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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 00:55

Pour finir la saison en beauté Bigornette nous propose le prénom Géraud. Je voulais en profiter pour la remercier de cet amusant défi qui m'a permis de créer un petit village dans lequel je me sens bien. 


Il y a à Bigorbourg, une charmante petite chaumière joliment entretenue et entourée d'un ravissant jardin. Dans ce logis habite Géraud.

Ah Géraud, un tendre, un grand enfant, pour tout dire, un ravi comme il y en a dans certains villages, un simple d'esprit mais un cœur grand comme ça.

Sa toute petite maison, il la tient de ses parents partis rejoindre un monde meilleur et qui ont fait ce qu'ils ont pu pour mettre au maximum leur fragile enfant à l'abri du besoin.

Il faut dire que Géraud vit de peu, non seulement il s'en contente, mais il est très heureux ainsi.

Comme c'est un charmant compagnon, dur à la tâche, les bigorbourgeois n'hésitent pas à faire appel à lui pour tondre une pelouse, aider à repeindre une maison, ranger du bois.

En échange de ces services, ils lui donnent qui un peu de menue monnaie, qui quelques vêtements, qui un délicieux petit plat.

Bref, avec les légumes et les fruits que son jardin lui dispense généreusement (peut-être bien aidé un peu par Silvère d'ailleurs), Géraud vit sa vie tranquillement dans la paix et la joie.

Il est l'ami des animaux et des enfants. Ceux-ci adorent jouer avec lui, c'est super un grand qui n'hésite pas à jouer à "on dirait que je serais" ou à pousser sans jamais se lasser les balançoires sur lesquelles ils s'installent. En plus, il connaît plein d'histoires amusantes qui les ravissent. Bref, un grand frère tendrement aimé.

Mais Géraud a un secret, un secret qu'il garde jalousement.

Lorsqu'il a finit d'aider ici et là, lorsque le temps lui paraît idéal, Géraud se rend dans la forêt de Bigorbourg. Là, il se rend dans une petite clairière baignée de lumière et s'allonge bien au milieu, les yeux fixés sur le ciel et il attend.

Il attend que de beaux nuages joufflus passent au-dessus de lui.

Dès qu'il en a repéré un qui convient, il se concentre, arrête le nuage en plein vol et son esprit se met au travail. Par petite touche, il élague ici, modèle par-là, lisse, creuse, puis doucement il réintègre son corps et admire son oeuvre.

Là-haut le nuage tout simple est devenu chat, chien, cœur, dragon, sourire, car voyez-vous Géraud est un sculpteur de nuages.

Vous pensiez que les formes que vous voyez (si vous êtes de ceux qui n'hésitent pas à lever le nez pour admirer le ciel) dans les nuages sont le fruit du hasard ? Mais pas du tout, ce sont des êtres simples comme Géraud qui les modèlent pour apporter un peu de rêves aux pauvres humains terre à terre que nous sommes.

Lorsque Géraud est content de son travail, il libère le nuage et en choisit un autre.

Pensez à regarder plus souvent le ciel et ses nuages, si par bonheur vous en apercevez de nombreux qui P3270044.jpgflottent comme des gros ballons aux formes étranges, dites-vous que Bigorbourg ne doit pas être bien loin, alors vous n'avez plus qu'à chercher un peu pour le découvrir et le visiter. Pour tout dire Bigorbourg est un village vagabond, vous pouvez le trouver n'importe où.

Et lorsque sa journée de travail de sculpture est terminée, Géraud repart chez lui et s'il trouve un morceau de bois mort qui lui convient, il le ramène et tranquillement à la veillée, il aide la forme qui se trouve dans son cœur à émerger pour entamer une nouvelle vie.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 00:04

Le petit prénom charmant de Bigornette pour cette semaine.

 

Hyacinthe a vu le jour il y a déjà bien longtemps entre les doigts experts d'un bijoutier qui l'avait sortie de sa gangue et tendrement polie jusqu'à ce qu'elle prenne cette belle couleur rouge orangée. Puis il l'avait sertie dans une dentelle d'or. Et depuis plusieurs générations, Hyacinthe se promène fièrement accrochée au cou de ses humaines.

Mais tout va bientôt changer.

Ce jour là, l'humaine en charge de Hyacinthe s'en vient à passer par Bigorbourg, attirée par la superbe forêt, elle décide de se dégourdir les jambes en marchant un peu au milieu des arbres.

Et ce qui doit arriver, arrive. Le fermoir qui retient Hyacinthe se fait vieux, et voilà qu'il lâche laissant tomber la belle petite pierre sans que sa propriétaire ne s'en aperçoive.

Au début, Hyacinthe n'est pas plus inquiète que ça. C'est sûr que son humaine va se rendre compte de sa perte et qu'elle viendra la rechercher.

Mais voilà, le temps passe, la nuit tombe et la petite Hyacinthe est toute seule perdue au milieu de la forêt. Elle commence à avoir peur la pauvrette, depuis toujours elle vit avec les humains, dans une grande ville où il y a toujours du bruit et du mouvement et là, brusquement la voilà seule, entourée d'un silence qui bruisse de sons étranges qui la font trembler.

Tout à coup, le peu de lumière que dispense la lune est masquée par une grande silhouette, un museau humide et frais se pose sur elle, tandis que deux grands yeux phosphorescents la détaille.

Pacôme le loup se demande si cette drôle de chose pourrait plaire à son petit protégé ou à sa mère, mais en même temps il se rend compte de la peur qui frémit au cœur de la pierre et cette peur habite une minuscule entité chatoyante. Habitué comme il est aux petits êtres spéciaux qui peuplent sa belle forêt, il décide d'aller chercher de l'aide auprès de Gébétrude la petite goutte d'arc-en-ciel.

Et ça tombe bien, lorsqu'il arrive Gébétrude est en pleine discussion avec la Reine de la forêt qui souhaite renouveler sa garde-robe.

Pacôme explique rapidement le problème et les deux petites personnes lui emboîtent le pas pour tenter de le résoudre.

Lorsqu'ils arrivent, la peur d'Hyacinthe semble un peu estompée. Elle est entourée par les animaux et le  peuple de la forêt. Tout ce petit monde se montre curieux et amical.

Lorsqu'ils voient la Reine arriver, ils s'écartent respectueusement.

Celle-ci se penche sur la petite pierre fine enchâssée dans son berceau d'or, elle la regarde longuement. A l'issue de cet examen, elle prend la parole.

"Ton humaine va revenir te chercher demain, mais veux-tu sortir te promener un peu dans mon royaume en attendant"

Hyacinthe s'étonne "Je peux sortir de mon médaillon ?"

"Mais bien sûr, voyons. Tu as simplement besoin d'un peu d'aide"

Et tout doucement la Reine effleure la surface lisse d'Hyacinthe. Celle-ci toute ankylosée se redresse doucement. Les spectateurs voient une forme évanescente sortir de la pierre et prendre petit à petit consistance. Enfin, pas plus grande que Gébétrude apparaît une charmante flamme au visage et aux cheveux de soleil, enveloppée dans une vapeur rouge orangée. Hyacinthe se penche sur la pierre qu'elle vient de quitter et s'admire. Puis, elle tourne son regard sur le vaste monde qui l'entoure et reste émerveillée par ce qu'elle découvre.

La Reine et Gébétrude la prennent par la main et l'entraînent dans une folle course dans la forêt, les feux follets éclairent leur route et Hyacinthe dévore des yeux le moindre détail.

Au petit matin, ses deux nouvelles amies la ramènent au bijou abandonné.

La Reine s'adresse alors à elle.

"Veux-tu retourner vivre avec tes humaines ou préfères-tu rester avec nous ?"

"C'est vrai, je peux choisir ?"

"Bien sûr, ta vie t'appartient"

"Alors je crois que je préfère rester avec vous"

"Qu'il en soit ainsi" sourit la Reine "Gébétrude sera ta marraine"

Folle de joie, la petite flamme se met à danser avec la bulle d'arc-en-ciel et toutes deux s'élancent dans un grand éclat de rire.

Dans la journée, l'humaine guidée par elle ne sait quel instinct, retrouve le collier familial avec un soupir de soulagement. Bizarrement, la pierre paraît moins "vivante" mais les humains sont peu réceptifs et du moment que le bijou est retrouvé elle oublie vite ce sentiment.

Hyacinthe, quant à elle, une fois bien habituée à son nouvel environnement, s'associe avec sa marraine et http://2.bp.blogspot.com/_tQEHkBuMXiw/SG-LjZEjnJI/AAAAAAAABZ0/puZGV_BGOGg/s320/hyacinthe.jpgforte de son expérience du monde des humains, elle aide son amie à créer de merveilleux bijoux. Les gouttes de rosée et de pluie, les flocons de neige, les morceaux d'arc-en-ciel deviennent entre ses doigts experts parures vivantes pour le petit peuple.

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 00:37

Le prénom de Bigornette tout frais du jour.

Ce matin Gudule, Guduline et Gudulette sont furibardes (si vous le voulez bien, je les appellerai les 3 G, ça ira plus vite à taper). En effet, un vent à décorner les bœufs a osé s'introduire dans leur clocher et s'amuse comme un petit fou à se suspendre à leur battant, à tourner à toute vitesse autour d'elles leur donnant le tournis, bref, il les enquiquine grave !

Et tout à coup, ouf, voilà Anthelme qui se suspend à leurs cordes et les mets en branle. Il y va de tellement bon cœur, que le vent tout surpris par cette brusque rébellion de ses victimes en prend ses jambes (où ce qui en tien lieu) à son cou et file sans demander son reste.

Les 3 G sont fort satisfaites de ce résultat et se laissent aller à chanter de bon cœur sous la direction d'Anthelme.

Seulement voilà, une fois le calme revenu, les 3 G entendent ce qui ressemble à un petit sanglot, comme un friselis de brise. Elles regardent autour d'elles, perplexes.

Et voilà que Gudule repère dans un coin du clocher une petite chose toute délicate, minuscule et presque transparente. Elle est roulée en boule et le son émane d'elle.

Gudule fait doucement vibrer son battant pour ne pas effrayer leur drôle de petit hôte et s'adresse à lui.

"Bonjour ! Qui es-tu et que fais-tu là ?"

L'étrange entité se déroule prudemment et les 3 G s'aperçoivent qu'il s'agit d'un tout petit nuage aux reflets irisés avec deux grands yeux ébahis au milieu.

"Pffff, pfffff, pffff" arrive-t-il péniblement à articuler.

Aïe, les 3 G commencent à se dire qu'elles vont avoir un léger problème de communication avec leur invité surprise.

Juste au-dessus d'elles, Igor, qui vient de rentrer de sa promenade, qui grâce à son ouie fine a entendu et arrive à voir ce qui se passe par un interstice entre deux ardoises du toit, prend la parole.

"C'est un petit vent"

"Un quoi ?" s'exclament en chœur les 3 G, se faisant se replier craintivement le petit nuage.

"Un petit vent, il doit avoir été laissé par l'enquiquineur de ce matin quand il est parti ventre à terre"

"Mais pourquoi reste-t-il ici ?

"Parce que c'est un bébé vent et qu'il va falloir que vous l'éduquiez"

"Que nous l'éduquions ? Mais comment veux-tu que des cloches qui ne prennent leur vol qu'une fois par an éduquent un petit vent ?"

"Où est le problème, ça fait longtemps que vous voyagez, même si ce n'est qu'une fois par an. Vous pouvez lui expliquer les différents types de vent, la pluie, la neige, la nature, les humains, enfin quoi faîtes un peu preuve d'imagination. Pour ce qui est du vol, lorsqu'il sera en âge, je veux bien m'en occuper et je suis sûre que Prudence nous donnera un coup de main"

Et voilà les 3 G qui se transforment en tantes gâteaux.

Petit à petit elle apprivoise le petit vent, qui timidement s'approche d'elles et s'enroule autour de leur battant pour faire un câlin. Il sait bien que lorsque Anthelme approche il faut se cacher dans un coin pour éviter de se faire assommer, et il faut bien dire que ses tantines font vraiment beaucoup de bruit et qu'il en vibre de partout.

Mais cahin-caha, l'étrange association fonctionne bien. Les 3 G expliquent le monde à leur protégé qui peu à peu acquière un vocabulaire très correct, même s'il lui reste un léger défaut de prononciation qui le fait sossoter (c'est comme zozoter mais avec des S plutôt que des Z ou de CH voyez ?).

Les 3 G trouvent bien agréable d'avoir près d'elles ce douillet petit nuage qui vient se frotter contre elles comme un jeune chat, il les change agréablement de leur routine et les histoires coulent à flot dans le clocher.

Mais un jour, Igor et Prudence décident qu'il est temps pour le petit vent de se lancer et de voler.

Il n'est pas bien fier notre jeune ami mais les encouragements de ses tantes d'adoption lui remontent le moral et lors d'un carillon énergique d'Anthelme, il ferme les yeux et se lance encadré par Igor et Prudence. Il a d'abord l'impression qu'il va s'écraser au sol mais non, le voilà qui prend de la hauteur et qui se met à flotter dans les airs. Il devient tout transparent et naturellement il se transforme en une petite brise qui se commence à s'amuser avec les jupes de dames, les cravates des messieurs, c'est très drôle de faire voleter tout ça.

A l'issue de ce premier vol d'essai, il retourne au clocher et raconte ses exploits aux 3 G admiratives, mais très tristes à l'idée de perdre bientôt leur protégé. Après tout un petit vent, ça doit voir du pays.

Le petit vent, lui, n'a pas du tout envie de laisser ses amies, le clocher est son foyer maintenant. Il décide donc de devenir le vent attitré de Bigorbourg.

C'est lui qui rafraîchira les fronts humides l'été, sèchera les draps et les larmes si besoin est, s'amusera à faire frissonner les gens en hiver, aérera les maisons, bref, il saura se rendre utile et une fois par an il accompagnera ses amies dans leur périple jusqu'en Italie.

Voilà qui ravit les 3 G heureuses de garder près d'elles leur fils adoptifs.

Les bigorbourgeois quant à eux sont parfois étonnés lorsque le vent qui souffle à leurs oreilles paraît http://nounoubricabrac.n.o.pic.centerblog.net/lv5pva6a.jpgcarillonner, mais le petit vent sait maintenant parler comme les cloches.

Ah pourquoi s'appelle-t-il Landry ce petit vent ? Tout simplement parce que les 3 G l'ont accueilli le jour de la Saint Landry tout simplement, il ne faut pas demander trop d'imagination aux cloches quand même !

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 00:06

Quel prénom difficile à porter Bigornette !

 

Aujourd’hui, Prudence, l’ange gardienne de Bigorbourg est à la fois heureuse et malheureuse.

Heureuse parce qu’elle va revoir une vieille et chère amie, malheureuse parce que cette amie vient de mourir.

Cette amie avec laquelle elle a vécu une longue amitié s’appelait, en fait elle s’appelle toujours, Félicité et voilà un nom qui a été bien porté. Félicité a vécu une vie longue pleine de béatitude, à croire que le prénom était taillé sur mesure pour elle.

Prudence attend donc près de la tombe de son amie que celle-ci en sorte. Il faut dire que, si elle est contente de pouvoir à nouveau tailler une bavette avec sa copine, Prudence à aussi une idée derrière la tête. Elle a bien l’intention de la recruter comme ange gardienne.

Ah voilà, ça y est Félicité, telle une brume légère commence à émerger de sa tombe, elle est un peu chancelante, mais c’est normal, c’est quand même un cap important à passer.

Prudence l’accueille avec chaleur et Félicité reprend vite ses esprits. Les deux amies passent un long moment à se raconter leur vie et leur mort.

Puis Prudence, ni tenant plus fait LA PROPOSITION à Félicité.

Celle-ci semble tourner et retourner la proposition dans sa tête, puis avec un large sourire, elle décline l’invitation au grand dam de Prudence qui tente de la convaincre d’accepter.

« Mais enfin, tu as gagné ta place au Paradis en direct et ça me ferait tellement plaisir qu’on travaille ensemble »

« Tu es bien gentille ma poulette » (ma poulette !? Prudence en reste comme deux ronds de flan, jamais au grand jamais Félicité ne s’était exprimée ainsi auparavant, toujours sereine, jamais un mot plus haut que l’autre !) « mais figure toi que je me suis tellement enquiquinée dans ma vie, que j’ai bien l’intention de rendre ma mort plus rigolote »

« Comment ça enquiquinée ? Mais tout le monde t’enviait ton calme, ta, ta, ta béatitude » en bégaye une Prudence sidérée.

« Justement, je me suis trop conformée à mon prénom, fini tout ça maintenant. J’ai envie de m’amuser un peu »

Et sous le regard interloqué d’une Prudence dont la mâchoire tombe de manière très inesthétique, voilà que Félicité prend son envol.

Elle commence par faire le tour des personnes qui se sont moquées d’elle lorsqu’elle était la charmante, mais un peu bêtasse, Mademoiselle Félicité et elle leur fait des niches, oh pas bien méchantes, elle a bon fond notre fantômette nouvelle née. Mais c’est si drôle de cacher des lunettes, d’enlever des dents d’un dentier, de nouer des chaussettes, de détricoter l’ouvrage en cours de toutes ces vieilles pies !

Au cours de ses allées et venues elle rencontre Adaltrude, ex-dame blanche, qui lui donne quelques trucs pour effrayer un peu les vivants.

Morte de rire (enfin façon de parler) Félicité réinvesti son ancienne maison et met en scène de véritables spectacles sons et lumières, avec lumières mystérieuses qui se glissent à la nuit tombée de pièce en pièce, volets qui claquent alors qu’il n’y a pas de vent, murmures incompréhensibles, coups de vent dans les cheveux et doigts glaciaux dans le cou de ceux qui passent, bruits de chaîne classiques mais toujours à la mode !

Bien sûr, les enfants et les adolescents ont vite fait de se rendre compte de ces étranges phénomènes et l’ancienne maison de Mademoiselle Félicité devient le lieu de rendez-vous pour les initiations, pour le plaisir d’avoir peur, pour se sentir vivant en s’amusant. Parce que bien sûr tout le monde s’est rendu compte que les « horreurs » de la maison de Mademoiselle Félicité restaient bon enfant, elle n’arrive pas à faire vraiment peur, mais Thècle, mise au courant par Prudence a passé le mot et les bigorbourgeois prennent un infini plaisir à inventer tout un tas d’histoires effrayantes pour les touristes de passage qui visitent terrifiés la seule « maison hantée » de la région.

Bref, Mademoiselle Félicité est très heureuse de son sort et en plus pour être agréable à son amie Prudence, http://nounoubricabrac.n.o.pic.centerblog.net/azyw6sfm.jpgelle prend parfois consistance pour mettre à l’épreuve les réflexes des anges gardiens apprentis, elle s’amuse comme une folle à mettre ses doigts dans les prises de courant, à grimper sur la chaise posée en équilibre sur une table bancale, à se suspendre aux lustres. Bref, la maison de Félicité devient un excellent terrain d’entraînement pour les petits nouveaux ce qui ravit Prudence.

Et si cela vous était possible, vous verriez nos deux vieilles amies déambuler dans les rues, bras dessus, bras dessous en riant comme des gamines. Pas de doute, la mort, ça vous rajeunit !

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 00:24

Voilà le terrible prénom du jour !

Qui peut bien avoir un pareil prénom vous demandez-vous ?

Ce n’est pas un prénom très récent et celle qui le porte n’est pas très « récente » non plus pour tout dire.

Elle est arrivée à Bigorbourg accrochée au portrait de Monsieur le Comte Amédée de Saint-Frusquin.

Et pourquoi suit-elle notre ami Amédée ? Parce celui étant le dernier de la lignée, l’antique Dame Blanche des Saint-Frusquin n’a pas pu rester dans le château familial récupéré par une branche annexe déjà pourvu de sa propre Dame Blanche.

Pour ne pas rester au chômage, Adaltrude a donc décidé de s’installer avec Amédée. Bon c’est vrai que le métier de Dame Blanche, s’il n’est pas spécialement gai, n’est pas non plus trop fatigant. Annoncer une fois de temps en temps une mort brutale ce n’est pas le bout du monde, bien qu’il faille le reconnaître la famille de Saint-Frusquin était assez douée pour trouver des petites morts sortant de l’ordinaire.

Bref, Adaltrude se retrouva donc avec Amédée chez le Père Paterne. Et il faut bien le dire, si Amédée s’était rapidement habitué à la situation et s’était trouvé une occupation intéressante (je vous rappelle qu’il est devenu inventeur de rêves), Adaltrude, elle, s’embêtait, s’embêtait, s’embêtait. Rien de rien, pas de morts suspectes ou violentes en vue !

Au début, Adaltrude restait à ruminer assise sur le cadre d’Amédée, et puis une belle nuit elle  décida de lui emboîter le pas, histoire de visiter son nouveau domaine.

Ils entrèrent dans une petite maison pimpante. A l’étage dormait une charmante petite fille pour laquelle Amédée avait concocté une charmante histoire à base de fées et de lapins, Adaltrude en avait la nausée, toute cette guimauve alors qu’elle aurait bien ajouté quelques têtes tranchées ou chutes du haut d’une falaise, pouah !

Pendant qu’Amédée se glissait dans les rêves de l’enfant, Adaltrude préféra rester au salon avec les parents.

Ceux-ci étaient en pleine discussion. La petite demoiselle allait avoir un petit frère ou une petite sœur et les parents se demandaient quelle allait être la couleur de ce cadeau surprise. Ce serait agréable de savoir par avance, histoire de préparer la chambre et les accessoires, mais garder le doute c’était bien aussi !

Pour Adaltrude entendre parler naissance était quasiment une première, bon elle avait déjà par le passé pronostiqué quelques naissances catastrophiques, mais là les futurs parents avaient l’air parfaitement sereins. Bizarre, bizarre !

Elle s’installa en face du couple, les écouta avec plus d’attention et tout-à-coup elle eut ce qui ressemblait à un hoquet. Et elle s’éclaira, l’espace d’un instant en bleu !

Les futurs parents interloqués par ce curieux éclair se demandèrent s’il n’y avait pas un court-circuit quelque part, quant, à nouveau, le même éclat bleu les éblouit. Comme nous sommes à Bigorbourg ils décrétèrent fort naturellement que le futur bébé serait un garçon, ce qui fut confirmé par l’échographie.

Cet étrange don fut une révélation pour Adaltrude qui perdit le côté morose et mélancolique de son caractère. Annoncer de bonnes nouvelles ça la changeait drôlement !

A partir de ce moment, tous les soirs Adaltrude se baladait dans Bigorbourg à la recherche de futurs parents pour leur annoncer s’ils devaient prévoir du bleu ou du rose.

Bon, au début, il y eut quelques ratés. Tombant sur de futurs parents de jumeaux, Adaltrude se mit à http://idata.over-blog.com/0/60/14/91/Mathilde.jpgclignoter comme un sapin de Noël alternant le bleu et le rose 6 fois de suite, le futur père en tomba dans les pommes, tandis que la future maman se voyait crouler sous les couches. Le gynécologue consulté en urgence eut un peu de mal à les rassurer, non ils n’attendaient pas des sextuplés, seulement des jumeaux fille et garçon !

Forte de cette expérience Adaltrude, s’appliqua ensuite à ne plus clignoter qu’une seule et unique fois mais ses prévisions étaient toujours parfaitement justes. Un peu de surprise en moins certes, mais beaucoup de magie en plus !

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 00:44

Presque simple cette semaine Bigornette !

Les enfants de Bigorbourg sont fous de joie. Demain c'est le 1er mai et leurs amis Basile vont venir s'installer pour trois mois.

C'était déjà ainsi du temps de leurs parents et de leurs grands-parents.

Chaque 1er mai les Basile arrivent.

Qui sont les Basile vous interrogez-vous ?

Les Basile sont un manège et son propriétaire.

Ah, vous dites-vous simplement un manège !

Mais non, voyons un MANEGE digne de Bigorbourg bien sûr !

Personne ne sait par où les Basile arrivent et comment ils peuvent s'installer sans le moindre bruit. Pourtant ce n'est pas faute de petits curieux qui ont essayé de rester éveillés pour les surprendre.

Mais rien à faire, le 1er mai au matin, Basile le Manège trône sur la place du village, tout pimpant, et aux commandes se tient un Basile à deux pattes tout aussi réjoui. A à quoi il ressemble ? Curieusement, personne ne le sait vraiment, il est simplement l'incarnation du plaisir de vivre.

Basile le Manège a une particularité par rapport aux autres manèges nous dirons "basiques". Tous les ans, le choix de véhicules change et, merveille des merveilles, il s'adapte absolument aux goûts de ses futurs utilisateurs.

Inutile de dire que le 1er mai dès potron-minet, tous les enfants sont là à admirer les nouveaux moyens de transport mis à leur disposition et chacun y trouve son compte, à se demander d'ailleurs comment les Basile arrivent à deviner aussi bien les goûts de leurs jeunes amis et comment ils font pour arriver à caser tout le monde, mais c'est pourtant bien le cas, chacun a sa place.

Lorsque Basile annonce que le premier voyage de l'année va commencer, voyage gratuit, il se fait un silence religieux et les enfants avancent sagement pour s'installer avec délice dans LEUR nacelle, cygne, vaisseau spatial, bateau de pirate, licorne, formule 1, sous-marin, aigle, avion, coquillage, il y en a pour tous les goûts !

Quand tout le monde est installé, Basile ne dit pas bêtement "en voiture, le manège démarre", non il dit "Envolez-vous sur le dos de vos rêves".

Pour les enfants, ce premier voyage paraît durer des heures et ils se mettent à chevaucher des rêves fous et heureux. Autour de Basile le Manège, leurs parents se rappellent leurs propres chevauchées et s'envolent avec eux.

Lorsque le 1er mai est passé, les Basile continuent bien sûr à accueillir les aspirants voyageurs contre une petite pièce, il faut bien vivre, et il arrive que certains enfants passant sans rien dans leur poche découvrent à leurs pieds la pièce ticket pour le rêve !

Pendant leur séjour, lorsqu'il fait nuit noire, les Basile accueillent des voyageurs un peu hors normes, comme Olive l'Ondine, Adelphe la statue, les elfes et les fées du bois, parfois même les animaux de Bigorbourg se risquent pour une ronde endiablée avec Basile et eux aussi trouvent l'engin qui leur convient le mieux, rien de plus amusant que de voir Fleur la biche s'installer à côté de Venceslas l'âne devant le traîneau du Père Noël et faire semblant d'être des rennes.

Et puis, il y a LA journée pour les parents et les grands-parents. Ce jour-là ils sont les seuls autorisés à monter à bord et les Basile les entraînent dans leurs rêves d'enfant. Ils descendent les yeux plein d'étoiles sous le regard attendris de leurs enfants.

Bref, pendant trois mois, les Basile offrent à tous des grands moments de bonheur qui sont soigneusement stockés pour les jours difficiles à passer.

Et le 1er août, sans qu'on en sache plus que lors de leur arrivée, les Basile ont disparus, où sont-ils ? Sûrement en train d'offrir du rêve à trois autres petites villes comme Bigorbourg !

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 00:02

Aujourd'hui un nouveau petit prénom charmant de Bigornette : Gudule !

Ce matin Anthelme est bien embêté ! Il a beau s'échiner à tirer sur la corde de la cloche qui devrait mettre en branle Gudule la cloche en chef de Bigorbourg, rien à faire, pas le moindre ding et encore moins dong ! En revanche du côté de Gudulette et Guduline ses frangines, pas de problème, ça dingdong à tout va ! Que se passe-t-il ?

Anthelme, en maugréant, grimpe dans le clocher et là ! Surprise ! Pas de Gudule !

Un autre qui est drôlement embêté par cette affaire, c'est l'ami Igor le coq, si les 3 cloches ne sonnent pas en chœur, lui il reste coincé en haut de son clocher, pas cool parce qu'il aimerait bien aller câliner sa Pulchérie.

Mais que s'est-il passé ? Où est passée Gudule ? Aurait-elle été kidnappée ?

Reprenons donc notre histoire au début.

Bigorbourg est en pleine semaine de Pâques, les trois frangines Gudule, Guduline et Gudulette se sont envolées vers Rome pour récupérer les bons d'enlèvement qui leur permettront de récupérer, auprès de l'usine cachée quelque part dans la campagne italienne, de quoi semer oeufs, fritures, cloches et autres lapins dans les jardins de Bigorbourg pour la plus grande joie des enfants.

Notre amie Thècle, curieuse comme une chouette, a demandé à les accompagner, elle voudrait bien savoir comment les cloches s'approvisionnent. Ayant rencontré la sorcière locale lorsque celle-ci était venue s'occuper d'Igor, c'est avec le plus grand plaisir que les triplées l'ont invitée à les suivre dans leur périple annuel.

Donc de bon matin, nos cloches accompagnées de Thècle, Rune sa chatte sur l'épaule et confortablement installée sur Herbert son balai, se sont envolées pour Rome.

Le voyage s'est passé sans encombre, tout le monde rigolait bien. Rune s'amusait à sauter d'une cloche à l'autre, au grand dam de Thècle qui avait peur qu'elle ne tombe. Elles faisaient les folles avec les oiseaux de passage, taillaient une bavette avec les autres copines parties se ravitailler. Bref, de vraies vacances.

Les choses ont commencé à se gâter au-dessus de Rome. C'était un peu la pagaille, le gros bourdon chargé de distribuer les bons d'enlèvement, du fait de son grand âge (l'âge de la retraite n'avait pas encore sonné pour lui), n'était pas très efficace et le chaos s'était vite développé.

Tout-à-coup, une cloche allemande et une anglaise avaient commencé à se donner des noms d'oiseaux. Il y avait eu bousculade et Gudule s'était trouvé séparée de ses sœurs et de Thècle. Ayant pris un coup de battant, la pauvre complètement sonnée était partie voleter en zigzags elle ne savait plus trop où !

Dans le même temps, ses frangines avaient réussi à récupérer les bons et se dégageant de la mêlée avaient entraîné Thècle, le chapeau un peu en bataille et Rune le poil un brin hérissé, vers l'usine secrète où elles avaient fait le plein de friandises. Petite parenthèse, Thècle n'a pas pu résister à tester quelques spécialités, mais on la pardonne bien volontiers. Pensant que leur sœur les rejoindrait pour la distribution à Bigorbourg, les quatre amies étaient rentrées bien alourdies à la maison, avaient survolé tous les jardins et lâché leur manne de chocolat. Puis elles étaient rentrées les unes dans le clocher, les autres au Salon de thé.

Le lendemain, les enfants s'étaient rués dehors pour la récolte, mais par rapport aux années précédentes, elle leur parut un peu chiche.

De leur côté Guduline et Gudulette s'étaient aperçu que Gudule n'était pas revenue. Elles se rongeaient d'inquiétude les pauvres, incapables de partir à sa recherche.

Pendant ce temps, alertés par Anthelme, les bigorbourgeois se creusaient la tête, qui avait bien pu embarquer une cloche qui même fine et délicate, pesait quand même un certain poids ! Thècle aurait bien aimé partir à la rescousse, mais par où commencer les recherches, les cloches n'étant pas équipées du GPS ! Bref, elle du se résoudre à attendre comme tout le monde.

Pendant ce temps, Gudule retrouvait petit à petit ses esprits, mais malheureusement il était trop tard pour faire le plein de friandises, d'ailleurs Pâques était passé. Elle était bien malheureuse d'avoir failli à sa mission, la pauvre Gudule. Elle rentra donc au bercail en passant par le littoral et là, elle eut une idée, elle allait quand même ramener des cadeaux aux bambins de son village.

Et voilà qu'une semaine après Pâques, les bigorbourgeois furent réveillés par le tintement joyeux d'une cloche passant au-dessus de chez eux.

Les enfants se ruèrent dans les jardins et découvrir de superbes coquillages multicolores, des galets tout doux en forme d'œufs, répandus dans les jardins.

Gudule de son côté, éreintée, revint dans le clocher où elle aurait bien voulu piquer un bon roupillon pour récupérer de ses émotions.

Reniflant une curieuse odeur de marée, en entrant dans l'église, Anthelme, allez savoir pourquoi tirahttp://www.coloriagesagogo.net/d/4901-1/coloriage_cloche_05.jpeg sur la corde de Gudule et celle-ci réveillée en sursaut lança un ding-dong surpris. Rendu fou de joie en entendant la voix de sa préférée, Anthelme se lança dans un carillonnage échevelé qui ameuta tout Bigorbourg heureux de retrouver sa cloche saine et sauve et qui permit à Igor d'aller retrouver sa Pulchérie. Quant à Thècle, elle inventa de nouveaux délicieux petits gâteaux en forme de galets et de coquillages qui eurent aussitôt un immense succès.

Pour en savoir plus sur Thècle (la vraie) c'est ici


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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 00:48

Une nouvelle incursion à Bigorbourg avec le prénom Aristide, pas trop méchante aujourd'hui notre Bigornette !


 

« Aristide, Aristide, Aristide ».

Non décidemment rien de veut venir pour le moment, ce prénom n’est pas décidé à sortir de sa coquille.

Bon tant pis, je me replonge dans mon bouquin, ma chatoune sur les genoux, tranquille dans mon fauteuil, avec le soleil qui éclaire le salon.

Mais pas moyen de lire, ça doit au moins faire trois fois que je relis le même passage. Je baille un grand coup, il paraît que ça oxygène le cerveau !

« Aristide, Aristide, Aristide ».

Une secousse et paf, voilà que j’atterris au milieu d’un brouhaha incroyable !

« Aristide, Aristide, Aristide ».

Les animaux de Bigorbourg et le petit peuple de la forêt sont en ébullition.

Ce sacré prénom qui n’arrête pas de m’échapper, ils le répètent sur tous les tons !

Ce que je fais là ? Aucune idée, mais autant rester attentive puisque manifestement mes petits personnages, eux, connaissent un Aristide, voilà qui m’arrange bien !

La petite styliste Gébétrude est sur les dents, tout le monde lui demande une tenue de soirée pour le grand gala !

Mais de quel grand soir parlent-ils tous ?

Dans l’effervescence générale, je capte quelques bribes de phrases, qui, il faut bien le reconnaître, ne m’éclairent pas vraiment, mais bon !

« Aristide va venir, c’est trop génial »

« Depuis le temps qu’il est parti en tournée il était temps qu’il revienne un peu chez nous »

« Il est né ici, alors forcément il ne nous oublie pas »

« Faut dire qu’il est resté très simple »

« Et quel artiste, mais quel artiste »

« En plus, il est beau, mais beau ! »

« Et ses yeux, je me damnerais pour ses yeux moi ! »

Il faut reconnaître que ce sont surtout les filles qui s’extasient, les garçons semblent un peu plus réservés, n’y aurait-il pas une petite pointe de jalousie de leur part ?

« Oui, c’est vrai, il est pas mal »

« Resté simple, resté simple, faut le dire vite »

Notre rapide petite couturière distribue de somptueuses tenues à tour de bras.

Tous filent se mettre sur leur 31.

Je regarde ma minette, accrochée à mon épaule, manifestement le petit monde qui vit dans la tête de sa deux pattes l’effare un peu !

Et voilà qu’au loin dans la forêt, je vois des lumières commencer à scintiller. Tiens, je n’avais pas remarqué que la nuit était tombée.

Je me dépêche de rejoindre la foule qui se presse à l’entrée de la clairière qui sert à tous les grands évènements du petit peuple bigorbourgeois.

Là est installée une belle estrade, les vers luisants éclairent la scène.

Le maître de cérémonie s’avance, c’est un bel hibou portant un nœud papillon de toute beauté. Il annonce de sa belle voix grave.

« Et maintenant, celui que vous attendez tous. Voilà l’enfant du pays qui revient pour nous chanter en avant-première toutes ses dernières chansons. Chers amis, applaudissez ARISTIDE ! »

Les vers luisants s’éteignent quelques instants. Je vais enfin savoir qui est Aristide !

Les lumières se rallument. Et là, au milieu de l’estrade, se tient un magnifique chat noir au poil d’ébène lustré. Un de ses yeux est vert, l’autre jaune et les deux terriblement hypnotiques ! Ma minette en laisse échapper un ronronnement de plaisir.

Un chat chanteur ? Mais ça va pas la tête ? Il va nous casser les oreilles ! Ce n’est pas possible que Bigorbourg ait si mauvais goût ! Il faut dire que lorsque ma minette donne de la voix ... bon bref !

Ah là là, chroniqueuse de peu de foi que je suis.

Aristide prend cette superbe pose, chère aux chats égyptiens, sa queue se drape autour de ses pattes et voilà que sort de sa bouche une mélodie superbe qui fait courir un frisson de plaisir parmi tous les assistants, moi y comprise, même si je dois reconnaître ne pas bien comprendre la signification de ces miaou, méou, mrroou et autres !

Bref, pas de doute Aristide est vraiment un artiste. A la fin du récital, comme tout le monde je me mets à applaudir et, et !

J’ai l’impression de manquer une marche, je sursaute, provoquant un frrr de mécontentement sur mes genoux et je me retrouve dans mon fauteuil !

Aurais-je rêvé ? Allez savoir avec Bigorbourg ?

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 00:07
Merci pour ce ravissant prénom Bigornette.

Pernelle est l’heureuse propriétaire (ou propriété c’est selon) de Pulchérie la poule, d’Aymard le canard et de Venceslas l’âne et de quelques autres qui restent à découvrir.

Pernelle est une fermière à la pointe du progrès. Elle a entendu dire que les plantes se développaient mieux avec de la musique, elle s’est donc dit qu’il n’y avait pas de raison de ne pas essayer avec son propre potager et avec ses animaux.

Je précise que notre petite fermière n’élève pas ses animaux pour les faire passer à la casserole, non, non elle se contente de ce qu’ils veulent bien lui fournir comme de la laine, des œufs, du lait, ou simplement de l’amitié.

Elle a donc planté des haut-parleurs un peu partout avec des musiques aussi diverses que variées selon le résultat espéré.

Pour tout ce qui se doit de pousser le plus haut possible c’est l’incontournable « Aller plus hôôô ».

Pour tout ce qui doit s’arrondir, mûrir nous avons le magnifique « Printemps » de Vivaldi.

Pour les moutons, impossible d’y échapper « c’est la ouate qu’ils préfèrent », je sais la ouate c’est du coton et pas de la laine, mais adressez vous à la chanteuse qui n’avait qu’à écrire « c’est la laine que j’préfère ».

Si les vaches font du bon lait c’est parce que « couchées dans le pré avec le soleil pour témoin » leur permet de se la couler douce et de ruminer en toute tranquillité.

Pour les canards, c’est forcément « la danse du même nom », il faut dire qu’ils adorent se trémousser en chœur, ça les maintient en forme.

Pour les poules, « picoti, picota, lève la queue et puis s’en va » et à chaque coup on gagne, hop un bel œuf ! Marche bien aussi « Mon truc en plumes »

Pour les lapins, je sais en principe les lapins c’est direct la marmite, mais Pernelle préfèrent qu’eux et le cochon recyclent les déchets ménagers comme les restes de nourriture ou ce qui peut passer dans le ventre d’un cochon. Donc pour leur garantir une digestion facile ce sera évidemment « J’ai bien mangé, j’ai bien bu, j’ai la peau du ventre bien tendu ».

Vencelas lui se délecte des « Tableaux d’une exposition ».

Mais attention Pulchérie a droit en l’honneur de son état de future maman qui perdure (il faut dire que le poussin n’a pas l’air décidé à sortir de son œuf) à toute la série des berceuses disponibles en stock, ce qui bizarrement commence à l’énerver un tantinet, elle préférerait quelque chose de plus « We were, we were rock you » pour secouer un peu son rejeton.

Pour remonter le moral au coq éconduit par la dite Pulchérie un petit coup « d’El Condor passa » lui fait le plus grand bien.

Quant à notre Pernelle de fermière « la symphonie pastorale » lui convient parfaitement.http://www.michel-ange.net/photos/extras/DEGRAN10058.jpg

Bref, inutile de dire que les touristes qui passent dans le coin sont fort étonnés d’entendre toutes ces musiques qui se mêlent et s’emmêlent, mais lorsqu’ils dégustent les produits que leur propose Pernelle, eh bien ils se mettent tous à chanter « Halleluyah »

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 00:36
Merci Bigornette pour ce prénom "presque" simple !

Monsieur le Comte Amédée de Saint Frusquin est satisfait.

Il est enfin débarrassé, non seulement de Madame la Comtesse de Saint Frusquin mais aussi de tous ses ennuyeux ancêtres qui lui pourrissaient la vie depuis un sacré moment !

Il faut dire qu’être élevé dans un château en partie délabré par des parents qui vous rebattent les oreilles des exploits glorieux de tel colonel réduit en charpie par les zoulous, de tel amiral dévoré par les requins alors qu’ayant bêtement le mal de mer et rendant tripes et boyaux il venait de passer par-dessus le bord du bateau qu’il commandait, de telle belle Comtesse révolutionnaire qui en envoyant son cher mari à la guillotine glissa bêtement dans une flaque de sang et se retrouva (si je puis dire) en tête à tête avec lui dans une corbeille, de tel prélat qui dégusta fort stupidement le vin empoisonné qu’il venait de verser à un concurrent à la place de cardinal (il avait confondu sa droite et sa gauche), eh bien ça finit pas lasser !

Sans compter bien sûr les moutons noirs de la famille dont la place dans la galerie de portraits n’était plus qu’une tache claire que lorgnaient d’un œil mauvais leurs voisins. N’a-t-on pas idée de s’enfuir pour épouser un artiste, de partir s’enfermer dans une léproserie, de créer une œuvre caritative qui manqua bien de dévorer la fortune familiale, qui fut d’ailleurs beaucoup plus vite gaspillée par un grand-père joueur et coureur.

Et non contents de lui pourrir la vie avec ces histoires stupides, les défunts dont la mort fut un peu, comment dire « difficile » s’entêtaient à venir hanter la demeure familiale, pas moyen d’avoir une nuit tranquille. C’était à qui faisait tinter des chaînes, gémissait, laissait une tête rouler.

Monsieur le Comte Amédée se retrouva du jour au lendemain héritier du château après avoir malencontreusement perdu père et mère emportés par une grippe de provenance indéterminée. En bon fils, il accrocha leurs portraits aussi souriants que les autres, c’est peu de le dire, dans la galerie familiale et se demanda quoi faire de sa vie.

Il faut dire que n’ayant aucune envie de travailler, il venait de terminer vaille que vaille des études d’il ne savait trop quoi, études validées par un diplôme remis par un membre de la parentèle proche, ceci expliquant peut-être son succès !

Une seule voie s’ouvrait à lui, le mariage ! Il fit donc une cour express à une jeune fille de bonne famille pas vraiment gâtée par la nature et dont les parents ne furent que trop heureux de se séparer avec quelques larmes de crocodiles et une dot douillette qui permit à Monsieur Amédée de remettre à peu près en état son château et de se la couler douce.

Maintenant vous demandez-vous, comment Monsieur le Comte Amédée de Saint Frusquin a-t-il bien pu débarquer à Bigorbourg qui est, il faut le reconnaître peuplé de personnes (et d’animaux) de bonne compagnie.

Et bien, après avoir rendu malheureuse comme les pierres la pauvre Comtesse qui finit par en mourir de chagrin mais seulement après s’être faite portraiturée, une manie familiale. Monsieur le Comte vécu une vie de désœuvrement parfaite, sans intérêt jusqu’au jour où ayant sacrifié à la tradition familiale il se fit faire son portrait. A peine celui-ci accroché dans la galerie, Monsieur le Comte rendit son âme à qui la voulait bien mais comme elle ne trouva pas preneur, elle se retrouva piégée dans son portrait avec sa femme en vis-à-vis qui maintenant qu’elle était morte se fit un plaisir de lui rendre la mort impossible en lui disant ses quatre vérités, tandis que le reste des ancêtres lui reprochait amèrement son manque d’ambition et surtout le fait d’avoir laissé la dynastie sans héritier.

Bref, l’après-vie de Monsieur le Comte Amédée devint impossible jusqu’au jour où un lointain cousin désormais possesseur du château et de ses tableaux et trouvant le tout absolument hideux revendit l’ensemble.

Le portrait de Monsieur Amédée atterrit chez Monsieur Balthazar, qui comme vous le savez est un connaisseur en choses bizarres. Il vit bien une certaine satisfaction se faire jour dans l’œil du portrait lorsque Monsieur le Comte s’aperçut qu’il était enfin loin du château familial et de son horrible galerie de portraits. A vrai dire, on vit même un sourire, le premier de toute sa vie et de sa mort, poindre sur les traits fermés de Monsieur Amédée.

Passant un beau jour par le Bazar de Monsieur Balthazar, Pélagie notre accorte bonne du curé fut http://www.atelier-bonno.fr/peinture/galerie-huile/portrait-soldat-18e-1.jpglittéralement séduite par la trogne maintenant bon enfant de Monsieur le Comte et repartit avec lui. Pourvue de l’accord du curé Paterne elle l’accrocha dans le presbytère et depuis ce jour béni, Monsieur le Comte Amédée de Saint Frusquin descend régulièrement de son perchoir pour se promener, évanescent, dans les rues de Bigorbourg, Lui qui de son vivant n’avait jamais fait preuve de la moindre imagination, se découvrit une vocation : conteur (ce qui pour un comte est un comble), bref, il s’introduisait dans les rêves des enfants de Bigorbourg et leur racontait des histoires délirantes qui faisaient rire les petits. De nombreux parents se demandèrent quels rêves rendaient leurs enfants si heureux. Mais chut, cela reste secret. Et plus le temps passe, plus le portrait de Monsieur le Comte semble devenir jovial et heureux de « vivre » enfin !

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