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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 00:12

Intéressant n'est ce pas le nouveau prénom de Jill Bill pour sa cour de récré ?

Souvenez-vous nous avions laissé Anicet le farfadet et son nouveau copain Innocent le diablotin en liberté "surveillée".

Prenant son rôle de guide très au sérieux Anicet a fait visiter Bigorbourg à Innocent en long et en large. Innocent a bien tout regardé avec beaucoup (beaucoup trop ?) d'intérêt.

Aujourd'hui, nos deux larrons vont faire un petit tour en forêt. Il y a encore du monde à présenter à Innocent.

Ils arrivent dans la clairière au milieu de laquelle se trouve le cercle des fées, lieu sacrée de ces demoiselles.

Innocent admire avec intérêt le beau cercle de champignons colorés qui délimite cet endroit magique. Il faut dire qu'en enfer les portes sont plutôt faites de braises ou de blocs de glace acérés.

Il commence à avancer avec l'intention bien arrêtée d'y mettre un pied, et même deux d'ailleurs.

Bien sûr Anicet, qui sait que les fées peuvent être un peu susceptibles (et ce n'est pas peu de le dire) lorsqu'on se risque en toute connaissance de cause sur leur territoire, s'avance dans l'intention de l'arrêter.

Mais avant même qu'il ne puisse faire un geste, un petit être bondit d'on ne sait trop où. Il faut bien le dire, il ressemble à un champignon, habillé de blanc avec un grand chapeau rouge à pois blancs.

"Halte là ! Vous n'avez pas le droit de passer, foi de Romphaire gardien du Cercle des fées !"

Innocent freiné dans son élan, dérape et s'étale, queue et ailes en vrac, inutile de dire qu'il n'est pas content de s'être fait surprendre notre diablotin. Il se relève près à en découdre, mais heureusement Anicet s'avance pour calmer le jeu.

"Bonjour Rond des fées"

"Pas Rond des fées, Romphaire, vous êtes sourds ?"

"Désolé Romphaire, je ne te connaissais pas. Tu fais quoi dans la vie ?" interroge l'indiscret Anicet, tandis qu'Innocent se remet debout et cherche à reprendre une contenance un peu mise à mal par son vol plané.

"Je fais quoi ? Mais je viens de vous le dire, vous êtes vraiment durs de la feuille ! Je suis le gardien du Cercle des fées, ça me paraît clair quand même !" trépigne le drôle de petit bonhomme qui vire à l'écarlate "J'en ai marre de ce manque de reconnaissance !"

"D'accord navré, j'ai été absent un moment et mon ami vient juste d'arriver"

"Ton ami ? Ce diablotin ?"

"Ouais, ça te pose un problème" réplique Innocent en bombant de torse.

Romphaire hausse les épaules "Après tout c'est votre affaire. La mienne c'est d'empêcher les intrus de piétiner le Cercle des fées"

"Et tu les as déjà vues danser ?" interrogent les deux amis avec curiosité.

"Uniquement lors des grandes fêtes, lorsqu'elles le font dans le cercle, c'est strictement interdit" réplique rapidement et fermement Romphaire atterré devant tant d'ignorance de la part de collègues du petit peuple.

"Ah bien, d'accord c'est compris. Bon on va te laisser à ton boulot, tu fais quoi au juste ?" demande Innocent, l'air de ne pas y toucher.

Tout content de voir que quelqu'un s'intéresse à son travail, Romphaire explique que pour la prochaine pleine lune qui verra justement le rassemblement des fées dans le cercle, il doit le préparer.

Il faut qu'il brosse et fasse reluire les champignons, qu'il redresse les herbes une par une et qu'il les coupe soigneusement toutes à la même hauteur. Il faut que ce soit douillet pour les pieds délicats des fées et agréable à regarder.

Pour rendre l'herbe plus verte et plus brillante, pendant toute la semaine il va l'arroser avec de l'eau de lune, devant l'air interrogateur de ses interlocuteurs, il explique qu'il s'agit de l'eau puisée dans le lac à l'endroit même où la lune se reflète.

Très fier, Romphaire continue son petit cours sur le jardinage magique, sans se rendre compte qu'il vient de http://comps.fotosearch.com/comp/UNN/UNN626/usines-champignon-plante_~u12585818.jpgfaire une très grosse bêtise en laissant échapper une information qu'il aurait mieux fait de taire, mais que voulez-vous il ne sait pas à qui il a affaire le pauvre.

Après cet agréable moment de conversation, Innocent et Anicet le remercient et s'éloignent en échangeant un coup d'œil qui en dit long, beaucoup trop long.

Mais chers lecteurs, pour la suite, il vous faudra attendre un peu !

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:55

Voilà ma nouvelle copie pour la récré de Madame Jill Bill qui nous a gâtés aujourd'hui, il faut bien le reconnaître !

Olive la dame de la rivière et Sylvère le protecteur des plantes sont inquiets.

L'été a été chaud. Olive se sent un peu à l'étroit dans sa rivière dont le débit est bien ralenti et les plantes choyées par Sylvère manquent cruellement d'eau.

Il est temps d'appeler à l'aide.

Par des moyens qui nous sont encore totalement inconnus, Olive demande du secours à une de ses cousines qui habite en Belgique*.

Et voilà qu'un beau matin, Pharaïlde débarque à Bigorbourg.

Pharaïlde est une belle jeune femme, aux yeux d'eau pure, à la chevelure d'un vert scintillant.

Après s'être enquise des problèmes rencontrés, Pharaïlde prend les choses en main.

Dès que la nuit est tombée, les papillanges répondant à la demande de Pharaïlde arrivent, nuée joyeusement pépiante, ils viennent tournoyer autour d'elle, l'effleurant de les ailes de soie. Tous portent un minuscule instrument de musique, certains que vous pourriez sûrement reconnaître et d'autres beaucoup plus étranges que je vous laisse imaginer (je ne vais quand même pas faire tout le boulot !).

Profitant d'un moment de calme de la petite foule radieuse, Pharaïlde se dépêche d'expliquer son plan pour sauver la flore et la faune tant terrestre qu'aquatique de Bigorbourg.

Les papillanges se mettent à en faire des loopings de bonheur.

Dans un sympathique remue-ménage la troupe se met en marche, suivie des yeux par Olive et Sylvère pleins d'impatience et d'espoir.

Pharaïlde et ses jeunes amis commencent à parcourir les rues de Bigorbourg.

Les papillanges se transforment en orchestre, la musique qui sort de leurs instruments est éthérée, elle évoque le doux ruissellement de l'eau, le clapotis de la pluie, la ruée cristalline des torrents, leurs voix pures et douces s'élèvent en accompagnement.

Les Bigorbourgeois en entendant cette mélodie sentent leur cœur battre à l'unisson et des larmes de bonheur leur montent aux yeux, au fond d'eux ils savent qu'un miracle est en marche.

Lorsque la musique bat son plein, Pharaïlde s'élance. Elle se met à danser, les voiles arc-en-ciel impalpables de sa robe scintillent, des vagues de couleur accompagnent chacun de ses pas légers, elle tournoie, saute, semble s'envoler et partout où ses pieds délicats se posent, une minuscule source jaillit faisant revivre les plantes et l'herbe, de ses doigts de légers nuages s'échappent allant réconforter la cime des arbres.

Ainsi toute la nuit, Pharaïlde et les papillanges parcourent les rues, les jardins et les bois de Bigorbourg.

En guise de final, ils se réunissent près de la berge de la rivière et dans un crescendo flamboyant, les voix, la musique et la danse abreuvent la demeure d'Ondine qui se dresse drapée de lumière liquide entourée des poissillons qui eux aussi se sentent revivre. Elle s'élance vers sa cousine et les deux créatures féériques se mettent à danser ensemble dans un déferlement de bonheur et de rires sous le regard émerveillé de Sylvère qui n'oubliera pas de sitôt ce spectacle magique.

Puis bien fatigué, tout ce petit monde va se reposer, tandis que les Bigorbourgeois ouvrent leurs fenêtres sur http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/images/2007/09/10/duncandancing2_2.jpgdes jardins ressourcés, plein de vigueur et d'éclat. Ils respirent à plein poumons les traces de féerie qui persistent encore dans l'air ambiant et se sentent eux aussi inondés de renouveau.

 

* Sainte Pharaïlde était belge. Parmi les miracles qui lui sont attribués il y a, notamment, le jaillissement d'une source (vous voyez d'où vient l'inspiration) et la transformation de pains en caillou (ce qui était un peu plus difficile à placer)

 

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:42

Dans la cour de récré de JB nous allons aujourd'hui accueillir Innocent.

 

Comme promis le Père Noël a ramené un Anicet assagi à Léonce. Wenefride sa petite amie l'a accueilli avec bonheur.

Léonce observe les amoureux mais ne peut s'empêcher de trouver qu'Anicet le Farfadet-génie a un air, comment dire ? Un air d'en avoir deux quoi !

Le Père Noël a assuré que ce petit fripon s'était vraiment amendé. Mais bon, Léonce a quand même des doutes, elle est sûre que ce cher vieux bonhomme est trop indulgent.

"Tu as l'air bien content de toi Anicet !"lui dit-elle un rien soupçonneuse "tout c'est bien passé chez les Noël ?"

"Mais oui, mais oui"répond Anicet, un rien désinvolte "je me suis même fait un super copain !"

A part elle Léonce ne peut s'empêcher de penser "Aïe, aïe, aïe"

Et elle fait bien car Anicet embraye un peu rapidement

"D'ailleurs, je me suis permis de l'inviter à venir s'installer à Bigorbourg" sans reprendre son souffle et surtout pour éviter que Léonce et Wenefride ne l'interrompent, il continue sur sa lancée "vous allez voir les filles, il est super cool, il n'a que de bonnes idées, c'est un vrai boute-en-train"

"Aïe, aïe, aïe"pensent en chœur Léonce et Wenefride. Il faut dire qu'elles le connaissent bien ce farfadet fantasque !

"Et il arrive quand ?"se renseigne Léonce

"Ben, euh en fait il est déjà là !"

"Comment ça déjà là, mais où ?"

"Il a voyagé dans ma bouteille"

Léonce jette un coup d'œil méfiant à la fameuse bouteille qui lui a valu "d'hériter" d'Anicet et de Wenefride.

"Il n'y a personne là-dedans !"

"Ben, euh, mon copain peut se rendre invisible"rétorque un brin penaud Anicet

"Ote moi d'un doute"rugit Léonce "le Père Noël est bien au courant du départ de ton ami ?"

Anicet pique du nez, se tortille dans tous les sens et finit par jeter un œil en coin à Léonce qui fulmine et à Wenefride qui tape du pied.

"Ben, euh, pas tout-à-fait. Mois on lui a laissé une lettre qu'il va sûrement trouver et puis t'en fais pas, promis on sera sages comme des images !"

"Aïe, aïe, aïe"repensent en chœur Léonce et Wenefride.

"Bon vas-y ! Pas la peine d'attendre plus longtemps, présente-le nous ton "super" copain"

Anicet s'approche de sa bouteille

"C'est bon ! Les filles sont d'accord, tu peux sortir !"

Les filles se regardent, plutôt que "d'accord" elles pensent que "mises devant le fait accompli" serait plus approprié !

La bouteille se met à clignoter ! Une vive lueur rouge l'embrase, de minis éclairs s'en échappe et, et …

Un tout petit bonhomme, habillé de rouge se tient debout, l'air timide, les yeux arrondis de candeur, les mains sagement croisées dans son dos, devant les deux demoiselles suspicieuses.

L'une se penche (la grande Léonce), l'autre s'approche (la petite Wenefride) pour observer de plus près le nouvel invité.

Toutes les deux sursautent en même temps et s'écrient à l'adresse d'Anicet qui, le nez en l'air, scrute avec beaucoup trop d'intérêt le plafond.

"Mais, il a des cornes ! Tu nous as ramené un diablotin ?"

Et en effet, deux adorables petites cornes bien blanches, bien astiquées, pointent hors de la chevelure brune et bouclée du nouveau venu.

"Ben, euh, en fait, euh, ben, ben oui c'est un diablotin"jette un Anicet embarrassé "mais attention c'est un diablotin gentil" assure-t-il

"Un diablotin gentil, on aura tout entendu"soupirent les filles.  Il n'en fera jamais d'autre l'ami Anicet !

"Vous allez retourner tous les deux chez le Père Noël, ça ne fait pas un pli ça !" fulmine Léonce, tandis que Wenefride grince des dents à l'idée d'être encore séparée de cet insupportable personnage qu'elle aime de tout son cœur.

"Mais non, mais non, je vous assure, il est très gentil !"

Une petite voix chantante s'élève au milieu du chaos ambiant.

"C'est vrai, je vous assure. Je suis un diablotin, mais un diablotin gentil. Je me présente, je m'appelle Innocent et j'en avais assez de faire de vilaines choses. Alors j'ai demandé à faire un stage chez le Père Noël. D'ailleurs, pour tout vous dire, ils étaient drôlement contents de se débarrasser de moi en bas. Ils n'aiment pas les diablotins gentils"

"Alors pourquoi as-tu joué les passagers clandestins si tu es si gentil ?" rétorque Léonce.

"Je ne voulais pas que Mère et Père Noël pleurent en me voyant partir. Je sais ce n'est pas très courageux, mais j'ai horreur des adieux" affirme Innocent en levant vers elle, de grands yeux limpides et parfaitement sereins "Promis, juré, je ne vous causerait aucun ennui".

"On y croit oui !"maugréent Léonce et Wenefride dans leur barbe.

Mais bon c'est la période de Noël, alors elles acceptent de lui accorder le bénéfice du doute, charge à Anicet de surveiller son ami.

Anicet attrape Innocent par le bras pour l'emmener visiter Bigorbourg.

Lorsqu'ils se tournent, Léonce et Wenefride peuvent admirer la mignonne petite queue et les charmantes ailes noires d'Innocent, qui en partant leur jette, par-dessus l'épaule, un regard malicieux, beaucoup trop malicieux à leur goût. Elles se regardent en soupirant, il y a de fortes chances que la vie à Bigorbourg se pimente dans les temps à venir !

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 00:22

Petit tour dans la cour de récréation de Jill Bill pour Olympe

Olympe a de très beaux yeux ! Jaunes.

Olympe est souple, très souple ! Elle peut regarder dans son dos.

Olympe a des plumes magnifiques.

Olympe est une chouette, mais pas n'importe quelle chouette.

Remontons un peu dans le temps.

La Grèce, un certain mont Olympe, une déesse Athéna et son animal favori, une chouette.

Cette chouette est l'ancêtre de notre Olympe.

Lorsque les dieux grecs commencèrent à décliner, à devenir mythologie, Athéna décida qu'il était temps pour son amie d'aller vivre sa vie. Elle libéra donc Sagesse qui un peu déboussolée après tant de temps passé au sommet de sa montagne eut un peu de mal à se faire à la vie "civile".

Mais comme c'était une fort belle chouette, elle trouva vite un compagnon, et même plusieurs car elle était dotée d'une longévité étonnante mais guère surprenante vu son lieu de naissance.

Elle mit donc au monde de beaux œufs qui devinrent de magnifiques oiseaux. Si les poussins mâles étaient superbes, ils étaient aussi parfaitement normaux pour le reste.

Mais les filles, elles, bénéficièrent des bienfaits légués à Sagesse par la déesse.

La longévité bien sûr, mais également un don plus particulier dont je vous parlerai plus tard.

Au gré des vents et des migrations, les filles et petites-filles de Sagesse migrèrent dans toutes les directions.

L'une d'elles, oui voilà, c'est cela même, Olympe arriva ainsi un beau jour à Bigorbourg.

Et voyez comme les choses sont bien faites, elle arriva en même temps que le Bigorneau magique.

Elle s'installa dans la forêt et commença à observer de plus près la population qu'elle avait décidé de prendre sous son aile.

Qu'allait-elle pouvoir faire pour qu'ils profitent de son don ?

A l'époque, les femmes mettaient leurs enfants au monde chez elles, aidées par leurs voisines, leurs mères ou la sage-femme du village.

Or, un jour, à la naissance d'un enfant (pour tout dire le premier de Blaise) la mère fatiguée s'endormit, Blaise tout heureux alla annoncer la bonne nouvelle à tout le village, laissant la porte entrouverte.

Olympe, fort étonnée par cette agitation qu'elle avait par ailleurs déjà remarquée, voulut savoir ce qui la causait.

Elle se glissa donc dans la petite chaumière et découvrit dans le berceau tendrement sculpté par notre maladroit de Blaise, une drôle de petite créature d'un rose vif et qui piaulait bizarrement.

Elle s'approcha de plus près, ses grands yeux détaillant le poupon qui se tut et rendit son regard à l'animal (regard un peu flou il faut le reconnaître) avec un petit gargouillis fort amusant.

La chouette sentit une chose étrange fleurir dans son cœur, une tendresse toute particulière pour ce petit être si chétif.

Entre-temps la mère s'était réveillée et morte de peur, elle se demandait comment éloigner ce grand oiseau qui semblait menacer son enfant.

Elle émit un gémissement, la tête d'Olympe se tourna vers elle et les grands yeux jaunes se plantèrent dans ceux effrayés de la mère. Aussitôt un courant de confiance passa entre elles.

La jeune maman se mit à observer la scène, toute appréhension disparue.

Olympe se pencha, effleura du bec l'enfantelet, une lumière d'argent les enveloppa et un mot se mit à tourner dans la tête de la mère "sagesse".

Puis l'oiseau s'envola laissant derrière elle une mère éblouie et un enfant pourvu d'un don précieux.

A cette époque, le merveilleux était encore bien présent dans les esprits et la maman conseilla aux nouvelles mères de laisser leur porte ouverte à chaque naissance. Celles qui le firent découvrir que leurs bambins développaient des facultés fascinantes.

De nos jours, la tradition perdure à Bigorbourg. Lorsque les bébés reviennent de la maternité, leurs parents laissent une fenêtre ouverte la première nuit et attendent qu'un mot résonne dans leur tête et qu'une lumière d'argent accompagnée d'un gazouillis ravi se répande dans la maison avant de se lever pour refermer la fenêtre derrière la silhouette d'un bel oiseau porté par les ailes de vent. Olympe, sa mission remplie, rentre se reposer dans son nid.

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 00:21

Aujourd’hui pour notre chère maîtresse Jill Bill, intéressons nous à Gaston. Bon en préambule, pas facile mine de rien Gaston, il y a déjà du monde sur les rangs, celui avec son téléphone et mon « idole » LE Gaston de Franquin. Alors ma foi, il m’a paru intéressant d’inviter son cousin, Gaston bis à Bigorbourg.

Gaston, mon Gaston à moi, habite à Bigorbourg.

Comme le Grand Gaston (le seul, l’unique), c’est un grand inventeur.

Pas de ceinture de sécurité élastique, pas de classement par cactus interposé, pas de gaffophone (encore que ça il pourrait), pas de café passant par le chauffage central, pas de petits chaussons pour chats, pas d’épouvantail électrique (vous vous doutez bien qu’à Bigorbourg les oiseaux sont les bienvenus), enfin bon n’hésitez pas en cette période morose à prendre un bon bain de Gaston pour vous remettre tout ça en mémoire.

Non le Gaston Bigorbourgeois est l’inventeur de l’eau tiède !

De l’eau tiède ? Je vous entends qui vous esclaffez « eh bien, il n’est pas vraiment doué ».

Alors là, je m’inscris en faux ! Je suis profondément désolée de vous contrarier, mais c’est DROLEMENT difficile de régler très exactement la quantité idéale d’eau chaude à mélanger à l’eau froide pour obtenir une bonne eau tiède comme il faut.

Une bonne eau tiède qui vous réchauffera juste ce qu’il faut sous votre douche sans vous transformer en homard au court-bouillon.

Une bonne eau tiède qui vous rafraîchira juste ce qu’il faut après une journée de canicule sans vous transformer en gelée tremblotante de froid.

Et puis, n’oubliez pas que votre eau tiède, vous la partagez. Mais oui, vous la partagez avec votre conjoint ou vos enfants. Et l’espèce humaine étant ce qu’elle est, l’eau tiède n’est pas tiède à la même température pour tout le monde. Ah, ah, vous n’y aviez pas pensé à celle-là ? Alors le mitigeur qui vous donne votre eau tiède se retrouve pernicieusement déplacé du côté un peu plus froid après le passage de votre homme (c’est connu, les hommes ont toujours trop chaud) et si vous passez après votre ado vous pouvez être assurée de vous faire cramer (c’est connu aussi, l’ado n’a jamais assez chaud), et puis il faut batailler aussi avec les robinets pour qu’ils mélangent correctement.

Donc, c’est là qu’intervient mon Gaston d’inventeur. Il a mis au point un gadget très pratique qu’il vient très gentiment insérer dans vos robinets (attention, vous êtes priés de ne pas essayer de regarder ce qu’il fait, c’est un inventeur il ne faut pas l’oublier alors attention à la propriété intellectuelle et au brevet). Avant l’insertion de ce gadget, il demandera à tous les membres de la famille de régler eux-mêmes LEUR température d’eau de prédilection, ensuite après de savantes manipulations, le petit engin est mis en place !

Et là, à votre grand bonheur lorsque vous ouvrez votre robinet l’eau coule tiède comme vous aimez, vous n’entendez plus personne ronchonner comme quoi « ça y est il y en a encore un qui a bricolé le robinet ».

Bref, grâce à Gaston, l’inventeur de l’eau tiède, c’est la paix assurée dans les familles. Un bienfaiteur de l’humanité qui mériterait bien un petit prix Nobel non ?

Sinon, pour se détendre Gaston met au point d’autres petits bricoles, comme une machine à remonter le temps http://idd.lasource.free.fr/2006idd4eme1/mathilde%20alice%20IDD/BD/BDalice/me%20amor.jpgqui fonctionne aux petits oignons, mais Gaston estime que les hommes ont fait suffisamment de bêtises comme ça et qu’il vaut mieux ne pas essayer de réparer certaines gaffes aux risques de faire empirer les choses et que, ma foi, autant laisser à nos descendants le libre choix des âneries qu’ils pourront faire de leur côté. Gaston l’inventeur est aussi un philosophe !

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 00:25

Pour M'dame Jill Bill voilà aujourd'hui Alida

 

En cette période de fête, il faut que je vous présente une Bigorbourgeoise qui n'a pas le temps de chômer !

Alida est la coiffeuse du village et inutile de vous dire qu'en ce moment tout le monde voulant être à son avantage, il y a foule chez elle.

Alida coiffe indifféremment dames, messieurs et enfants. Il faut dire qu'elle a le chic pour trouver "la" coiffure qui va vous avantager même si parfois, il faut bien le reconnaître, elle fait un peu peur en maniant les ciseaux et le rasoir avec célérité, va-t-elle vous laisser quelques poils sur le crâne ? Mais, il faut bien le dire à chaque fois c'est une réussite.

Avec elle, les cheveux frisottés s'assagissent, les cheveux raides prennent aimablement la pose souhaité, l'épi rebelle pour lui faire plaisir se remet dans le rang, la couleur que l'on a toujours désirée nait au bout de ses doigts. Grâce à  ses shampoings et ses lotions elle fait des miracles pour redonner vivacité et brillant aux cheveux souvent malmenés.

Le moment passé chez elle est pour tous un plaisir. Le fauteuil dans lequel elle vous installe pour vous laver les cheveux s'adapte parfaitement à votre dos, votre cou n'est jamais malmené et c'est un vrai massage du cuir chevelu qu'elle vous offre, délicieusement relaxant, et en plus tout sent merveilleusement bon !  

Même les enfants qui, généralement, rechignent à passer chez le coiffeur viennent chez Alida avec plaisir. Il faut dire qu'elle a de délicieux bonbons en réserve et tout en les coiffant elle leur raconte des histoires merveilleuses.

Bref, le salon de coiffure est un vrai salon de détente.

Comment fait-elle pour que personne n'ait l'impression d'attendre ? Ca mystère ! Il semblerait que le temps s'écoule un peu différemment dans ce petit coin douillet.

Et bien sûr Alida a son petit secret. Lorsque le salon ferme pour les humains, elle reçoit le petit peuple. Il ne faut pas croire mais lutins, farfadets, fées sont aussi très coquets et aiment à se faire beaux et belles.

Et bien que les fêtes des humains ne les concernent guère, la période de Noël les amusent beaucoup avec toutes ses illuminations, en plus lorsqu'ils se promènent en ville personne n'est étonné, il semble parfaitement normal que le peuple de Faërie vienne en visite.

Pour eux Alida sort le grand jeu, les coiffures qu'elle élabore sont bien sûr féériques, normal lorsque les http://media04-ak.vivastreet.com/classifieds/30/1/29023811/large/1.jpg?dt=dc08a7b98ab3dcd49783df06a32fa4e2cheveux sur lesquels on travaille sont de soie, d'or, d'argent et pour parachever le tout, Gébétrude et Hyacinthe se font un plaisir de prêter leurs créations pour parachever les chef-d'œuvre d'Alida.

Quant à Alida elle-même personne ne sait qui est son coiffeur personnel, mais à n'en pas douter c'est un artiste !

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 10:03

Merci à Oncle Dan qui a bien voulu me confier cette photo qui va très bien pour mon Félix (même si son nez est rose)

chat neige

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 00:35

Merci à Francine pour ce dessin. Cette fois, l’exercice était inversé, à moi d’écrire sur ce très joli dessin (avec quelques propositions de notre dessinatrice que je vais essayer de respecter, enfin si Liroli veut bien)

Journée spéciale ce matin à l’école de Bigorbourg. En effet, nous n’avons pas encore eu l’occasion d’aller y faire un tour c’est donc l’occasion de faire connaissance avec une nouvelle élève.

En ce qui concerne l’institutrice nous en saurons sûrement plus sur elle une autre fois.

Donc, l’institutrice entre dans la salle de classe en tenant par la main une petite fille qui semble toute intimidée. On ne voit pas bien son visage caché par les longs cheveux noirs et raides qui le masque.

L’institutrice caresse doucement la chevelure de jais et s’adresse à ses jeunes élèves.

« Bonjour à tous, je vous présente 阅读"  

Ahurissement des élèves, mais qu’est ce que la maîtresse a dit ? C’est quoi ce drôle de mot qu’elle a prononcé ?

La jeune femme sourit et amusée recommence

« Je vous présente 阅读"

Devant les bouches bées de ses jeunes élèves, elle s’accroupit à côté de la fillette cramponnée à son petit sac de classe, lui tend une craie et lui demande d’une voix douce d’écrire son prénom.

La fillette relève la tête et ses nouveaux camarades la regardent avec admiration, un visage fin de poupée, un teint velouté d’une couleur qu’ils n’ont encore jamais vu ailleurs qu’à la télévision, une bouche crispée sur un sourire un peu contraint, le tout éclairé par deux magnifiques yeux noirs en amande.

« 阅读 est chinoise, elle vient vivre parmi nous avec ses parents et son petit frère, elle commence tout juste à parler français aussi je compte sur vous pour l’aider du mieux que vous pourrez. Vas-y ma chérie, écris ton nom »

La fillette s’approche à pas menus du tableau noir et trace d’étranges signes 阅读  閱讀

Les questions se mettent à fuser

« C’est son prénom ? »

« Ce ne sont pas des lettres, ce sont des dessins »

« Comment on prononce un dessin ? »

« Ca ressemble à un chat »

« Non regarde, moi je vois des petits bonhommes »

« Ce n’est pas plutôt une girafe là ? »

« Ou un éléphant regarde mieux »

L’institutrice a bien du mal à rétablir l’ordre.

« C’est le nom et le prénom de votre nouvelle amie, elle les a écrits dans la langue de son pays et de deux manières, une simple et une compliquée. 阅读 aime beaucoup la lecture m’a dit sa maman, il faut maintenant lui apprendre à appeler les choses par leur nom en français »

La petite fille s’avance vers Aubain (oui celui de l'Hydropotame) et lui tend son livre, il s’agit d’un étrange abécédaire rempli des mêmes drôles de signes.

Aubain en désigne un et dit « Chat », puis il se désigne et dit « Aubain »

La fillette lui adresse un sourire éblouissant qui finit de séduire Aubain et elle prononce d’une délicate voix de flute : « Liroli »

Et toute la classe reprend en chœur et en riant « Bonjour Liroli »

A noter que les signes que Francine propose pour le prénom de notre nouvelle Bigorbourgeoise veulent dire « Lecture » ce qui, en ce qui me concerne est mon deuxième prénom. Et si vous les regardez de près vous verrez que mes petits élèves n’ont pas tort en y voyant tout un monde.

liroli

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 00:09

Nouveau prénom pour notre amie JB et sa cour de récré.

Félix est un chat, forcément avec un prénom pareil, il ne peut être qu’un chat.

C’est un chat blanc ! Mais blanc de blanc avec juste le museau noir. Bon c’est vrai ce n’est pas banal, généralement les chats blancs ont le museau rose.

C’est un chat blanc avec une grande écharpe. Là c’est sûr, c’est un peu spécial aussi.

Sa belle et grande écharpe est pleine de petites poches, là vous vous demandez ce qu’un chat peut bien faire d’une pareille écharpe (et même d’une écharpe tout court d’ailleurs !).

Rien que de très normal tout ça je vous assure.

Félix est un bonchat de neige.

Oui, comme le bonhomme, mais en forme de chat.

Son museau est un morceau de charbon pieusement conservé pour lui, parce que le charbon à notre époque ce n’est pas trop facile à trouver. Pas de pipe pour lui, mauvais pour la santé et pas de balai non plus trop encombrant pour son travail.

Parce que oui, Félix a un travail et même un travail très important.

Dans un premier temps, c’est lui qui abrite dans ses grandes poches douillettes tous les petits papillanges du bois de Bigorbourg.

Lorsqu’ils ont bien joué, ils filent retrouver leur ami pour lui raconter les péripéties de la journée. Ensuite tout ce petit monde s’endort pour une sieste réparatrice. Il faut qu’ils soient en forme pour le vrai travail qui commence à la nuit.

En effet, dès que la nuit est arrivée sur ses pattes de velours, Félix et ses petits amis quittent leur petit coin de forêt et s’aventurent dans les rues de Bigorbourg, puis dès qu’ils sont certains que tout le monde est bien endormi, ils entrent subrepticement dans les maisons (les bigorbourgeois vivent dans un petit coin qui permet encore de ne pas fermer sa porte à clé) et vont directement auprès du sapin de Noël et là, ils s’ingénient à rendre les boules encore plus brillantes, les guirlandes plus scintillantes, les papillanges le saupoudrent de poussière de fée aux couleurs de l’arc en ciel et Félix finit en déposant de superbes flocons de neige étincelants.

Puis, ils passent à la maison suivante et vite, vite à l’aube ils retournent se reposer un peu avant que les papillanges retournent à leurs amusements.

Les bigorbourgeois qui ont reçu leur visite s’émerveillent toujours le lendemain matin de trouver leur sapin encore plus beau que la veille, même si parfois ils se posent des questions sur les traces d’eau qui luisent sous les branches.

Mais, là je sens que vous vous posez une question, une question qui vous emplit de mélancolie. Que devient http://www.geluck.com/dpics/gal_pics/15/thumb/CHAT-EN-BONHOMME-DE-NEIGE-1.jpgFélix lorsque l’hiver se termine ? Non ne craignez rien il ne se transforme pas en flaque d’eau comme le bonhomme de neige de Prévert. Il retourne tranquillement chez Faustine, la dame nature de Bigorbourg qui lui réserve un congélateur bien confortable et frais dans lequel il va se reposer en attendant l’hiver prochain. D’ailleurs, le charbon de son museau c’est elle qui le lui a offert le jour où elle l’a modelé. L’écharpe, ah l’écharpe, ce sera sûrement une autre histoire !

Merci à New Dawn qui proposait dans un commentaire de demander aux papillanges d'aller décorer les sapins de Noël, c'est chose faite. J'aime bien quand vous me donnez un petit coup de pouce comme ça

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 00:21

Francine de l'Arbre à mots a proposé pour cette semaine un de mes mots. Je l'en remercie. Ce mot je l'ai inventé en allant faire un tour chez Mamychachat autrement dit chez Annick et Pépita où j'ai trouvé ce superbe dessin (qu'elle me permet d'utiliser). Quant à l'histoire elle-même (j'avais déjà une petite idée sur ce que seraient mes papillanges) elle m'a été en partie inspirée par une des photos de ce très bel article de Moune. Bon maintenant, ma petite histoire.

Nous voilà de retour à Bigorbourg. Au milieu de la forêt qui l'entoure il y a une petite mare et cet hiver comme il fait bien froid, elle a gelé.

Malgré le froid, des rires d'enfants retentissent sous les arbres dépouillés. Ce sont des petits rires, tout en cristal. Ils rebondissent et leurs échos donnent envie de sourire.

Approchons nous doucement de la mare pour voir qui s'amuse ainsi !

Chut, ne faîtes pas de bruit ces petits êtres sont très timides, ils n'aiment pas trop être vus par les grandes personnes que vous sommes, ils se montrent plus volontiers aux enfants et aux animaux.

Cachons nous derrière ce gros arbre et jetons un coup d'œil.

Ils sont là,  voilà je vous présente les papillanges.

Ils ne mesurent pas plus d'une dizaine de centimètres, ces chérubins au visage angélique. Leurs yeux lumineux s'éclairent de bleu, de vert, de topaze. Leurs boucles sont rousses, blondes, ébène. Un petit nez mutin, un grand sourire heureux. Ces minuscules enfants s'amusent à glisser sur la mare. Enroulés dans des duvets de pissenlits bien chauds, ils s'élancent sur la glace, les pieds chaussés de patins à glace au bout retroussé. Ils glissent, ils tournoient. Lorsqu’il leur arrive de tomber c’est avec légèreté et force rires.

Ils sont enfants de toutes les saisons, là nous venons de les surprendre en hiver, mais si vous regardez bien vous les découvrirez aussi en train de jouer avec les animaux nouveaux-nés, sauter dans les feuilles mortes ou simplement se dorer au soleil.

Mais là, pour le moment, ils sont fatigués de leurs jeux alors, comme un petit miracle, de la toison de pissenlit jaillissent deux ailes de papillon merveilleusement diaprées, presque transparentes, elles paraissent douces et fluides comme de la soie. Et lorsque les papillanges s’envolent c’est un chatoiement de couleurs vives qui les accompagne, éclaboussant le blanc de la neige et le noir des arbres d’un arc-en-ciel de magie.

Où s’envolent-ils ces petits marmousets ? Ils vont rejoindre un ami qui leur offre l’hospitalité. Quel ami ? Ah, ça c’est une autre histoire !

Papillange

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