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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 00:03

Je te le dis, il va entendre parler du pays l'organisateur de ce fichu voyage ! Il nous avait promis dépaysement et tranquillité, tu parles. Non mais tu as vu ce trafic, pas moyen de voyager en ligne droite il faut se faufiler entre toutes ces poubelles. Marre je te dis.

Oui, chéri, je sais, ça fait au moins 20 fois que tu le dis. Veux-tu que je te dise, il n'a pas du remettre ses fichiers à jour depuis une bonne centaine d'années voilà le problème. Alors forcément les sauvages du coin ont eu le temps d'évoluer un peu.

N'empêche, c'est son boulot de vérifier tout ça. Cette destination ça fait combien de temps qu'elle existe ? Au moins deux mille ans ! Alors flûte, qu'il vienne régulièrement vérifier qu'il n'y a pas trop de pagaille.

Dis Papa, dis Maman, quand est-ce qu'on arrive.

Et ça y est, il y avait longtemps voilà les mômes qui se rappellent à notre bon souvenir. Je n'en sais rien les loupiots, je n'en sais rien, il y a bien plus de circulation que la dernière fois que papa est venu il y a une centaine d'années.

Et où est-ce qu'on va pique-niquer, tu nous as promis qu'on allait pique-niquer !!!!

Je sais, je sais, mais regardez les radars, il y a de moins en moins de place disponible. Le petit coin sympa d'Amazonie où j'allais avec vos grands-parents a été déforesté, la banquise est en train de fondre, ils n'arrêtent pas de s'amuser avec des trucs qui explosent, et ces sacrés petits animaux sont en train de se répandre partout. Ah, je te jure, il va entendre parler du pays le voyagiste.

Ouin, maman, il avait promis qu'on pique-niquerait !!!

Je sais les enfants, je sais. Mais papa ne savait pas qu'on allait tomber sur autant de satellites, on risque l'accident à tous les coins de l'espace et il n'y a pas beaucoup de place pour atterrir sans risquer de se faire repérer. En plus, tu veux que je te dise chéri, je la trouve plus vraiment bleue cette planète, plutôt grise je dirais, c'est de la publicité mensongère ça.

Bon allez, ras-le-bol, j'en ai marre de faire du gymkhana. On rentre à la maison et je lui mets la tête au carré à ce voyagiste.

Ouin, on veut pique-niquer nous !!!

Bon, bon, chéri on peut peut-être s'arrêter sur la face cachée de la lune ou pousser jusqu'à Mars !

Tu rigoles, là aussi ils fichent la pagaille ces sacrés humains, pour être tranquilles, il va falloir qu'on pousse au moins jusqu'à Vénus, ça vous va les mômes Vénus ?

Ouais, chouette, on va pique-niquer, on va pique-niquer (là vous devez lire en chantonnant). Dis quand est-ce qu'on arrive ???

 
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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 00:12

Par cette fenêtre en ruine oubliée au sommet de la falaise, je contemple la mer.

Le vent est frais, le soleil luit faiblement.

Derrière moi, tout-à-coup, un bruissement.

Je me retourne et devant moi se dresse une jeune femme d'une délicate joliesse. Sa robe surannée blanche à pois bleus fait ressortir le bleu de ses yeux, illumine l'or de ses cheveux, rehausse son teint diaphane. Tout en elle semble fragilité et délicatesse.

Dans un sourire timide, elle me dit d'une voix douce :

"Bonjour"

"Bonjour"

"Ce coin est très beau n'est-ce pas ?"

"En effet, on s'y sent hors du temps"

"Oui, c'est bien ce que je ressens aussi"

"Savez-vous ce que sont ces ruines ?"

"Il s'agit d'un ancien hôtel détruit pendant la guerre. Un grand hôtel où venait s'amuser l'élite de la région, on y dansait toute la nuit sous le cristal des lustres"

"Oh, vous êtes du coin je suppose pour connaître aussi bien son histoire"

Son sourire se fait doux et mélancolique.

"Oui, on peut dire ça en effet"

"Cela devait être très beau à voir ces bals et ces fêtes"

"Oui, très beau"

Son ton semble plein de regrets.

Je me retourne brièvement vers le scintillement de la mer.

"Il est vraiment magique ce paysage"

Un nouveau bruissement, et lorsque je me retourne la délicate jeune femme a disparu aussi rapidement qu'elle est apparue.

Un peu interloquée, je regarde de part et d'autre.

Etrange, il n'y a guère d'endroits où se cacher et je ne me suis détournée que quelques instants.

Mon regard accroche alors un étonnant parterre de fleurs sauvages que je n'avais pas remarqué.

Je m'approche et au milieu des coquelicots, boutons d'or et autres fleurs des champs se dresse esseulée, fragile comme une porcelaine, une fleur blanche à pois bleus.

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Qui donc est cette jeune femme légère comme un courant d'air, ou peut-être devrais-je dire qui était-elle ?

A nouveau, étrangement rêveuse et comme décalée dans le temps, je me tourne vers la mer espérant peut-être entendre à nouveau le bruissement d'une robe en soie.

(Ces photos ont été prises par moi-même auTréport, je précise que les fleurs n'ont pas été Photofiltrement modifiées. Enfin l'Hôtel s'appelait le Trianon et a bien été détruit pendant la seconde guerre mondiale. Et d'accord, la fleur à pois n'est pas esseulée sur la photo, mais c'était une licence poétique et comme dit Mic mon blog, mes règles)

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 00:44
Toujours les impromptus : Comme vous le savez, Henri Salvador nous a quitté. Nous voulions lui rendre hommage dans les jours qui viennent. Mais Henri Salvador, c'est avant tout un grand éclat de rire. Point d'hommage larmoyant, rions que Diable ! Afin de ne pas être emporté par la tristesse. C'est pourquoi nous vous proposons :Ah ! c'qu'on est bien quand on est dans son bain !

Voilà donc mon petit au revoir à Henri.

Ah c’qu’on est bien quand on est dans son bain.

C’est bien vrai ça !

Voyons, j’ai tout ce qu’il me faut pour passer un moment délicieux.

Je sens les courants qui passent sur ma peau, c’est divin.

Le mélange du frais et du chaud fait un bien merveilleux.

Un petit cocktail d’huitres pas loin de la main, le soleil au loin qui se couche, les grands oiseaux qui glissent l’aile sous le vent, la chanson douce du vent dans les dunes. Bonheur et béatitude.

Bon, malheureusement les meilleures choses ont une fin.

Un peu de sable fin mélangé à l’air ambiant, une bonne friction pour se faire la peau douce.

Un peu de vase pour se nettoyer les cheveux et un démêlage avec mon peigne arête de poisson préféré.

C’est vrai que je commence à avoir les doigts qui se rident et les écailles qui desquament, il ne faut quand même pas exagérer.

Un bain d’air est toujours un moment excitant quand on est une sirène, l’important étant de se trouver une petite baignoire de rochers à l’écart des humains mais tout près de l’eau pour éviter de se transformer en hareng saur.

Et maintenant, hop retour à la maison, un plongeon dans l’eau et toutes les bulles d’air qui sont encore sur moi sèchent bien vite. Je me sens en pleine forme.

 



 

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 17:15
Si le coeur vous en dit (s'il est assez accroché en fait), vous pouvez trouver tous les autres blogs maudits ici. Bon courage.
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 00:01

A vrai dire, j'ai toujours existé !

Je me suis simplement adapté à vos modes d'écriture de siècle en siècle et insinué parmi vous.

Au début gravé sur de la pierre ou dans de l'argile.

Puis peint sur des papyrus ou écrit sur du vélin, du parchemin, du papier.

Maintenant me voilà virtuel, voguant au gré des flux électroniques.

Bien sûr de tous temps vos bien-pensants ont cherché à m'éradiquer.

J'étais le bouc émissaire, le galeux, le hors la loi qu'il fallait détruire coûte que coûte.

Le maudit qui véhiculait des idées qu'il ne fallait pas diffuser.

Comme les poètes ou les peintres maudits, je vous mets en face de votre conscience, je vous oblige à réfléchir sur vos actions passées, ce n'est pas confortable n'est-ce pas ?

Dans vos blogs parfois vous essayez de mettre ces pensées noir sur blanc, mais ce n'est pas facile.

Alors vos pensées traversent l'univers virtuel et toutes vos petites mesquineries, vos interrogations, vos peurs, vos phobies viennent d'elles-mêmes s'écrire chez moi.

Parfois, au détour de vos voyages sur le net vous tombez sur moi, vous vous retrouvez face à vous, vous lisez, vous dévorez, vous vous dites "mais c'est ce que je pense" ou "pas possible cette personne a les mêmes défauts, les mêmes peurs que moi, c'est extraordinaire".

Mais non en fait, c'est vous là transformé en article.

En même temps, vous êtes un peu rassuré parce que vous vous dites "non ce n'est pas vraiment moi", mais voilà vous commencez à réfléchir, je m'installe dans votre mémoire et tôt ou tard, vous recommencerez à circuler sur internet en espérant tomber à nouveau sur cet étonnant blog qui est un miroir de votre âme.

Moi le blog maudit, le blog des maudits, "le blog des Mots-dits".

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 00:08
Les équipières ont lancé un défi amusant, écrire une histoire sur LE blog maudit et publier tous en même temps notre récit dans la nuit du 28 au 29 et c'est ce concept que j'aime bien, toutes les histoires qui arrivent en même temps. Donc rendez-vous demain pour en savoir plus.

Et en attendant, une petite histoire de fantômes. Je sais Aline, je fais une fixation !
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 00:01
Les Impromptus nous proposaient pour nous sortir des humeurs de février, d'écrire au sujet d'un Spectre de couleurs.
Il devra donc y avoir au moins un spectre dans votre texte et au moins trois couleurs.
Alors dessinez-nous vos pires craintes ou affabulations les plus colorées.

En avant la musique, ou plutôt la couleur !

Dans cette maison vivaient, enfin, vivaient leur mort toute une flopée de spectres multicolores.

Eh bien oui, ils étaient multicolores, c'est comme ça (c'est mon histoire quand même).

Monsieur Rouge de Colère mort d'un infarctus dans la cuisine.

Madame Bleue de Froid trépassée d'un refroidissement dans la chambre.

Monsieur Vert de Jalousie suicidé d'une corde dans le grenier.

Mademoiselle Rose de Plaisir assassinée par Monsieur Vert dans le salon.

Monsieur Gris avec son petit coup dans l'aile décédé d'une chute dans l'escalier.

Monsieur Noir neurasthénique défuncté dans la cave d'un accès de spleen.

Bref, bon an, mal an, tout ce petit monde se croisait régulièrement dans les couloirs (encore que Mademoiselle Rose évita Monsieur Vert) en brefs éclairs de couleur et vivait en relative bonne entente.

Jusqu'au jour où !!!

Jusqu'au jour où la maison fut vendue à une famille tout à fait banale mais pourvu d'un enfant très spécial.

Cet enfant étonnant pouvait voir nos fantômes multicolores.

Et ce fut l'enfer sur terre pour eux.

L'affreux moutard les poursuivait, les taquinait, les enquiquinait, tirait sur leurs suaires, s'embusquait pour leur faire peur.

Bref, nos fantômes ne furent bientôt plus que l'ombre d'eux-mêmes.

Blancs de fatigue, blancs de peur, ils ingurgitèrent une telle quantité d'acide acétylsalicylique qu'ils devinrent blancs comme des cachets d'aspirine.

Et, oh miracle ! L'affreux galopin avait un léger problème de vision, il ne distinguait pas le blanc et du jour au lendemain, nos fantômes atones disparurent de sa vue et leur vie (enfin leur mort) repris tranquillement son cours tranquille et légère comme un nuage d'été.

Restèrent-ils blancs ?

Bien sûr, toutes ces péripéties les avaient vidés de leurs émotions et sans émotion, plus de couleur, ou plutôt la couleur qui réunit tout le spectre (et les spectres) le blanc.

Quant au mouflet il est devenu un Ghostbuster renommé mais uniquement pour les fantômes encore colorés (et on en trouve de moins en moins).

 



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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 00:39
Consignes de Kaléïdoplumes :
Un lieu: une maison vide
Un personnage: un fantôme
Une action: une main qui glisse le long des murs
Une couleur: le noir


Il est seul dans la grande maison vide.

Il erre de pièce en pièce se rappelant les jours passés.

Cela a été dur de quitter tout ce qu'il connaissait, mais il s'est fait à sa nouvelle condition.

D'ailleurs, comment faire autrement !

Il attend.

Quoi ?

Il ne sait plus trop.

Une nouvelle présence près de lui peut-être.

Alors en attendant, il continue de déambuler dans la maison.

La nuit tombe peu à peu, le noir s'installe.

Et tout à coup !

Oh non, ce n'est pas possible !

Ils reviennent encore et encore.

Ils ne peuvent donc pas le laisser en paix ?

Une porte s'ouvre.

Une main glisse le long du mur.

S'arrête sur l'interrupteur.

La lumière jaillit.

Dans un gémissement, le fantôme errant s'enfuit à travers les pièces de la grande maison qui n'est plus vide.

Il se réfugie loin de ces humains qui lui font si peur.

Pourquoi, mais pourquoi ont-ils acheté cette vieille maison ?

Ne pouvait-on pas le laisser continuer à errer tranquillement dans ce qui fut chez lui ?

Chez Kaléïdoplumes, les participants se sont interrogés sur l'histoire de ce fantôme, je dois dire que je n'y avais pas pensé, alors si parmi vous il y en a qui ont envie de lui inventer une vie à mon fantôme, qu'ils n'hésitent pas

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 00:02
La proposition de Kaléïdoplumes de cette semaine
Lieu: Une place de village
Personnages: des joueurs de pétanque
Action: une partie de pétanque
Incipit: "Bon, alors! Tu vises? Ou tu pointes ?


Ma joyeuse petite famille s'est imposée d'elle-même, je ne peux rien faire quand Mémé Célestine, Pépé Athanase, Mimi et Tom, pointent leur nez.

"Bon alors, tu tires ou tu pointes ?"

Pépé Athanase hausse les épaules.

Qu’est ce que ça peut bien lui faire à cet olibrius de Gustave, de toute façon, il ne sait même pas ce que ça veut dire ce malandrin.

Il fait un clin d’œil à sa coéquipière et épouse depuis 60 ans, Mémé Célestine.

«T’énerve pas Gustave, de toutes façons vous allez encore perdre toi et la Mariette.»

«Tu sais», explique Mimi leur arrière-petite-fille à Tom son chat bleu «ce ne sont pas des fanfaronnades, ils gagnent vraiment toujours»

«Toujours, vraiment ?» s’étonne Tom «Ce n’est pas possible voyons, et puis là dis donc il est drôlement bien planqué le cochonnet»

Mimi sourit, tranquillement installée sur un banc près de l’estaminet où les joueurs viendront se rafraîchir après la partie, elle admire ses étonnants arrières grands-parents.

«Tu vas voir mon minou, tu vas voir !»

Et en effet, sans qu’on sache comment la boule semble slalomer entre ses congénères et s’arrête pile poil contre le cochonnet.

«Mais c’est pas possible» s’étouffe Gustave.

Pépé Athanase et Mémé Célestine vont ramasser leurs boules, ils les astiquent sereinement, tendrement et les remettent dans leur étui.

«Ils font comment ?» supplie Tom «statistiquement parlant ce n’est pas possible d’avoir autant de chance !»

Mimi pouffe «Allons mon chaton, tu sais bien que tu es dans une famille un peu spéciale, leurs boules sont enchantées et elles trouvent toutes seules la bonne route, où alors ce sont d’affreux tricheurs et le cochonnet contient un aimant, tu préfères quoi comme histoire ?»

Tom glousse «La première solution me paraît tout à fait acceptable pour un chat parlant comme moi».

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 00:19

Me revoilou avec la suite de ma petite histoire.

Ca y est c'est notre tour, nous allons enfin pouvoir porter secours.

On vient de faire sortir notre capsule du garage.

Nous nous élançons au travers d'un long tunnel en pente raide, il faut s'accrocher, je vous le dis.

Enfin, nous aboutissons dans une immense grotte sombre et nous naviguons quelques instants sur une étendue d'eau glauque.

 

Il est temps d'abandonner la capsule pour continuer notre chemin à la nage.

Nous nous immergeons donc ce cloaque et commençons notre progression.

Après une difficile avancée, nous arrivons enfin à une des parois de la grotte et nous faufilons dans une faille.

Nous sommes alors happés par un flot épais et rapide qui nous entraîne avec lui vers notre cible.

Mais il y a encore bien des obstacles à franchir et bien de la route à faire avant de pouvoir accomplir notre mission.

Heureusement que nous sommes bien protégés car le flot sombre n'arrête pas de nous ballotter de-ci, de-là, nous nous cognons sans cesse aux parois de ce qui est un tunnel relativement étroit et curieusement élastique.

 
 
 

Tout-à-coup, ce qui n'était qu'un bruit de fond devient un puissant grondement et nous dévalons dans une autre gigantesque caverne, c'est de là que vient cette pulsation. Une porte s'ouvre devant nous et  nous sommes secoués, chahutés par cette cataracte.

Après une brève période de répit, une nouvelle porte se dresse devant nous et s'ouvre elle aussi et à nouveau nous sommes entrainés par le flot impétueux qui semble devenu plus clair, comme lumineux.

 

Brusquement, nous sentons que la cible est proche, nous ralentissons et franchissons à nouveau une barrière membraneuse.

 

Maintenant nous sommes dans un univers tout différent, grisâtre, luminescent et là-bas nous la voyons enfin la masse rouge pulsante qui est notre but.

Nous nous y précipitons et doucement nous rétablissons la circulation, nous nous interposons en bouclier entre la douleur et le récepteur de cette douleur. En quelques instants, la situation est réglée et nous nous dissolvons doucement dans le flux sanguin qui nous entraîne à nouveau.

Ouf, ça va mieux, j'avais un de ces mal de crâne je ne vous dis que ça. Une gélule de paracétamol, 10 minutes de repos et bon sang qu'est ce que je me sens bien.

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