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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 00:55

Bienvenue à ce nouveau prénom dans la cour de récré de Jill Bill

Youp la boum ! Oui je sais, avec un prénom comme Prosper cette introduction était facile !

Mais le Prosper de Bigorbourg n'est pas un monsieur aux mœurs peu recommandables, il vaut mieux d'ailleurs puisqu'il habite l'école.

Oui, oui, l'école. Il y vit toute l'année sauf pendant les vacances bien sûr.

Donc, vous êtes en train de vous dire Prosper doit être le directeur ou un instituteur (ou professeur des écoles si vous préférez le politiquement correct).

Eh bien non, vous vous doutez bien que ce serait trop simple pour notre petit bourg.

Prosper est un ballon !

Un bon gros ballon tout doux avec lequel les enfants adorent jouer.

Il faut dire que c'est un ballon un peu spécial.

D'abord sa couleur, en fait il n'a pas vraiment de couleur.

Chaque enfant y voit celle qui lui plait le plus, ainsi Philibert que sa maman adore habiller en rouge et Liroli notre petite chinoise le voient rouge. Pour Aubain qui adore l'eau, il devient bleu.

Sa couleur peut même varier. Si un de ses petits compagnons est triste, il se met à jouer les arcs-en-ciel pour lui remonter le moral. C'est d'ailleurs lui qui se charge de mettre en confiance les plus jeunes lors de leur première journée de classe

Ensuite, il faut vous dire que c'est un ballon qui ne tient pas en place. Quand les plus petits font la sieste, Prosper roule doucement de l'un à l'autre, les effleurant pour un câlin comme maman ou papa savent si bien les faire pour que leur sommeil soit serein.

Et puis, c'est un vrai bonheur à l'heure de jouer, Prosper est un coquin, il ne rebondit jamais là où on l'attend. Les enfants doivent parfois se mettre à plusieurs pour arriver à le capturer ce qui bien sûr les fait rire aux éclats et ce qui remplit Prosper de bonheur.

Lorsque les enfants travaillent, Prosper s'embête un peu dans son coin alors, comme un chat joufflu, il vient se nicher aux pieds de l'institutrice et en profite pour apprendre les comptines qu'il chantera le soir aux autres jouets lorsque l'école sera fermée.

Je disais donc au début de ma petite histoire que Prosper n'habite pas l'école pendant les vacances.

C'est normal, sociable comme il est il s'ennuierait à mourir loin de ses petits amis, peut-être même se dégonflerait-il !

Alors, lorsque les vacances arrivent, il se fait tout petit et, hop, il saute dans un cartable au hasard.

Inutile de dire que le petit élève choisi est fou de joie lorsqu'il s'aperçoit que ce joyeux compagnon l'a suivi, http://www.drapeauxunic.fr/catalog/images/products/articles-pour-ftes--retraite-aux-flambeaux-bougies-bengales/p39-ballon-rond-multicolores.jpgil sait que les vacances seront pleines d'animation parce que bien sûr Prosper entend bien profiter un maximum du grand air et comme un jeune chiot il aime faire le fou avec les enfants.

Mais me direz-vous n'est-il pas tenté ce petit de le garder lorsque l'école reprend ? Non, non Prosper sait très bien lui faire comprendre qu'il appartient à tout le monde et tous deux repartent en classe pour de nouvelles découvertes.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:51

Que voilà un prénom peu usité que nous propose Jill Bill pour sa cour de récré !

Que diriez-vous d'un petit tour en forêt aujourd'hui ? Le temps s'y prête d'ailleurs.

Venez, je vais vous présenter Wivine. Ce très charmant prénom signifie "Amie de la forêt" et ça tombe très bien puisque la Wivine du bois de Bigorbourg est chargée de s'occuper des arbres.

En quoi consiste ce métier très particulier ?

A quoi peut ressembler Wivine ?

Je vais me faire un plaisir de vous expliquer tout ça !

Vous voyez cette délicate fleur blanche au coeur d'or bien cachée au milieu de ses sœurs ? Elle est toute modeste et n'attire aucune main susceptible de la cueillir.

En revanche quand la nuit tombe, cette petite mignonne subit une curieuse mutation, certaines de ses pétales s'allongent et prennent la forme d'ailes, son corps de fleur se transforme et en quelques instants voilà la petite fleur blanche devenu magnifique papillon.

Suivons le si vous le voulez bien.

Wivine la papillonne se pose sur un arbre et de ses ailes habiles, elle redresse un bourgeon par ici, lisse quelques feuilles par là, astique une pomme de pin pour lui donner un beau brillant, bref elle s'attache à rendre la forêt encore plus belle et magique. C'est aussi elle qui accompagne la chute des feuilles pour qu'elles ne se sentent pas délaissées. Elle a aussi le pouvoir de lancer des sorts de protection sur les jeunes arbres pour qu'ils puissent se développer en toute quiétude.

Un de ses jeux préférés est de sculpter, grâce aux feuillages et aux branchages, des formes amusantes ou étranges qui attireront l'œil du promeneur et l'inciteront à fixer l'instant sur une photo et à inventer une histoire qui amènera un peu de rêve dans le monde de tous les jours.

Elle aime aussi beaucoup parer les toiles d'araignées de scintillantes gouttes de rosée et les transformer en bijoux féériques.

Bref, le métier de Wivine est de créer dans la forêt de petits oasis de beauté dans lesquelles humains et petit peuple pourront venir un instant se ressourcer.

Et lorsque le matin se lève, la petite Wivine redevient fleur et s'endort pour se préparer à une nouvelle nuit de création.

Merci à Thierry pour sa charmante photo qui me permet de vous faire découvrir Wivine dans toute sa splendeur.

http://idata.over-blog.com/2/88/05/51/TRYPTIQUE/L-envolee---Copie.jpg

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 00:49

Un nouveau petit tour à Bigorbourg pour y découvrir un nouveau prénom de Jill Bill, ça vous dit ?

N’allez surtout pas croire que tout est bien dans le meilleur des mondes à Bigorbourg !

Non, non, ses habitants sont, comme tout le monde, en proie au doute, à l’envie, à la jalousie, à la peur, à la colère et à d’autres sentiments plus ou moins avouables.

La seule chose qui les distingue de nous c’est que Boniface les aide à traverser ces épreuves.

Qui est Boniface ?

Je pense que Boniface doit être un évadé de Noctalie.

Il a débarqué un beau jour dans un petit coin du bourg, près d’une maison qu’occupait un jeune couple. Le jeune homme était jaloux, ce sont des choses qui arrivent et cette jalousie pourrissait sa vie et celle de sa jeune épouse.

Et voilà qu’un beau matin, en sortant de chez lui, il tomba nez à nez, enfin si je puis dire, avec une superbe psyché au cadre merveilleusement décoré de visages qui exprimaient toute la gamme des sentiments que peuvent ressentir les humains.

Ahuri, il jeta un coup d’œil dans le miroir et ce qu’il vit lui donna envie de fuir. Il tenta de contourner cet objet de malheur, mais pas moyen. Il resta là, figé, le regard fixé sur cette image qui était censée être la sienne.

Mais, non ce n’était pas possible, ce n’était pas lui qui se reflétait dans l’éclat argenté. Ce visage tordu par le doute, grimaçant de haine, ce n’était pas lui ! Non, non et non ! Il ne ressemblait pas à ça ! Il tenta encore de se détourner, mais rien à faire son regard fut à nouveau aspiré par celui de son double.

Celui-ci semblait ricaner, satisfait du malaise qu’il suscitait et il alla plus loin. Dans un tourbillon, il fit plonger le jeune homme dans ce que serait sa vie s’il continuait à refuser sa confiance à celle qui l’aimait. Il n’entendait rien mais les images de plus en plus violentes d’affrontements le firent frémir de peur. Un instant il crut même voir un voile rouge sang s’étendre sur le miroir.

Il se cacha le visage entre les mains, sanglotant de peur comme un enfant en plein cauchemar. Lui revinrent en mémoire tous les mots durs qu’il souhaitait dire à sa jeune femme, ses soupçons sans fondement qui le rongeaient, mais aussi la tendresse qui les unissait, la douceur de leurs baisers.

Il releva la tête, les larmes qui coulaient sur son visage semblèrent s’envoler vers la psyché, nettoyant le visage grimaçant qui lui faisait face. Et ce visage petit à petit sembla s’apaiser, son cœur doucement cessa de battre la chamade.

Dans son dos, il entendit la porte s’ouvrir.

« Que fais-tu planté au milieu du trottoir ? » lui demanda la voix craintive de sa femme.

Oui, craintive, il s’en rendait compte, ainsi elle avait peur de lui ! Ce sentiment lui fut intolérable. Il comprit qu’il allait gâcher irrémédiablement quelque chose de beau.

Son regard se détourna du miroir et plongea dans les grands yeux qui lui faisaient face.

« J’ai une idée » dit-il « oublions le travail aujourd’hui, viens je t’emmène en balade, nous irons n’importe où, j’ai tant de choses à te dire dont une que je veux de dire dès maintenant ».

Un grand sourire lui vint « Je t’aime » cria-t-il à plein poumons.

Sa jeune femme médusée le regarda ahurie, puis son visage s’éclaira de bonheur « Moi aussi ! » hurla-t-elle à son tour en se ruant dans ses bras.

Dans les maisons environnantes, les voisins alarmés par ces cris sortirent (nous sommes à Bigorbourg quand même où les habitants savent encore se soucier des autres) près à intervenir, mais lorsqu’ils virent les amoureux enlacés. Ils sourirent et se dépêchèrent de rentrer chez eux, tout émus.

Le jeune homme pris sa femme par la main et voulut lui montrer l’étonnant miroir, mais plus rien, Boniface http://www.authenticite.fr/images/plus/miroir_bois_dore_ancien_expertise_estimation.jpgavait disparu.

Cet étrange miroir migrateur depuis se promène à son gré dans Bigorbourg montrant à ceux qui en ont besoin ce que leur esprit renferme de laid ou de douloureux et il les aide à se poser les bonnes questions pour que le visage qu’il renvoie s’apaise. Bref, pour que la face qui se reflète redevienne bonne !

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:20

Bigornette avait déjà proposé le prénom Olive, je le fais donc remonter pour Jill Bill et sa cour de récré. Olive n'ayant pas eu envie de vous raconter une nouvelle histoire (c'est comme ça parfois mes personnages sont capricieux), je vous propose de découvrir ou redécouvrir qui elle est.

Pas de village digne de ce nom sans une rivière pour le traverser qu'en pensez-vous ?

Bigorbourg peut s'enorgueillir d'avoir l'une des plus adorables rivières de France et de Navarre. L'Olive, oui c'est son nom, prend sa source dans une petite colline au milieu de la forêt, elle passe nonchalamment au milieu de Bigorbourg, pas bien profonde on pourrait presque la traverser à pied, mais elle a eu la bonne idée d'amener avec elle quelques pierres qui disposées avec art font de charmants passages à gué en plus des petits ponts de bois qui l'enjambent de-ci, de-là. Et elle va finir sa course dans les étangs à l'autre bout de Bigorbourg dans lesquels la famille d'Aymard le canard a pris ses pénates. En fait, elle soit sûrement poursuivre son chemin plus loin, mais personne ne sait trop où elle file après.

Pourquoi cette charmante petite rivière s'appelle-t-elle l'Olive. En fait c'est parce qu'un ancien habitant était un peu dur d'oreille.

Pour tout vous dire notre rivière est habitée par une ondine, la très adorable Eau Vive, et le premier Bigorbourgeois à l'avoir rencontrée était un aimable centenaire quelque peu mal entendant. Ce jour là la belle se livrait à l'occupation habituelle des Ondines, elle coiffait sa belle chevelure d'or assise sur la berge de son domicile.

A cette époque là, les habitants de Bigorbourg ne s'étonnaient déjà plus de grand chose, et voir assise là une belle jeune fille aux cheveux longs de plusieurs mètres en train de se peigner avec une superbe brosse sertie de pierres précieuses ne perturba pas plus que ça notre centenaire qui en avait déjà vu d'autres.

Il s'assit à côté de la jeune fille, celle-ci connaissait bien les habitants du coin et les savait ouverts au féérique, elle continua donc à brosser sa longue chevelure tout en engageant la conversation avec le vieil homme, qu'elle avait d'ailleurs eu l'occasion de connaître beaucoup plus jeune lorsqu'il comptait fleurette à sa fiancée au bord de la rivière au clair de lune.

Eau Vive les regardait faire avec amusement et un brin d'envie aussi peut-être. Ce n'est pas facile pour une ondine de trouver chaussure à son pied.

Elle pris donc des nouvelles de la descendance du charmant vieux monsieur, même si le décryptage de ses réponses n'était pas évident. Les enfants se transformant en faons, la femme en âme, la ferme en cerne, la santé en château hanté.

Tout en répondant avec beaucoup de constance à côté des questions, notre centenaire admirait la gracieuse personne assise près de lui, ah pensait-il si j'avais 30 ans de moins (eh oui un optimiste !) avant de se souvenir que sa chère et tendre n'aurait peut-être pas été d'accord pour le voir compter fleurette à cette jolie blondinette.

Le soleil commençant à décliner, il était temps pour Eau Vive de retourner à son cottage du fond de la rivière (je sais c'est une rivière peu profonde, mais les ondines ne sont pas n'importe qui non plus, pour une visite chez elle, nous attendrons une autre occasion).

Elle salua donc notre vieil homme avec courtoisie avant de commencer à avancer dans l'eau, celui-ci la héla avant qu'elle ne disparaisse et lui demanda son prénom.

"Eau Vive" répondit-elle et lui il entendit "Olive".

Tout guilleret, il rentra chez lui en racontant à qui voulait bien l'entendre qu'il venait de passer l'après-midi avec une charmante fée qui vivait dans l'eau et qui s'appelait Olive. Les habitants habitués aux extravagances des uns et des autres trouvèrent que ce nom était parfait pour leur petite rivière qui n'avait pas encore été baptisée et voilà comment l'Olive naquit. 

Eau vive, ondine de bonne composition (pas comme une certaine fée Bertille) ne se formalisa pas http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bd/John_William_Waterhouse_-_Undine.JPG/457px-John_William_Waterhouse_-_Undine.JPGoutre mesure de ce nouveau prénom et le trouvant amusant, finit par l'adopter,  elle continue à observer avec intérêt la vie des Bigorbourgeois et à laisser filer dans l'onde quelques cheveux d'or qui font chatoyer la rivière.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 17:42

Ma définition d'une des propositions de l'Arbre à mots de Francine.

Bien si vous vous souvenez bien, nous avions laissé les Bigorbourgeois, Achille et Thècle fêter l'ouverture de "l'Espace Achille" la toute nouvelle bibliothèque de Bigorbourg.

Il s'agit bien sûr d'une bibliothèque à la mode de Bigorbourg, donc forcément un peu surprenante.

Dès le lendemain de l'inauguration, les dévoreurs de livres du bourg se pressent à l'ouverture pour visiter plus en détail cet intéressant bâtiment, il faut dire que la veille tout occupés à faire la fête, ils n'ont pas vraiment eu le temps de bien examiner les lieux.

A la banque d'accueil, Achille le géant les attend, bien installé dans son fauteuil roulant. Jovial, il les invite à se promener dans les rayons et à y faire provisions de rêves.

Un peu timides au début, les habitants entraînés par les enfants ont tôt fait d'investir les lieux. Et ils y font des découvertes surprenantes, très surprenantes mais qui feront l'objet d'une autre visite pour vous.

Aujourd'hui, je vous propose de découvrir un petit coin bien spécifique de l'étrange bibliothèque.

C'est une section qui n'existe pas encore dans les bibliothèques classiques. Il s'agit d'un étrange mur sur lequel est tendue une toile blanche.

Lorsque le visiteur s'approche, cette toile se met à se couvrir, de mots et d'images. Et ce qui défile sur cet écran a tôt fait de le passionner, il se plonge avec délectation dans un monde qui semble fait pour lui et pour lui seul, les idées, les sensations, les sentiments fusent du tissu et le font rire, pleurer, s'émerveiller. Ici le regard d'un enfant, la beauté d'un tableau, le chant de la nature, des mots qui coulent dans son oreille, là une musique qui fait palpiter son cœur, la vision d'un beau gâteau qui le ramène en enfance. Il lui suffit d'effleurer la surface soyeuse pour que les mots qui se forment dans son esprit s'envolent à la rencontre d'autres âmes.

Assez curieusement, personne ne voit la même chose mais chacun y trouve son compte et lorsque l'on ressort de cet endroit, on se sent plein de dynamisme et prêt à relever tous les défis. http://monblogessai.files.wordpress.com/2010/10/ecran-livre.jpg?w=240&h=152

Il faut dire qu'Achille a tout particulièrement soigné la section "Poésieblogologie" de sa bibliothèque, il en a fait un lieu convivial où les idées s'échangent dans l'amitié, l'harmonie et l'ouverture d'esprit. D'ailleurs c'est un peu ce que nous faisons non ?

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:46

Pour notre maîtresse d'école Jill Bill, aujourd'hui c'est Urbain qui va venir faire son tour dans la cour de récréation.

Urbain est le grand-père de la petite fermière de Bigorbourg Pernelle. Comme elle, il travaille la terre et plus particulièrement la vigne, son vignoble est tout petit mais il fait son bonheur.

Il produit un délicieux petit vin réservé aux seuls habitants de Bigorbourg.

Ce vin est un nectar, il faut dire qu'Urbain est bien aidé. Faustine la Dame nature qui vit dans la forêt et se fait un plaisir, contre quelques grappes et bouteilles, de réserver le temps le plus clément possible au bon développement des fruits.

Igor et sa tendre moitié Pulchérie quant à eux n'hésitent pas à faire la police lorsque les oiseaux du coin se révèlent trop gourmands. Urbain n'a rien contre quelques prélèvements par ses amis les oiseaux, mais comme ils ont parfois des têtes de linottes et qu'ils risquent de tout dévorer, il est parfois bon de les rappeler à l'ordre.

Aujourd'hui commencent les vendanges. Les habitants seraient tous d'accord pour venir donner un coup de main, mais comme ils sont nombreux et le vignoble un petit, Urbain bénéficie d'une aide sur mesure en matière de taille.

Les papillanges et les poissillons, dirigés par Léocadie et Romuald, se mettent à zigzaguer avec bonne humeur au milieu des rangées de ceps. Et ça pépie, ça chante, ça jacasse, le tout dans un joyeux remue-ménage coloré, plumes et écailles chatoient et envoient des reflets d'arc-en-ciel dans tout le bourg.

Grappes en main (ou en bec) les petits êtres viennent les déposer dans le chariot que Venceslas ira ensuite tirer jusqu'au pressoir.

Là les "grands" du village pourront enfin donner un coup de main à Urbain en foulant les grappes à l'ancienne. C'est avec des rires et des plaisanteries que les bigorbougeois se relaient pour patauger comme des enfants au milieu de ce raisin qui donnera le délicieux vin qu'ils partageront dès qu'il aura vieilli. Pour rafraîchir les travailleurs, Landry le vent souffle une douce brise qui sèche les fronts en sueur avec douceur.

Lorsque la journée sera terminée, papillanges et poissillons se régaleront des raisins gardés à leur intention, tandis que les enfants et les adultes pourront déguster un peu du délicieux jus de raisin qui s'écoule du pressoir agrémenté de quelques amuse-gueules fournis par Madame Thècle et Pélagie.

Inutile de vous dire qu'ensuite, après une telle journée, tout ce petit monde ira rejoindre ses pénates pour jouir d'un repos bien mérité.

Urbain quant à lui, mettra le précieux nectar dans les beaux tonneaux qui l'attende et laissera le Temps faire son alchimie.

Urbain est le Saint patron de vignerons.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 00:53

Une nouvelle petite élève pour la cours de récré de JB.

Carmen est une charmante petite bigorbourgeoise. A sa naissance sa mère et son père étaient bien sûr en admiration devant sa mignonne petite bouille, c'était le plus beau bébé du monde. Pour mettre toutes les chances du côté de leur enfant, ils avaient bien sûr laissé une fenêtre de la maison ouverte pour qu'Olympe puisse lui rendre visite.

En grandissant, la petite Carmen devint une fort belle enfant, toute brune avec de grands yeux noirs et un sourire à déplumer les anges (NDLR ça change de damner les saints). Bref, elle grandissait comme une belle plante bien arrosée, mais. Forcément vous vous doutiez bien qu'il y avait un mais !

Mais, si ses dents poussèrent en temps et en heure, si elle se mit à marcher sans problème, pas un seul mot ne sortait de sa bouche.

Ses parents inquiets l'emmenèrent voir Monsieur Lazare qui ne détecta rien d'inquiétant, d'autant que la jeune demoiselle n'avait aucun problème d'audition.

Peut-être n'avait-elle pas envie de parler allez savoir avec les enfants. Bien sûr, habitant Bigorbourg ses parents se demandèrent s'ils n'avaient pas, sans le faire exprès, contrarié un membre du petit peuple, on sait combien ils peuvent parfois être susceptibles. Mais non, Madame Thècle les rassura sur ce point.

La maman de Carmen se rappelait parfaitement le mot entendu la nuit du passage d'Olympe "harmonie" et elle se demandait bien ce qu'il fallait en penser.

Carmen fut bientôt en âge d'entrer à l'école, bien sûr son institutrice dû expliquer le problème aux autres enfants, une petite fille qui ne parlait pas leur paraissait bien étrange, mais manifestement ce handicap ne l'empêchait en rien de s'amuser comme les autres.

Et puis un jour de printemps, l'institutrice emmena tout son petit monde se promener en forêt.

Carmen avait déjà eu l'occasion d'accompagner ses parents dans les bois, mais ce jour là, la petite troupe pris un chemin qu'elle ne connaissait pas.

Après le pique-nique, les enfants s'allongèrent sur l'herbe tendre pour une petite sieste réparatrice avant le retour à la maison.

Carmen, bien éveillée, restait le nez en l'air à contempler le ciel, quand, tout à coup, une drôle de petite forme passa au-dessus d'elle, c'était un papillange. S'apercevant que l'enfant l'avait repéré il se mit à faire du sur place au-dessus d'elle. Il émit un gazouillis amical puis fila comme une flèche rejoindre sa tribu.

Carmen, séduite par la drôle de petite créature lui emboita le pas et s'enfonça dans la forêt.

A l'heure de partir, ce fut la panique. Carmen avait disparu.

L'institutrice revint à toute vitesse au bourg et la battue commença. Tous les bigorbourgeois vinrent à la rescousse.

La nuit fut longue, très longue pour tous. Les parents de Carmen étaient morts d'inquiétude.

Au petit matin, alors que les habitants fatigués retournaient vers Bigorbourg pour reprendre des forces, ils entendirent une voix légère et douce qui ne connaissaient pas, s'élever à l'orée de la forêt.

Ils se précipitèrent et tombèrent sur la petite Carmen, fraîche comme une rose. C'était de sa bouche que cette musique magnifique sortait.

Lorsqu'on lui demanda ce qui s'était passé, elle se contenta de sourire mystérieusement.http://4.bp.blogspot.com/_htEdnVzrByE/S6oILXOqD9I/AAAAAAAAGiU/zw-QcEL5bSQ/s400/Fragonard,+T%C3%AAte+de+jeune+fille+avec+bonnet.jpg

Moi qui suis dans le secret, je peux éclairer un peu votre lanterne. Les papillanges trouvant cette enfant adorable avaient profité de la nuit pour lui apprendre à parler, mais leur langage à eux était le chant, alors forcément !

Depuis cette nuit magique, Carmen chante au lieu de parler, sa mère comprenant enfin le mot-don d'Olympe "Harmonie", car dès que sa fille commence à roucouler, le monde connaît un petit moment de paix.

NB - Le prénom Carmen signifie Chant (entre autres choses)

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 00:43

Branle-bas de combat à Bigorbourg.

Depuis quelques jours, une grande bâtisse abandonnée, pas très loin de chez Madame Thècle, est en pleine rénovation.

Madame Thècle semble d'ailleurs être l'architecte et le maître d'œuvre de cette reconstruction, elle a réquisitionné tous les meilleurs artisans du village (pour le moment je crains que certains ne soient encore inconnus et de vous et de moi, bref nous allons attendre qu'ils se choisissent un prénom).

Mais, amusée et cachottière, elle ne veut pas dire pour le moment à quoi va servir cet endroit, avec ses larges portes, ses grandes salles bien éclairées aux murs décorées des fresques naïves de Venceslas, fresques cachées par des draps pour que personne ne puisse les voir pour le moment. Bien sûr les animaux de Bigorbourg, eux, sont au courant Venceslas n'ayant pas pu tenir sa langue, mais comme la plupart des humains n'arrivent pas encore à comprendre l'intégralité du parler animal, ils en sont pour leurs frais.

Les travaux viennent de se terminer.

Et voilà qu'un matin, plusieurs gros camions se mettent à décharger des caisses et des caisses et des caisses.

Bouche bée, les habitants assistent à ce déferlement de caisses anonymes, pas une seule inscription qui pourrait les délivrer de la nuée de points d'interrogation qui les environnent.

Une fois que toutes les caisses sont rentrées, une camionnette arrive et se gare devant la porte, le hayon arrière s'ouvre et quelqu'un s'engouffre dans le bâtiment, mais pas moyen de voir qui.

Puis les déménageurs et Madame Thècle, réjouie et mystérieuse, s'enferment dans le bâtiment, volets fermés.

Nos pauvres bigorbourgeois morts de curiosité entendent tout un tas de bruits bizarres, des coups de marteau, le vrombissement de perceuses, de visseuses, accessoirement quelques jurons, puis, ce sont des bruissements, des froissements, toute cette symphonie de bruits et de mouvement est orchestrée par la voix douce de Madame Thècle et par une autre grave et profonde que personne ne reconnaît.

Bref, pendant une bonne semaine, la grande maison est en révolution.

Un matin, nos amis les villageois découvrent qu'une grande enseigne a été installée au-dessus de la porte d'entrée, enseigne bien sûr elle aussi couverte d'un drap. Tout est redevenu calme. Madame Thècle arbore un large sourire de satisfaction, un rien malicieux. Dans la devanture de son magasin une grande affiche vient de faire son apparition.

 

Chers amis

Demain vous êtes cordialement invités à 20 heures à l'inauguration de

l'Espace Achille.

Venez nombreux à notre vin d'honneur et d'accueil

 

Inutile de dire que le lendemain, dès 19 h 30 tout le village se presse devant l'intrigante maison. A 20 heures tapantes (Merci à Scarabine et Paraboum pour leur précision), Madame Thècle fait son apparition en grande tenue. Elle rassure tout de suite ses concitoyens, ici, pas de discours inutiles et prise de tête. Elle tire sur le drap qui cache l'enseigne et un grand livre enluminé se dévoile annonçant avec simplicité "Espace Achille" Munie d'une grosse clé, elle s'approche de la porte massive qui s'ouvre largement, sans un bruit.

Un peu timides au début les bigorbourgeois emboîtent le pas à Madame Thècle. Il règne dans les lieux une pénombre qui les oblige à se tenir la main pour ne pas se perdre dans cet espace qui paraît étouffer les sons (NDLR  à l'attention des cartésiens, ne me demandez pas comment tout un bourg peut tenir dans une maison, même grande je n'en sais rien, mais à Bigorbourg le temps et l'espace se conduisent parfois bizarrement). 

Brusquement tout le monde s'arrête. Un silence profond se fait, bientôt rompu par un chœur de petites voix qui entonnent un chant de bienvenue et, une à une, des lumières s'allument. Il s'agit de ces amusants petits abat-jour vert que l'on trouve dans les anciennes bibliothèques, Des spots plus modernes éclairent, d'une part une belle table couverte des délicieux gâteaux de Madame Thècle, mais aussi des rayonnages de livres qui paraissent sans fin. Les murs que l'on peut apercevoir sont décorés par des peintures d'enfants et d'animaux le nez plongé dans des livres, tandis que les héros de ces livres dansent la sarabande autour d'eux. Venceslas lance un hi-han de satisfaction en constatant que les Bigorbourgeois semblent apprécier ses œuvres.

Puis un curieux bruit se fait entendre, venant de l'arrière de ce qui est très manifestement une bibliothèque, apparaît un géant, il n'y a pas d'autre terme pour le décrire, un géant au visage débonnaire, souriant largement. Mais un géant installé dans un immense fauteuil roulant.

http://nicolas.blog.lemonde.fr/files/2007/05/bn-richelieu-salle.1179917622.jpg

D'une voix de stentor qui pourtant paraît bien douce, il accueille ses invités.

"Soyez les bienvenus dans l'Espace Achille, comme vous l'avez compris c'est mon nom. Madame Thècle, une vieille et chère amie, m'a appris que vous deviez faire des kilomètres pour vous procurer des livres. Alors sur son conseil, j'ai décidé de déménager ici ma bibliothèque personnelle pour que vous en profitiez librement."

Passé le moment de surprise devant cette annonce, les bigorbourgeois commencent à circuler, un petit gâteau à la main (ils ne perdent jamais le nord, même en cas de grosse surprise) au milieu des rayonnages. Des rayonnages bien étonnants d'ailleurs.

Mais nous reviendrons faire un tour dans cet espace surprenant une autre fois, mon histoire est déjà bien assez longue pour aujourd'hui, non ?

 

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 00:53

Eve

Pour la cour de récré de Madame JB, le prénom de la semaine

"Chut, ne fais pas de bruit, tu vas réveiller Léonce et Wenefride" murmure Innocent en secouant Anicet. 

Les yeux pas vraiment en face des trous, Anicet bafouille "Hein, quoi ? Qu'est ce que tu veux Innocent ?"

"C'est la pleine lune ce soir"

"Oui et alors ?"

"Et alors ? Mais tu ne te rappelles pas ce qu'a dit ce petit type rigolo, Romphaire ?"

"Romphaire ?"

"Oui, le gardien du cercle des fées, tu sais bien quand on l'a rencontré, il nous a laissé échapper que cette nuit les fées sortaient pour danser. Allez, viens on va aller voir ça !" dit Innocent en essayant de sortir Anicet de la boite à chaussures transformée en lit pour lui et sa petite amie.

"T'es dingue" chuchote Anicet "on va avoir des ennuis si on fait ça ! T'as envie de retourner travailler chez le Père Noël ou quoi ?"

"T'en fais pas, on ne se fera pas prendre" lui répond Innocent en ouvrant des yeux dont l'expression reflète beaucoup trop son prénom pour être honnête.

Après quelques instants de réflexion, Anicet se lève et s'habille, après tout ça fait drôlement longtemps qu'il n'a pas vécu une aventure qui en vaille la peine.

Et voilà nos deux compères qui d'un tour de passe-passe se retrouvent tout près du cercle des fées de Romphaire.

La lune est superbe, ronde, lumineuse, souriante, elle attend le spectacle que lui offrent la Reine de la Forêt et ses compagnes lorsqu'elle est pleinement éveillée.

Des champignons qui délimitent le cercle une douce lueur commence à poindre en même temps que de la musique s'élève. La petite flamme Hyacinthe arrive et se met à tourbillonner, depuis qu'elle a été accueillie à Bigorbourg par la Reine de la Forêt la très belle Eve, c'est elle qui précède son arrivée pour la danse.

Elle s'assure que Romphaire a bien fait son travail.

Sidéré, Innocent admire la petite flamme d’or qui virevolte.

"C'est qui cette beauté ?" demande-t-il à son complice.

"Hyacinthe, voyons, une des demoiselles d'honneur de notre reine" répond Anicet assez peu intéressé par ce feu-follet.

Innocent est subjugué. Tellement subjugué qu'il ne s'aperçoit même pas que la flammèche s'est arrêtée de tournoyer et qu'une belle personne vient de la rejoindre.

Anicet lui se rend bien compte qu'ils viennent d'être pris la main dans le sac et laisse échapper un couinement de détresse.

Eve, la Reine de la Forêt, s'approche des deux fripons.  Son port royal, ses yeux de lumière, sa chevelure de jais les plongent dans un état second. Eve évadée du paradis terrestre pour vivre selon ses règles se tient devant eux et les toisent.

"Eh bien jeunes gens, mon cercle vous intéresserait-il ? Faites attention, parfois la soif d'apprendre peut être terriblement punie, j'en sais quelque chose ! Alors que faisiez-vous ou que vouliez-vous faire ?"

Penauds nos deux zigotos avouent qu’ils voulaient voir les fées danser.

Eve se met à rire « Vous ne pouviez pas vous contenter des spectacles que nous offrons régulièrement. Bien, vous allez devoir apprendre qu’il existe des "mystères" et que les voyous de votre genre n'ont pas à y fourrer le nez. Donc, puisque vous aimez vous mêler des affaires des autres, vous devrez aider Romphaire à entretenir le cercle aussi longtemps que je le jugerai bon. Et je charge Hyacinthe de vous avoir à l’œil »

D’un geste majestueux, la Reine renvoie nos deux petits amis directement dans leurs pénates.http://cf.img.v4.skyrock.net/cfe/silence-image/pics/667905220.jpg

« Et voilà » râle Anicet « je t’avais prévenu, nous voilà encore punis ! »

Mais Innocent sourit bêtement, il va revoir Hyacinthe et rien que pour ça il est prêt à entretenir tous les ronds de fées de la planète ! 


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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 00:59

Voilà la nouvelle proposition de l'Arbre à Mots sur laquelle plancher.

Que sont les Amourties et à quoi peuvent-ils bien servir ? (prononcez amourtises à l'anglaise).

Il s'agit de petits bonbons de couleurs variés, oui ça ressemble bigrement à d'autres petits bonbons que tout le monde connaît, mais ceux-là sont des plagiats.

Les vrais, les seuls ont été mis sur le marché par Madame Thècle, la sorcière et propriétaire du salon de thé de Bigorbourg.

Cette recette lui vient de sa mère, qui elle-même la tenait de sa mère, qui elle-même, enfin vous voyez !

Ces petites friandises sont en réalité des philtres d'amour. Eh oui ! Vous ne vous attendiez pas à ça !

A chaque couleur correspond un sentiment d'amour, le passionné, le sage, le tendre, l'amour-amitié, le coup de foudre, l'extravagant ou bien sûr un mélange du tout. Bref vous exposez à Madame Thècle ce que vous voudriez ressentir et faire ressentir à votre partenaire et elle vous concocte un petit sachet de douceurs à offrir ou à partager avec l'élu(e) de votre cœur.

Maintenant, comme pour les bocalçons, il existe aussi le paquet mystère qui vous réservera des surprises, à vous de prendre le risque et de savoir assumer !

Bon, maintenant lorsque vous dégusterez ceux qui sont vendus un peu partout,  faites attention à vos réactions et à celles de votre entourage, parce que sachez-le, parfois, Madame Thècle un peu espiègle, mélange ses productions maison à celles industrielles !

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