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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 00:12

FF et son arbre nous proposent cet étrange mot.

Léocadie de Bigorbourg est catastrophée.

Depuis quelques jours les bonzaïs dont elle s’occupe avec amour semblent dépérir.

Elle a beau faire, leur parler, chanter, les arroser, les débarrasser de leurs feuilles mortes, aérer la terre, rien n’y fait, les pauvres ont les branches en berne, ils sont ternes et fatigués.

Notre petite amie s’interroge et ne sait plus à quel saint se vouer. Même Sylvère, son maître d’apprentissage ne comprend rien à ce qui se passe.

Désespérée la pauvre Léocadie s’installe au pied du saule pleureur qui paraît le plus atteint pour le veiller. Cachée sous les branches, elle caresse doucement des branches, étreint son tronc, essaye de lui insuffler un peu de la vie qu’elle sent partir. Mais rien ne semble se passer.

Morte de fatigue, elle finit par s’écrouler et s’endormir au pied de son ami malade.

Mais voilà que pendant la nuit, de petits bruits bizarres la réveillent.

Il s’agit de crépitements, de ricanements, de grignotements, des bruits très désagréables il faut bien le dire.

Léocadie sort de sa poche une minuscule bougie, l’allume et là ! Horreur ! La lumière vacillante de la flamme d’horribles petites bestioles d’un jaune-vert répugnant, luminescentes, pourvues d’une multitude de pattes griffues et qui plongent des trompes avides dans le tronc du pauvre saule qui semble se tordre de douleur.

Ces ignobles mini-monstres sortis de nulle part se gavent de sève, saignant à blanc le pauvre bonzaï sans défense.

Et en plus, ces ignominies fredonnent une petite chanson bien énervante d’une voix de fausset qui fait grincer des dents

« Nous sommes les épouvaffreux

Rien ne nous réussit mieux

Que le sang des arbreux** »

Léocadie se lance à l’attaque, elle assène des claques, flanque des coups de pieds, essaye d’arracher les bestioles avides du tronc de son ami, mais rien à faire !

Les épouvaffreux rigolent, se gondolent, la narguent !

« Nous sommes les épouvaffreux

Rien ne nous réussit mieux

Que le sang des arbreux »

La pauvre Léocadie en pleurs voit venir le matin et les épouvaffreux disparaissent sur un dernier rire et la http://img6.xooimage.com/files/1/5/f/eel3camcr6jmcadqe...8caij2g9n-356af5.jpgpromesse de revenir la nuit prochaine.

Léocadie va-t-elle trouver un moyen pour se débarrasser des épouvaffreux ? La suite au prochain numéro !


** Je sais ça ne s’écrit pas vraiment comme ça, mais il fallait bien une rime !

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 00:36

Et voici l'histoire du prénom de la semaine de la Cour de Récré de Jill Bill

Bienvenue à Bigorbourg. Aujourd'hui je vais vous conter l'histoire de Léocadie telle qu'elle m'a été racontée.

Vivait à Bigorbourg un charmant couple qui souhaitait de tout son cœur avoir un enfant, hélas leur attente avait été déçue à de nombreuses reprises.

En désespoir de cause Léonie décida d'aller demander l'aide des fées qui vivent dans la forêt environnant le bourg.

Elle alla directement à un cercle de fées qu'elle connaissait depuis l'enfance et là, elle fit le souhait d'avoir enfin un enfant et ajouta, bêtement il faut le reconnaître, que même un tout petit enfant lui conviendrait (ça vous rappelle peut-être bien quelque chose ce souhait, oui il a déjà été formulé dans un conte d'Andersen). Bêtement disais-je parce que les fées sont charmantes mais parfois elles ont un peu trop tendance à prendre les souhaits au pied de la lettre.

Une petite fée qui passait par là entendit le vœu de Léonie et en référa à sa hiérarchie. Il fut décidé d'accéder au vœu de la brave femme qui avait toujours eu beaucoup de respect pour le petit peuple.

Une formule magique fit apparaître un adorable bébé. Restait maintenant à le "livrer". La reine des fées contacta donc un cygne qui accepta bien volontiers cette mission.

Ce jour de printemps, il faisait doux, Léonie avait laissé la fenêtre ouverte et lisait tranquillement installée dans son fauteuil quand, brusquement, un bruit bizarre lui fit lever les yeux et elle eut la surprise de voir voleter de-ci, de-là, un curieux insecte tout blanc pourvu d'un bec dans lequel il semblait transporter un tout petit paquet. Après quelques hésitations, l'animal se posa au pied d'un bonzaï amoureusement entretenue par Léonie, déposa le paquet et s'en fut.

Un tout petit cri sortit du colis, Léonie se précipita et ayant écarté le linge qui la protégeait elle découvrit une adorable petite fille qui lui souriait.

L'enfant qu'elle avait tant souhaité était enfin là, bon bien sûr, petite, bien, bien petite. Mais son amour pour elle était déjà bien, bien grand !

Elle appela son époux qui s'extasia lui aussi sur l'adorable petit bout qui babillait au creux de sa main.

Pour les débuts dans la vie de notre petite demoiselle, veuillez vous reporter au conte "Poucette" d'Andersen.

Une petite précision toutefois, à Bigorbourg, pas de crapaud ou de taupe morts d'amour, ils savent parfaitement qui leur convient et n'essayent pas de kidnapper de minuscules fillettes.

Bref, l'enfant tant attendu bénéficia de la meilleure éducation possible, elle put même aller à l'école, l'institutrice de Bigorbourg ayant accepté de lui installer un petit pupitre sur son bureau et ses camarades de classe se montrèrent fort gentils avec elle, il faut dire qu'elle avait un sourire irrésistible.

Seulement voilà en grandissant, la jeune fille commença à se poser des questions. Qu'allait-elle faire de sa vie ? Quel métier exercer quand on est si minuscule ? Très souvent ses parents la surprenaient se morfondant au pied du bonzaï qui avait été le premier à l'accueillir dans ce chaleureux foyer, d'ailleurs c'était elle qui s'occupait de lui avec beaucoup d'attention.

Vous vous doutez bien qu'à Bigorbourg lorsque quelque chose tracasse un habitant, bien vite tous les autres sont au courant.

Et un beau matin, Sylvère le fleuriste frappa à la porte. Il s'entretint longuement avec la petite famille et une solution fut trouvée !

Laquelle vous interrogez-vous ? Eh bien notre jeune amie entra en apprentissage auprès de Sylvère et bientôt elle fut très demandée pour s'occuper des bonsaïs de la ville, sa petite taille lui permettait d'entretenir ces arbres hors du commun avec un soin tout particulier.

Comment se déplaçait-elle ? Les fées fort satisfaites de leur pupille lui avait délégué pour ses déplacements un petit cygne lui aussi terriblement désirée par une dame cygne qui avait fait le même vœu que Léonie, comme quoi les animaux peuvent aussi manquer de jugeote.

Maintenant je vois bien que vous vous demandez pourquoi je n'ai pas encore donné son prénom à notre jeune http://www.autrementlejapon.com/Image/bonsai.jpg fille. Elle s'appelle bien sûr Léocadie et pourquoi ? Il fallait bien que je le place ce jeu de mots très approximatif. Parce Léonie sa maman, détestant son prénom préférait se faire appeler Léo et comme il lui arrivait d'être parfois un peu directive, les gens avait l'habitude de dire il y a "Léo qu'a dit" oui, c'est très mauvais, j'en conviens !

Un merci tout particulier à Guy de Bruges qui m'avait suggéré cet amusant métier lors d'une petite devinette que j'avais posée ici.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 00:28

Pour l'arbre à mots, un couple étonnant.

Je vous entraîne encore à Bigorbourg pour faire la connaissance de Scarabine et Paraboum.

Pour cela il faut aller faire un petit tour du côté du beffroi, un vieil édifice où il faut faire attention où on met les pieds. Mais nous n’allons pas parler de lui aujourd’hui.

Scarabine et Paraboum habitent à mi-chemin. Pour tout dire, ils sont les personnages du Jacquemart de Bigorbourg. Ils sont censés compter les heures, mais cette fonction ne leur convient plus.

Un jour, ils aperçurent une petite fille qui venait de recevoir en cadeau une curieuse petite maisonnette. De celle-ci sortait une petite bonne femme avec son panier quand le temps était beau et un drôle de petit bonhomme portant parapluie quand le temps était à la pluie.

Depuis ce jour Scarabine et Paraboum décidèrent de ne plus indiquer aux Bigorbourgeois l’heure qu’il est, ils en laissèrent le soin à Gudule, Gudulette et Guduline, les cloches de l’église. Eux, ils se mirent à donner le temps qu’il allait faire. Drôlement pratique quand même non ?

Donc quand il va faire beau Scarabine vient frapper sa cloche et quand il va faire mauvais, c’est Paraboum qui sort.

Mais me direz-vous, si, si, vous allez me le dire ! Pourquoi ces noms étranges ?

Eh bien, c’est simple. A l’origine, il n’y avait que Scara et Para (ah non ne me demandez pas d’où sortent ces nomshttp://fr.academic.ru/pictures/frwiki/49/180px-JacquemartCollegialeSaintPierreLouvain.JPG bizarres, il ne faut pas exagérer quand même). Bref, lorsque les Bigorbourgeois s’aperçurent que leur Jacquemart avait changé de fonction, ils purent dire en temps d’orage que quand « Para fait Boum, Scara s’débine », ce qui en au fil du temps c’est contracté en Scarabine et Paraboum, Limpide non ?

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 00:27

Pour la petite Récré de JB, voilà l'ami Philibert

Non Philibert n’est pas le cancre décrit par l’ami Jacques Bodoin (là bien sûr comme d’habitude je parle d’un temps que les moins de vingt ans, etc, etc).

Philibert est le fils de Bertille et Fulbert, l’ami du loup Pacôme, eh oui, ça y est ce petiot a enfin choisi son prénom ! Je vous l’ai déjà dit, moi je laisse les prénoms choisir leurs personnages ! Ou est-ce le contraire ?

Bref, Philibert entre cette année à l’école.

Manifestement, ce fait ne le perturbe pas trop, mais il a du mal à comprendre pourquoi il ne peut pas emmener son doudou préféré à l’école, à savoir Pacôme.

Ses parents ont beau lui expliquer que les doudous généralement n’ont pas de grandes dents et ne marchent pas tout seuls. Philibert n’en démord pas, IL VEUT PACOME !

D’accord, l’école, il paraît que c’est sympa, qu’on y rencontre des amis, qu’on y joue, qu’éventuellement qu’on y apprend « des choses », quelles choses ? Ca c’est encore un vaste mystère à percer ! Tout ça lui paraît très bien à Philibert, un programme sympa en somme.

Donc, ce n’est pas qu’il refuse d’aller à l’école Philibert, mais il ne veut pas y aller sans Pacôme. Ses parents, ses grands-parents, oncles et tantes ont beau lui proposer une montagne de doudous allant de la couverture, du mouchoir, au lapin, en passant par divers chats, chiens, marmottes, voire même un serpent et un marsupillami, rien à faire !

Philibert n’est pas pour rien le fils de ses parents, il est têtu !

Donc à quelques jours de la rentrée, c’est le statu quo. Chacun campe sur ses positions. Pas de Pacôme pour Bertille et Fulbert, pas de rentrée sans Pacôme pour Philibert !

Bref, la situation est bloquée, le conflit en passe d’évoluer vers l’épreuve de force.

Au milieu de tout ça, le principal intéressé, à savoir Pacôme, se sent comme un chien dans un jeu de quilles. Lui, il n’a rien contre l’école non plus, mais il se doute bien que certains deux pattes ne seraient pas trop d’accord, à commencer par les institutrices qui feraient tout un pataquès sur l’hygiène !

Mais, voilà ! Heureusement, nous sommes à Bigorbourg ! Et à Bigorbourg rien d’impossible !

La veille du grand jour, un Philibert boudeur (mais déterminé à faire un esclandre si besoin est le lendemain) va se coucher après un gros câlin avec son copain.

Pendant la nuit, notre petit Philibert se met à rêver. Il rêve d’une formule magique, une formule magique qui peut tout transformer en doudous si on en a vraiment, mais alors vraiment, vraiment envie !

Au petit matin, encore en pyjama, Philibert se rue vers la tanière de son Pacôme. Il regarde le grand animal dans les yeux, se penche sur l’oreille velue et lui murmure quelques mots mystérieux à l’oreille (non je ne vous dirais pas lesquels, vous seriez capables de tout transformer en doudous, il faut être raisonnable quand même).

Aussitôt un drôle d’air de musique retentit, un nuage semble entourer Pacôme qui fait un clin d’œil à son jeune protégé (oui, à Bigorbourg, rien n’empêche les loups de faire des clins d’œil) et il se met à rétrécir, à rétrécir, son poil se fait tout doux, son corps tout moelleux.

Très fier de lui, Philibert rentre à la maison avec Pacôme le doudou sous le bras. Ses parents sont fort étonnés de voir cette peluche débarquer, ils ne se souviennent pas l’avoir vu dans le monceau de bestioles offertes à leur fils, mais en bons Bigorbourgeois, ils évitent de se poser des questions trop longtemps, d’autant que Philibert semble maintenant très pressé de partir à l’école.

Le soir en rentrant, avant même de raconter quoique ce soit à ses parents émus d’avoir maintenant un « grand » garçon, Philibert file dans le jardin, pose son doudou par terre, lui susurre la même formule que le matin, et le vrai Pacôme en chair, os et dents réapparait, s’étire de bien-être, pas facile de rester immobile toute la journée, mais que voulez-vous, que ne ferait-on pas pour l’amour d’un petit garçon !

Et c’est ainsi que tous les jours de classe, un doudou loup accompagne un Philibert rayonnant à l’école.http://www.natiloo.com/images/wwf_peluche-loup.jpg

Vous vous demandez qui a bien pu glisser la formule magique dans l’oreille de Philibert, et bien figurez vous que je m’interroge aussi, parce que quand j’ai commencé à écrire l’histoire de Philibert eh bien ce n’était pas du tout celle-ci que j’avais en tête !

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 00:17

Francine du Balisier de couleurs et gestionnaire émérite de l'Arbre à mots m'a très gentiment envoyé un dessin d'hydropotame.

J'ai réussi tant bien que mal à le coloriser.

C'est avec plaisir que je vous présente le nouvel habitant de Bigorbourg qui a l'amabilité de faire le lien entre l'Arbre à Mots et la Cour de Récré de JB.

Notre hydropotame, répondant au doux nom de Potame, adopté en premier lieu par Aubain et Olive est devenu l'attraction de Bigorbourg. Bien que de bois car descendu d'un manège, il lui faut régulièrement reprendre des forces. Francine lui a concocté un régime très light à base d'eau. De mon côté et les bigorbourgeois sont d'accord avec moi, nous allons le compléter avec un peu de jus de myrtille pour qu'il continue à être de ce beau bleu (les hydropotames sont comme les hortensias et les flamants roses, ce qu'ils mangent contribue à leur donner des couleurs). Les bigorbourgeois sensibles à son confort se relaient également pour le brosser régulièrement.

Voici donc Potame, l'hydropotame qui est pour le moment le premier lien entre deux communautés, mais peut-être pas le dernier ! Dans mon carnet, mes personnages sont malicieux et moi je les écoute.

hydropp1

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 00:12

Pour sa cour de récré Jill Bill nous a proposé le prénom « Césarie » pas facile à porter si vous voulez mon avis. Donc allons voir ce que Bigorbourg nous a concocté !

Césarie est une adolescente ordinaire, plutôt quelconque avec encore quelques difficultés avec ses bras et ses jambes qui ont parfois tendance à l’encombrer un peu. Elle est très amie avec Léonce, il faut dire que, comme elle, la pauvre Césarie a hérité d’un prénom pas facile à assumer et qui bien sûr entraîne des moqueries de la part de ses « camarades ».

Un jour de profonde déprime à ce sujet elle s’en ouvre à Léonce qu’elle voit depuis quelques temps bien guillerette, elle qui se débattait aussi avec les problèmes causés par son sacré prénom.

Léonce, bonne amie, se fait un plaisir de raconter son histoire à Césarie (pour toute information complémentaire à ce sujet cliquez ici) et l’encourage à aller faire un petit tour dans la forêt de Bigorbourg pour voir si éventuellement elle ne pourrait pas tomber sur « quelqu’un » qui que soit ce quelqu’un, susceptible de lui donner un petit coup de main.

Césarie a donc suivi le conseil de son amie et ce soir, après les cours, elle s’enfonce dans la riante forêt qui cerne Bigorbourg. Elle laisse ses pas la mener où ils veulent, elle respire à plein poumons un vent tendre et frais, écoute les feuillages bruirent au-dessus d’elle, surprend parfois du coin de l’œil le passage d’un petit animal. Bref, pour une fois elle s’abandonne complètement à la nature environnante, elle toujours si timide et si craintive.

Un peu fatiguée, elle découvre une clairière et avec bonheur s’allonge sur la mousse accueillante. Mais voilà que tout à coup une pluie venue d’on ne sait où s’abat sur la pauvre Césarie, qui dépitée par cette rosserie du temps sent revenir sa déprime et se met à pleurer à grands sanglots.

Alors qu’elle renifle piteusement, elle sent près d’elle une présence. Tournant la tête avec un brin d’inquiétude, ses yeux rencontrent un regard lumineux comme un rayon de soleil. Cet étrange regard est niché dans une curieuse petite chose toute poilue, pourvu d’une queue qui fait comme une ombrelle au-dessus de sa tête, son pelage est chatoyant et de toutes les couleurs.

Césarie sursaute, se redresse brusquement et dévisage la drôle de bestiole qui lui adresse un large sourire.

Césarie ne comprend pas bien pourquoi mais ce sourire est contagieux, elle oublie ses ennuis de prénom, ses vêtements mouillés et comme le soleil après la pluie justement, elle se met à rire, le petit être rit avec elle.

Leur joie mêlée monte vers le ciel et se mélange aux gouttes de pluie. Les deux nouveaux amis lèvent le nez ensemble et là, au milieu des gouttes de pluie un merveilleux arc-en-ciel déploie ses couleurs.

Césarie en reste béate d’admiration et entend dans sa tête une voix délicate et flûtée lui murmurer « Je te fais ce cadeau amie Césarie, maintenant quand il pleuvra, tu riras et ton rire créera des arc-en-ciel »

Césarie baisse les yeux, regarde autour d’elle et … plus personne ! Elle est seule au milieu de la clairière, trempée comme une soupe avec l’impression d’avoir rêvé.

Inutile de dire qu’elle attend la prochaine pluie avec beaucoup d’impatience, histoire de savoir si elle a vraiment maintenant un don.

Quelques jours plus tard, Césarie et Léonce rentrent chez elles lorsqu’une pluie diluvienne se déchaîne. Au contact des gouttes sur son visage, alors que Léonce cherche un refuge, Césarie se met à rire et aussitôt les nuages s’écartent et un arc-en-ciel rutilant apparaît. Folle de joie, Césarie serre Léonce contre elle et la remercie de son conseil avisé.

Maintenant, les moqueries glisseront sur elle comme l’eau sur les plumes du canard et seuls quelques http://marcaurele.tripod.com/image/arc-en-ciel.jpgprivilégiés comprendront que la timide Césarie n’est pas si quelconque que ça, loin de là. Quant à l’étrange petit bonhomme qui est-il ? Nul ne le sait, peut-être le lutin que l’on trouve au bout de l’arc-en-ciel. Un chaudron de rire ne serait-il pas préférable à un chaudron d’or ?

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 00:01

L'Arbre à mots nous pose une question angoissante, qu'est-ce qu'un hydropotame.

Faisons un petit détour par Bigorbourg.

D'abord quelques pré-requis :

Bigorbourg est traversé par la charmante rivière l'Olive.

Bigorbourg accueille régulièrement le manège de Basile.

Bigorbourg compte parmi ses citoyens le petit Aubain.

Bien ceci étant exposé (pour ceux qui veulent en savoir plus un petit clic sur les noms ci-dessus, mais pas besoin d'y aller obligatoirement pour comprendre ce qu'est un hydropotame)

Donc tous les ans le manège de Basile s'installe à Bigorbourg pour la plus grande joie des petits et des grands. Cette année là le jeune Aubain jeta son dévolu sur un bon gros hippopotame joufflu, d'une belle couleur bleue pourvu d'un sourire à 4,95 (expression que les moins de 20 ans ne connaissaient peut-être pas, bref un grand sourire) dévoilant de belles (et grosses) quenottes blanches.

Notre jeune ami était tombé en amitié avec cet amusant animal et voyait venir le moment du départ des Basile (le propriétaire et le manège partagent le même prénom) avec beaucoup de peine.

Après ce qui devait être le dernier tour de manège, il embrassa son ami et les larmes aux yeux, parti épancher son chagrin auprès d'Olive (Olive est le nom de la rivière, mais aussi celui de l'ondine qui l'habite, et oui vous êtes à Bigorbourg où tout peut arriver).

L'ondine lui fit un gros câlin et lui promit une surprise pour le lendemain.

Requinqué, le petit Aubin regagna le domicile familial.

Le lendemain il se rua sur les berges de l'Olive et là que découvrit-il ?

Mais oui, mais oui, son ami l'hippopotame qui lui adressa un large sourire, le salua et l'invita à monter sur son dos.

Ni une, ni deux, Aubain s'installa et Potame comme il décida de l'appeler se mit à fendre les eaux de l'Olive comme un hors-bord, déclenchant le rire heureux d'Aubain et les hourras des habitants sur leur passage (à Bigorbourg personne ne s'étonne plus de rien).

Lorsqu'ils revinrent sur la rive, tout le monde voulu faire un petit tour avec celui qui était devenu l'Hydropotame du village ! Ne vous en faîtes pas pour Basile, Olive s'est arrangée pour lui confier un de ses poissons qui avait envie de voir du pays et qui avait pris plaisir à se transformer en nacelle de manège.

 



 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 00:42

Pour Jill Bill et sa cour de récré, Bigorbourg se réveille et a le plaisir de vous présenter Romaric.

Romaric est tout heureux. Ce matin encore il a été se rouler dans le carré d'herbes aromatiques de la petite maison de Bertille et Fulbert. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il a été suivi ! Une ombre le traque depuis un moment.

Ah vous vous posez une question qui est Romaric ? Pourquoi s'amuse-t-il à se rouler dans les herbes ?

Eh bien Romaric est un charmant lapin blanc aux yeux bleus, oui comme les tigres mais en moins féroce à moins que vous ne soyez une carotte. Bref, Romaric adore se rouler dans les aromates, notamment le romarin, c'est d'ailleurs de là qu'il tire son prénom. Il aime que son pelage lustré soit délicieusement odorant.

Bref, alors qu'il folâtre et grignote de-ci de-là en toute innocence, voilà l'ombre qui s'approche de lui à pas feutrés. Au dernier moment, son instinct lui dit de fuir ! Las, il est trop tard, une grosse patte noire et velue s'abat sur lui !

Notre malheureux petit lapin s'aperçoit avec horreur qu'il est dominé par une énorme gueule pleine de crocs pointus et observé par deux yeux rien moins qu'aimables !

Il se tortille pour essayer de s'échapper, mais peine perdue et il croit sa dernière heure arrivée, quand le gros animal prend la parole.

"Ca y est je te tiens petit voleur, tu ne saccageras plus le jardin de Bertille. J'espère qu'elle fera de toi un bon pâté !"

Et derechef, l'animal attrape notre lapinet terrorisé par la peau du coup et le ramène sur les lieux de ses forfaits.

Arrivé devant la maison de la forêt, Pacôme le loup (parce qu'il s'agit bien de lui) émet un grognement féroce qui fait sortir Bertille, Fulbert et leur bébé (celui-ci n'a pas encore de prénom mais ça va finir par venir).

"Ah" s'exclame Bertille "voilà donc l'Attila du potager ?"

Elle se penche et ôte de la gueule de Pacôme le lapin tout tremblant.

"Qu'est ce que je vais faire de toi, pirate ?"

Elle se met brusquement à renifler et approche Romaric de son nez.

"Mais tu sens délicieusement bon dis-moi ? Tu apprécies les herbes aromatiques autant que nous. Tu vas faire un pâté terriblement goûteux"

A ces mots, les oreilles du pauvre Romaric s'effondrent pour cacher ses yeux et son petit corps devient tout mou, il est à deux doigts de s'évanouir.

Je dois préciser qu'à Bigorbourg, les animaux comprennent si ce n'est tous les mots que prononcent les deux pattes, tout au moins le sens qu'ils ont. Et là manifestement les mots ne sont pas favorables à Romaric.

Mais tout à coup une petite voix flutée s'élève.

"Apin, zoli Apin"

C'est le petit de Bertille qui tend les bras vers cette étonnante peluche.

Romaric relève une oreille et son œil bleu considère le petit enfant. Il entend également un petit rire et relevant son nez frétillant il s'aperçoit que Bertille le regarde en riant.

"Allons petit drôle, je n'ai pas l'intention de te transformer en civet, mais j'aimerais vraiment que tu arrêtes de dévaster mes aromates ! Veux-tu rester avec nous ?"

Romaric lance un coup d'œil inquiet vers Pacôme et s'aperçoit que celui-ci lui adresse ce qui ressemble beaucoup à un sourire, tout en crocs certes, mais un sourire quand même.

Le lapin se redresse, bon d'accord c'était une très mauvaise blague, mais après tout il reconnaît l'avoir bien méritée.

Bertille tend le lapin à son enfant qui le prend avec douceur et se met à le caresser.

Romaric ne connaissait pas cette sensation mais il la trouve éminemment agréable !

Tandis que Fulbert offre un morceau de jambon à Pacôme pour le remercier de sa prise, l'enfant emmène le lapin sur la couverture étalée dans l'herbe qui lui sert de terrain de jeu. Après une longue partie de galipettes sous l'œil attentif et attendri de Pacôme redevenu baby-sitter, les deux nouveaux amis s'endorment, Romaric niché contre le petit. Juste avant de s'endormir, il se dit qu'il est le plus heureux des lapins et que promis il se contentera d'un seul brin de romarin par jour !

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 00:12

Bertille avait déjà fait un petit tour du côté de chez Bigornette. Je vous la remets donc pour la Cour de Récré de JB et pour avoir l'histoire en entier, voyez aussi chez Fulbert

Voulez-vous que je vous dise, les pères de Bigorbourg ne sont pas raisonnables ! Après notre chère Pélagie qui s'est retrouvée avec ce prénom parce que son père, trop émotif, était retombé en enfance à sa naissance (sa naissance à elle Pélagie, vous suivez là ?), aujourd'hui, je vais vous conter la triste histoire de Bertille.

Le père de Bertille, tout heureux d'avoir enfin une fille après quatre garçons, se rendit à la Mairie en chantant à tue-tête "Bertille a de belles gambilles, Bertille a de belles gambilles". Eh oui, le pauvre n'avait plus toute sa tête non plus !

Malheureusement pour Bertille, il croisa sans même s'en rendre compte une petite fée de mauvaise humeur, elle aussi prénommée Bertille. Bref, elle prit la mouche, vola ailes vrombissantes jusqu'au berceau de son homonyme et lui jeta un sort "Tu auras de belles gambilles, mais de tous petits petons, ça apprendra à ton père à dire des bêtises !".

Oui, je sais, c'est totalement injuste, mais la vie des héroïnes de contes est rarement rose.

Bref, Bertille grandit. C'était une jolie fillette, éveillée, intelligente, charmante avec, en effet, de belles gambilles potelées.

Mais, au fil du temps, ses parents finirent par s'inquiéter, les pieds de Bertille ne grandissaient pas au même rythme qu'elle.

Si elle pût faire ses premiers pas sans trop de difficultés, les choses se gâtèrent rapidement. Comme les malheureuses chinoises aux pieds mutilés, Bertille avait beaucoup de mal à se déplacer et ne parlons même pas des jours de grand vent qui la faisaient tanguer comme un coquille de noix dans la tempête.

Quand elle arriva à l'âge adulte; elle était devenue une belle jeune femme de près d'un mètre soixante dix, mais avec la pointure d'une enfant de deux ans.

Inutile de dire que cet état de fait lui pourrissait la vie.

Bien sûr, Monsieur Crépin fit ce qu'il put pour l'aider, mais il était lutin, pas magicien de haut rang.

La pauvre Bertille était obligée de se déplacer avec des béquilles (oui ça rime, mais je ne l'ai pas fait exprès). D'un naturel plutôt optimiste, il en faut des gens comme ça, elle accepta son état et bien que regrettant de ne pas pouvoir danser et courir comme ses amis, elle compensa en les faisant danser et en devenant une prof de musique émérite, aucun instrument n'avait de secret pour elle.

La vie passait donc ainsi, cahin-caha si je puis dire, jusqu'au jour où elle alla avec ses amies au bal de Bigorbourg, ah, vous me voyez venir avec mes gros sabots peut-être ?

Bref, elle s'installa au piano et fit s'envoler les pieds des danseurs. Puis elle laissa la place à d'autres musiciens et vint s'installer près du buffet pour reprendre des forces.

Au même moment, entraient dans la salle (oui vous avez deviné) Fulbert et ses grands pieds. Sauvage comme il l'était, ils ne s'étaient jamais rencontrés.

Quand ils se virent ça fit Zip, Flash, Pop.

Et sans plus de façon, Fulbert le grand timide, enlaça Bertille, plaça ses délicats petits pieds sur ses grandes pompes (allons vous avez sûrement dû danser comme ça avec votre père et faire de même avec vos enfants) et l'entraîna dans la danse, lui qui ne savait pas danser.

Bien sûr un miracle survint (obligé sinon ce n'était pas la peine d'écrire cette histoire). Il faut croire que la fée Bertille s'était enfin calmée, car tout à coup les pieds de Bertille et ceux de Fulbert reprirent des proportions normales (les chaussures suivirent, forcément puisque c'était des créations de Monsieur Crépin) et ils se mirent à tournoyer en riant à gorge déployée.

Toute l'assistance se figea et admira l'attendrissant jeune couple, sans bien sûr s'étonner de ce qui venait de se passer, à Bigorbourg personne ne s'étonne plus de rien depuis bien longtemps.

Et un beau jour de printemps, Bertille et Fulbert se marièrent devant l'Abbé Paterne, la réception étant orchestrée par notre amie Pélagie bien sûr.

Furent-ils heureux, eurent-ils beaucoup d'enfants ? Ce sera peut-être une autre histoire !

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 00:02

 

Petit mot à illustrer pour l'Arbre à mots. Et comme je sens que je vais m’amuser à mélanger ces mots bizarres et mon petit monde de Bigorbourg, voilà ma définition pour Bigornelle. (A propos Francine, je serais drôlement intéressée par des illustrations de nos dessinateurs).

Bigornelle : Mot commun féminin, strictement régional, voire même carrément local. En effet, la Bigornelle est la coiffe inventée par l’épouse de Blaise, le fondateur du village de Bigorbourg. L’esprit protecteur de Bigorbourg se présentant sous forme d’un bigorneau, Madame Blaise dentellière émérite de son état créa une charmante coiffe pour les grandes occasions. Celle-ci se compose de deux bigorneaux enroulés au niveau des oreilles (oui un peu le style Princesse Leïla) et d’un autre posé crânement sur le dessus de la tête. Elle est blanche et brodée de fils argentés ou dorés selon le goût de chacune. Cette coiffe s’attache sous le menton grâce à un ruban de couleur là aussi laissé au choix de la propriétaire ce qui, d’ailleurs, les jours de fête met beaucoup de nuances et de gaité dans le bourg. Toutefois, afin que les messieurs ne se sentent pas mis à l’écart, Madame Blaise a mis au point un béret en forme de bigorneau pour eux. Celui-ci se porte incliné sur l’oreille, un trait de couleur s’enroulant le long de la spirale du bigorneau. De nos jours encore, des ateliers sont pris en charge par les anciennes et les anciens qui mettent un point d’honneur à apprendre aux jeunes filles et aux jeunes gens l’art et la manière de créer leur Bigornelle, seule petite dérogation à la modernité, la dentelle n’est plus obligatoire, le crochet ou les aiguilles à tricoter peuvent être utilisés. Le port de la Bigornelle est le signe du passage de l’enfance à l’adolescence, tout un programme.

Pour en savoir plus sur Blaise, c’est ici.

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