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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 00:35

Un prénom pas trop compliqué aujourd’hui dans la Cour de Récré de Jill Bill.

Depuis quelques temps, les bigorbourgeois sont à l’affût.

Une maison est en construction.

Ils suivent donc les travaux avec intérêt et se posent des questions sur le futur propriétaire.

Les bâtisseurs sont de vraies fourmis, le chantier avance à une allure incroyable. Mais très franchement, les Bigorbourgeois sont un peu déçus, la maisonnette est toute simple, vraiment trop simple. Ils espéraient quelque chose d’un peu…, d’un peu…, enfin, d’un peu …vous voyez…  !

Et au lieu de quelque chose d’un peu… un beau matin ils se retrouvent avec une maison bêtement carrée, ridiculement blanche, avec toit banalement rouge, des volets parfaitement insipides et voilà, terminé.

Bref, ils sont très déçus et trouvent que cet édifice fait tache dans le bourg haut en couleur (encore qu’une tache blanche et propre ce n’est pas banal).

Et, fin du fin, ils restent bec ouvert lorsqu’un panneau indiquant la destination de la petite maison vient fleurir le portail en bois tout ce qu’il y a de plus basique.

Cet écriteau indique en lettres noires ennuyeuses comme le reste :

Chez Xavière – Décoration intérieure et extérieure

Comme vous voyez le texte lui-même n’est pas très accrocheur.

Il n’y a plus qu’un espoir pour les bigorbourgeois d’échapper à l’ennui, que Xavière, au moins sorte de l’ordinaire

Las, voilà qu’un matin, débarque d’une voiture sans le moindre intérêt, une jeune femme beaucoup trop normale. Que dire, elle n’est ni grande, ni petite, ni belle, ni moche, ni brune ni blonde et ses vêtements sont banals à mourir.

Nos bigorbourgeois, toujours prêts à accueillir avec bienveillance l’excentricité, le merveilleux, l’incroyable, se sentent terriblement floués par tant de platitude.

Mais, heureusement pour Xavière et ses affaires, ils sont curieux et naturellement courtois.

Un premier couple de voisins se rend donc chez la jeune femme pour lui souhaiter la bienvenue et s’enquérir de son activité exacte.

Celle-ci leur ouvre bien volontiers sa porte et les invite à entrer dans un salon, qui est, eh bien un salon !

Sans qu’ils en prennent vraiment conscience, voilà que c’est elle qui les interroge sur leur maison et sur leurs projets d’aménagement.

Mis en confiance par la banalité de l’environnement, les voilà qui se lancent. Madame rêve d’un atelier pour bricoler et Monsieur d’une cuisine bien aménagée et agréable à vivre.

Xavière sourit, se lève et les invite à la suivre.

Elle les emmène d’abord dans un appentis installé derrière la maison et que personne n’avait vu.

Et là Madame est éblouie par la multitude d’outils en tous genres, sur leur rangement impeccable. Monsieur hoche la tête, oui ça paraît effectivement très bien, et en voyant l’air extasié de sa femme il comprend qu’elle est conquise.

Xavière leur propose ensuite de venir visiter sa cuisine. Et là, c’est à Monsieur de rester en arrêt. Non seulement l’aménagement de la cuisine est absolument parfait, l’ergonomie superbement bien pensée, mais en plus les meubles, les murs, les lumières sont chaleureux et l’endroit est accueillant comme une vieille cuisine d’antan. Bref, Monsieur lui aussi est ravi et Madame sent combien il serait agréable de s’asseoir à la table pour déguster l’un des petits plats de Monsieur.

Xavière leur propose de passer dans son bureau terriblement fonctionnel, elle démarre son ordinateur et l’imprimante sort rapidement des plans et des devis, qu’elle remet avec le sourire à ses voisins stupéfaits.

Lorsqu’ils s’enquièrent du prix de sa prestation, elle précise « Cadeau, pour vous remercier de votre accueil, mais un peu de publicité me serait très agréable »

Inutile de dire que l’information fait vite le tour du quartier et du bourg.

Les bigorbourgeois sont maintenant rassurés, sous leur apparente banalité, Xavière et sa maison caméléonhttp://www.maisondelanature65.com/PAGES/P.INDEX/dessin_maison.jpg reflètent les rêves d’aménagement des uns et des autres mais en leur appliquant le filtre correctif des contraintes architecturales et financières qui font qu’aucune mauvaise surprise n’est à craindre. Pour ce qui est du règlement des prestations je ne peux pas vous en dire plus, je n’ai pas encore eu l’occasion de consulter Xavière.

 

Bien entendu, vous vous doutez bien que le prénom Xavier signifie « Maison neuve ».

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 00:22

Pour la Cour de récré de Jill Bill, je vous invite à faire la connaissance de Zacharie et de ses amis. 

Depuis quelques jours la charmante Liroli n'a pas l'air dans son assiette.

D'habitude si souriante, elle promène dans l'école une petite mine toute chiffonnée et ses yeux sont rouges, comme si elle avait pleuré.

Son ami Aubain en est attristé et alarmé, ainsi d'ailleurs, qu'Agathe l'institutrice.

Qu'arrive-t-il à Liroli ?

Pendant la récréation, Aubain et Agathe s'approchent d'elle et l'interroge tout doucement.

"Que t'arrive-t-il ma douce"demande Agathe tandis qu'Aubain prend la main de sa jeune amie.

"Cadeau cassé" notre petite chinoise commence à parler notre langue mais il faut reconnaître que c'est encore un peu télégraphique (d'ailleurs si vous, vous appreniez le chinois, je suis sûre que ça serait drôlement sportif).

"Oh, tu as reçu un cadeau et il est cassé. C'est ça ? Peux-tu nous dire qui te l'a envoyé et ce que c'est ?"

"Grand-père là-bas loin ! Porte-bonheur mais chante pas" se met à sangloter Liroli.

Ses deux amis comprennent que son grand-père qui est resté en Chine lui a envoyé un porte-bonheur, mais depuis quand un porte-bonheur chante-t-il ? Serait-ce une boîte à musique ?

C'est donc la question que pose Agathe.

"Ta boîte à musique est cassée ?"

"Pas boîte à musique,  Zac !"

"Zac ? C'est quoi un zac ?" demande Aubain.

Et voilà que Liroli ouvre le petit sac qu'elle transporte en bandoulière et en sort une étrange cage.

"Lui, Zac, lui pas chanter"

Agathe et Aubain se penchent sur la boîte et distinguent entre les barreaux, un minuscule insecte noir, c'est un grillon.

Et Agathe comprend, le grand-père de Liroli lui a envoyé un grillon porte-bonheur, mais la petite bête semble bien déprimée et n'a manifestement pas l'intention de chanter (enfin de striduler, de grésiller ou craqueter, faut bien que je fasse votre éducation).

Agathe prend Liroli sur ses genoux et tente une explication.

"Tu sais, c'est normal qu'il n'ait pas envie de chanter le pauvre, il est loin de chez lui et il est en prison. Tu aurais envie de chanter toi, si tu étais dans une cage. Et puis, rappelle-toi quand tu es arrivée chez nous tu étais bien triste aussi".

"Voui" opine Liroli "Très triste. Quoi faire avec Zac ? Veux pas lui malheureux".

"Lui rendre sa liberté, tu ne penses pas ?"

"Voui, mais grand-père pas content !"

"Je crois que ton grand-père comprendra".

Alors Liroli descend des genoux d'Agathe, se dirige vers la pelouse, ouvre la cage et laisse sortir son Zac.

Et (comme nous sommes à Bigorbourg), ni une, ni deux, le doux cri-cri du grillon s'élève dans la cour de récréation. Tous les élèves arrêtent leurs jeux et écoutent ce joli chant.

"Eh bien, voilà" fait Aubain "il n'est plus muet ton Zac"

Liroli bat des mains de joie "Voui Zac a rit chante"http://p2.storage.canalblog.com/25/67/191594/39568522.jpg

PS – Alors je vous explique : Liroli adore jouer à Jacques a dit, mais comme elle a encore quelques problèmes d'élocution, voilà comment ce brave grillon, désormais porte-bonheur de l'école de Bigorbourg est devenu Zacharie. (Mais non ce n'est pas tiré par les cheveux !)

PS 2 – Pour vous montrer comment mon cerveau fonctionne et surtout comment mes personnages me trouvent, sachez qu'après recherche sur internet j'ai appris qu'un Zacharie (parmi d'autres) avait été rendu provisoirement muet, j'étais donc parti là-dessus quand lundi en rentrant chez moi, j'ai trouvé dans mon entrée un grillon, enfin quelque chose qui y ressemblait. Et voilà, un plus un ont fait deux dans ma tête !

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 00:43

Calypso un prénom qui fait rêver arrive dans la  Cour de Récré de Jill Bill.

Depuis quelques jours, il se passe quelque chose de bizarre à Bigorbourg (rien d'étonnant vous dites-vous, certes !).

En effet, l'Olive, la rivière qui traverse le bourg est salée, ce qui, reconnaissez-le, est pour le moins étonnant pour un cours d'eau tout ce qu'il y a de plus terrien.

Une chose est sûre c'est que les poissons et autres habitants de la rivière commencent à la trouver saumâtre, au propre comme au figuré.

Remontons à la source voulez-vous pour enquêter.

Eau Vive, dite Olive, l'ondine qui s'occupe du cours d'eau a une invitée.

Il s'agit d'une lointaine cousine, nymphe et néréide de son état, la très charmante, mais très affligée Calypso et c'est à cause d'elle que l'eau est salée.

Dans le monde des créatures mythologiques, sachez-le, le temps n'a guère d'importance et Calypso se désespère encore d'avoir dû laisser partir le viril Ulysse, ordre d'en haut, pas moyen d'aller contre. Et depuis, la pauvrette pleure toutes les larmes de son corps et elles sont salées, ceci expliquant cela.

Olive a beau faire, pas moyen de consoler l'éplorée et notre belle ondine se fait du souci pour ses protégés qui préfèrent de loin le régime sans sel.

Ceci étant posé, vous vous doutez bien qu'il est hors de question qu'une histoire se termine mal à Bigorbourg.

Reprenons donc.

Calypso, que la sollicitude d'Olive, énerve (vous avez sûrement déjà remarqué que lorsque quelqu'un n'a pas envie d'être réconforté, il préfère se complaire dans son malheur et point barre), s'est trouvé un petit coin à l'écart pour dégouliner en toute tranquillité.

Mais voilà que vient à passer un démon adolescent que nous avons déjà rencontré, j'ai nommé Belphégor, dit BiGé. Faisant preuve d'un incroyable sursaut d'énergie, notre apprenti inventeur, se promène languissamment le long de l'Olive, lorsqu'il entend les sanglots. Même si c'est un démon sympa, il reste un démon donc attiré par le chagrin, il s'approche donc et découvre la belle Calypso.

Et comme tout adolescent devant une fille canon, voilà son petit cœur qui fait boum en contemplant la belle demoiselle.

L'air de rien (comme quoi parfois, les ados peuvent être avisés, mais bon on peut supposer que les ados démons ont un peu plus d'expérience que les ados "normaux"), il vient s'asseoir à côté d'elle, sort une console de jeu de sa poche et commence à pulvériser quelques monstres trop aventureux.

Les bruits étranges, qui sortent de cette drôle de boite, tirent Calypso de son auto-apitoiement.

« Qu'est-ce que cet écrin magique et que sont-ce ces clameurs démoniaques ? » interroge-t-elle (oui je sais elle possède un langage très fleuri).

« Ch'suis en train de flanquer une sacrée rouste à des mecs qui m’enquiquinent »

« Ch’suis, rouste, mecs, enquiquine ? » demande Calypso, interloquée par ces mots exotiques

Ah flûte, BiGé se rend compte qu’il va devoir adapter un peu son langage.

« Oui, je suis en train de combattre des monstres mythologiques ».

Voilà qui intéresse Calypso, son Ulysse lui a parlé de cyclopes, de sirènes, de géants en tous genres et tous terriblement agressifs.

BiGé, bon prince, se fait un plaisir de lui montrer comment réduire en bouillie tous les zigs qui passent à portée de bazookas, enfin, les méchants qui se trouvent dans la ligne de mire des arcs ou javelots un peu plus dans la logique de Calypso.

Et la belle se prend tellement au jeu qu’elle se dit que c’est Zeus, Poséidon et Athéna qu’elle réduit à l’état de pâté pour chats et ça lui fait un bien fou.

BiGé regarde en souriant sa nouvelle amie qui est en train de pulvériser son propre record et, pour tout voushttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7d/Nereide-su-cavallo-marino.JPG/800px-Nereide-su-cavallo-marino.JPG dire, loin de l’embêter, il en est ravi, d’autant que la charmante Calypso lui lance un sourire ravageur qui le fait virer au pourpre.

Bon, certes il est encore jeune, mais l’un comme l’autre ont l’éternité devant eux et franchement, Calypso se dit qu’en fin de compte Ulysse ne valait peut-être pas de se « mettre la rate au court-bouillon » comme le dit si joliment son nouveau preux chevalier.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 00:02

Notre maîtresse mais néanmoins amie Jill Bill nous a trouvé pour la  Cour de Récré de cette semaine le délicat prénom Cébus. Donc en voiture pour une nouvelle aventure bigorbourgeoise.

 

Ce dimanche matin, les 3 G (NDLR les 3 cloches de l'église de Bigorbourg) sonnent à toute volée pour appeler les ouailles du cher Père Paterne. Mais voilà qu'au lieu de rejoindre sa Pulchérie (NDLR, non on ne lit pas poule chérie, même si c'est bien ce qu'elle est), Igor le coq du clocher atterrit en catastrophe au milieu d'elles, ses plumes de cuivre toutes ébouriffées (si, si, pourquoi ne pourraient-elles pas être ébouriffées d'abord).

Lorsque les 3 G arrêtent de se secouer, Gudule la cloche en chef s'inquiète de la présence d'Igor. Elle laisse augurer un problème. Et en effet, Igor déclare tout à trac

"L'église est malade !"

Si elle pouvait Gudule hausserait les épaules.

"Arrête de fumer les nuages, a-t-on jamais vu une église tomber malade"

"Mais si, je vous assure, elle a un gros bouton !"

"Une église qui fait de l'acné voilà autre chose" s'esclaffent Guduline et Gudulette les sœurs de Gudule.

"Arrêtez de rigoler, je vous jure que c'est vrai, Landry viens voir".

Voulant en avoir le cœur net Landry le petit vent emboîte l'aile (logique le coq vole donc on ne peut pas lui emboiter le pas, il faut donc se contenter de l'aile et pas de la cuisse, je sais, je divague) d'Igor et découvre accroché juste sous la chambre des cloches ce qui ressemble effectivement à une grosseur qui, d'ailleurs s'arrondit de plus en plus.

Il se dépêche d'annoncer la nouvelle et un conseil de guerre est aussitôt mis en place pour régler le problème (oui parce qu'à Bigorbourg on ne passe pas par l'étape commission d'étude, je dis ça, je ne dis rien).

Il est décidé d'extirper ce vilain bubon. L'équipe mise en place se compose de Marius, l'éclair méridional qui "Peuchère, va lui régler son compte à ce bidule" en pratiquant un peu de chirurgie électrique. La chose sera récupérée par Robine et son équipe composée de Jo Za et Fa, avec le soutien de Landry le vent et Sabine le nuage qui s'occuperont de soutenir les troupes et d'empêcher le bidule de tomber sur la tête d'un bigorbourgeois de passage.

Et comme il n'est pas question de remettre à demain ce qui peut être fait le jour même, l'opération "acné" est lancée.

Marius incise la pierre autour de la protubérance et lorsqu'elle commence à se détacher les Justiciers de Bigorbourg (NDLR : Robine, Jo, Za et Fa) se précipitent pour la rattraper, Landry soufflant pour gonfler leurs ailes et leur donner de la force, Sabine se tient prête à rattraper la boule si elle venait à choir.

L'opération est un succès et l'excroissance est déposée devant les 3 G dans le clocher.

"Qu'est-ce que c'est que ce truc ?"

"Vous avez vu, ça continue à grossir !"

"Ca va exploser vous croyez ?"

"Faudrait peut-être se mettre à l'abri"

Bref, tout le monde entoure la chose, mais à distance respectable, lorsqu'un craquement retentit et que le bidule commence à se fendiller. Tous ceux qui le peuvent se cachent, les 3 G ayant quelques problèmes de motricité doivent bien faire face.

Et brusquement, CRAC, le machin (je commence à manquer de mots !) s'ouvre comme un fruit mûr et il en sort !!!

"C'est quoi ce truc ?"

"C'est bizarre !"

"Eh, mais ça pleure !"

"Vite que quelqu'un aille chercher Damon" (NDLR : le petit démon qui habite l'église)

Celui-ci arrive, s'approche de l'œuf, parce qu'il s'agit bien d'un œuf, et contemple la petite créature qui pleure.

"Mais, c'est un enfant de cathédrale ! Que fait-il ici ?" s'exclame-t-il.

"Un enfant de cathédrale ? Mais ce n'est pas possible ! Nous ne sommes qu'une modeste église de campagne ! ?" s'étonne Gudule.

"Mais c'est quoi un enfant de cathédrale" demande Landry.

"Une gargouille, voyons, tu vois bien !" lui explique Damon.

Le nouveau-né piaille, lève le nez et jette un regard craintif autour de lui.

"Oh" s'émeut Sabine "il doit avoir faim le pauvre petit ! Ca mange quoi un enfant de cathédrale ?"

"De la pierre bien sûr" rétorque Damon.

En moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, la compagnie s'égaille dans la nature pour ramener de quoi manger au petiot.

Celui-ci apprécie grandement d'être ainsi entouré et se met à rire de plaisir, il se lève et regarde sehttp://chocolatechipcookies.blogs.com/rouenphotos/images/2008/05/26/gargouille2_0508.jpgs parents adoptifs. Ceux-ci en profitent pour l'examiner.

"C'est normal une gargouille qui ressemble à un singe ?"

"Pas trop, non, mais il est drôlement trognon ce ouistiti !"

Et voilà comment la seule et unique gargouille de l'église de Bigorbourg se trouva baptisée du charmant petit nom de Cébus, qui comme tout le monde le sait, est un singe capucin.

Nul doute que Cébus connaîtra une vie pleine d'intérêt à Bigorbourg, ce sera peut-être une autre histoire.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:56

Et un nouveau prénom fort seyant proposé par Jill Bill pour sa Cour de Récré.

« Ze veux pas » Philibert, le fils des gardes-chasse Bertille et Fulbert, boude les bras fermement serrés contre la poitrine et pour bien enfoncer le clou, il insiste « Ze veux pas, ze veux pas et ze veux pas ! ». Bref ce petit bonhomme a du caractère. 

Mais que ne veut-il pas ?

Il ne veut pas apprendre à nager.

Bertille essaye de le raisonner.

« Mais si voyons mon poussin, c'est très agréable de nager, je t'assure »

« M'en fisse, Pacôme y nage pas lui »

(Pour mémoire je rappelle que Pacôme est le loup apprivoisé de la famille, protecteur du jeune Philibert.)

« Je t'assure que Pacôme sait très bien nager, tous les animaux savent nager »

« Pas les sats ! »

« Mais si eux aussi, savent, ils zaiment, euh je veux dire ils n'aiment pas c'est tout »

« Ben Pacôme non plus il aime pas, alors moi zaime pas non plus »

Bref, du côté de Bertille ça commence à sauffer, pardon, à chauffer (il est contagieux ce petit bout de chou). Comment arriver à convaincre son rejeton qu'il est important d'apprendre à nager.

Bertille se tourne vers le loup qui assiste, impavide, à la passe d'armes entre mère et fils. Elle lui jette un regard peu aimable et le prend à partie « Tu ne m'aides pas beaucoup toi ! »

« Grrr » répond Pacôme (je précise que ce n'est pas un grrr menaçant, Pacôme n'a simplement pas beaucoup de vocabulaire tout est grrr pour lui) là il semble qu’il s’agisse d’un grrr de soutien aux difficultés maternelles, parce que le grand loup s’approche à pas de lui (à pas de loup quoi, oui j’ai honte) de son jeune deux pattes, le saisit délicatement par le T-shirt (pour les besoins de mon histoire, merci d’imaginer que vous êtes en plein été et qu’il fait chaud, OK ?) et l’entraîne vers la forêt.

Bertille commence par soupirer, et hop encore un T-shirt qui va être bousillé par les crocs de Pacôme, puis intriguée, elle  emboîte le pas au duo. Quel peut bien être le but du loup ?

Le trio finit par arriver à la rivière.

« Grrr » Pacôme pousse son jeune ami du bout du museau, à cet endroit l’Olive (c’est le nom de la rivière) n’est pas très profonde, il est donc assez facile de décrypter la signification de ce Grrr. D’ailleurs Philibert ne s’y trompe pas. Il se laisse tomber par terre, recroise les bras et lance à nouveau « Ze veux pas, ze veux pas et ze veux pas ! ». On ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir de suite dans les idées.

Pacôme lève alors le nez et pousse un bref hurlement. Presque aussitôt un Plouf retentit et un corps brun se met à onduler dans l’eau.

Philibert, curieux, se lève, se penche et re-plouf, il tombe à l’eau.

« Grrr » cette fois le grrr de Pacôme ressemble fortement à un rire, il se dépêche de s’interposer entre la rivière et Bertille qui se prépare à voler au secours de son fiston.

« Mais » commence-t-elle.

« Grrr » répond-il

« Ah, vraiment ! Bon je te fais confiance» (quand je vous dis que le grrr de Pacôme est très parlant).

Philibert qui vient d’émerger se met à hululer « Ze vous ai dis que ze veux pas, ze veux pas et ze veux pas ! ».

Brusquement, il se tait et regarde d’un œil suspicieux la chose brune qui s’approche de lui.

Un sifflement perçant retentit.

Une adorable loutre pointe le bout de son nez hors de l’eau, elle se met à tourner à toute vitesse autour de Philibert qui oublie sa colère et essaye de la suivre. Il a tôt fait de s’apercevoir que la petite bête est bien trop rapide pour lui.

« Grrr » lance Pacôme et la loutre se rapproche de Philibert, elle se glisse sous son bras et l’entraîne. Le jeune garçon se met à battre des pieds et bientôt il s’exclame.

« Maman, maman, ze nage, ze nage, c’est zouette ! »

Bertille rit de bon cœur, remercie chaudement Pacôme et lui promet un bon steak pour son dîner.

Quant à la loutre qui vous vous en doutez s’appelle Radegonde*, elle siffle de bonheur en jouant avec ce drôle de petit d’homme et le raffut qu’ils font attire un certain Otto, agent immobilier et loutre mâle de surcroît qui regarde avec beaucoup d’intérêt cette adorable nouvelle venue.

 

*Sainte Radegonde est souvent invoquée pour faire baisser la fièvre et pour préserver de la noyade.

Et pour avoir une idée de la façon de parler de Radegonde, un petit clic ici et accrochez-vous !

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 00:10

Jill Bill nous propose un prénom très classe pour la Cour de Récré : Gonzague

Comme partout ailleurs, les Bigorbourgeois peuvent être :

Maladroits : Une balle mal lancée, une jonglerie avec le beau vase en porcelaine de la grand-tante

Frileux : Une fenêtre mal isolée, une vitre trop fine

Artistes : Avoir envie d'un peu de couleur dans leur vie

Bien sûr, c'est là qu'intervient Gonzague.

Vous avez deviné son métier ?

Gonzague est à la fois vitrier (ça c'était la partie facile), créateur de vitraux (ça c'était moins évident) et raccommodeur de porcelaine (ça c'était plus difficile) et il y a un petit plus que nous verrons un peu plus loin.

Gonzague est un itinérant. Je m'explique, il n'habite pas Bigorbourg même, il va et vient, mais une chose est sûre il apparaît toujours lorsqu'on a besoin de lui.

Il arrive au volant de sa petite camionnette (vous ne comptiez pas le voir arriver avec ses vitres sur le dos quand même ? Il faut vivre avec son temps) et klaxonne joyeusement pour prévenir de sa présence. Il se gare sur la place de la Mairie et attend la clientèle qui ne tarde pas à arriver, parfois un peu penaude lorsqu'une vitre a volé en éclats ou avec une porcelaine éparpillée façon puzzle dans son sac.

Le premier jour, Gonzague prend les commandes.

Le deuxième jour, il disparaît de manière très mystérieuse.

Le troisième jour, il commence sa tournée.

Bien sûr vous l'aurez deviné, s'il a plusieurs cordes à son arc, il a aussi le petit plus qui caractérise Bigorbourg, un petit quelque chose de magique.

Ses vitres sont bien sûr incassables, elles laissent passer l'air et les senteurs agréables mais stoppent le froid et les odeurs désagréables. Le chat ou le chien qui a envie de sortir peut passer au travers mais un improbable cambrioleur (encore que notre trio infernal serait bien capable d'essayer) viendrait s'y casser le nez, tout comme d'ailleurs le ballon indésirable ou le caillou qui vient de passer sous la tondeuse, quant aux mouches et moustiques, ils sont aussi interdits de passage. Bref, il s'agit de vitres très sélectives.

Les porcelaines mises à mal par un maladroit sont très habilement raccommodées avec des belles agrafes assorties à la couleur des malades. Toutefois, le vase bizarroïde de Tante Germaine dont vous ne voulez pas et qui vient "malencontreusement" de se fracturer ne réapparait pas, Gonzague s'arrange pour lui trouver une famille accueillante.

Et pour les vitraux ? Rêvez du motif que vous voudriez voir arriver sur votre porte d'entrée ou sur la glace du salon, Gonzague se fera un plaisir de vous l'amener et de vous l'installer, vous n'aurez plus qu'à profiter des couleurs que la lumière s'amusera à y faire vivre.

Ne reste plus qu'à vous présenter le petit plus de Gonzague.

Notre vitrier de génie est aussi un habile créateur de bijoux en perles de verre, vous pouvez être sûr de trouver dans son grand panier le pendentif, le bracelet, la broche ou la bague qui fera plaisir ou qui vous fera plaisir. Le millefiori n'a aucun secret pour lui. Fleurs et animaux naissent aussi entre ses doigts de magicien et pour les mystiques, cristaux porte-bonheur, pendules et boules de cristal s'inviteront et vous conduiront sur les chemins de la connaissance (attention toutefois de ne pas en abuser).http://3.bp.blogspot.com/-PKqTvwATtbA/ThGaH92QOXI/AAAAAAAAACY/_hmtLhcDg8w/s320/Verre+de+Murano.jpg

Lorsque tous les clients sont servis, Gonzague remonte dans sa camionnette, klaxonne et s'en va travailler dans d'autres Bigorbourg.

 

Est-il nécessaire que je vous précise pourquoi Gonzague est vitrier ? Gonzague Saint-Bris bien sûr ! Bris : Verre, limpide non ?

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 00:45

Voilà le premier prénom de l'année pour la Cour de Récré de Jill Bill.

Louisette est surbookée !!!

Heureusement que ça ne dure qu'un mois chaque année.

Mais n'allez pas croire que Louisette ne travaille qu'un mois dans l'année (bon d'accord ça peut faire rêver !), non le reste du temps elle a aussi du boulot, mais c'est drôlement plus calme.

Non ce qui l'embête vraiment, ce n'est pas de courir et même de voler dans tous les sens du 1er au 31 janvier (je précise que Louisette en dépit de ce prénom assez peu féérique est une fée). Non ! Ce qui la fait râler c'est de se dire qu'elle travaille pour pas grand chose.

Elle décide donc de remédier au problème et s'en va voir Madame Thècle, l'estimée sorcière de Bigorbourg, pour qu'elle l'aide un peu.

Elle arrive donc toute bourdonnante d'indignation chez son amie et lui expose son problème.

"Tu comprends, ils n'arrêtent pas ! Pendant tout le mois elles pleuvent, elles pleuvent et moi j'ai mal aux ailes à force d'aller de l'un à l'autre et j'ai la main toute endolorie à force d'écrire encore et encore".

"Tu voudrais une pommade pour tes ailes et ta main ?"interroge Madame Thècle

"Non ! Je voudrais qu'au moins la moitié de mon travail serve à quelque chose !"

"Oh, ma pauvre chérie, je crains qu'il ne te faille revoir tes objectifs à la baisse"

Après une telle déclaration, la pauvre petite Louisette en a les ailes toutes molles et, toute dépitée, elle se laisse tomber sur l'épaule de Thècle.

"Ah, tu vois bien que je ne sers à rien !"

"Mais si voyons, même s'il n'y a pas de mise en pratique, nos concitoyens y pensent quand même."

"Pff, tu parles d'une consolation. Tu ne peux vraiment rien faire ? Je ne sais pas moi, un biscuit enchanté, un thé miraculeux ?"

"Non désolée ma toute belle, je ne peux pas influer ainsi sur les humains, il va falloir en prendre ton parti." Thècle reste un instant rêveuse puis reprend "Encore que peut-être ?"

"Peut-être quoi ?" piaffe Louisette.

"Je me disais que peut-être, une petite récompense comme celle que distribue la souris des dents. Après tout nos bigorbourgeois sont parfois de grands enfants !"

Louisette en bat des mains d'enthousiasme. "Oh oui, oh oui, en voilà une bonne idée !"

Toute requinquée, voilà notre petite fée qui reprend son carnet, sa plume et repart à la collecte des bonnes résolutions.

Eh oui, c'est de cela que nos deux amies parlaient, de ces sacrées résolutions qui sont prises tout au long de l'année, mais tout particulièrement en janvier et qui sont si peu tenues.http://centerloup.c.e.pic.centerblog.net/fd134d11.jpg

Et depuis, pour chaque bonne résolution tenue (bon au moins à 50 %, Thècle et Louisette sont des personnes raisonnables), le bigorbourgeois un peu tenace qui atteint un des objectifs qu'il s'est fixé, découvre à son grand étonnement une pièce en chocolat sous son oreiller, un louis d'or quoi !

Allez savoir, peut-être qu'ils finiront par comprendre le pourquoi du comment de cette bizarre petite souris (pardon petite fée) réservée aux "grands" et qu'ils feront un peu plus d'efforts.

 

 

 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 00:45

Dernier prénom de l’année pour la Cour de Récré de Jill Bill.

Aujourd’hui je vous présente Cadet Noël, oui, c’est le frère cadet (comme son prénom l’indique de Père, curieux prénom j’en conviens, à noter qu’il existe également un Benjamin Noël, mais ce sera pour une autre fois).

Bon donc Cadet Noël s’occupe, pourrait-on dire, du service après-vente des personnes qui comme vous et moi nous substituons à Père.

Parce qu’autant le dire à Bigorbourg comme ailleurs, il peut y avoir des ratés à Noël.

Voyez le genre, le jouet qui fonctionne mal, les roues de la patinette qui se font la belle, les piles qui ont été oubliées, le cadeau franchement loupé, la couleur de chemisier qui vous fait croire que vous avez la jaunisse ou qui taille trop grand.

Cadet ouvre donc sa boutique dès l’aurore le jour de Noël, mais pas que, il ouvre aussi le jour du nouvel An pour les étrennes, les jours d’anniversaire (il semble connaître toutes les dates de naissance des Bigorbourgeois), bref, autant dire qu’il ne chôme pas souvent.

Donc le matin de Noël, il se partage entre sa petite boutique et les visites à domicile pour remettre en état les joujoux rétifs, il ne faudrait pas que les petits soient désappointés et que les parents ne commencent à se ronger les ongles (et les sangs) en pensant aux heures de queue et aux problèmes divers et multiples qu’ils risquent de rencontrer dans les services après-vente moins high-tech et prévenants que celui de Cadet.

D’ailleurs en parlant d’high-tech, si on vous a offert le cadeau qui tue, la super tablette qui fait tout, même le café, mais dont vous vous demandez bien par quel bout la prendre, ou le dernier gadget à la mode ou le meuble super sympa mais avec un mode d’emploi ou un croquis de montage bien hermétique, pas de problème Cadet viendra vous faire un cours à domicile.

Personne ne sait trop comment il fait, mais il semble partout en même temps.

Et hop, la patinette se tient bien d’aplomb sur ses roues, le jouet à piles est gonflé à bloc, le chemisier de vert pomme vire au bleu tellement plus seyant.

Et si vous vous êtes vraiment trompé dans les grandes largeurs, vous pouvez vous rendre directement à la boutique de Cadet pour procéder à un troc avec d’autres grands maladroits de votre espèce, une seulehttp://i45.servimg.com/u/f45/11/75/98/73/221.jpg condition pour ces échanges, qu’à la base le cadeau (tout loupé qu’il soit)ait été choisi avec soin et amour, si ce n’est pas le cas, vous n’arriverez même pas à franchir le seuil du magasin et vous devrez assumer les conséquences de votre égoïsme.

Cadet est absolument intraitable là-dessus ! Parce que, bon d’accord, il n’y a que l’intention qui compte comme on dit, mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire un minimum d’effort quand même !

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 00:57

Prénom nous pourrons dire classique aujourd'hui dans la Cour de Récré de Jill Bill.

 

Olga est un prénom qui sent bon les grandes steppes blanches et il semblerait bien que sa façon de rouler les R aille dans ce sens.

Olga est une fort jolie personne qui tient l'herboristerie de Bigorbourg.

Vous vous doutez bien que ni l'une, ni l'autre ne sont très classiques.

Olga a ainsi mis en place une très curieuse façon de présenter ses remèdes, tisanes, poudres, crèmes et autres.

Lorsque vous passez la voir pour qu'elle vous propose un petit quelque chose pour vous aider à trouver le sommeil, à vous débarrasser de quelques boutons d'acné superflus ou d'un rhume tenace, ne croyez pas qu'elle va vous remettre les plantes requises dans un bête sachet de papier ou de plastique (pas écolo d'ailleurs ça !). 

Ah ! Autre chose ! Lorsque votre médecin ou votre pharmacien vous prescrit un médicament, le prenez-vous jusqu'au bout ou l'arrêtez-vous dès qu'il y a un léger mieux (hmmmm ?).

Eh bien, sachez-le Olga a trouvé le moyen de respecter l'environnement tout en vous incitant à aller jusqu'au bout de votre traitement, ainsi pas de gaspillage, ni d'emballage, ni de produits.

Mais, vous demandez-vous (si, si, vous vous le demandez) comment réussit-elle ce double exploit ?

Bon, peut-être a-t-elle eu un petit coup de pouce de la part de Madame Thècle pour la mise au point de ce conditionnement, mais là n'est pas le propos.

Lorsque vous partez de son officine, Olga vous remet une poupée. Enfin, pour être plus précise, une matriochka, vous savez ces charmantes poupées gigognes.

Lorsque bien tranquillement chez vous, vous l'ouvrirez pour commencer votre cure, vous découvrirez qu'une autre petite poupée se niche au milieu de la crème, des fleurs ou des feuilles, mais, et c'est là, toute la beauté de la chose, vous ne pourrez pas jeter un coup d'œil dedans (ne me dites pas que cela ne vous a pas traversé l'esprit !)avant d'avoir terminé la première phase de la thérapie proposée par Olga.

Lorsque ce sera chose faite, la deuxième poupée s'ouvrira pour vous révéler l'étape suivante, la troisième restant scellée en dépit de tous vos efforts et comme vous êtes curieux (ne le niez pas)vous allez bien sûr vous attachez à terminer cette seconde phase.

Ensuite, eh bien, ce sera selon ce qu'Olga aura pressenti de votre état de santé, soit il n'y aura plus de petite bonne-femme, soit il y en aura une autre et peut-être encore une autre.

Une chose est sûre, vous aurez fait les choses comme il faut.

Une dernière petite chose concernant Olga elle-même, c'est quelque chose que les Bigorbourgeois ont remarqué et qui leur fait se poser des questions.

Selon les jours, Olga est grande, ses cheveux blonds enroulés en natte autour de sa jolie tête et http://www.france-cei.com/catalog/images/maa304_matriochka_russe.jpgtoute habillée de rouge, le lendemain il semble bien qu'elle soit plus petite, des cheveux blonds ramenés en chignon et toute vêtue de bleue et le surlendemain, elle paraît vraiment toute petite, ses cheveux toujours blonds jouent librement sur ses épaules et sur ses vêtements d'un beau vert de forêt profonde. C'est étrange, mais à force on s'y fait ! Et puis, elle a toujours le même charmant visage, aux joues roses et aux grands yeux bleus et son accent est toujours aussi charmant, alors pourquoi chercher midi à quatorze heures ?

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 00:01

Absente trois jours article programmé

Pour la Cour de Récré de Jill Bill, voilà l’ami Dario qui arrive.

A Bigorbourg comme partout ailleurs, Noël approche à grand pas. Il est temps de penser aux décorations.

Et ça tombe bien, car voilà Dario qui vient de s’inviter chez son grand copain Jacob, si vous savez, le créateur d’échelles.

Dario est un petit monsieur, un peu rondouillard, avec une bonne bouille ronde, une bouche en cœur surmontée d’une fine moustache.

Quand il arrive chez Jacob, il est très élégant, habillé d’un très strict costume avec cravate et souliers vernis, voilà qui étonne un peu nos bigorbourgeois habitués à un peu plus de fantaisie. Comme Jacob a annoncé que c’était Dario qui allait se charger des décorations de Noël, nos habitants sont quand même un peu inquiets.

Bon d’accord, il a une bonne tête joviale, mais son apparence n’inspire pas une franche rigolade. Alors tout le monde s’interroge à quoi vont bien pouvoir ressembler les rues de Bigorbourg après son passage ?

Et le lendemain, lorsque la porte de la maison de Jacob s’ouvre pour laisser passer le décorateur, de nombreux curieux sont à l’affût.

Ils voient d’abord le bout d’une échelle pointer, ce doit être la fameuse échelle de Jacob, celle qu’il ne sort que pour les grandes occasions.

Nos bigorbourgeois sont tout étonnés de voir plusieurs mètres d’échelle sortir seuls, c’est très impressionnant, ils ne pensaient vraiment pas qu’elle était si longue, même si certains prétendent qu’elle peut atteindre les nuages.

Et puis tout-à-coup ça y est le porteur de l’échelle apparaît sur le seuil et tous en restent bouche bée.

Oublié le costume cravate, ils ont devant eux un drôle de bonhomme qui, malgré le froid, parade dans une chemise à manches courtes qui ferait rougir un perroquet, c’est un vrai chatoiement de couleurs et de formes, ceux qui la fixe un peu trop longtemps en ont la tête qui tourne.

Et tandis que les mètres et les mètres d’échelle qui suivent, sortent de la maison, voilà qu’une chanson s’épanouit dans l’air « Si tu vas à Rio, n’oublies pas de monter là-haut », ah ça comme chanson de Noël c’est franchement inédit, on est très loin d’ « il est né le divin enfant » !

Et cette chanson sort de l’oiseau bigarré qu’est Dario, il a une belle voix chaude qui donne envie de danser et d’ailleurs, lui ne s’en prive pas, tout en chantant, il esquisse des pas de salsa, de samba et reconnaissez que c’est un sacré exploit, parce que non seulement il arrive à tenir cette immense échelle sur l’épaule, mais en plus sur les barreaux se balancent des pots de peinture multicolores qui tintent joyeusement.

Personne ne voit bien comment mais l’interminable échelle passe comme une fleur au milieu des rues et, derrière, une longue file de bigorbourgeois qui se déhanchent en rythme, lui emboîte le pas.

Dario s’arrête sur la place de la Mairie, il adosse l’échelle sur … sur … sur rien !!! Grimpe avec célérité et ses pinceaux se mettent à peindre dans le vide. Et là au milieu de ce rien voilà que des étoiles multicolores naissent et se trémoussant au rythme de la samba, elles s’envolent dans les rues adjacentes, se répandant dans Bigorbourg, allumant de la joie dans les regards, tandis que tout le monde fredonne « Si tu vas à Rio, n’oublies pas de monter là-haut ».

Si vous voulez mon avis, je crois que Noël va être chaud à Bigorbourg cette année !

« Si tu vas à Rio, n’oublies pas de monter là-haut » !

 http://www.istanbulguide.net/istguide/people/connus/Dario_Moreno_small.jpg

Bon, franchement comme vouliez-vous que je fasse autrement qu’inviter Dario Morena à venir pousser la chansonnette à Bigorbourg. Dès que j’ai commencé à réfléchir à ce prénom, pas moyen de me débarrasser de cette musique et puis il fallait bien que je le fasse monter « là-haut », ça a commencé à se corser lorsque je me suis demandé ce qu’il allait pouvoir faire « là-haut » mais le hasard faisant bien les choses, je suis tombée sur cette charmante illustration d’Oncle Dan, alors forcément, tout c’est mis en place !

 

  

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