement faisait battre son cœur et se lever dans son esprit des pensées impures, ne pouvait être qu'une sorcière.

Alors il se mit à harceler les villageois, posant question après question. Elle sortait à la pleine lune, n'est-ce pas ? Elle empoisonnait le bétail, n'est-ce pas ? Elle avait de nombreux amants, n'est-ce pas, n'est-ce pas ?
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 00:12
Merci à Patsy qui m'a très gentiment permis de vous montrer sa délicieuse broderie d'Halloween. Ne comptez pas sur moi pour la broderie, c'est à peine si je sais tenir une aiguille, ce qui n'est pas le cas de Patsy n'est-ce-pas ? L'encadrement est un effet tuxpi.com. Cet après-midi, une fois n'est pas coutume, je vous mettrai le début d'une histoire avec... vous verrez bien !



De mon côté je vous remets ma petite broche en Fimo.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 00:05
Pour le Défi du Samedi il fallait s'appuyer sur ce montage

pour vous emmener au pays de l'imagination.
J'ai demandé un petit coup de main à Maxime qui a bien voulu me prêter son bateau. N'essayez pas de chanter il y a des passages où ça cafouille.

C'est un bateau bleu
Perché sur la dune
On y vient à pied, on ne frappe pas
La passerelle est toujours en place
Il accueille les navigateurs solitaires
De toute son amitié
Tout le monde se presse
Autour du mat à 5 heures du matin
Quand Saint Malo s'embrume
Amis où êtes-vous ?
Amis attendez-moi !

Nageant dans le brouillard
Les sirènes et les tritons
S'installent sur la grève
Ils écoutent Tom à la guitare
Phil à la kena jusqu'à l'aube blanchissante
La baleine bleue viendra
Donner des nouvelles
De ceux qui rament au loin
Et près des dauphins
On s'endormira heureux

C'est un bateau bleu
Accroché à nos rêves
On y vient à la nage ou en volant
On entre simplement en chantant
Peuplé de rires et d'amour
Il sera le dernier à naviguer
Si Saint Malo est engloutie
Amis où êtes-vous ?
Amis attendez-moi !

 
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 00:55
Tant qu'il est encore temps, je continue à m'amuser avec le thème de Kri

avec un kangourou, si, si



et un monstre préhistorique, si, si

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 00:12

Prénom suivant de notre amie Bigornette qui vient donner la main à Fulbert.

Voulez-vous que je vous dise, les pères de Bigorbourg ne sont pas raisonnables ! Après notre chère Pélagie qui s'est retrouvée avec ce prénom parce que son père, trop émotif, était retombé en enfance à sa naissance (sa naissance à elle Pélagie, vous suivez là ?), aujourd'hui, je vais vous conter la triste histoire de Bertille.

Le père de Bertille, tout heureux d'avoir enfin une fille après quatre garçons, se rendit à la Mairie en chantant à tue-tête "Bertille a de belles gambilles, Bertille a de belles gambilles". Eh oui, le pauvre n'avait plus toute sa tête non plus !

Malheureusement pour Bertille, il croisa sans même s'en rendre compte une petite fée de mauvaise humeur, elle aussi prénommée Bertille. Bref, elle prit la mouche, vola ailes vrombissantes jusqu'au berceau de son homonyme et lui jeta un sort "Tu auras de belles gambilles, mais de tous petits petons, ça apprendra à ton père à dire des bêtises !".

Oui, je sais, c'est totalement injuste, mais la vie des héroïnes de contes est rarement rose.

Bref, Bertille grandit. C'était une jolie fillette, éveillée, intelligente, charmante avec, en effet, de belles gambilles potelées.

Mais, au fil du temps, ses parents finirent par s'inquiéter, les pieds de Bertille ne grandissaient pas au même rythme qu'elle.

Si elle pût faire ses premiers pas sans trop de difficultés, les choses se gâtèrent rapidement. Comme les malheureuses chinoises aux pieds mutilés, Bertille avait beaucoup de mal à se déplacer et ne parlons même pas des jours de grand vent qui la faisaient tanguer comme un coquille de noix dans la tempête.

Quand elle arriva à l'âge adulte; elle était devenue une belle jeune femme de près d'un mètre soixante dix, mais avec la pointure d'une enfant de deux ans.

Inutile de dire que cet état de fait lui pourrissait la vie.

Bien sûr, Monsieur Crépin fit ce qu'il put pour l'aider, mais il était lutin, pas magicien de haut rang.

La pauvre Bertille était obligée de se déplacer avec des béquilles (oui ça rime, mais je ne l'ai pas fait exprès). D'un naturel plutôt optimiste, il en faut des gens comme ça, elle accepta son état et bien que regrettant de ne pas pouvoir danser et courir comme ses amis, elle compensa en les faisant danser et en devenant une prof de musique émérite, aucun instrument n'avait de secret pour elle.

La vie passait donc ainsi, cahin-caha si je puis dire, jusqu'au jour où elle alla avec ses amies au bal de Bigorbourg, ah, vous me voyez venir avec mes gros sabots peut-être ?

Bref, elle s'installa au piano et fit s'envoler les pieds des danseurs. Puis elle laissa la place à d'autres musiciens et vint s'installer près du buffet pour reprendre des forces.

Au même moment, entraient dans la salle (oui vous avez deviné) Fulbert et ses grands pieds. Sauvage comme il l'était, ils ne s'étaient jamais rencontrés.

Quand ils se virent ça fit Zip, Flash, Pop.

Et sans plus de façon, Fulbert le grand timide, enlaça Bertille, plaça ses délicats petits pieds sur ses grandes pompes (allons vous avez sûrement dû danser comme ça avec votre père et faire de même avec vos enfants) et l'entraîna dans la danse, lui qui ne savait pas danser.

Bien sûr un miracle survint (obligé sinon ce n'était pas la peine d'écrire cette histoire). Il faut croire que la fée Bertille s'était enfin calmée, car tout à coup les pieds de Bertille et ceux de Fulbert reprirent des proportions normales (les chaussures suivirent, forcément puisque c'était des créations de Monsieur Crépin) et ils se mirent à tournoyer en riant à gorge déployée.

Toute l'assistance se figea et admira l'attendrissant jeune couple, sans bien sûr s'étonner de ce qui venait de se passer, à Bigorbourg personne ne s'étonne plus de rien depuis bien longtemps.

Et un beau jour de printemps, Bertille et Fulbert se marièrent devant l'Abbé Paterne, la réception étant orchestrée par notre amie Pélagie bien sûr.

Furent-ils heureux, eurent-ils beaucoup d'enfants ? Ce sera peut-être une autre histoire !

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 00:22
Je me suis laissée tentée par deux concours, l'un chez Domino qui nous proposait de montrer une des manies de notre animal préféré et l'autre chez Ecureuil Bleu avec pour thème les couleurs de l'Automne. Voilà les résultats, j'ai utilisé un logiciel de scrap digital que m'a conseillé Berhed que je remercie au passage. Le logiciel est une démonstration c'est pour cela que vous avez la mention version découverte dessus c'est très amusant à utiliser. Je me tâte pour l'acheter.



Voilà de plus près la photo du dessus


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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 00:59
Une chanson que j'aime tout particulièrement pour commencer la semaine sur un bon pied. Je n'étais pas bien vieille quand ils chantaient, mais j'aimais bien les barbus !


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