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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 00:11

Voilà un prénom plein de panache pour la Cour de Récré de Jill Bill. 

Victoire habite chez Faustine la Dame Nature de Bigorbourg.

Dans la petite maison au milieu de la forêt, elle a sa chambre et voilà son histoire.

Victoire est arrivée un beau jour du fin fond de l'Amérique du Sud, elle avait entendu parler de Bigorbourg et de Dame Faustine, les nouvelles avaient peut-être été portées par un vent cousin de Landry ou un nuage ami de Sabine, quoiqu'il en soit un beau jour elle décida de tenter la grande aventure et prit l'avion.

Enfin quand je dis l'avion, il faut comprendre qu'elle prit l'oiseau. Elle voyagea confortablement installée entre les plumes de plusieurs oiseaux, d'Amérique du Sud vers l'Amérique du Nord, de l'Amérique du Nord vers l'Afrique, de l'Afrique vers l'Europe, au gré des migrations de ces grands voyageurs.

Cela lui prit quelques saisons, mais elle n'était pas pressée et un beau jour, l'oiseau grand courrier repéra la maison de Faustine.

Toute guillerette, Victoire lui emprunta quelques duvets en guise de parachute et se lança dans le vide. Landry prévenu de son arrivée se dépêcha de lui prêter main forte et la déposa saine et sauve sur les genoux de Faustine.

En cette belle fin d'hiver, Faustine encore dans son grand âge avait parcouru la forêt pour préparer la venue du printemps et, fatiguée, s'octroyait une petite sieste bien méritée, lorsqu'elle fut réveillée par un petit "ploc".

Quelque chose venait d'atterrir sur ses genoux, elle baissa les yeux et découvrit une baie globuleuse, brune, couverte d'épines.

La drôle de graine ouvrit deux grands yeux verts, une petite bouche rose se dessina également à sa surface.

« Bonjour, Madame » dit-elle fort poliment avec un charmant petit accent chantant.

Faustine, ne s’étonnant plus de rien depuis fort longtemps glissa une main délicate sous Victoire pour la soulever et répondit.

« Bonjour, jeune demoiselle, que puis-je faire pour vous ? »

« Si cela ne vous dérange pas, j’aimerais beaucoup m’installer dans votre beau pays, avez-vous un petit coin pour moi ? »

« Quel genre de petit coin, vous faut-il ma mignonne. J’ai assez peu l’habitude de m’occuper de jeune fille aussi exotique que vous »

« Eh bien, un petit étang serait parfait »

« Un étang ? C’est fort fâcheux, nous n’avons malheureusement pas d’étang dans les parages »

Voyant deux larmes se mettent à trembler dans les grands yeux verts, Faustine reprit rapidement.

« Allons mon enfant, pas de larmes, à cœur vaillant rien d’impossible, nous allons sûrement trouver une solution rapidement. En attendant je suis sûre que le bassin de mon jardin pourra vous abriter quelques jours »

Et joignant le geste à la parole, Faustine y déposa la brune Victoire, qui trouva l’eau un peu fraîche, mais ce n’était pas le moment de faire la fine bouche.

Comme nous sommes à Bigorbourg, vous vous doutez bien que le problème n’allait pas rester irrésolu bien longtemps.

La belle ondine Olive entrepris quelques travaux d’aménagement le long de la rive de sa rivière, elle s’arrangea pour fermer une des boucles du cours d’eau, elle en creusa le centre et y ajouta eau, poissons et plantes aquatiques.

Le lendemain matin, les bigorbourgeois découvrirent l’étang nouveau-né et se demandèrent quelle serait la prochaine surprise.

Ils n’eurent pas longtemps à attendre.

Le premier jour du printemps, une grande feuille circulaire et duveteuse, pourvue d’un rebord s’étalait à la surface de l’eau. Puis, à leur grand émerveillement une gigantesque fleur blanche sentant délicieusement bon l’ananas déploya une centaine de superbes pétales. Le lendemain encore la fleur était devenue d’un beau rouge.

Et alors que dans son pays d’origine « Victoria Cruziana », puisque tel est son véritable nom, aurait dû se refermer et retourner sous l’eau, Victoire décida, pour remercier son pays d’adoption, de continuer à fleurir pendant tout le printemps.http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2f/Victoria_cruziana_flower.jpg

Les papillanges et les poissillons prennent un énorme plaisir à se reposer et à jouer sur la grande feuille de leur nouvelle amie.

Quant à Faustine, elle a préparé une petite chambre douillette pour que l’hiver prochain la jolie Victoire puisse attendre en toute tranquillité la venue du prochain printemps.

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 00:52

Elle ne nous a pas loupé aujourd'hui Jill Bill en nous demandant d'introduire Belphégor dans la Cour de Récré et par là même, en ce qui me concerne, à Bigorbourg. Que voulez-vous que je fasse d'un fantôme du Louvres ayant de faux airs égyptiens (même si j'ai aimé la série). Donc je me suis rabattue sur le Belphégor d'origine.

Belphégor Junior est, comme son nom l'indique le fils de Belphégor Senior, démon de son état.

BiGé, ainsi qu'il insiste pour se faire appeler (oui, c'est un adepte du grand Satan américain), n'est âgé que de 1.000 ans, bref un adolescent pour les démons, mais comme pour les humains, il traverse une sévère crise d'adolescence.

Papa Belphégor s'en arrache soit les poils de la barbe lorsqu'il se présente sous forme masculine ou les poils des sourcils lorsqu'il s'amuse à jouer les femmes.

Pourtant, flûte son job est sympa : séduire les humains en leur soufflant des idées susceptibles de les enrichir ! Je vous laisse faire la liste de ces inventions diverses et multiples qui prolifèrent depuis que le monde est monde. Belphégor Senior est très satisfait de son palmarès et son patron tout-à-fait ravi de son rendement. Mais, il y a un mais ! Belphégor Senior commence à être fatigué et à manquer d'idées, il souhaite donc que son fils reprenne le flambeau.

Or,  BiGé, comme tout bon ado qui se respecte n'a pas du tout envie de marcher sur les traces de papa, c'est trop ringard, naze, nullos (je sais, je sais mes références datent un peu, donc merci de traduire en termes plus d'actualité, vous voyez l'idée).

Bon c'est vrai qu'inventer des trucs et des machins, c'est plutôt cool (vous reportez à la phrase ci-dessus commençant par je sais), par contre se déguiser en femme faut pas pousser (il est à un âge où les filles ce n'est pas encore trop son truc) et collecter des âmes, c'est bof, bof (sans compter que ça demande de dépenser de l'énergie et franchement BiGé n'aime pas s'agiter, il préfère grignoter des chips de damnés en jouant sur sa console, eh oui, même l'enfer est perverti).

Bref, Belphégor Senior fulmine et d'un coup de pied bien placé, il expédie Junior en orbite et devinez où notre démon atterrit, bien sûr à Bigorbourg et plus exactement il creuse un véritable cratère devant chez Gaston, l'inventeur de l'eau tiède. Reconnaissez que le hasard fait quand même bien les choses !

Alerté par le barouf, Gaston laisse en plan sa dernière invention et vient s'enquérir du problème. Il aide un BiGé un peu dépenaillé et cabossé à sortir de son trou, l'invite à entrer chez lui et à lui raconter ses soucis.

Et là devant le fatras qui règne chez Gaston, c'est l'illumination pour BiGé ! Ok, il va reprendre une partie du job paternel, il va donner un coup de main à Gaston pour peaufiner quelques inventions de derrière les fagots. De supers inventions qui soit ne serviront à rien, mais alors à rien du tout ou alors qui seront utiles mais ne rapporteront pas un fifrelin à leur inventeur. Je ne sais pas moi, voyons, voyons : la pince à cils pour les mouches, les bulles de savon moussant increvables, les têtes d'épingle à plusieurs places pour les anges, la pelle à tarte à ressort, etc, etc !!!

Bref, BiGé emménage chez Gaston et se met à l'ouvrage (avec modération faut pas pousser quand même), il est trop top content de s'être fait un copain, d'avoir trouvé un job créatif et pas trop stressant, mais surtout d'avoir damé (non pas damné) le pion à Papa en reprenant l'affaire familiale sans les inconvénients physiques inhérents aux changements de sexe et les cadences d'enfer (fallait bien que je la fasse celle-là !).

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/74/Belphegor.jpg/220px-Belphegor.jpg

 

 

Dans la démonologie chrétienne, Belphégor est le démon qui séduit ses victimes en leur inspirant des découvertes et des inventions ingénieuses destinées à les enrichir. Il prend souvent un corps de jeune femme. Il est moche papa n'est-ce pas ? 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:04

Notre maîtresse nous demande d'inviter Quinte dans la Cour de Récré.

Dès le début j'avais une idée sur ce sacré prénom, mais sa fonction m'échappait, très énervant n'est-ce pas ? Et puis, ce matin en fermant ma porte, voilà que la charmante Quinte a bien voulu m'en dire plus sur elle. Elle s'est fait attendre la coquine.

Je vous demande donc d'accueillir Quinte. Quinte est une naine et pas n'importe quelle naine, non, c'est la cousine germaine d'Atchoum, oui le nain de Blanche-Neige.

La mignonne beaucoup plus jeune que son cousin et n'ayant pas envie de se caser le dos dans la mine familiale, ni de s'occuper de ranger derrière les sept zigotos, m'a donc fait l'honneur d'émigrer à Bigorbourg.

Bien sûr vous vous en doutez, cette jeune demoiselle (seulement 100 ans au compteur, bref une gamine aux yeux des nains)est, comme son cousin, affligée d'un problème chronique, si l'un éternue, l'autre tousse comme son prénom l'indique.

Elle ne pouvait donc pas opter pour un travail nécessitant un tant soit peu de discrétion ou de précision. Elle était bien embêtée et moi aussi d'ailleurs.

Elle aurait bien aimé s'occuper des enfants de l'école, mais si tous les enfants se mettaient à tousser les parents ne seraient sûrement pas contents. La bibliothèque, en dépit de la gentillesse d'Achille qui est plutôt coulant avec les bavards, n'était pas envisageable non plus. Pas moyen non plus d'aider Alida la coiffeuse, une quinte et hop voilà les ciseaux qui vous scalpe, pas possible non plus donc !

Bref, nous étions toutes les deux fort marries et je voyais du coin de l'œil ma petite naine s'amenuiser de plus en plus.

Il fallait sortir de cette impasse avant que Quinte ne soit obligée de retourner s'occuper du ménage de ses cousins germains ou à la mode de Bretagne !

Et, tout à coup, l'illumination !

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne je suis parfois un peu tête en l'air, ou pour être plus exacte je fais certaines choses machinalement et, après, lorsque je réfléchis je ne sais plus si je les ai faites ou pas, du genre "le gaz est-il éteint ?" "la porte est-elle fermée ?" "Thalis est-elle nourrie ?" (euh non ça pas de risque de l'oublier).

Bref, ce matin une fois de plus, je retourne sur mes pas pour vérifier si ma porte est bien verrouillée (je n'habite pas Bigorbourg et ma confiance envers mes semblables est un peu limitée quand même). Je secoue donc la clenche lorsque "keuf, keuf, keuf, keuf, keuf" Quinte tousse cinq fois (logique n'est-ce-pas ?), ma porte est bien close. Ensuite au moment de fermer mon garage le doute me prend, ai-je bien éteint la lumière et "keuf, keuf, keuf, keuf, keuf". Ca y est !!! Pigé ! Quinte est là pour me servir d'aide-mémoire !

"keuf, keuf, keuf, keuf, keuf" pas besoin de retourner vérifier Quinte est sûre que tout roule, pas de "keuf, keuf, keuf, keuf, keuf" mieux vaut repartir voir.

Et voilà, maintenant à Bigorbourg, les rêveurs, les têtes en l'air, les distraits n'ont plus besoin de shttp://www.educol.net/tousser-t11804.jpge prendre la tête ou de se ronger les sangs : "keuf, keuf, keuf, keuf, keuf", le gaz, l'eau, l'électricité sont en mode sécurité. Pas de "keuf, keuf, keuf, keuf, keuf" flûte les poubelles ne serons pas ramassées cette semaine ou le poisson rouge va me faire la tête j'ai oublié de lui donner à manger (gros avantage du poisson rouge sur le chat, pas de récriminations outrées !). 

Quinte est très satisfaite de voir son léger handicap servir enfin à quelque chose et les bigorbourgeois ont l'esprit beaucoup plus tranquille.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 00:07

 

Prénom classiquement biblique pour la Cour de Récré de Jill Bill aujourd’hui. J’en ai donc profité.

Jacob ne pouvait qu’être fabricant d’échelles nous sommes bien d’accord. Mais comme il est installé à Bigorbourg, je vais bien sûr compliquer un peu les choses.

Jacob fabrique donc des échelles, mais attention, des échelles sur-mesure. Ma petite histoire d’aujourd’hui va vous proposer de découvrir son catalogue et il ne faudra pas hésiter à le compléter.

D’abord, les caractéristiques générales, valables pour toute sa production :

·      Ses échelles sont garanties avec pieds antidérapants, même pas besoin de quelqu’un pour vous la tenir. Si vous travaillez en extérieur, les montants s’enfoncent dans la terre comme des racines, si c’est en intérieur ils sortent de belles ventouses, qui adhèrent même à la moquette c’est dire.

·      L’écartement des barreaux s’adaptent automatiquement à vos enjambées (je ne sais pas trop si une enjambée peut être verticale, mais nous allons faire comme si). Vous pourrez donc les escalader en jupe droite sans problème (ce qui peut être pratique pour les libraires ou les bibliothécaires soucieuses de leur élégance). C’est également très pratique si vous avez envie de faire un peu de step ou de vous entraîner à la varappe, écartement maximum pour bien muscler les cuisses et les mollets.

·     Pour les personnes ayant des difficultés pour monter (genoux un brin fragiles par exemple), l’échelle se transforme en escalier roulant, il n’y a qu’à se laisser porter.

·      Et surtout, toutes les échelles sont extensibles, avouez que c’est un point très important. Généralement les échelles bas de gamme comme celles que nous possédons sont soit trop courtes de 10 centimètres pour permettre de finir de peindre votre façade, soit trop grandes pour entrer sans problème dans le coin que vous avez prévu pour la ranger, mine de rien c’est très contrariant une échelle.

·      Evidemment, toutes les couleurs sont disponibles selon le goût de chacun, du bois sobre, à la peinture rose à pois vert ou orange fluo si vous le souhaitez, voire même écossais (attention prévoir dans ce cas un délai de livraison un peu plus long, cette peinture est un peu compliquée à réaliser).

·   A noter également que même les plus craintifs peuvent passer sous les échelles de Jacob, elles sont unluckyproof.

Bien maintenant, passons à quelques caractéristiques particulières :

·    Pour aller cueillir les fruits dans les arbres : votre échelle sera capable de se faufiler entre les       branches, laissez-vous porter.

·      Pour les étourdis et les maladroits : elle sera livrée avec filet, soit pour rattraper celui qui pensant être sur le plancher des vaches fait un pas dans le vide, soit pour récupérer les objets qui prennent un malin plaisir à s’échapper, en ce qui concerne la peinture, il faut bien penser à demander l’option qui intégrera des seaux judicieusement placés, les seaux seront plus ou moins grands selon votre degré de maladresse, à préciser également.

·      Pour les acrobates, l’échelle échasse.

·      Pour les clowns, l’échelle qui se gondole.

·      Pour les vulcanologues, l'échelle ne possédera que 9 échelons le 10ème pouvant s'avérer très dangereux

·     Pour les navigateurs, elle comportera obligatoirement 13 échelons, il faut donc mieux éviter d'être à la   fois navigateur et superstitieux. Si c'est le cas, il est possible d'opter pour l'échelle dite "des marées" sachant que le nombre de barreaux peut-être très fluctuant. Ou celle nommée "de coupée" un peu raide mais d'un fort beau bleu.

·    Les météorologues privilégieront l'échelle dite "de la grenouille" qui permet de garder la tête hors de nuages. Ils pourront aussi adopter des échelles aux noms très poétiques tels Celsius, Fahrenheit, Kelvin.

·    Les mères et pères de famille optent généralement pour une très curieuse échelle comportant des        barreaux  épais séparés par des barreaux plus fins, il semblerait qu'ils se précipitent sur cette échelle dès qu'un enfant semble malade, Jacob n'a pas encore bien compris, mais le client est roi.

·      Pour les sportifs, une seule matière la corde, deux options, lisse pour les très sportifs ou à nœuds pour les moins entraînés.

·      L'échelle privilégiée par les pompiers sera bien sûr du plus beau rouge et celle des meuniers parfaitement blanche.

·      Pour les maquettistes, Jacob accepte d'en fabriquer de 1 (là ça s'appelle un tabouret) à 48 barreaux, mais pas au-delà et certainement pas une de 2.400 barreaux, il ne faut qu'en même pas lui demander des miracles.

·   L'échelle des géologues à une très curieuse forme de spirale, il ne faut pas avoir le vertige pour l'escalader (vous la trouverez en illustration de cette histoire).

·      Pour les randonneurs, une échelle de poche leur permettra de vérifier sur leur carte si la balade promet d'être longue ou courte.

·      Les rêveurs choisiront une belle et grande échelle permettant de voir loin et les modestes la préfèreront  petite.

·      Les enfants la prendront forcément courte que ce soit pour aider leurs amis à passer un obstacle ou pour pouvoir se laver les dents en toute sécurité devant le lavabo familial.

·  Tout un chacun ne perdra rien à adopter l'échelle nommée "valeurs", mais évitera de s'accrocher uniquement aux échelons du bas.

·      Il y a également la très rare échelle pour peigner la girafe (reconnaissez qu’on ne trouve pas des girafes à tous les coins des rues).

Et puis, il y a l’échelle personnelle de Jacob. C’est la fameuse échelle à décrocher la lune, si un rêve vous passe par la tête, si vous avez une envie très particulière, demandez à Jacob de la sortir et elle l’aidera à vous ramener un morceau d’arc en ciel, une étoile ou un petit bout de lune, mais cette échelle là ce n’est pas lui qui l’a construite, non elle lui a été laissée en héritage par un très lointain ancêtre et il semblerait qu'elle ait été utilisée par des anges, mais ça ce n'est pas mon histoire.

Voilà en ce qui me concerne, je n'ai plus, maintenant,  qu'à tirer l'échelle derrière moi !

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/79/Geological_time_spiral.png/678px-Geological_time_spiral.png

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 00:30

 

 

Robine pointe le bout de son nez dans la Cour de Récré de Jill Bill

Pas de suspense aujourd'hui, je vous l'annonce tout de suite, Robine est une papillange. Voilà c'est dit.

Une petite papillange qui aime à s'habiller en rouge et vert (le rouge étant en partie pour s'assortir à son prénom puisqu'en anglais Robin signifie Rouge-gorge).

Elle apprécie le rouge et le vert parce qu'elle est amie avec Jo Za et Fa les jeunes chauves-souris. Mais en quoi le fait d'être amie avec des chauves-souris implique-t-il d'aimer le rouge et le vert vous demandez-vous à raison.

Parce que tous les 4 aiment aussi se promener de nuit dans les greniers. D'accord, d'accord, je vous entends qu'est-ce que les greniers viennent faire dans cette histoire ?

Eh bien, dans les greniers il y a du bazar et dans ce bazar il y a parfois de bons vieux comics des familles. Et dans ces comics, il y a les héros préférés de nos 4 lurons.

Vous devinez aisément de qui il s'agit n'est-ce pas ?

Enfin quoi, des chauves-souris, du rouge et du vert, le prénom Robin ? Ca doit vous "causer" !

Voilà les 4 amis sont de grands fans de Batman et Robin.

Ils ont donc décidé de former une équipe de choc pour combattre les méchants. Petit bémol, il n'y a pas beaucoup de méchants à Bigorbourg et nos jeunes amis doivent se contenter de faire la police lorsqu'animaux, oiseaux ou papillanges se querellent, on est donc loin de Double face ou du Joker ! Bien sûr, il leur arrive de sauver un oisillon tombé du nid, de remettre un égaré sur le bon chemin ou de ramener un bijou perdu, mais c'est bien loin d'être exaltant, il faut le dire.

Heureusement pour eux, un certain trio plus bête que méchant, remis des émotions procurées par Quiriace, a décidé de remettre le couvert en s'attaquant, non pas à l'église (bêtes d'accord mais prudents), mais au salon de thé de Madame Thècle. Certaines lueurs qui filtrent parfois derrière les rideaux tirés et qu'ils ont repéré en rodant la nuit, leur laissent penser qu'il y a peut être bien des richesses qui se cachent et n'attendent qu'eux pour se faire la belle.

Bien vous me direz que Madame Thècle et son salon sont parfaitement à même de se défendre tous seuls, mais après tout autant encourager les jeunes vocations de justiciers.

Venez, allons voir de plus près ce qui se passe.

C'est une belle nuit où la pleine lune éclaire comme en plein jour, je vous ai dit que ces zigotos n'avaient pas inventé l'eau froide et il ne leur vient pas à l'esprit qu'ils risquent de se faire facilement repérer, remarquez en cas de nuit noire, ils auraient brandi des lampes torches ce qui n'aurait pas été mieux.

Bref, les voilà à pied d'œuvre et aussi incroyable que cela paraisse, ils ont décidé de passer par l'entrée de service, autrement dit par la cuisine.

Le chef, le grand escogriffe au nez pointu, tourne la poignée de porte et se vante "Voyez, rien n'est jamais fermé dans ce fichu bled, on va se la jouer fastoche"

Le petit gros barbu lui rappelle "Ouais, mais la dernière fois que t'as dit ça on s'est retrouvé avec un fantôme sur le dos"

Le grand secoue la tête d'un air condescendant, "Tu parles d'un fantôme, vous avez eu peur d'une statue c'est tout"

Le petit gros marmonne dans sa barbe "N'empêche que c'est toi qui courais le plus vite"

Le maigrelet de son côté, comme à sa bonne habitude, se cure le nez.

Pendant ce temps, la patrouille des Justiciers de Bigorbourg, a repéré les intrus et s'apprête à passer à l'action. Enfin, elle va pouvoir prouver sa valeur.

Les 4 amis s'engouffrent dans le salon de thé à la suite des malfrats maladroits et se mettent à l'ouvrage.

Jo tapote du bout des ses griffes l'une des belles casseroles en cuivre de Thècle, ce petit bruit juste agaçant ce qu'il faut, commence à titiller nos voleurs qui avalent leur salive mais continuent leur progression.

Za entre dans la danse en volant juste au-dessus de leurs têtes, créant un léger courant d'air frais qui leur hérisse les poils de la nuque. Mais non, ils n’ont pas peur se disent-ils en claquant des dents.

Fa s’amuse à souffler dans une bouteille vide produisant des « ouh, ouh » qui scotchent les affreux sur place.

Robine quant à elle prépare les munitions pour la dernière phase de l’opération.

Et lorsque nos 3 arsouilles, au comble de la panique, commencent à se bousculer pour être le premier à sortir, l’escadrille Jo Za Fa ravitaillée en vol par Robine se met à leur lâcher sur la tête des œufs, des pelures de pommes, du marc de café et autres joyeusetés collantes et baveuses. http://3.bp.blogspot.com/_TfgfVq54zA4/TNxZuTbvluI/AAAAAAAAApY/iRlmsoAogcY/s1600/cours.jpg

Au milieu des cris de panique, Herbert le fidèle balai de Thècle arrive à la rescousse et balaie dehors 3 individus blêmes, glapissants et franchement dégoûtants.

Les Justiciers de Bigorbourg sont très fiers d’eux et se rengorgent, chaudement félicités par Thècle qui a assisté à la débâcle de la fenêtre de son appartement.

Bon bien sûr, demain matin il va y avoir un peu de nettoyage à faire, mais elle a tellement ri que c’est peu payé et étant une sorcière, le rangement se fera en un clin d’œil.

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 00:44

Voilà le prénom rigolo de la semaine pour la Cour de récré de Jill Bill.

Bon autant le dire tout de suite, le délire qui va suivre est en grande partie dû à Peut-être qui m'a donné une idée avec le commentaire qu'il a très gentiment déposé chez Clotilde.

Otto est le très respecté propriétaire de l'agence "Otto ton toit", oui je sais ça fait bizarre en bouche, mais peut-être a-t-il été un peu influencé par une certaine chanson même s'il s'est un peu mélangé les pinceaux avec les lettres. Mais bon, là n'est pas notre propos. 

Quelle est donc l'activité d'Otto ?

Cela me paraît évident. Otto est agent immobilier.

Mais attention, pas un agent immobilier pour humains, autant le dire je ne crois pas qu'une telle agence est prête à s'implanter à Bigorbourg, les nouveaux arrivants empruntent une filière spéciale qu'ils ne comptent pas divulguer pour le moment.

En revanche, le petit peuple et les animaux ont souvent envie de bouger et c'est là que notre ami Otto intervient.

Otto est un vrai pro, capable de dénicher sur terre, dans les airs (enfin dans les arbres) ou sous l'eau, LE petit coin de vos rêves. Celui qui offrira confort et sécurité.

Il a ainsi à son actif :

Une pomme bien planquée pour Monsieur Ver.

Un petit coin sans trop de passage de grands pour Madame Araignée.

Un creux d'arbre avec vue imprenable sur un beau noisetier pour la famille Ecureuil.

Un studio cercle de fée (entendez par là un cercle de 3 champignons, oui bon d'accord c'est plutôt un triangle) pour une belle demoiselle fée prête à prendre son envol dans la vie.

Un abri souterrain plein de coins et de recoins pour la famille Lapin qui prospère.

Une bibliothèque remplie de livres pour un papillange amateur de lecture (tiens je me demande si nous allons le revoir celui-là ?).

Les grandes poches d'un épouvantail (qui ne fait peur à personne) pour les lutins en visite.

Un arbre bien feuillu dans lequel les chenilles pourront faire leur cocon en toute tranquillité.

Le rebord creusé d'une fontaine pour abriter Mademoiselle Grenouille.

La pierre plate au milieu de la rivière qui servira de pouponnière pour les poissons.

Un amusant vieux tronc plein de trous accueillera volontiers une troupe de souris remuantes.

Il a même réussi à sortir d'une maison un beau coquillage dans lequel a pu se réfugier un escargot dont la coquille venait d'être endommagée.

Un hallier idéal pour que les daims se cachent.

L’endroit le plus ensoleillé pour les lézards.

Et je ne parle pas des rebords de toits inaccessibles aux chats (qui ne font pas partie de la clientèle d'Otto, ils savent très bien se débrouiller pour circonvenir les deux pattes) et aux humains où les hirondelles se sont installées.

Bref, Otto est capable de trouver l'occasion en or et en faire profiter celle ou celui qui s'y sentira le mieux.

Il faut dire qu'avec sa belle fourrure marron, son museau moustachu, ses grands yeux luisants et vifs, son rire communicatif (si, si il rit), son corps souple qui sait se faufiler partout pour explorer, il a tout pour que ses clients lui fassent confiance.

Ah oui, vous vous demandez comment il est payé pour son travail ! En fait, il ne demande aucune commission, la recherche d'habitats pour ses amis est un jeu pour lui, et cela lui suffit. C’est un grand enfant.http://pixabay.com/static/uploads/photo/2012/10/09/02/52/otter-60262_640.jpg

Et quand la journée est terminée, il rentre se reposer dans la confortable catiche qu'il s'est creusée sous la rive de l'Olive. Bref, une vie bien remplie et pleine de jeux pour cette belle loutre !

Pourquoi Otto, est-il une loutre, tout simplement parce qu'en bricolant sur internet j'ai découvert qu'Otto la loutre avait été la mascotte de jeux paralympiques de Salt Lake.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 00:18

Prénom classique dans la Cour de Récré de Jill Bill aujourd'hui.

Sylvère, le fleuriste es-plantes en pot de Bigorbourg est aux 400 coups.

Il vient d'apprendre qu'une autre fleuriste avait l'intention de s'installer à Bigorbourg.

Ce n'est pas tant la concurrence qu'il craint, mais la venue d'une personne qui va maltraiter les fleurs, les cueillir !!! Ce qui est absolument inimaginable pour lui, cueillir des fleurs, les faire volontairement souffrir, causer leur mort prématurée. Non, non et non ! Hors de question !

Voilà donc plusieurs jours que le pauvre Sylvère se ronge les ongles en suivant les travaux d'installation de la future boutique de fleurs.

D'ailleurs, qu'il est de mauvais goût ce magasin ! Un endroit qui va accueillir les 1000 couleurs de la nature devrait être sobre, jouer sur l'uni, sur le passe-partout, du blanc, du beige enfin une teinte neutre qui mettrait en valeur les pensionnaires. Mais non ! C'est Wallis, cette sacrée hippie qui s'occupe de l'église qui s'est attelée à la tâche de décorer l'endroit.

Inutile donc de préciser que les couleurs se côtoient, se mêlent, voire s'entrechoquent !

Et voilà qu'un jour, un gros camion accompagné d'une petite voiture multicolore s'arrêtent devant le magasin qui arbore une enseigne au nom un peu énigmatique "Clotilde, fleurs sur-mesure".

Comme si des fleurs pouvaient être domestiquées. "Du grand n'importe quoi" pense Sylvère en épiant la demoiselle qui sort de la voiture.

Elle est accueillie par le cri de joie d'une Wallis qui lui saute au cou, une Wallis qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la nouvelle venue.

Sylvère comprend mieux les choix des couleurs de la boutique, "telle sœur, telle sœur" se dit-il goguenard.

Le camion déverse tout un bric-à-brac coloré que ne renierait pas Monsieur Balthazar le propriétaire du bazar.

Sylvère attend avec appréhension l'arrivée des malheureuses fleurs torturées, mais rien. Enfin, si une multitude de vases de formes et de couleurs aussi diverses que variées sont installés dans la devanture par les deux sœurs.

Bon, les fleurs arriveront sûrement demain. Sylvère se promet de revenir surveiller dès que possible.

Et le lendemain, des fleurs magnifiques tout aussi extraordinaires que les vases qui les accueillent trônent dans la boutique. Il a beau tendre l'oreille, il n'entend aucun cri de souffrance, bizarre, très bizarre. Alors, il se décide, traverse la rue et entre d'un pas qu'il espère ferme chez la jeune fleuriste. Un petit carillon guilleret l'accueille et là, surprise !

Derrière le comptoir la charmante Clotilde assemble … des fleurs en papier blanc !

Sylvère en reste bouche bée, ses yeux font l'aller retour entre ces fleurs toutes bêtes et celles somptueuses déjà installées.

Un rire doux comme un pétale de fleur le ramène sur terre.

"Ne vous en faites pas, cher monsieur, mes fleurs ne souffrent pas et ne meurent pas"

"Mais, mais, mais"bêle Sylvère.

A nouveau le rire et quelques explications complémentaires.

Clotilde sort de dessous le comptoir une petite bouteille, elle en extrait une tige prolongée d'un anneau et souffle dedans. Une bulle de savon s'envole et vient se poser sur la fleur blanche qui prend aussitôt de merveilleuses couleurs chatoyantes.

"Vous voyez ! Ici, ni les fleurs, ni les bulles de savon ne disparaissent, elles deviennent autres, simplement !".

Sylvère est conquis par ce talent inédit et ces étranges fleurs caméléons et dès le lendemain, il arrive, touthttp://organiser-anniversaire.fr/wp-content/uploads/2010/02/bulles_de_savon.jpg rougissant et tend à Clotilde un superbe cactus en pot, je sais, je sais, ça manque peut-être de romantisme, mais Sylvère est ainsi fait et, aux dernières nouvelles, cela semble plaire beaucoup à Clotilde.

Quant aux Bigorbourgeois, ils peuvent décorer leurs intérieurs de fleurs parfaitement en harmonie avec leurs souhaits sans faire souffrir personne, que demander de plus.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 00:20

Jill Bill ne nous a pas loupés cette semaine avec son prénom pour sa Cour de Récré !

 

Bien, alors lançons-nous !

Je crois bien qu'aujourd'hui mon histoire va commencer par être un peu triste, ce n'est pas moi qui décide vous le savez bien, ce sont mes doigts et mon clavier qui se mettent au service de Bigorbourg.

Habitaient dans notre petit bourg il y a longtemps deux frères, des jumeaux. L'un s'appelait Marcel et l'autre André.

Comme beaucoup de jumeaux, ils faisaient rigoureusement tout de la même façon, sauf écrire, l'un était gaucher, l'autre droitier (il semblerait que ce soit le cas de 20 % d'entre eux, dits jumeaux en miroir). C'était d'ailleurs le seul moyen qu'avaient leurs proches pour les différencier, enfin, c'est ce qu'ils pensaient parce que ces deux coquins finirent par trouver le coup pour devenir ambidextres.

Inutile de dire qu'ils en profitèrent largement pour faire tourner leur monde en bourrique.

Il finit par arriver quelque chose de fort surprenant. Un beau jour, ils ne surent plus qui était Marcel et qui était André ! Bref, c'était encore pire qu'avec des frères siamois, parce que les siamois, celui qui est à gauche y reste, même chose pour celui qui est à droite, impossible de les confondre !

Lorsqu'on appelait l'un ou l'autre, les deux répondaient. Ce qui n'était pas sans poser de menus problèmes. A l'école, l'instituteur ne savait pas qui il notait.

Lorsqu'ils allèrent au régiment (à l'époque ça existait encore), ils faisaient les corvées de pluches ensemble, l'adjudant après les avoir envoyés plusieurs fois "au trou" avait préféré ne pas insister, ce qui était plus prudent pour sa santé.

Ils choisirent le métier de bûcheron, très pratique reconnaissez-le, chacun à un bout de la scie !

En revanche, ils ne purent trouver chaussure à leur pied, les jeunes filles finissant par ne plus savoir de qui elles étaient amoureuses. Peut-être que s'ils étaient tombés sur des jumelles, ce problème aurait-il été réglé, mais internet et ses sites de rencontres n'existait pas encore non plus.

Hélas, un jour, quelque chose grippa dans cette belle mécanique. L'un des jumeaux mourut, laissant l'autre coupé en deux.

Tout Bigorbourg se serra autour du survivant, essayant de le détourner de son immense peine ! Hélas, il se laissait dépérir et le village commença à craindre le pire.

Mais, rassurez-vous, nous sommes à Bigorbourg et il y traîne toujours un petit grain de folie et de magie.

Un matin, le Ju sans son Meau se rendit auprès d'Irénée le grand chêne roi de la forêt. Désespéré, il s'allongea sous son feuillage, espérant que peut-être la mort viendrait le cueillir pendant son sommeil.

Mais Irénée ne l'entendait pas de cette oreille (petite plaisanterie stupide pour alléger l'atmosphère, ce chêne n'était pas dur de la feuille, je sais, je sais, c'est pas terrible) et comme les jumeaux, tout bûcheron qu'ils aient été, avaient toujours su respecter les arbres, s'excusant de devoir prendre une vie et la remplaçant par de jeunes pousses, il décida de lui faire un cadeau.

Au réveil, lorsqu’il se leva il se sentit bien, très bien même. C’était très surprenant, lui qui traînait comme une âme en peine depuis le départ de son double.

Qu’avait bien pu faire Irénée ?

Notre jumeau esseulé compris bientôt lorsqu’il vit son ombre le saluer, une ombre toute petite comme celle d’un enfant, une ombre qui avait peut-être bien des ailes, une ombre qui l’enveloppait d’amour fraternel, qui lui parlait à l’oreille, lui répondait lorsqu’il parlait tout seul. Une ombre qui parfois ne marchait pas devant ou derrière lui, mais bel et bien à côté de lui.

Irénée le beau chêne lui avait rendu l’amour et la complicité de son frère. Notre jumeau devenu philosophe pu ainsi attendre sereinement le moment de retrouver définitivement son autre moitié d’orange.

Mais Marcande, vous interrogez-vous, quand va-t-il apparaître ? Voyons vous venez de lire son histoire ! Marc(el)And(ré), leur deux prénoms, imbriqués comme eux, ne forment-ils pas le prénom Marcande ?http://1.bp.blogspot.com/-jFotega6K84/Tfe90v9dxsI/AAAAAAAAIhI/UnZaUOs8zkI/s400/jumeaublog1289500874.jpg D’ailleurs, à Bigorbourg, ce mot est devenu un nom commun qui est utilisé lorsque deux personnes sont proches comme des jumeaux.

 

Mon histoire est un petit hommage à mon oncle et parrain Marcel et à mon père André qui, s'ils n'étaient pas jumeaux, n'en étaient pas moins très proches. Où qu’ils soient je les embrasse très fort.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:17

Pour ce prénom plutôt classique choisi par Jill Bill pour sa Cour de Récré, j'ai opté pour un métier très classique également, même si peu apprécié !

Si je vous dis :

"J'veux pas y aller, y va me faire mal ! "

"J'aurais pas dû y aller, j'avais pas mal avant !"

"S'il me fait mal, je le mords !"

"Je m'en fiche qu'il faille y aller tous les 6 mois pour le contrôle, j'irai pas !"

Pas besoin de vous faire un dessin, vous avez tous deviné ce métier, si redouté, est bien celui de dentiste, et je ne parle même pas des réflexions induites par certains appareils dentaires adolescents ou par les râteliers de nos grands-parents !

Eh bien, figurez-vous qu'une représentante de cette profession difficile vient de s'installer à Bigorbourg. Je me suis permis de la recruter car je tiens beaucoup à la santé bucco-dentaire de mes petits personnages ! (Et puis à noter que ce prénom signifie "couronne", nous sommes d'accord, dans l'antiquité les couronnes en céramique ne devaient pas être monnaie courante, mais comme vous le savez bien maintenant j'aime détourner les choses !). 

Bon revenons à nos moutons, à savoir l'installation d'Etiennette dans un cabinet flambant neuf.

Fraîchement émoulue de son école de dentisterie, Etiennette attend de pied ferme son premier client … qui se fait attendre. Les bigorbourgeois ne sont pas plus courageux face au dentiste que le commun des mortels (et comme dit l'humoriste Alex Métayer, il y a trois choses que l'on ne peut pas regarder en face : la mort, le soleil, le dentiste !).

Certes, ils y vont aussi, mais la plupart du temps c'est contraints et forcés lorsqu'une dent fait trop mal ou qu'un plombage a décidé de prendre la tangente. Et là bien sûr, comme tout le monde, ils râlent parce qu'ils ne peuvent pas être reçus tout de suite (si, si, avouez, ça m'étonnerait bien que vous n'ayez pas fait le coup au moins une fois !).

Manque de chance pour Etiennette, en ce moment tout le monde semble avoir des dents à haute résistance, un surplus de fluor peut-être !

Bref, la pauvrette est fort marrie et se demande si elle ne va pas être obligée de fermer boutique. Elle confie son désarroi à Madame Thècle, autour d'une assiette de gâteaux et d'une bonne tasse de chocolat.

Marguerite la productrice de lait (enfin la propriétaire de la véritable productrice de lait, la vache Marguerite, si vous ne vous souvenez pas d'elles, c'est ici), Achille le bibliothécaire et Paterne le curé du village, sont aussi en train de profiter des menus plaisirs proposés par Madame Thècle, ils en profitent pour s'intéresser à la conversation, tandis qu'au plafond plane Prudence l'ange gardienne de Bigorbourg qui profite d'une petite pause dans son sacerdoce (même devenue un être purement spirituel, elle aime encore venir admirer et respirer les douceurs de la vie terrestre). 

Tous sont désolés pour cette jeune personne bien sympathique en dépit de son métier.

La fine équipe décide donc de passer à l'acte.

Dans les jours qui suivent :

Les gâteaux de Madame Thècle sont un tantinet trop sucrés (et le sucre agace les dents), les glaces chouia trop froides (et le froid ce n'est pas terrible non plus pour les quenottes et les gencives).

Marguerite la vache, dûment informée par son amie à deux pattes, n'hésite pas à montrer à tous sa belle dentition bien blanche. Les bigorbourgeois sont d'ailleurs un peu interloqués par cet étrange sourire.

Achille le bibliothécaire met en valeur dans sa bibliothèque tous les livres qui parlent de près ou de loin de dents.

Quant à notre curé et à Madame Thècle, ils se lancent vaillamment et prennent rendez-vous chez Etiennette, bref, ils payent de leur personne. Ce qui leur permet ensuite de faire l'éloge de la nouvelle venue auprès de leurs concitoyens.

Ah ! Et Prudence ? Son rôle est fort ingrat et nul doute que l'archange Gabriel ne va pas être content, mais elle cache les brosses à dents, elle incite les habitants à manger caramel et nougat plus que de raison, elle envoie des rêves (plutôt des cauchemars) où les dents tombent comme les feuilles en automne.

Ces divers assauts, certes un brin sournois, portent rapidement leurs fruits et le carnet de rendez-vous d'Etiennette se remplit de manière fort correcte au grand bonheur de la jeune femme.

Et comme nous sommes à Bigorbourg, vous vous doutez bien qu'Etiennette a un atout supplémentaire dans son sac ou au bout de sa roulette si vous préférez (quant à savoir si elle le possédait avant d'arriver ou s'il n'est apparu que depuis qu'elle est devenue Bigorbourgeoise, ça c'est une autre affaire), mais il s'avère que ses soins sont réellement indolores. Lorsque le patient, un peu tendu, s'installe dans le fauteuil moelleux, il lui suffit de plonger,http://3.bp.blogspot.com/_RSwcsm6AaAA/TT9_QG3xsWI/AAAAAAAAAAQ/QgkOmkSSyyM/s220/dent-souriante.jpg brièvement, les yeux dans ceux d'Etiennette pour que subitement le temps n'existe plus et il est tout étonné d'entendre, quelques brefs instants plus tard, la jeune dentiste lui annoncer que ça y est, c'est terminé !

Bien sûr maintenant que le cabinet est bien lancé, gâteaux, glaces, vache, livres et rêves sont redevenus normaux et Gabriel n'a pas osé réprimander Prudence, Sainte-Apolline patronne des dentistes lui ayant rendu une visite "amicale".

 

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 00:43

Prénom du jour pour la Cour de Récré de Jill Bill. Wolf, cela signifie Loup, donc je ne me suis pas trop cassé la tête.

Aujourd’hui c’est mercredi, Aubain et Liroli n’ont pas classe alors ils ont décidé de faire un petit tour chez Achille, histoire de voir si de nouveaux livres ne seraient pas arrivés à la bibliothèque.

Ils sont en train de farfouiller avec délices dans les grands tiroirs à roulettes pleins d’albums aux belles couleurs lorsque tout à coup, ils lèvent le nez et regardent autour d’eux.

« Tu as entendu ? » demande Aubain à sa petite camarade

Liroli, notre petite chinoise comprend maintenant très bien le français même si parfois elle a encore un peu de mal à trouver ses mots.

« Oui, ça pleut ! »

Aubain sourit et la reprend gentiment « Non, ça pleure ! »

Pleine de bonne volonté, Liroli reprend « Ca pleut des larmes ! »

Installé derrière la banque d’accueil Achille sourit. Il aime entendre les enfants pépier dans sa bibliothèque.

Aubain se lève et tend la main à Liroli.

« Viens, on va voir ce qui se passe »

Et voilà les deux enfants qui se faufilent entre les grandes bibliothèques qui semblent s’enfoncer sur des kilomètres.

Ils tendent l’oreille, effectivement quelqu’un sanglote un peu plus loin.

Tout doucement, ils s’avancent à pas de loup, les pleurs sont de plus en plus proches.

Là, juste derrière ce rayonnage, ils voient l’ombre de quelqu’un assis par terre, la tête dans les mains, les épaules qui se soulèvent au rythme des sanglots et une queue qui s’agite fébrilement.

Une queue ???

Liroli serre un peu plus fort la main d’Aubain, une queue ? Voilà qui est très étrange.

Les enfants risquent un œil et là, il découvre un loup, un petit loup tout noir qui sanglote désespérément.

Nos jeunes amis, ayant déjà eu l’occasion de croiser Pacôme le loup du garde-chasse et baby sitter de Philibert, ne se sentent pas effrayés du tout, en dépit de l’incongruité de la présence de cet animal dans une bibliothèque.

Ils s’accroupissent devant lui et Aubain interroge.

« Qu’est-ce que tu as ? Tu as mal ? »

« Noooon » hulule le petit loup.

« Tu as perdu quelque chose ? Tu es perdu ? »

« Noooon » reprend le louveteau.

« Alors qu’est ce que tu as ? »

« Je suis maaaalllheureeeuuux »

« Pourquoi ? »

« Persooooonne ne m’aiiime » hoquette le jeune loup et relevant le museau et en les fixant de ses grands yeux jaunes.

« Comment ça, personne ne t’aime ? »

Le petit loup renifle un grand coup (et comme il a un long nez ça fait du bruit). Il désigne un rayonnage.

« Regardez, les livres, ils disent que des méchaaannncetééés sur noouuuss les looouuuuups ! »

« Mais non, mais non, je suis sûr que non » affirme Aubain

« Si, ooooouuuu on est méchant ooouuuuu on est idioooot ! »

Aubain et Liroli se regardent, flûte, c’est vrai que dans les histoires qu’ils ont entendu les loups ont rarement, voire jamais le beau rôle.

« Mais nous on te trouve très beau et on t’aime déjà ! Hein Liroli ? »

« Oui, on te looove déjà » opine la fillette.

Les grands yeux jaunes scintillants de larmes les fixent plein d’espoir.

« C’est vrai vooous voooulez bien être mes coopains ? »

« Mais bien sûr voyons, on voit bien que tu n’es pas méchant »

Le jeune loup leur sourit de toutes ses dents, ce qui quand même, il faut le reconnaître, est un spectacle un peu inquiétant.

« Au fait » demande Aubain « tu sors d’où ? »

« Je ne sais pas, il y avait une voix qui répétait Wolf, Wolf et brusquement je me suis retrooouuvé au milieu de toouuus ces méchants livres ».

Liroli regarde le loup avec beaucoup de sérieux et affirme « Joli Wolf, ton nom ».

« C’est mooon noom, tu crois ? » il réfléchit un instant « Ouuui tu as raison, j’aime bien »

Liroli et Aubain prennent donc Wolf par la main et l’entraînent vers l’entrée.

Wolf, un peu intimidé se fait un peu tirer l’oreille.

« Viens, voyons, Achille ne vas pas te manger ».

Achille est effectivement très heureux d’accueillir un nouveau pensionnaire dans sa bibliothèque.

Très sérieux, Aubain explique le problème du pauvre Wolf, la persécution anti-loup qui perdure dans la littérature.

Achille comprend bien le problème et réunit son état-major, à savoir son aide-bibliothécaire Anastasie, Annette la conteuse et Filémon l’aide-conteur. Après un « brain-storming » aussi intense que productif, il est décidé qu’Anastasie allait reprendre ses grands ciseaux et découper tous (enfin presque tous, il ne faut quand même pas exagérer n’est-ce pas, comme il y a de méchants deux pattes, il peut aussi y avoir de vilains loups) les passages http://mamacascadeuse.m.a.pic.centerblog.net/9h1noz8h.jpgoù les loups sont mis à mal, et zou Messieurs de la Fontaine, Perrault, Grimm et consorts, une petite taille rafraîchissante. Ensuite Annette et Filémon s’attacheraient, quant à eux, à réécrire un peu les histoires.

Wolf est tout content, il vient de se faire des amis et il est prêt à faire de gros câlins à tous les futurs pro-loups qui viendraient lui rendre visite à la bibliothèque, il est même d’accord pour raconter lui-même les histoires.

Liroli et Aubain sont très satisfaits de leur journée et attendent avec impatience que leurs parents leur lisent un conte sur les loups ce soir avant de dormir.

Maintenant, ne vous en faîtes pas, en dehors de Bigorbourg, le Petit Chaperon Rouge est toujours une aussi sale gamine !

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