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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 00:08
Elle s'amuse à Bigornette avec ses prénoms ! Bon c'est un peu long, mais je ne vais pas vous faire poireauter !

Cela fait déjà une semaine que Léonce a confié le petit Anicet et sa bouteille au Père Noël, elle ne peut s’empêcher de se demander comment cela se passe pour eux. Avec un sourire elle se dit que le Pôle Nord doit être un endroit beaucoup moins tranquille maintenant.

Alors qu’elle rêvasse à ce drôle de compagnon si rapidement passé dans sa vie, Léonce entend sa mère qui l’appelle. « Ma chérie, tu as reçu un paquet »

Un paquet ? Léonce descend l’escalier 4 à 4. Sa mère lui tend le colis avec un sourire entendu « un admirateur secret peut-être ? » Léonce hausse les épaules et sans un mot remonte dans sa chambre, ce que les parents peuvent être lourds par moment !

Elle s’installe confortablement sur son lit et tourne le paquet dans tous les sens, c’est bon de faire durer le plaisir, d’essayer d’imaginer ce qu’il y a là-dedans et qui a pu le lui envoyer parce qu’elle ne trouve aucune trace du nom de l’expéditeur.

Enfin, avec gourmandise, elle commence à le déballer. Léonce fait partie de ces personnes qui dégustent les cadeaux, elle ne déchire pas le papier avec frénésie, non, elle enlève le scotch tout doucement, déroule l’emballage tranquillement, bref elle savoure !

Tout en procédant avec délicatesse, il lui semble entendre un drôle de bruit qui émane du colis. Elle le presse contre son oreille, mais oui il y a bien du bruit là-dedans, c’est comme un bougonnement ininterrompu.

La voilà devant une boite joliment décorée. Sur le dessus elle trouve une enveloppe qu’elle s’empresse d’ouvrir. Incroyable la lettre émane de Monsieur Balthazar, celui-là même qui lui a « vendu » Anicet.

Chère Mademoiselle Léonce,

Je viens de « capturer » une nouvelle « petite souris » dans mon magasin. Comme manifestement vous avez de la ressource, je me permets de vous adresser ce colis qui ne manquera pas de vous intéresser. Toutefois, je vous déconseille de contacter à nouveau mon cousin, il a en effet fort à faire pour éduquer d’Anicet. Je vous souhaite bonne chance avec votre nouvelle « acquisition »

Très cordialement. Balthazar.

Un peu paniquée par cette entrée en matière, Léonce ouvre la boite, dedans bien nichée dans du papier bulle se trouve un flacon qui est la copie conforme de celui d’Anicet. Un peu tremblante, Léonce enlève le bouchon et aussitôt en bondit une minuscule créature aux cheveux roux ébouriffés, aux grands yeux noirs furieux et à la bouche rouge cerise qui marmotte un tas de choses sûrement pas très sympas.

« Ah ça y est quand même, on daigne me libérer ! C’est pas trop tôt ! Ca fait un moment que j’attends là-dedans moi ! » couine la petite « souris » de Monsieur Balthazar.

« Euh, bonjour ! Moi c’est Léonce et toi ? »

« Wenefride pour ne pas te servir ! Pas la peine de me demander d’exaucer des vœux, je m’y refuse absolument ou alors tu t’en mordras les doigts, c’est moi qui te le dit ! » fulmine ladite Wenefride.

« Enchantée de te rencontrer. C’est quoi ton histoire ? Tu es copine avec Anicet ? »

« Ah c’est vrai, c’est toi la traîtresse qui l’a envoyé attraper froid au Pôle Nord ! Oui je suis sa petite amie et à cause de toi nous sommes séparés maintenant ! » et voilà la pauvre minotte qui éclate en sanglots perçants.

« Je suis vraiment désolée, je ne savais pas qu’il avait une copine, il ne m’en a rien dit ! »

« Forcément on était fâché, je lui avais bien dit de ne pas essayer de piquer du matériel chez Balthazar, mais non Môssieur n’en a fait qu’à sa tête comme d’habitude, et voilà maintenant il est loin de moi » et à nouveau Wenefride se transforme en fontaine.

Léonce ne sait pas trop comment la réconforter. « Tu sais, le Père Noël a promis de le ramener pour les fêtes de fin d’année, ce n’est pas si loin que ça, vous pourrez vous retrouver et je suis sûre que d’ici là Monsieur Balthazar sera calmé et voudra bien vous pardonner »

« Tu crois » renifle pitoyablement Wenefride « J’ai intérêt à être sympa avec toi alors ! »

« Il vaudrait bien en effet » s’amuse Léonce quand brusquement elle grimace de douleur.

« Qu’est ce que tu as ? » s’inquiète sa nouvelle amie.

« Je ne sais pas, j’ai mal au cou, j’ai du mal me coucher »

« Super » s’exclame Wenefride et voyant l’air furieux de Léonce, elle précise « attends, tu vas voir, je sais comment régler mes dettes maintenant ! »

La drôle de petite personne demande à Léonce de s’allonger sur son lit. Et quelques temps plus tard, Léonce http://geekeriesdefarfadette.com/wp-content/uploads/2009/07/lise-kawaii.gifsoupire d’aise. La petite Wenefride est une masseuse née, elle a dansé une folle gigue sur son dos, Léonce a senti avec délice ses menus pieds appuyer pile poil aux endroits douloureux et les dénouer. Maintenant, Léonce est tout-à-fait rassurée, le cadeau de Monsieur Balthazar n’est pas un cadeau empoisonné, bien au contraire. En échange des services musclés que Wenefride ne va pas manquer de lui rendre, Léonce se fait fort de faire lever la punition des deux amoureux.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 00:46
Voilà la suite de l'histoire d'Anicet.

Sidérée Léonce suspend son mouvement mais heureusement reste fermement agrippée à la bouteille. Elle la soulève à hauteur de son visage et là, bouche bée, elle aperçoit un tout petit être complètement trempé qui se démène comme un diable dans un bénitier.

« Ferme la bouche, t’as l’air idiote comme ça » fulmine son étrange petit invité.

Bon quand on a rencontré le Père Noël plus grand-chose ne peut vous étonner, c’est le cas de Léonce qui reprend vite contenance.

« Eh ho, je ne te permets pas de m’insulter. Qui es-tu et comment as-tu réussi à entrer là-dedans ? »

« Aide moi plutôt à sortir et donne moi de quoi me sécher ! » ronchonne le petit bonhomme.

Tout doucement Léonce incline le flacon et porté par l’eau qui s’écoule le drôle de petit être atterri dans le lavabo.

Léonce le cueille au creux de sa main, lui donne un mouchoir pour s’éponger et l’examine sous toutes les coutures.

« Arrête, j’ai horreur qu’on me zieute comme ça » pas de doute, il est très mal luné !

« Bon alors t’es quoi et comment tu t’appelles ? » insiste Léonce

« Je suis un génie et je m’appelle Anicet » maugrée le minuscule petit homme en s’asseyant dans la paume de Léonce.

Celle-ci éclate de rire. « Toi un génie, avec un pareil prénom ? Pas possible »

« Eh t’es mal placée pour te moquer de mon prénom je te signale » se rebiffe Anicet.

« Mouais, c’est vrai désolée. Bon comme je t’ai délivré j’ai droit à 3 vœux ? »

Anicet éclate de rire. « Ca ne risque pas ma pauvre, je suis un débutant. Ce fichu Balthazar m’a surpris à essayer de lui piquer cette maudite bouteille et il m’a enfermé dedans. Ca ne fait pas très longtemps que je suis coincé ici alors je n’ai pas encore eu le temps d’apprendre les tours des génies, je ne suis qu’un farfadet moi ! »

« Un farfadet voleur semble-t-il et puni en plus. Bon je fais quoi de toi moi maintenant si tu n’es pas capable de faire ton boulot de génie, je te remets dans la bouteille et je te balance à la rivière, histoire que tu ais le temps de te perfectionner ? »

« Non, sois sympa, je suis sûr que je peux arriver à exaucer des trucs simples si je me concentre bien, je ne sais pas t’as pas envie d’un paquet de bonbons ? »

« Simple comme tu dis, carrément basique oui ! » rigole Léonce. « Allez je ne suis pas mauvaise fille, je te laisse filer, éventuellement viens me voir de temps en temps histoire de me raconter quelques belles légendes, j’adore les contes de fées ».

« Je ne peux pas partir, je suis puni et condamné à rester coincé dans cette bouteille encore au moins 100 ans »

« Aïe, t’es mal barré là et je ne vois pas bien ce que je vais faire de toi aussi longtemps. » Léonce s’interrompt brutalement et se plonge dans une profonde réflexion. « Remarque j’ai peut-être une idée. Bon on verra ça demain. Je sèche ta bouteille et tu peux retourner t’y installer »

Anicet regarde Léonce d’un œil méfiant, mais comme il n’est pas en mesure de faire le fier, il lui obéit.

Le lendemain, Léonce fourre Anicet et sa bouteille dans la poche et file dans le bois. Une fois arrivée là elle se met à appeler « Père Noël, j’ai besoin de vous ! ». Anicet qui est sorti de son flacon la regarde d’un air curieux « Le Père Noël au printemps ? Ca va pas la tête et pourquoi tu veux le voir d’abord ? ».

« J’ai eu une idée c’est tout, maintenant tais-toi et patiente ! »

Tout à coup une voix bien connue de Léonce lance du haut d’un arbre.

« Yo oh oh, on a besoin de moi ici, ce n’est pas la période pourtant »

Léonce et Anicet lèvent le nez et voit un nuage descendre doucement vers la terre, un Père Noël habillé d’une salopette de jardinier, chaussé de sabots et portant sur la tête un curieux galurin, atterri près d’eux.

« Que veux-tu ma petite Léonce ? »

« Bonjour Père Noël, voilà je vous présente Anicet, c’est un farfadet obligé de jouer les génies pendant 100 ans, mais moi je ne peux pas le garder aussi longtemps, alors je me demandais si vous pouviez faire quelque chose »

« Ah c’est toi le chenapan qui enquiquine mon cousin Balthazar ? Tu sais qu’il te traite de sale petite souris ? Pas sympa de ta part de flanquer la pagaille chez lui, bon d’accord c’est un bazar, mais quand même ! »

Anicet, mal à l’aise se tortille dans la main de Léonce. Mince, il est coincé là !

Le Père Noël éclate d’un grand rire, cligne de l’œil vers Léonce, attrape la bouteille, prend Anicet par la peau du cou et le laisse glisser dans une de ses poches.

« Ne t’en fais pas Léonce, je prends ce fripon en main, Mère Noëlle a besoin d’un assistant pour fabriquer les sablés de fête. Voilà un jeune homme qui lui sera très utile. S’il est sage le jour de Noël je le déposerai chez toi pour que vous puissiez tailler une petite bavette. Près à t’assagir Anicet ? »

« Ouais, ouais, de toutes façons c’est mieux que de rester enfermé dans ce truc, vous m’apprendrez des tours dites ? »

« Je vois que tu ne perds par le Nord toi, tant mieux je t’y emmène »

Et zou avec un dernier au revoir à Léonce, le nuage décolle et disparaît, laissant derrière lui l’écho de la http://4.bp.blogspot.com/_7iLSW4gKmzQ/SiRPPFclzmI/AAAAAAAAAB8/x85yGUKcG28/s320/farfadet.jpgvoix profonde du Père Noël et de celle aiguë d’Anicet qui manifestement est décidé à l’abrutir de questions.

Léonce, avec un large sourire, repart chez elle. Il était charmant ce petit Anicet, mais quel pipelet ! Une chose est sûre elle va demander à sa mère d’éviter « le Bazar de Balthazar » lors de leurs prochaines sorties, on ne sait jamais sur quoi elles risqueraient de tomber !

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 00:10
Aujourd'hui pour Bigornette nous allons nous occuper du prénom Anicet, mais à nouveau je suis tombée sur un bavard, donc ce sera deux épisodes !

La maman de Léonce est très contente. Il semblerait que son ado rebelle ne lui en veuille plus pour le prénom sortant un peu de l’ordinaire qu’elle a osé lui donner. A quoi est dû ce revirement elle n’en sait rien et préfère ne rien savoir d’ailleurs.

Ce qui est merveilleux c’est que maintenant sa fille veut bien partager avec elle une de ses passions. Chiner chez les brocanteurs ou les vide-greniers.

Les voilà donc parties toutes les deux en expédition. La maman de Léonce n’ayant pas un sens de l’orientation très développé (quasiment nul pour tout dire) et Léonce n’étant pas capable de lire une carte sans faire les pieds au mur, voilà nos deux aventurières perdues dans la nature.

Heureusement, Patience devait veiller et a dû donner un bon coup de coude à Saint Christophe pour qu’il aide un peu ses « administrées ».

Là en pleine campagne se dresse une petite bicoque entourée de tout un bric-à-brac qui arrache des cris de bonheur à la mère de Léonce.

Elles sortent de voiture et se dirigent vers cette caverne d’Ali Baba.

Un drôle de petit bonhomme avec une grande barbe blanche, une canne à la main et vêtu de ce qui ressemble fort à un smoking les accueille avec un large sourire et déclame d’une voix de fausset. « Entrez, Mesdames, entrez, chez Balthazar le roi du bazar ! »

Cette curieuse entrée en matière plaît bien à nos bigorbourgeoises habituées à l’inhabituel.

Un long moment, elles se perdent avec délices au milieu des 1000 merveilles qui les entourent, incroyable le nombre de choses qu’un si petit magasin peut contenir.

La mère de Léonce trouve bien sûr l’indispensable vase qui lui manquait, ainsi que cette boite à pain qu’elle va pouvoir décorer et puis là ce coupon de tissu chatoyant, il lui faut pas de doute. Léonce, amusée, regarde sa mère se transformer en fillette au milieu d’un magasin de jouets. C’est d’ailleurs pour le plaisir de ce spectacle qu’elle l’accompagne parce qu’il est fort rare qu’elle fasse une découverte pour elle.

Mais voilà qu’aujourd’hui elle reste scotchée devant une drôle de bouteille au verre craquelé, au long col et fermée par un ravissant bouchon tout rond. Sa mère trouve l’objet terriblement banal, mais bon, pour une fois que sa fille est intéressée par quelque chose elle se fait un plaisir de l’ajouter à son stock de découvertes.

« Excellent choix, jeune fille, vous verrez le parfum se conserve merveilleusement dans ce type de flacon » lui lance le vieux monsieur avec un large sourire.

Revenues elles ne savent trop comment à Bigorbourg, le trajet de retour leur a paru singulièrement court, nos acheteuses rentrent leurs emplettes dans la joie et la bonne humeur.

Léonce fonce dans sa salle de bain avec sa découverte. Elle va lui faire un brin de nettoyage et ensuite elle y versera l’eau de toilette offerte par ses parents pour son anniversaire.

Elle commence par passer la bouteille sous l’eau en la frottant avec un peu de son savon à la vanille. Puis http://art-galerie-depot.com/boutique/im/articles/P1050020.jpgelle la débouche, commence à la remplir pour en rincer l’intérieur en la secouant bien. Quand tout à coup un bruit bizarre se répercute dans la salle de bain. Elle entend distinctement quelqu’un qui tousse et qui s’étrangle.

Elle arrête son mouvement, intriguée. Ce doit être la télé en bas. Elle recommence à agiter sa belle bouteille quand le même son se reproduit accompagné cette fois d’une petite voix plaintive qui glapit.

« Arrête, arrête ça tout de suite, tu es en train de me noyer ! »

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 00:14
C'est le petit nom charmant du jour, merci Bigornette !

Igor, le coq du clocher, a des fourmis dans les pattes. Lui qui aime le calme attend avec impatience qu’Anthelme mette les cloches en branle pour pouvoir filer.

Pourquoi est-il ainsi sur des charbons ardents notre ami Igor ?

Eh bien parce qu’il est amoureux, eh oui, amoureux.

Il a repéré lors d’une de ses balades autour de Bigorbourg, une charmante petite ferme et dans cette petite ferme, une adorable poulette rousse.

Or, Igor ne résiste pas aux rousses.

Et cette petite poulette rousse a du caractère, c’est le moins que l’on puisse dire.

D’ailleurs, elle fait le désespoir de sa fermière. Pulchérie, c’est son prénom (à la poule, pas à la fermière) refuse absolument de prendre le coq de la basse cour pour époux.

Et la fermière qui voudrait bien que Pulchérie lui fasse des œufs et des poussins est fort marrie de cet état de fait.

« Mais enfin, Pulchérie, il faudra bien que tu te maries un jour et je suis sûre que tu as envie d’avoir d’adorables poussins » tente de la convaincre sa propriétaire.

Pulchérie la regarde d’un air peu aimable et caquète que le coq de la basse-cour n’est qu’un paltoquet, qu’un goujat, qu’un fanfaron qui ne sait que jouer de la crête, qu’un coureur de plumes et qu’elle refuse fermement de faire partie de son harem. Non mais, c’est comme ça et c’est tout !

Igor qui justement ce jour là passe par là entend l’échange et se pose sur le toit de l’étable pour en savoir plus. Et là, paf, son cœur de cuivre ne fait qu’un tour. Ah cette poulette toute dodue, au plumage soyeux et chatoyant, à l’œil vif, qu’elle est belle, mais qu’elle est belle !

Il en reste tout pétrifié sur son perchoir l’ami Igor. Et il n’a pas le temps d’aborder la belle que les cloches cessent leur tapage et pouf, il se retrouve perché sur son clocher.

Et voilà, il n’a plus qu’à attendre le prochain office en essayant de mettre au point une tactique de séduction. Lui parler de quoi à cette charmante ? De la pluie et du beau temps c’est d’un stupide ! La complimenter sur son plumage, son bec, non ça va faire ringard ! Que faire, que faire ?

Il est tellement plongé dans ses réflexions qu’il n’entend même pas les cloches se remettre à sonner et qu’il reste, hébété, planté là-haut.

Ce qu’il ne sait pas, c’est que Pulchérie l’a déjà repéré ce beau coq voyageur, il faut dire qu’il ne passe pas inaperçu avec sa livrée de cuivre. Elle est bien sûre que c’est son type « d’homme », ne reste plus qu’à attirer son attention mais manifestement ce grand nigaud a peur de l’aborder. Il va falloir avoir recours aux grands moyens.

Notre fine mouche attend la messe du dimanche et le branle-bas des cloches. Elle s’approche alors, mine de rien, de l’affreux snobinard qui voyant là, enfin, une chance de séduire la poulette descend de son tas de fumier et se met à tourner autour d’elle, jacassant comme un débile, faisant bouffer son jabot, jouant de la queue et de la crête, bref se rendant parfaitement ridicule et odieux.

Pulchérie joue bien sûr les offusquées et se met à glousser d’indignation. Igor qui, entre-temps, a un peu repris ses esprits est là caché derrière un appentis à admirer sa dulcinée. Et là que voit-il ? Sa douce amie se faire importuner par un fat, un vilain, un, un… il en perd ses mots Igor et sans plus réfléchir, il se jette au secours de la belle enfant si grossièrement importunée et vole littéralement dans les plumes de son rival.

Celui-ci préfère ne pas insister et bat en retraite, laissant une Pulchérie, au bord de l’évanouissement (enfin soit disant) se laisser aller contre le poitrail solide de son chevalier en armure.

Igor en défaille presque de bonheur et les deux amoureux restent là tendrement blottis l’un contre l’autre, cœur de chair battant contre cœur d’or, jusqu’à ce que les cloches cessent leur chant et les séparent jusqu’à la prochaine fois.

Bref, l’opération de séduction de Pulchérie, vous vous en doutez bien a porté ces fruits. Enfin pour dire vrai au moins un fruit !

Ce matin la petite fermière vient de découvrir dans le nid de Pulchérie un superbe œuf tout cuivré et http://www.au-jardin.fr/public/poulette.JPGmiroitant. Comme elle n’est pas cupide comme certains fermiers décriés par un Monsieur de La Fontaine, elle laisse l’œuf à sa poulette et attend avec impatience de voir quel étrange poussin va sortir d’un pareil écrin, et nous aussi par la même occasion ! Quant à Igor, c’est bien simple, il rayonne tellement que ceux qui jettent un coup d’œil au clocher en sont éblouis !

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 00:13
Et voilà la suite de l'histoire d'Adelphe

« T’as pas froid tout nu comme ça, et ton poisson il devrait pas être dans de l’eau, plutôt que de vouloir en cracher ? »

« C’est quoi froid ? Et tout nu ? Et pourquoi il devrait être dans l’eau mon copain, il est bien dans mes bras ! »

Le petit Aubain est bien perplexe. Ce petit garçon est quand même drôlement bizarre, il a d’ailleurs un teint blanc et vert franchement étrange. Il s’approche pour s’asseoir auprès de lui et en le touchant il constate que non seulement il est tout froid mais en plus il est tout dur. Il commence à regretter d’être là !

« Euh, tes parents ils sont où et ça fait longtemps que tu es là ? » interroge-t-il quand même.

« C’est quoi des parents ? Et c’est quoi longtemps ? »

Pendant que les deux enfants essayent de se comprendre, les chats se sont approchés du poisson et s’amusent à lui donner des coups de pattes, celui-ci pas décidé à se laisser embêter se fait un plaisir de répliquer par des coups de nageoires et de queue, il finit par sauter des bras de son petit « maître » et se met à jouer avec les félins qui en profitent pour perdre quelques calories.

Les petites les regardent faire en riant, bon au moins le petit compagnon d’Aubain ne pleure plus c’est déjà ça.

« Bon alors, tu viens d’où ? » s’entête Aubain.

« Je sais pas, un jour un monsieur m’a fait sortir d’une grosse pierre, et puis il m’a dit que je m’appelais Adelphe, et puis il m’a installé avec mon poisson ici. J’ai vu plein de soleils et de lunes aller et venir, il y avait du monde autour de moi, et puis j’avais les pieds dans l’eau et mon poisson s’amusait à cracher de l’eau. Et puis un jour, il y a eu des grands boums partout, des trucs dans l’air qui faisaient plein de bruit, les gens n’osaient plus sortir le soir et les arbres ont fini par me cacher, et maintenant ça fait encore beaucoup de soleils et de lunes que je ne voit plus personne et je suis triste ».

Et tout à coup le petit Aubain comprend. Ce drôle de petit bonhomme est une statue, comme celles qu’il a vues dans un musée où ses parents l’avaient emmené.

« T’en fais pas, je vais t’aider ! ».

Et sur sa lancée, toujours accompagné de Belle Aggie et de Paterne mis de bonne humeur par leurs jeux avec ce drôle de poisson, il se rend vers l’Olive et tout doucement il appelle son amie l’ondine. Celle-ci apparaît et il lui explique le problème du drôle de garçon. Et Olive brusquement se souvient de cette belle fontaine qu’elle se faisait un plaisir de fournir en eau, elle l’avait complètement oubliée quand les hommes s’étaient fait la guerre. Dans un doux murmure elle promet à Aubain d’arranger les choses. Un tendre baiser et le garçonnet se retrouve niché au creux de son lit.

Le lendemain, il est réveillé par des exclamations.

« Mais d’où vient ce bruit d’eau ? »

« Là, ça vient du taillis au fond du jardin »

« Venez allons voir ce qui se passe »

Aubain se précipite à la fenêtre et il voit quelques bigorbourgeois qui se frayent un passage dans les buissons et il entend des exclamations ravies.

« Elle est magnifique cette fontaine »

« Et cet enfant, quelle belle sculpture »

« Mais oui je me souviens maintenant, ma grand-mère en parlait »

Bref, au bout de quelques jours l’espace autour du petit Adelphe est dégagé, la fontaine et l’enfant http://www.idee-decoration-vitrine-magasin.com/images/berdeco-fontaine-jardin-bs3177gry.jpgnettoyés et l’eau jaillit de la bouche du poisson, sonne comme du cristal en tombant dans la vasque avant de retourner chez Olive, eh oui on pratique le développement durable à Bigorbourg, pas de gaspillage.

Ce matin, en passant près d’Adelphe, Aubain l’a vu lui sourire et lui murmurer un merci amical. Et de temps en temps, lorsque ses copains les chats l’appellent, il sort en catimini et ils s’en vont jouer un peu avec leurs nouveaux amis, parfois Olive vient s’installer avec eux pour leur raconter une de ces belles histoires dont ils sont friands.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 00:06

Pour Bigornette voilà aujourd'hui Adelphe, mais comme ce petit bonhomme avait beaucoup de choses à exprimer vous aurez l'histoire en deux fois.

Au centre de Bigorbourg s’ouvre à tous un délicieux petit jardin avec quelques jeux pour les enfants, des bancs pour les parents et des arbres pour l’ombre et le plaisir des yeux.

Les fenêtres de la chambre d’Aubain, notre petit miraculé, donne sur ce petit havre de joie.

Mais depuis quelques temps Aubain a du mal à dormir. Tous les soirs il entend quelqu’un pleurer et il est sûr que cela vient du jardin public. Lorsqu’il appelle ses parents et leur demande qui a autant de chagrin, ils ont beau tendre l’oreille, ils ne discernent rien. Mais dès que la porte est refermée les pleurs reprennent.

Même en s’écrasant le nez sur la fenêtre, Aubain ne voit rien. Où peut bien être cet enfant qui a tant de peine ?

Alors, un soir, il attend que ses parents soient couchés et sur la pointe de pied, il descend l’escalier et se glisse hors de la maison. Sa chute dans l’Olive n’a en rien entravé son esprit aventureux.

Dehors, il croise Belle Aggie et Paterne qui font leur petite promenade digestive, la cuisine de Pélagie étant toujours aussi délicieuse mais calorique. Ils se frottent contre les jambes du bambin et décident de l’accompagner.

Aubain tend l’oreille, les pleurs ont repris. Les chats semblent les percevoir aussi ce qui fait plaisir à Aubain, au moins il ne rêve pas comme le disent ses parents.

Les oreilles transformées en radar, les chats ouvrent la marche devant Aubain. Ensemble, ils se dirigent vers le jardin public. A cette heure là il est fermé, comment entrer ?

Ce n’est pas un problème pour nos félins qui se dirigent vers un buisson et se glissent dessous en miaulant des encouragements à Aubain pour qu’il leur emboîte le pas, enfin pour être plus précise pour qu’il rampe derrière eux.

Et les voilà tous les trois de l’autre côté, admirant les jeux de la lune dont la lumière s’amuse à rebondir de balançoires en toboggan avant d’illuminer les arbres. Bon ce n’est pas tout, ils ne sont pas là pour ça !

Les pleurs continuent, ils proviennent du fond du jardin. C’est un endroit un peu inquiétant malgré tout, plein de broussailles et qui paraît impénétrable. Pas de doute les pleurs viennent de là.

Soutenu par la présence de ses amis chats, Aubain se faufile tant bien que mal (plutôt mal pour son pyjama) entre les branchages qui semblent chercher à le retenir. Après quelques égratignures, le voilà arrivé au cœur d’une minuscule clairière complètement cernée par des arbres qui n’ont pas l’air aimable et pas du tout satisfaits de voir ces intrus.

Et là, la source des pleurs leur apparaît. Assis sur le bord d’un bassin bien abîmé se tient un petit enfant qui tient dans ses bras un gros poisson qu’il caresse tendrement.

Aubain s’approche du garçon.

« Bonsoir, pourquoi tu pleures ? »

Le petit lève le nez et bouche bée contemple ses visiteurs.http://www.bancspublics.net/images/fond_bancs/fond_saint_omer/saint_omer_jardin_public_1280_small.jpg

« J’en ai assez d’être tout seul » renifle-t-il « et mon poisson voudrait cracher de l’eau »

Aubain s’approche un peu plus de l’enfant et son étrange compagnon.

Voilà suite au prochain numéro, bon vous doutez bien un peu de qui est Adelphe et de ce qu'il est !

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 00:56
Elle nous a gâté encore l'amie Bigornette avec son prénom, Epistème, je vous demande un peu !

Sachez-le Epistème est une livre, non je n’ai pas fait de faute de frappe, Epistème est UNE livre, une livre voyageuse même pour tout dire.

Je sais, je sais, une livre ça n’existe pas, en principe on dit un livre, moi je n’y suis pour rien, Epistème a décidé d’être une livre, je me contente d’écrire son histoire sous sa dictée, je ne suis qu’une modeste chroniqueuse.

Donc Epistème est une livre voyageuse. Attention, elle ne fait pas partie de ces livres que l’on dépose sur un banc pour le faire adopter ou de ceux que l’on se transmet par la poste. Non Epistème voyage par ses propres moyens.

Elle existe depuis aussi longtemps que Bigorbourg. Elle a été créée il y a bien longtemps par un moine un peu magicien sur les bords, même s’il l’ignorait.

Il a amoureusement choisi une belle reliure qu’il a dorée à l’or fin. Pour les pages il a choisi le plus beau parchemin et s’est appliqué à y tracer les plus magnifiques lettres et lettrines que contenaient sa plume et son encre. Bien sûr il a aussi décoré le tout d’enluminures qui remplissaient l’âme de beauté et de joie. En revanche, il a été incapable de savoir ce qu’il avait écrit.

A peine le dernier point apposé, Epistème a disparu dans la nature. Notre pauvre moine l’a cherché un bon moment et puis un jour elle lui est apparue en rêve. « Ne t’en fais pas, je vais voir du pays et donner du bonheur, vis en paix ami créateur ». Notre moine s’est donc fait une raison, mais dans un coin de son esprit, des phrases étaient nichées qui lui donnaient joie et espoir, le dernier cadeau d’Epistème.

Quant à elle, elle entreprit un grand périple à travers le monde et le temps, n’hésitant pas à modifier son apparence pour mieux coller à l’endroit où elle atterrissait.

Le plus souvent, elle choisissait de se glisser entre les mains d’un enfant, celui-ci la dévorait, s’emplissant de ses phrases et de ses images, laissant son imagination jouer main dans la main avec Epistème et quand assurée que son protégé avait fait le plein de bonheur, elle filait ailleurs.

Entre les mains d’une jeune fille romantique qui soupirait après l’amour, entre celles d’une mère qui s’inquiétait pour ses enfants, entre celles d’un homme au cœur dur qu’il fallait rendre un peu plus humain (la plus dure de ses tâches ça), entre celles d’une vieille personne qui n’espérait plus rien de la vie.

Et chaque fois Epistème savait trouver l’histoire qu’il fallait.

Pour tout vous avouer, j’ai moi-même eu Epistème entre les mains, elle m’a laissé au creux de la mémoire des histoires de planètes où l’on recueillait les enfants perdus, les voiles irisés d’une cascade qui protégeait le monde des fées, des fleurs vivantes qui pleuraient celles qui avaient été cueillies. Je suis sûre que comme moi vous avez eu entre les mains Epistème et qu’elle vous a laissé d’étranges souvenirs.

Seulement, bien sûr impossible de se souvenir du titre et de l’auteur de ces livres magiques. Encore que parfois Epistème est très sympa, quant une des histoires qu’elle a inventée plait plus que tout, elle s’arrange pour en souffler l’idée au creux de l’oreille d’une ou d’un écrivain, et voilà qu’Epistème laisse un peu d’elle dans un livre (oui là c’est un) qui rayonne et que tout étonné vous découvrez dans les rayons d’une librairie sûr et certain de l’avoir déjà lu alors qu’il vient juste de paraître. C’est très étrange, mais cela fait beaucoup rire Epistème qui s’envole un peu plus loin.

Bien sûr vous vous doutez bien que la plupart des habitants de Bigorbourg au cours des siècles on eu l’occasion de tenir Epistème entre leurs mains, c’est sûrement de là que leur vient leur incomparable capacité à accepter le merveilleux et à le côtoyer sans se poser de question.

Et vous avez-vous déjà eu Epistème entre les mains ? Je suis bien persuadée qu’il y a au fond de vos http://www.nouvelles.umontreal.ca/archives/2007-2008/images/stories/07-08_Forum/iForum23/20080310F23_livre-volant.jpgmémoires des phrases ou des histoires qui vous reviennent parfois sans que vous sachiez d’où elles viennent, eh bien c’est Epistème qui vient de vous survoler en route pour une autre mission.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 00:41
Presque une promenade de santé le prénom de Bigornette de cette semaine !

Le petit Aubain âgé de 4 ans est un brin casse-cou et il adore la rivière Olive qui traverse Bigorbourg. Il faut dire qu’il a presque su nager avant de savoir marcher et les reflets qui jouent sur la rivière ne cessent de l’attirer.

Ce jour là échappant à la surveillance de ses parents, le jeune homme se rend près de sa rivière adorée mais là il tombe sur un petit caïd de 5 ans (eh oui, il y a aussi des affreux jojos à Bigorbourg). Celui-ci se moque de notre contemplatif petit ami et fort méchamment le bouscule et ce qui doit arriver, arrive.

Aubain essaye de se rétablir, mais la berge cède sous ses pieds et il tombe dans la rivière. Sachant nager il n’y a pas grand risque pour lui, mais malheureusement, il se cogne à une racine qui dépasse. Tout étourdi, le voilà qui commence à couler tandis que le coupable s’enfuit à toutes jambes.

Ses parents affolés par sa disparition ont bien sûr couru partout, ameutant les voisins et là, brusquement au bord de la rivière ils découvrent le corps inanimé de leur fils.

Sa mère se rue sur lui en hurlant, le prend dans ses bras, le secoue pour découvrir ahurie que son fils la regarde avec un grand sourire aux lèvres. Elle caresse les cheveux mouillés, palpe son corps à la recherche de blessures, mais rien, rien que ce grand sourire ravi !

La pauvre femme ne sait plus à quel saint se vouer !

L’enfant la regarde en souriant « Si tu savais maman comme elle est belle la dame ! Et sa maison est super chouette ».

Les parents d’Aubain se demandent bien de quoi peut parler leur fils, c’est sûrement ce coup à la tête qui l’a fait rêver.

Pas un seconde, trop contents de le récupérer sain et sauf, ils ne se demandent comment l’enfant a pu rejoindre la rive.

En fait, il a coulé juste à l’entrée du petit royaume d’Olive l’ondine. Celle-ci reconnaissant le charmant garçonnet amoureux de son cours d’eau lui a donné le pouvoir de respirer sous l’eau et lui a proposé de venir visiter son monde et comme vous le savez au pays de Faërie, le temps ne passe pas comme sur notre terre, très terre à terre dirons-nous en ce qui concerne le cours du temps.

Bref, main dans la main avec Olive, le jeune Aubain a pu admirer le cottage de galets lisses de l’ondine (oui, c’est une petite rivière, c’est donc un tout petit château) décorés de lumineux petits morceaux de verre lustrés. A l’intérieur les meubles très designs sont faits des diverses cochonneries que des gens sans scrupules (bon il y a peut-être quelques bigorbourgeois dans le tas, mais uniquement ceux qui n’ont pas encore compris toute la magie de ce petit monde) osent jeter dans les rivières, toutefois, en passant par les mains magiques d’Olive, le vieux pneu se transforme en fauteuil douillet, les bouteilles de plastiques en tables et chaises tout en transparence, le frigo déglingué en armoire élégante parée de dentelles de feuillages aquatiques.

En riant elle montre également à Aubain tout un stock de vieilles godasses qu’elle conserve avec soin pour les accrocher aux hameçons de ceux qui veulent pêcher ses amis les poissons, d’ailleurs sa réserve ne diminue plus tellement, les pêcheurs dégoûtés ont quasiment cessé de tenter leur chance et les vieilles chaussures vont devenir niches douillettes pour les alevins.

Elle propose ensuite à Aubain de se restaurer et met devant lui des verres. Aubain les regarde un peu étonné, ces verres paraissent vides et pourtant lorsqu’il les porte à ses lèvres tout une gamme de saveurs lui titillent les papilles, il en soupire d’aise.

Après le goûter elle l’emmène se promener au fond de l’eau, ils sont devenus tout petits et s’amusent à chevaucher les truites qui passent par là, ils vont ensuite saluer dans l’étang la famille d’Aymard. Mais les meilleures choses ayant une fin, il est temps pour Aubain de regagner le monde des hommes.

« J’veux pas » boude le petit « J’veux rester toujours, toujours avec toi, tu veux bien te marier avec moi ? »

Olive rit « Désolée mon petit ami, ce n’est pas possible, mais ne t’en fais pas, d’ici quelques années je suis sûre que tu rencontreras une sirène rien que pour toi. Mais ne m’oublie pas et continue à venir me voir ».

En le ramenant à la surface pour le déposer sur la berge, du bout du doigt elle tatoue sur le bras d’Aubain http://www.jemesensbien.fr/wp-content/uploads/2009/03/bebes-nageurs.jpgla silhouette d’un minuscule poisson qui lui permettra d’ouvrir la porte de son univers et de celui de ses sœurs.

Blotti dans les bras de son père, Aubain rejoint le domicile familial avec dans la tête de doux bruits d’eau et le sourire d’un visage qui n’est pas celui d’Olive.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 00:53

Merci Bigornette pour ce nouveau prénom !

Bonjour, aujourd’hui je vous emmène voir … mais suivez-moi plutôt !

Nous prenons notre envol, disons un petit coucou à l’ami Igor le coq du clocher, passons au-dessus de la forêt où le petit de Bertille et Fulbert est en train de jouer avec Pacôme qui essaye de lui apprendre à marcher sur deux pattes, jetons un œil à la jeune Léonce qui se livre à son plaisir favori se promener en forêt et atterrissons dans cette clairière en plein milieu de la forêt.

Au centre de celle-ci, se dresse une estrade toute en longueur dont une extrémité se cache dans les arbres.

Aujourd’hui, donc, je vous convie au premier défilé de mode de la grande styliste GBT.

Bon, qui est GBT et pourquoi un défilé de mode en pleine forêt, voilà qui est un peu inaccoutumé !

GBT de son vrai nom Gébétrude, mais elle trouve que GBT fait plus branché, est une drôle de petite créature.

Elle est apparue au cœur d’une fleur ce qui fait qu’on ne sait pas trop si elle est lutine, fée, farfadette ou autre. Il semblerait qu’elle soit née d’une simple goutte de rosée.

D’ailleurs personne ne sait vraiment à quoi elle ressemble, elle est un minuscule arc-en-ciel et change constamment de forme, c’est assez déstabilisant parfois pour ses amis. Pour ce qui est de son prénom il lui est tombé dessus comme ça sans prévenir il faut croire qu’ils étaient faits pour se rencontrer.

Quand elle a ouvert les yeux sur ce monde, elle a trouvé que la fleur dans laquelle elle était couchée était la plus belle des choses, douce, velouté, embaumant l’air. Le rire et le chant ont été ses premiers modes d’expression.

Les fées qui vivaient alentours furent fort étonnées de découvrir cette drôle de goutte scintillante qui virevoltait dans les airs. Elles firent de leur mieux pour l’élever, aidées en cela par les animaux de la forêt.

Seulement, voilà, dans la vie qu’elle soit « naturelle » ou « surnaturelle » chacun à sa place et sa tâche à remplir, or, le petit peuple étant confronté pour la première fois à l’existence d’une étrange petite personne inclassable.

Lorsque Gébétrude arriva à l’âge adulte, enfin on supposait que c’était le cas, il fallut qu’elle trouve sa place dans l’univers de la forêt !

Elle commença donc par faire un petit tour du côté de Bigorbourg, ses drôles d’habitants l’amusèrent mais cela ne l’avançait pas trop pour son choix de carrière jusqu’au moment où elle tomba sur un groupe de fillettes qui s’amusaient avec de vieux habits trouvés dans une malle. Gébétrude trouva les matières, les formes et les couleurs fascinantes. En regardant mieux elle s’aperçut que les humains portaient tous des choses de ce genre.

En retournant dans la forêt elle scruta plus en détail le petit peuple et les animaux qui l’entouraient.

Pas de doute, il y avait un manque total de fantaisie dans les vêtures. Les animaux étaient tout nus, quant aux fées elles se cantonnaient à des robes unies et vaporeuses et les lutins portaient du vert et rien que du vert.

Elle décida donc de prendre les choses en main pour mettre un peu de gaité dans tout ça. C’est vrai quoi, la nature se parait de mille couleurs et ses habitants restaient désespérément uniformes.

Elle commença par recruter des araignées qui lui tissèrent les plus merveilleuses soieries, avec un peu d’entraînement, elles arrivèrent même à imiter certains tissus humains comme le velours, elles étaient déjà des pros de la dentelle.

Pour la douceur, les animaux à poils acceptèrent de se laisser peigner. Elle put ainsi recueillir de la fourrure. Les couleurs lui furent fournies par les fleurs, les baies et les feuilles qui lui permirent de recueillir la rosée pleine de pigments au petit matin.

Ensuite, il lui fallut apprendre à coudre, Madame Crépin très gentiment lui montra comment manier l’aiguille et les ciseaux.

Et aujourd’hui, c’est le grand jour, GBT présente ses premières réalisations. Sur ou au-dessus du podium tournoient fées drapées dans des étoffes multicolores et coupées avec art, un peu près du corps jugent certaines trop habituées aux robes mousseuses, mais bon quelque part elles trouvent aussi qu’elles ont de l’allure, lutines et lutins revêtus de rouge, de bleu, de jaune tout sauf du vert, un peu septiques au début, s’admirent mutuellement et pour tout dire certains regards ne sont pas sans quelques sous-entendus. Même les animaux ont accepté de défiler avec écharpes, nœuds et fanfreluches, mais aujourd’hui seulement ils préfèrent quand même rester tout nus, mais que ne feraient-ils pas pour le petit arc-en-ciel qui égaye la forêt.

A la fin du défilé, la talentueuse créatrice et ses aides à 8 pattes sont acclamées par un public conquis, http://jmph.blog.lemonde.fr/files/2009/10/defile-de-mode-sans-frontieres.1254489947.jpgd’ailleurs l’écho de cette liesse parvient même aux bigorbourgeois qui se demandent bien ce que les habitants de la forêt ont encore bien pu inventer. Bref Gébétrude a trouvé sa place parmi le petit peuple de Faërie.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 00:40
Merci à Patsy qui m'a donné une bonne idée pour le prénom du jour de Bigornette.

Bien, si vous avez suivi un peu, vous savez que Bertille et Fulbert nous ont fabriqué un petit lapin. Ah vous dites-vous, il s’appelle Pacôme. A dire vrai, je n’en sais rien, je ne suis pas dans la confidence et non ce n’est pas non plus le furet de son papa.

Mais reprenons du début.

Ce beau matin de printemps, le fils de nos amis habillé d’une éclatante grenouillère rouge vif (rouge parce que comme çà ses parents vivant au milieu du vert de la forêt, l’ont toujours à l’œil) babille tranquillement en s’essayant à ramper sur la couverture jaune canari sur laquelle sa mère l’a installé.

Il aimerait bien attraper un de ces trucs verts qui entourent son domaine histoire de voir quel goût ça peut avoir, mais il ne maîtrise pas encore bien la reptation.

Tout à coup, il entend un bruit bizarre et aperçoit deux grosses pattes noires sur la belle couverture jaune. Tant bien que mal il essaye de se redresser sur ses petits bras et paf, il roule sur le dos.

Bon, l’avantage c’est que maintenant il a une bonne vue sur son invité surprise.

C’est bizarre, plus gros que Belle Aggie, plus beau que Casimir, mais plus petit que Venceslas. Ca a une grande langue qui pend hors d’une gueule hérissée de crocs bien pointus.

Le petit trouve ce truc très intéressant. S’agrippant à une des grosses pattes, il arrive à se remettre sur le ventre. Dans le même temps, la grosse bête s’est allongée devant lui, la tête entre les pattes elle contemple ce drôle de petit d’homme qui gazouille les yeux fixés sur lui. Il est habillé d’une couleur qui lui rappelle vaguement quelque chose, comme un souvenir qui remonte d’une mémoire ancestrale.

La petite chose dodue se lance dans une longue discussion en langage bébé. La bête est fascinée par ce flot interrompu seulement par des rires quand le petit bout arrive à lui saisir une touffe de poils.

Conquise la grosse bête s’amuse à pousser l’enfant du museau déclenchant de nouvelles cascades de joie.

Attirés par cette hilarité les heureux parents sortent dans le jardin pour admirer leur rejeton et restent figés d’horreur. Là près de leur petit poussin se trouve un immense chien !

Que faire ? S’ils font trop de bruit l’animal risque de s’en prendre à l’enfant, d’autant qu’il a l’air un peu efflanqué (l'animal pas l'enfant) !

Tandis que Fulbert surveille l’étrange duo, Bertille rentre à toute allure chez elle et déleste le réfrigérateur d’une belle tranche de viande. A pas feutrés (merci à Monsieur Crépin pour l’excellence de ses chaussures) tous deux s’approchent.

L’animal, alerté par un minuscule craquement, se retourne brusquement, babines retroussées sur un grondement inquiétant, tandis que Junior laisse échapper un petit hoquet étonné en entendant ce son.

Bertille roucoulant des petits mots sans signification approche encore et tend le succulent morceau de viande à l’animal qui s’en saisit, tandis que Fulbert ramasse sans cérémonie son héritier qui se met à piailler d’indignation.

Aussitôt le gros animal lâche la viande, bondit, arrache le bébé des bras de son père (occasionnant quelques dégâts à la belle grenouillère) et déposant l’enfant sur la couverture, il s’interpose entre les parents et le petit qui reprend ses gazouillis.

C’est l’impasse.

Une seule chose à faire appeler Thècle à l’aide. Comme toute bonne sorcière, elle sait parler aux animaux.

Les négociations sont un peu difficiles au début, il faut convaincre l’animal que les deux grands humains aiment aussi son petit protégé. Elles finissent toutefois par aboutir au grand soulagement de tout le monde, sauf du principal intéressé qui ayant enfin réussi à saisir un brin d’herbe est en train de le mâchouiller et se moque royalement de son environnement.

Et c’est ainsi que Pacôme (diminutif pour "eh bien, il n’est PAS COMmode celui-là"–je sais le jeu de mot http://akvis.com/img/examples/sketch/wolf-color-sketch/wolf-color-photo.jpgn’est pas terrible) devient le protecteur attitré de Bébé sans pour autant renoncer à sa liberté chérie, car avant qu’il ne s’éloigne avec son morceau de viande (il n’allait pas l’oublier quand même) et après un dernier câlin, les adultes remarquent enfin les étranges yeux jaunes en amande et le museau allongé de l’animal.

Fulbert ne s’y trompe pas, son fils vient d’être adopté par un loup ! D’ailleurs, un bref hurlement de satisfaction et d’au revoir retentit dans la forêt.

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