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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 00:43

Jill Bill nous propose d'emmener en récréation le prénom Gildas.

Comme tous les matins, le premier geste de Gildas* est de chausser ses lunettes. Le cher homme est myope, mais alors vraiment bien myope. Sans ses lunettes le monde n'est pour lui qu'un grand flou coloré. Une fois ses lunette sur le nez il se transforme en un charmant "E. T.", entendez par là qu'on ne voit plus que ses deux grands yeux bleus et rieurs, tout le reste de sa personne disparaît derrière ses lunettes aux verres épais.

Avouez, que comme le dit si bien le proverbe, le cordonnier est toujours le plus mal chaussé. Non Gildas, n'est pas cordonnier, il est opticien et on pourrait s'attendre à ce qu'un opticien soit à la pointe du progrès avec des lunettes high tech, aux verres super fins, mais non notre ami Gildas préfère ses loupes, même si elles n'arrêtent pas de glisser le long de son nez tout fin.

Vous allez vous dire qu'il vaut peut-être mieux éviter le magasin de Gildas, après tout s'il ne semble pas capable d'être lui-même une publicité, il risque de vous proposer des lunettes qui ne vous iront pas du tout.

Que nenni, du premier coup d'œil Gildas est capable de vous proposer la paire de lunettes qui vous mettra en valeur, celle qui se mariera aussi bien avec la couleur de vos yeux qu'avec celle de vos vêtements préférés, celle qui soulignera au mieux la courbe de votre visage et de votre nez, celle qui fera oublier votre front pas assez haut, vos sourcils en bataille ou vos oreilles un peu décollées.

Et surtout le plus important, celles qui se poseront sur votre nez et enlaceront vos oreilles avec douceur, comme une paire de bonnes vieilles pantoufles douillettes, pas de marques disgracieuses sur les côtés du nez, pas de douleurs derrière l'oreille. (Petite parenthèse : Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne le choix d'une paire de lunettes est quelque chose à ne pas prendre à la légère, j'amuse toujours beaucoup la personne qui s'occupe de moi en remuant le nez, les oreilles, les sourcils et en faisant des grimaces pour être bien sûr que les lunettes se placent comme il faut, fin de la parenthèse). 

Ensuite Gildas fignolera les derniers détails pour que le port de lunettes soit un vrai plaisir.

Bien, donc Gildas est un fin visagiste, mais vous vous doutez bien qu'à Bigorbourg, l'opticien ne peut pas être seulement un bon artisan, il lui faut un petit plus.

Et Gildas a en effet quelques atouts intéressants.

Imaginez des lunettes qui ne se salissent jamais ? Un rêve non ? Eh bien Gildas a réalisé ce rêve. Vous posez des doigts bien sales sur vos verres : pas une marque. Vous passez du froid au chaud : aucune buée ne vient vous brouiller la vue pour vous faire trébucher sur la première chaise en travers de votre passage. La pluie tombe comme une furie, inutile de marcher la tête penchée en avant au risque de heurter les réverbères, les gouttes n'essayent pas de s'incruster. Le soleil peut briller, vous ne serez pas ébloui.

C'est bien simple, à Bigorbourg, les biens voyants en regretteraient presque de ne pas avoir de problème de vision, c'est dire.

Il a également, réservés à ceux qui n'ont pas peur de la vérité, des verres spéciaux qui leur permettent de voir au-delà des apparences, mais attention la vérité n'est pas toujours rose, alors ces clients refusant les compromis devront accepter ce que leurs lunettes leur montreront, tans pis s'ils sont déçus, Gildas les prévient toujours des risques qu'ils courent.

Et puis, il faut aussi vous préciser que les fameuses loupes de Gildas ont une bonne raison d'être. Elles sonthttp://img.over-blog.com/300x171/2/33/15/07/Article4/lunettes.jpg un peu, beaucoup magiques. Si vous avez perdu quelque chose, inutile de vous adresser à Saint-Antoine, allez voir Gildas expliquez lui votre problème. Il fermera un instant les yeux, le verre de ses lunettes scintillera et avec un sourire aux lèvres il vous indiquera où retrouver l'absent. Mais n'en profitez pas pour être trop tête en l'air, Gildas est taquin il se pourrait, si vous abusez, qu'il vous envoie à la "chasse au dahut" !

* Ce prénom signifie "Celui qui voit"

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 00:21

Après un repos bien mérité, Bigorbourg espère accueillir de nouveaux habitants. Pour la rentrée Jill Bill et sa Cour de Récré nous proposent le prénom Annette. Je vous rappelle ma petite page à droite pour vous y retrouver dans mes personnages.

Annette est une charmante dame qui a tout un monde dans la tête. Tout au long de sa vie elle a emmagasiné de très nombreuses histoires, des pour faire peur, des pour rêver, des pour rire, des pour pleurer, des histoires d'ici et d'ailleurs et même d'encore plus loin, des histoires d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Bref, Annette a le cerveau qui bouillonne et la langue qui la démange. Elle voudrait bien que tout le monde profite de ses histoires.

Achille le bibliothécaire lui a offert ses locaux pour qu'elle puisse proposer aux bigorbourgeois "une heure du conte", mais voilà à Bigorbourg aussi il y a la télé, les jeux vidéos, internet, Iphone et autres bidules fort intéressants à condition de ne pas en abuser.

Alors, malheureusement, les bigorbourgeois ont du mal à trouver une heure à consacrer à Annette qui en est fort marrie. Bien sûr, les jeunes élèves de l'école l'accueillent avec plaisir et se délectent de ses contes, mais Annette aimerait bien que les adultes retrouvent un petit peu de leur cœur d'enfant et viennent eux aussi écouter ses belles histoires.

Mais comment faire pour arriver à les décrocher de leurs divers écrans ?

Un jour de blues, elle s'en ouvre à Madame Thècle, tout en dégustant un délicieux muffin à la myrfraise arrosé d'un thé aux fleurs de tournesoleil.

Madame Thècle promet de réfléchir à la question. Enfin quoi, arriver à distraire les Bigorbourgeois de leurs activités routinières une petite heure par semaine ce ne doit quand même pas être si difficile !

A la nuit tombante, Madame Thècle enfourche son fidèle balai Herbert et s'en va faire un tour, une petite promenade l'aidera sûrement à trouver le moyen d'aider la charmante Annette.

En passant devant le clocher, elle entend Marius et son petit "assent" en train de discuter avec Landry et les 3 G, elle va pour passer son chemin, quand tout à coup, ZAP, elle freine des 4 fers (enfin façon de parler parce que je ne crois pas qu'Herbert soit ferré) et s'en va rejoindre les cloches et leurs enfants adoptifs.

Des pourparlers s'engagent, un plan se met en place à grand renfort de rires. Puis les comploteurs très satisfaits d'eux se donnent rendez-vous pour le samedi qui vient et Thècle s'en va exposer son idée à Annette qui reste un peu estomaquée par l'audace de la bande de conspirateurs, dont elle fait maintenant partie.

Et voilà le samedi après-midi qui arrive, Annette, installée à la bibliothèque se sent terriblement fébrile et si le plan ne fonctionnait pas ?

Mais voilà que de nombreux habitants investissent la bibliothèque qui arrive on ne sait comment (en fait personne ne cherche trop à savoir) à contenir tout le monde.

Une fois le brouhaha de l'installation calmé. Annette toute tremblante s'avance et se met à raconter une histoire et plus elle va, plus sa tension diminue et plus les images qu'elle évoque de toute son âme se font présentes, entraînant les petits et les grands bigorbourgeois dans un rêve éveillé dont ils sortent émerveillés une bonne heure plus tard, prêts à recommencer l'extraordinaire expérience, d'ailleurs tous acceptent le prochain rendez-vous proposé, d'autant qu'Achille et Thècle n'ont pas hésité à approvisionner tout le monde en gâteaux et en boissons.

Je sens que vous vous demandez comment Thècle et son gang ont réussi ce tour de force d'amener la population à ce qui ressemble terriblement à une veillée de l'ancien temps !

Tout simplement. En fait, Marius l'éclair aidé de son ami Landry le vent, ont piraté les circuits électriques et perturbé l'émission des ondes, causant l'arrêt pur et simple du fonctionnement de tous les équipements informatiques et audio-visuels ! Et pour couper court aux récriminations, les 3 G (les cloches Gudule, Guduline et Gudulette) se sont mises à sonner à qui mieux mieux et (ne cherchez pas le pourquoi du comment) ont fait comprendre aux habitants qu'ils devaient se rendre à la bibliothèque.

Et voilà, depuis, tous les samedis après-midi, Annette enchaîne les "Il était une fois" "il est une fois" "il serahttp://www.ateliermagique.com/uploads/thumbnails/uploads/drawing/016700/016667/la-conteuse-d-histoire_500x500.jpg une fois" devant un auditoire captivé. Et lorsqu'il y a des récalcitrants, des addicts, Marius et Landry n'hésitent pas à faire une nouvelle incursion sur le réseau. Mais rassurez-vous aucune donnée n'est perdue et même, les émissions préférées se retrouvent enregistrées pour une diffusion ultérieure. Il ne faudrait pas que l'heure du conte devienne une punition n'est-ce pas ? On peut vivre avec son temps mais profiter d'un peu des divertissements simples d'autrefois, non ?

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 20:26

Pour vous y retrouver (et pour m'y retrouver aussi d'ailleurs), j'ai créé une page "Bigorbourg" à droite de l'écran qui vous donne par ordre alphabétique un tout petit résumé des personnages. Pour en savoir plus, vous tapez leurs noms dans la case recherche et vous aurez leur histoire et celles dans lesquelles ils interviennent. Si vous avez des idées de métiers un peu "bizarres" n'hésitez pas à me les proposer, Jill Bill nous a déjà donné la liste des prénoms de la rentrée. Ce pourrait être un défi supplémentaire pour moi d'inventer sur demande.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 00:14

Pour la dernière copie avant les vacances, Jill Bill nous propose un prénom qui sent bon le sud.

 

CRAC BADABOUM ZIP. Quel charivari au-dessus de Bigorbourg. Un orage XXL se déchaîne au-dessus l'église.

Igor n'en mène pas large et se prend une douche comme il en a rarement subi. Dans le clocher, Landry le petit vent n'est pas plus rassuré et se blotti contre ses mères adoptives Gudule, Guduline et Gudulette.

Et tout à coup, au plus fort de la tempête, un rai éblouissant de lumière traverse le ciel et vient s'écraser sur le mur près de Landry.

"Aïe, peuchère, ça fait mal" (là je demande à mes aimables lecteurs de lire avé l'assent)

Interloqués par cette arrivée tapageuse, Landry et les cloches se regardent (nous supposerons que le vent et les cloches ont des yeux ou tout appendice pouvant en tenir lieu).

Le noir d'encre de la nuit s'illumine d'un éclat doré.

Ce qui vient de percuter avec autant de violence le mur a une drôle de forme fois allongée et en zig zag et ça clignote.

D'une petite voix sifflante, Landry interroge "T'es quoi ?"

"Je suis quoi ? Eh Bonne Mère, tu vois bien ce que je suis, un éclair !"

C'est vrai que Landry se souvient avoir déjà croisé ces bolides, mais c'est la première fois qu'il en voit un d'aussi près. Il faut dire qu'ils sont très impressionnants, mais celui-ci paraît plutôt chétif.

"Oui je vois bien, mais tu fais quoi ici ?"

"Bé, je me suis embroncher dans ce fichu mur"

"Tu t'es quoi ? Comment tu t'appelles"

"Macarelle, t'es fada ou quoi ? Je me suis escagasser vé. Moi c'est Marius"

Gudule, qui a vu du pays en allant chercher les œufs de Pâques traduit pour son fils adoptif.

"Ce petit drôle s'est fait mal, bref il est dans la panade, dans le pastis et patin couffin."

Le petit éclair est tout content, voilà quelqu'un qui le comprend.

Il reprend.

"Je suis tout cabossé et c'est pas une galéjade, fan de chichourle. Je peux rester avec vous le temps de me remettre ?"

Sa demande est bien sûr acceptée avec le plus grand plaisir et la conversation s'engage entre tout ce petit monde, Gudule jouant les traductrices.

Mais le temps passe et fatigués les petits jeunes s'endorment sous le regard amusé des vieilles cloches (ce n'est pas péjoratif puisqu'il s'agit vraiment de cloches et qu'elles sont âgées).

Le lendemain matin, Marius s'est un peu remis de ses mésaventures, il brille d'un beau doré et il s'est redressé, son zig zag fait un beau Z (oui comme Zorro si vous voulez !).

Marius fait donc savoir à ses hôtes que c'est la cagade parce que maintenant, il ne sait pas trop comment retrouver sa famille orageuse. Il fait peine le pauvret.

"Tu n'as qu'à rester avec nous, c'est sympa Bigorbourg"

"Mais je vais pas rester à bader moi, j'aime bien bouger"

Ah zut, il faut trouver une solution, Landry aimerait bien que Marius reste et devienne son copain, ses mères adoptives sont sympas, mais un camarade de son âge serait le bienvenu.

Ils sont en train de réfléchir pour trouver comment occuper Marius, lorsque des voix fâchées s'élèvent sur le parvis de l'église.

C'est Monsieur le Maire (non, je ne vous l'ai pas encore présenté) qui essaye d'expliquer que le monde ne s'arrête pas à Bigorbourg et qu'il existe des choses qui s'appellent budget, dépenses, recettes, impôts et que non, définitivement non, cette année, il ne va pas être possible de tirer un feu d'artifice pour le 14 juillet. Bref, on frôle la mutinerie !

Et là, bien sûr, un déclic se fait dans l'esprit des deux nouveaux amis. Une idée germe et étincelle.

Priée de venir à la rescousse (la télépathie est très en vogue à Bigorbourg), Madame Thècle notre sorcière, calme Monsieur le Maire et ses administrés et leur promet, baste, une belle surprise pour le 14 juillet.

Et le jour venu, enfin le soir, tout Bigorbourg vient s'installer sur le "pas de tir".

Le petit peuple et Madame Thècle ont préparé des bacs remplis de teintes somptueuses.

Marius a un peu le trac mais encouragé par ses amis, il s'élance, plonge dans les peintures et s'élève dans le ciel semant derrière lui de merveilleuses couleurs, s'amusant à enchaîner les figures acrobatiques tandis qu'au sol retentissent les "Oh la belle bleue, la belle rouge, la belle jaune" traditionnels des bigorbourgeois conquis.

Et il faut reconnaître que la prestation de Marius, miladiou, est mille fois supérieure à celles des artificiershttp://preview.canstockphoto.com/canstock3706498.png humains.

Voilà comment notre éclair méridional a trouvé sa place dans notre petit bourg (enfin plus si petit que ça), à noter aussi qu'il est également très demandé lorsqu'il y a des coupures de courant ! Quant à Landry il est ravi d'avoir un ami pour jouer.

 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 00:44

Suite et fin de ma petite histoire pour l'Arbre à Mots. Vous allez dire que ma conclusion est un peu tirée par les cheveux, mais il faut bien s'amuser un peu, non ?

Mais le lendemain matin, il est réveillé en sursaut par des cris, des rires, des cavalcades. Il risque le bout du museau hors de son abri et, affolé, s'aperçoit qu'il est entouré pour une foule de petits grands.

La pie perché sur la maisonnette jacasse à qui mieux, mieux, attirant l'attention des petits grands qui ouvrent de grands yeux lorsque l'animal efflanqué sort en soufflant et en crachant de sa tanière.

Une grande s'approche, fait reculer les petits grands et leur demande de se taire pour ne pas effrayer encore plus le chat.

Doucement, tout le monde recule laissant le chat et l'oiseau seuls.

Le calme revenu, le chat se demande par où s'enfuir, s'enfuir encore une fois.

Pourtant curieusement, il reste là, se contentant de rentrer dans son abri de la nuit.

Dans la journée, la grande et plusieurs petits grands viennent lui amener à manger et lui parlent doucement.

Méfiant, il attend leur départ pour se régaler, laissant la pie se délecter aussi.

Petit à petit, une routine sereine s'installe.

Le jeune chat reste dans la petite cabane et ne s'affole plus lorsqu'il entend les petits grands crier et rire, d'ailleurs lorsqu'ils s'approchent de "chez lui" ils le font doucement pour ne pas lui faire peur. Et tous les jours il reçoit de la nourriture.

Maintenant il se risque dehors même lorsque les petits êtres sont là, mais il refuse catégoriquement de se laisser trop approcher. Les petits ne semblent pas s'en formaliser et chacun leur tour ils lui apportent à manger.

La vie passe tranquillement, le chat commence à prendre du poids, son pelage devient soyeux, ses yeux sont moins méfiants.

Et puis un beau jour, tout bascule.

Les petits grands jouent dans le petit parc qui leur appartient lorsqu'un énorme chien apparaît, un chien plein de mauvaises intentions et qui a déjà essayé de s'introduire dans Bigorbourg (vous aviez sûrement deviné que notre ami le chat était arrivé à Bigorbourg non ?) avant d'en être chassé manu-militari par les animaux du village.

Et voilà que ce monstre se rue sur les petits grands qui se mettent à courir dans tous les sens en criant et en pleurant. Et, horreur, il accule une jolie fillette au teint d'ambre, aux cheveux noirs et aux yeux bridés dans un coin, un petit garçon se précipite pour la protéger mais, il est si petit qu'il ne pourra sûrement pas la sauver.

Alors, voilà que le chat sort comme une furie de ses appartements, le poil tellement gonflé qu'il paraît trois fois plus gros qu'il n'est, son amie la pie l'accompagne. Tous les deux foncent sur l'ennemi, le jeune chat lui saute sur le dos et lui laboure le dos de ses griffes acérées, la pie se met à donner des coups de becs. Le chien hurle et cherche à se débarrasser de ses agresseurs. Les deux amis risquent bien de se retrouver en difficulté lorsque la grande, accompagnée de grands grands arrive à la rescousse.

Le gros animal préfère prendre ses pattes à son cou.

Toute tremblante la grande s'approche de ses petits et un grand sourire se dessine sur son visage. La pie est perchée sur l'épaule du petit Aubain, tandis que le chat ronronne de plaisir niché dans les bras de Liroli.http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/41564_142593172419587_9118_n.jpg

La grande se met à rire et s'exclame "Eh bien voilà un chat qui est comme les Pimousses, petit, mais costaud".

Et depuis le chat qui est maintenant la mascotte de l'école de Bigorbourg a aussi un nom bien à lui "Chapimou", un condensé de Chat Pimousse.


Mon petit texte se veut aussi un hommage aux associations et aux familles d'accueil qui se dévouent pour rendre la vie de nos amis félins abandonnés un peu plus douce. La liste ci-après n'est pas exhaustive.

Félin Baroudeurs Indépendants

Les chats du Maquis

La tribu velue

SOS chats errants

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 00:38

Pour l'Arbre à Mots de Francine, je vous propose aujourd'hui une histoire qui commence mal et pour la fin et découvrir le pourquoi du comment de ce mot, il vous faudra attendre demain !

Le jeune chat noir guette la pie, il aimerait bien lui mettre la patte dessus. Il a faim. C'est, hélas, trop souvent qu'il a faim.

Il vit dans la rue depuis longtemps. Il se souvient d'un temps où une main passait sur son poil, c'était agréable.

Mais un jour il s'est retrouvé dehors. Au début, il recevait un peu de nourriture et des caresses en échange de ses "ronron", jusqu'au moment où c'est un violent coup de pied qu'il a reçu. Depuis il se méfie de ces grands êtres qui marchent sur deux pattes.

Il y a quelques temps attiré par une odeur délicieuse, il s'était risqué à découvert et s'était retrouvé pris au piège, emmené dans un endroit inconnu qui sentait très bizarre et puis il s'était endormi, d'un sommeil qui n'était pas naturel.

En se réveillant il avait bien senti que quelque chose avait changé dans son corps.

Les grands êtres qui venaient lui rendre visite paraissait amicaux, ils lui parlaient doucement, lui donnaient à manger. Mais dès qu'ils approchaient la main, il leur crachait dessus, oreilles rabattus, yeux verts plissés, poils hérissés, queue battante. Et les grands s'en allaient en soupirant.

Un jour, des mains gantées le saisirent par la peau du cou et il se retrouva à nouveau dans une petite boite. Lorsque celle-ci fut ouverte il s'aperçut qu'il était revenu sur son territoire.

Et la lutte pour la vie reprit et même si parfois les grands amenaient de la nourriture, le jeune chat avait toujours un creux dans l'estomac.

C'est pourquoi, aujourd'hui, sans vraiment s'en rendre compte il s'éloigne de chez lui, à la poursuite de cette pie qui le nargue et qu'il voudrait bien croquer.

Concentré sur sa chasse, il quitte la ville et entre dans un bois.

Une foule d'odeurs et de bruits nouveaux l'assaille. Bien malgré lui il se met à trembler, lui qui n'a jamais reculé en cas de bagarre, se roule en boule et se met à ronronner pour essayer de se rassurer.

Et la pie, elle, se perche sur un arbre et s'endort.

Le lendemain, le même jeu reprend, le chat poursuivant la pie, la pie l'entraînant toujours plus loin. Et lorsqu'il trouve un petit quelque chose à grignoter, elle s'arrête et l'attend. Une bizarre connivence s'instaure entre les deux animaux.

Bientôt, un observateur pourrait même se demander si ces deux compagnons improbables ne chemineraient pas ensemble volontairement.

Les jours passent et voilà qu'un jour, un village se profile à l'horizon.

Méfiant, le chat attend la nuit pour se risquer dans les rues. Il sait que dans les bâtiments qui les bordentP7230028.jpg vivent les grands et les grands sont dangereux pour les chats errants.

Une bonne odeur attire son attention, là sous un perron un bol de nourriture semble l'attendre. Il se rue dessus, c'est bon et comme c'est agréable de ne plus avoir faim.

Lorsqu'il a terminé, il suit la pie qui l'entraine dans un petit parc et il s'endort dans une minuscule maison, en paix comme il lui semble ne l'avoir jamais été.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 00:54

Un fort charmant prénom point trop extravagant pour la Cour de Récré de Jill Bill.

Inès(*), la toute douce, la toute blanche, est une protégée de la petite ferme de Pernelle.

Inès est une belle brebis qui lui fournit, non seulement une laine de toute première qualité, mais en plus en grande quantité.

Ce don bien particulier d'Inès a été révélé lors de sa première tonte.

Ce jour là, Pernelle avait tondu la petite brebis qui n'en menait pas large, mais bon, elle avait confiance dans sa petite fermière et les autres moutons n'avaient pas l'air de se plaindre de ce traitement, le tout étant de ne pas bouger.

Seulement, voilà, le lendemain Inès était à nouveau couverte de laine, celle-ci avait repoussé à toute vitesse pendant la nuit.

Perplexité de la part de Pernelle qui se demandait si elle n'avait pas fait une erreur et oublié de tondre Inès. Donc rebelote, notre jeune brebis était repassée chez la coiffeuse.

Et le lendemain, la laine était revenue ! Stupeur de la part de Pernelle qui, cette fois-ci, était bien sûre de ne pas s'être trompée.

Donc à nouveau tonte, et à nouveau repousse.

Inès commençant à trouver que la plaisanterie avait assez duré refusa avec fermeté de passer encore sous la tondeuse et une brebis qui freine des 4 pattes est aussi têtue qu'un âne.

Pernelle n'insista donc pas en dépit de sa curiosité.

De son côté, Inès, étant une petite bête observatrice s'aperçut que les humains arboraient des tontes différentes les unes des autres alors que les moutons eux étaient tous tondus de manière uniforme, bref aucune variété, aucune fantaisie.

Il fallait remédier à cette injustice.

Inès demanda donc Monsieur le Comte Amédée de s'infiltrer dans les rêves de Pernelle et lui souffler une idée bien précise et fort ludique.

Monsieur Amédée dû s'y reprendre à plusieurs reprises pour que sa suggestion, enfin celle d'Inès, s'implante bien dans l'esprit de Pernelle.

Et voilà qu'un beau matin, Pernelle arriva dans la bergerie munie de tout un attirail de coiffeuse. Inès ravie de constater que son idée avait fait son chemin, se livra de bon cœur aux mains expertes de Pernelle.

Après une bonne heure de travail, Inès fut en mesure de se présenter aux animaux de la ferme. Tous purent contempler avec stupéfaction une brebis se pavanant avec une coupe digne d'un caniche au pedigree haut de gamme.

Bon d'accord, ce premier essai n'était peut-être pas tout à fait du meilleur goût, mais Pernelle était encore une coiffeuse pour mouton débutante, tout raser c'est facile, le faire de manière artistique est déjà beaucoup plus délicat.

Et puis, les essais étaient autorisés dans la mesure où si le résultat ne satisfaisait pas Inès, il suffisait de tout raser et d'attendre le lendemain pour recommencer.

Et c'est ce qui se passa. Inès se prêta volontiers aux tentatives de Pernelle qui manifestement cachait une vocation de coiffeuse contrariée.

Après quelques leçons avec Alida la coiffeuse de Bigorbourg, Pernelle attrapa le coup de main et réussit à doter d'Inès d'une coupe sobre et de bon goût. Assez curieusement, la laine ne commença à repousser que lorsqu'Inès eut envie de changer de look.

De leur côté les autres brebis et moutons firent savoir par l'intermédiaire d'Amédée qu'eux aussi auraient aimé avoir une coupe personnalisée.

Inès tint volontiers le rôle de mannequin, ses amis ovins n'avaient plus qu'à se présenter devant Pernelle pour qu'elle réalise la coiffure de leur choix.

Inutile de dire que les touristes de passage à Bigorbourg restent bouche bée (je pourrais même dire bouche bééée) devant pareil spectacle. Les bigorbourgeois quant à eux demandent parfois à Alida de réaliser sur leur chevelure un des modèles proposés par Inès.

Pernelle de son côté, envisage d'étendre sa clientèle aux autres animaux intéressés, ce qui reconnaissez-le promet de belles surprises au détour des rues et des chemins de forêt !

 

(*) Inès est associé au prénom Agnès qui signifie agneau, voilà pour ce qui est du choix de l'animal, quant à sa "profession" inutile je suppose de vous faire un dessin.

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 00:21

Un prénom bien calme aujourd'hui dans la petite cour de récré de JB.

Placide était un brave escargot bien tranquille qui arpentait les jardins de Bigorbourg en toute tranquillité. Il râpait une feuille de salade par-ci, un choux par-là. Avec mesure il prélevait de quoi se nourrir, il allait donc son petit bonhomme de chemin en bavant gentiment.

Lorsque les enfants lui chantait "Escargot montre moi tes cornes" il se prêtait volontiers au jeu et les saluait d'un charmant mouvement de la tête, puis il reprenait sa route, impérial et serein.

Bref, Placide vivait sa vie d'escargot sur un pied tranquille. Jusqu'au jour où !

Jusqu'au jour où il croise sur sa route un très étrange ver de terre, long, mais long, si long que cela en est incroyable. Placide étant d'un naturel sociable décide d'engager la conversation avec ce nouveau venu. Il se demande d'où il peut bien venir, un pays avec des vers géants il a du mal à se l'imaginer.

Du bout des cornes, il pousse le grand corps noir qui lui barre la route espérant une réaction, mais rien, l'animal reste inerte.

Placide s'inquiète, ce nouvel ami potentiel serait-il malade ? En tout cas il est vivant, parce qu'il sent des vibrations qui le parcourent, il est peut-être simplement endormi comme lui le fait en hiver.

Bon une seule chose à faire trouver sa tête et lui parler les yeux dans les yeux, enfin façon de parler bien sûr.

Un problème se pose, où peut bien être la tête de ce drôle d'animal, à gauche ou à droite ?

Placide a beau regarder il ne voit pas le bout de la bestiole.

Bon, il n'y a plus qu'une chose à faire, tenter sa chance du côté où il sait que se tient le potager, c'est logique somme toute, un ver de cette taille a sûrement besoin de manger beaucoup.

Et cahin-caha, tout tranquillement Placide se met à ramper vers ce qu'il espère être la tête de l'animal.

Et sa promenade dure longtemps, longtemps. Il faut dire qu'il s'arrête régulièrement pour manger un morceau. De temps en temps il essaye à nouveau d'entrer en communication avec le grand corps lisse qui ne bouge toujours pas d'un pouce.

Tout-à-coup le bourdonnement qui n'a pas cessé d'accompagner son chemin se fait de plus en plus fort.

"Ah" se dit Placide "je crois que je me rapproche, j'ai l'impression qu'il chante"

Et le voilà, qui tout impatient, accélère le pas, enfin autant qu'un escargot peut le faire.

Il arrive enfin à hauteur du bruit. Mais quel horreur, l'ami inconnu semble blessé, une large plaie cuivrée s'ouvre dans son flanc noir. Il faut l'aider, vite !

Placide se met donc à ramper vers la blessure, pensant qu'un peu de bave ne pourra que la soulager.

Voilà, il y est !

Il s'avance et là BZZZZZZZZZZ !

Le pauvre Placide sent son corps se mettre à tressauter.

C'est d'abord très, mais alors très désagréable, il lui semble être devenu insensible de partout.

Mais ensuite, il se sent empli d'une énergie, mais d'une énergie comme il n'en a jamais connue.

Et ZOOOOUUUUUUU, Placide, gonflé d'électricité se met sauter comme une puce dans tous les coins. A son grand contentement, il s'aperçoit qu'il peut rejoindre le carré de carottes en quelques instants, alors qu'habituellement il lui faut presque une journée pour y arriver.

Il se retourne pour remercier son bienfaiteur toujours muet et là, il voit un humain qui enroule le grand ver noir et l'emporte dans la remise tout en murmurant "Et zut, mon câble est abîmé, il faut que je pense à le réparer avant que quelqu'un ne prenne un coup de jus !"

Et voilà, il y a maintenant à Bigorbourg un escargot super speedé qui sillonne le bourg à toute vitesse, il n'en est pas encore à faire beep-beep ou harib harib hariba, mais c'est tout juste !

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 00:08

Prénom classique aujourd'hui pour la cour de récré de Jill Bill

Colette (*) est la sourcière de Bigorbourg (non pas la sorcière, la place est déjà prise par Madame Thècle) la sourcière, féminin de sourcier !

Lors d'un été particulièrement chaud, Pharaïlde, une cousine de la nymphe Olive avait été appelée au secours pour "réhydrater" un Bigorbourg bien desséché.

Seulement voilà, Pharaïlde a beaucoup de travail et ne peut se permettre de se déplacer à la moindre alerte sécheresse. Elle a donc, en accord avec Olive, décidé de former une apprentie.

Les nymphes et ondines du coin ayant déjà leur plan de carrière bien défini, Pharaïlde a, sur les conseils d'Olive qui connaît bien ses concitoyens humains, recruté une jeune humaine.

La très charmante Colette adore l'eau à un point qui parfois affole ses parents.

Est-ce le fait d'être née sous le signe des Poissons, mais Colette ne se sent vraiment bien qu'au contact de l'eau.

Déjà toute petite, il était difficile de la faire sortir de son bain, rien ne lui plaisait autant que de barboter et de tout éclabousser.

Il arrivait même à ses parents de la retrouver, endormie, dans la baignoire serrant contre elle son doudou Dauphin.

En grandissant elle découvrit avec bonheur la joie de sauter dans les flaques d'eau. En promenade, c'était la croix et la bannière pour l'empêcher de se précipiter dans les fontaines, de se ruer sous les arrosages automatiques des jardins ou pire de plonger dans les puits.

Sa mère en était à se demander si le fait d'avoir fait la préparation à l'accouchement en piscine n'avait pas été de sa part une très grosse erreur, comme le fait d'avoir emmené la petite Colette aux séances des bébés nageurs. Mais bon ce qui était fait, était fait, inutile de revenir dessus

Dès que cela avait été possible ses parents l'avait inscrite à un club de natation qu'elle fréquentait assidûment.

En vieillissant, bien heureusement pour la santé mentale de ses père et mère, elle cessa de lorgner avec avidité les flaques d'eau et les fontaines.

Elle se contentait d'attendre avec impatience les jours de pluie, où elle pouvait tout à loisir se promener nez au vent, visage radieux tourné vers les gouttes qui ruisselaient avec bonheur sur ses joues (les pauvres sont plus souvent chassées par les parapluies). Elle rentrait à la maison trempée comme une soupe mais débordante de vitalité.

Ses voisins ayant repéré cette habitude lui demandaient d'ailleurs de bien vouloir promener leur chien ou aller faire quelques courses lorsque la pluie étendait son manteau sur Bigorbourg. Colette était très heureuse de rendre ces services qui étaient autant d'alibis pour assouvir son "vice".

Bref, elle était donc la candidate idéale pour Pharaïlde et Olive.

Toutes les deux profitaient donc de la nuit pour s'introduire dans les rêves de Colette. Elles lui apprirent ainsi à s'enraciner à la terre, à ouvrir son esprit pour sentir l'eau qui courait sous la terre. Lorsque Colette, sans même sans rendre compte, commença à cheminer le long des cours d'eau souterrains, les cousines surent que le moment était venu.

Dans un nouveau rêve, elles montrèrent à Colette comment choisir une belle branche de noisetier pour la transformer en une baguette de sourcier opérationnelle, elles lui fournirent également le mode d'emploi.

Un beau matin, Colette s'en fût donc en forêt et trouva la baguette de coudrier indispensable à sa nouvelle vocation.

Au début, bien sûr elle fît quelques erreurs, la baguette, elle aussi débutante, avait tendance à l'entraîner vers les robinets, la rivière ou les bouteilles d'eau.

Et puis, un jour, Colette et Coudrière (il faut bien lui donner un nom à cette baguette non ?) firent leur première découverte. En plein milieu du jardin parental, elles se mirent à tournoyer comme des folles en criant "de l'eau, il y a de l'eau ici". Les parents de Colette, habitués aux "facéties" aquatiques de leur fille, ne se posèrent guère de questions. Ils firent creuser un trou à l'endroit indiqué et une belle source se mit à jaillir.

La réputation de Colette et de Coudrière se répandit et bientôt les puits se mirent à fleurir (si tant est qu'un puits puisse fleurir) dans Bigorbourg qui, depuis, ne manque plus d'eau pour arroser pelouses, potagers et jardins.

(*) L'un des objets associés à Sainte Colette est un puits

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 00:46

Jill Bill propose d'inviter aujourd'hui Ambroise dans notre petite cour de récré.

Bzzz, bzzz, bzzz. Il y a du remue-ménage dans les jardins de Bigorbourg et dans la campagne environnante.

Bzzz ! Des petits corps noirs et jaunes sillonnent le bourg à toute allure. Et ça zigzag, ça rase-motte, ça loopingue, ça louvoie, ça danse, enfin bref vous voyez un peu l'affairement qui règne.

Seule ou en groupes c'est un véritable déferlement d'abeilles qui écument les fleurs bigorbourgeoises.

Les ruches viennent de se réveiller et il est temps de remplir les magasins de bon miel et de gelée royale.

Nos abeilles vont donc rendre visite aux fleurs et en échange de leur nectar, elles laissent derrière elles le pollen qui assurera les prochaines floraisons, bref, échange de bons procédés.

Bien sûr les abeilles bigorbourgeoises ne sont pas tout à fait semblables à leurs consœurs du monde banal.

Il faut dire qu'Ambroise l'apiculteur (*) veille tout particulièrement sur ses petites protégées.

Il les protège des dangers extérieurs, il entretient les ruches et les peint de couleurs gaies qui éclatent en arc-en-ciel dans la prairie qui les accueillent, il est aussi très au fait du protocole et sait s'entretenir dans les règles avec Mesdames les Reines.

C'est également un excellent organisateur. S'étant enquis auprès de leurs Altesses et leurs sujettes de leurs préférences en terme de fleurs, il s'est arrangé pour que ses industrieuses compagnes créent des miels d'exception à partir d'une seule fleur.

Vous ne trouverez donc qu'à Bigorbourg du miel de rose, de jasmin ou de freesia.

Comment fait-il pour dialoguer avec ce petit monde, eh bien il a appris le langage de la danse et bien souvent les habitants du bourg s'amusent à voir Ambroise virevolter entouré d'abeilles qui boivent ses paroles, enfin ses danses.

Cette collaboration éclairée lui permet également de prélever, avec modération, le miel produit et ceci sans avoir besoin d'enfumer la ruche. Lorsqu'il est prêt à récolter, hop une petite danse et le voilà entouré de l'essaim vrombissant qui attend patiemment qu'il ait terminé son travail pour retourner dans ses pénates.

Lorsqu'il est prévenu qu'une nouvelle reine est prête à monter sur le trône, il se renseigne sur ses désidératas en termes d'aménagement intérieur et de couleur, inutile de dire que toutes ces dames sont ravies d'avoir un tel serviteur à leur disposition.

Les Bigorbourgeois de leur côté ne s'affolent jamais lorsqu'une abeille les frôle, vient vrombir à leurs oreilles ou se reposer quelques instants sur leur épaule. Pas de mouvements brusques, pas de piqures, un statu quo qui satisfait tout le monde.

Et lorsqu'Ambroise a terminé sa récolte, il se met d'accord avec Landry le petit vent qui se charge d'éloigner les nuages de pluie, et il invite les habitants à une grande foire au miel avec dégustation bien sûr. Les abeilles de leur côté assurent la partie musicale et chorégraphique de la fête, au grand bonheur des enfants qui se lancent eux aussi dans la danse.http://preview.canstockphoto.com/canstock5737075.png

Et pour le petit peuple de la forêt il met de côté un peu de gelée royale qui leur assurera santé et prospérité.

 

On prête à Albert Einstein cette citation : « Lorsque l’abeille disparaîtra, il ne restera plus que quatre ans à vivre à l’homme » alors protégeons ces amies précieuses qui nous permettent de nous régaler.

(*) Saint Ambroise est le Saint patron des apiculteurs.

 

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