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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 00:39
Et vous allez bien sûr prendre de bonnes résolutions. Avant de vous lancer, lisez donc le petit texte que j'ai écrit pour les Impromptus qui nous proposaient d'écrire sur les lutins, seul consigne introduire la phrase "Mais où est-il donc passé ce sacré lutin".

Mais où est-il donc passé ce sacré lutin, peste le Responsable des Bonnes Résolutions de la Nouvelle Année.

Il faut dire que dans la grande salle en spirale où s'inscrivent sous le portrait de chacun les bonnes résolutions prises pour l'année à venir (avec un baromètre à côté pour vérifier si celles de l'année précédente ont été tenues), il y a une sacrée gabegie et de la poussière partout.

Ici, une petite fille de 8 ans promet qu'elle va arrêter de fumer ses deux paquets par jour, là une grand-mère nonagénaire et pourvue d'un dentier assure qu'elle ne va plus mâcher de chewing-gum tout le temps. Et ça ne s'arrête pas là, le sportif de haut niveau promet de ne pas se doper (comme s'il ne le faisait pas déjà se dit le RBSNA, qui va gober ça), le politicien de ne jamais faire de fausses promesses (là le RBSNA est plié de rire, ça fait belle lurette qu'il fait une amnésie sur le mot promesse celui-là).

Bon de temps en temps il y a quand même des promesses qui paraissent en phase avec leurs propriétaires, un petit garçon qui jure de ne plus tirer les cheveux de sa petite sœur, la mère qui promet qu'elle essaiera de ne plus s'énerver contre ses enfants, l'adolescente qui ne continuera pas à s'affamer pour ressembler à l'image qu'elle se fait d'un mannequin. Bon, d'accord il est à peu près sûr que pas grand chose de tout cela ne sera tenu, mais ce n'est pas une raison pour que ce soit la pagaille et que le ménage ne soit pas fait.

Ecumant, le RBSNA, fait le tour de son domaine, regarde dans tous les coins pour repérer son assistant rebelle. Il finit par le trouver boudeur et roulé en boule sous le portrait d'un chef d'état (dont le baromètre de bonnes résolutions est passé à moins 10).

Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi as-tu fichu la pagaille comme ça ?

J'en ai marre, clame l'ARBSNA (traduire par l'Assistant du Responsable des Bonnes Résolutions de la Nouvelle Année), je suis payé sur la base des bonnes résolutions tenues et comme les gens en prennent de moins en moins et que le peu qu'ils prennent ils ne le tiennent pas, mon pouvoir d'achat à moi eh ben il dégringole d'année en année, je veux donc l'ouverture de négociations pour avoir un salaire stable, c'est pas parce que je suis payé en bonbons qu'il faut exagérer quand même !!!

Laissons donc ces deux là régler leurs problèmes ensemble et de notre côté commençons à prendre et à tenir de nouvelles bonnes résolutions, on ne sait jamais si les négociations échouent, que notre lutin rebelle ait quand même de quoi boucler ses fins de mois.

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 00:18

C'est bientôt Noël, Mimi et Tom sont tout excités.

Les parents viennent de ramener le sapin, il va falloir le décorer, un pur moment de bonheur en perspective.

Ils filent ventre à terre au grenier pour récupérer boules et guirlandes.

Maman propose à Papa et à Mimi d'aller faire un tour dans les magasins pour trouver de nouvelles décorations. Mimi en saute de joie, tandis que Papa maugrée pour la forme, lui aussi adore décorer le sapin et la maison.

Et les voilà partis, en oubliant Tom qui n'en revient pas de ce manque d'égard, bon d'accord la voiture c'est pas trop son truc et les magasins sont interdits aux animaux (comme si on pouvait assimiler un chat à un chien !) mais ça ne fait rien, ils auraient au moins pu proposer.

Bref, Tom râle et brusquement il a une idée.

Il sort dans le jardin et lance plusieurs miaulements bien spéciaux.

Il rigole dans ses moustaches, il en connaît trois qui vont être bien surpris quand ils vont revenir de leur courses.

 

 

Oui je vous abandonne pour aujourd'hui, chères lectrices, chers lecteurs. Je sais, je sais, c'est presque la trève des confiseurs, mais tant pis faudra attendre demain.


 

  
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 00:27

Ecriture Ludique proposais comme thème "un cadeau inattendu", je n'avais pas trop d'idée mais le très beau texte de Morceaux d'enVie a été un déclic.

La jeune fille brune glisse dans la rue, du coin de l'œil elle s'observe dans le reflet des vitrines, ralentit pour mieux se voir devant les vitres noires ou les miroirs qui la réfléchissent. Elle se plait. "En fin de compte, je suis plutôt pas mal" se félicite-t-elle "je pourrais être mannequin, pas de doute. Quand je vois certaines de celles qui défilent, je suis 10 fois, que dis-je 100 fois mieux fichue, et puis désolée mais ma démarche est autrement plus élégante". Elle continue à avancer dans la ruelle, d'une allure qu'elle juge princière et les rêves bouillonnent dans sa tête.
La jeune fille blonde se morfond dans la boutique de mode, elle en a assez de présenter des vêtements et encore des vêtements. Elle ne rêve que d'une chose, filer dans la rue, danser sur les trottoirs, rire sous la neige qui commence à tomber. Vivement que cette journée se termine. Et, présentant des vêtements à des dames bien trop en chair pour les porter, les rêves bouillonnent dans sa tête.
Le regard hautain de la jeune fille brune croise celui désolé de la jeune fille blonde.
Une bizarre trémulation se répand dans l'air. Quelque chose comme un mini séisme secoue la rue.
Un appel au secours.
La patronne et la vendeuse de la boutique de mode se précipitent, il y a un attroupement devant leur devanture.
"Ce n'est rien" dit un passant "une jeune fille vient de se trouver mal, rien de méchant mais l'ambulance arrive".
Les deux femmes rassurées retournent vers leurs clientes.
"Tiens" pense la vendeuse "la patronne a changé la perruque de notre mannequin, c'est vrai, le brun lui va plutôt mieux"
Dans la rue, l'ambulance emmène vers l'hôpital une jeune fille blonde qui serre sur son cœur un sac à main qui contient toute sa nouvelle vie, elle a envie de rire, de chanter mais pour le moment elle doit juste apprendre à bouger, à parler.
Dans la vitrine du magasin, une jeune fille brune hurle muettement son désespoir enfermée dans un corps de plastique qu'elle refuse, ce n'était pas ça son rêve.
Une voix dans leurs têtes murmure une petite litanie "fais attention à ce que tu souhaites cela pourrait se réaliser, fais attention à ce que tu souhaites …."
 
Si vous avez lu le texte, de Morceaux d'enVie vous avez pu constater que nos deux récits n'ont pas grand chose à voir, si ce n'est le cadeau de la vie, c'est là-dessus que je suis partie, mon cadeau à moi étant pour l'une des protagonistes de mon texte plutôt un cadeau empoisonné, mais faites attention à ce que vous souhaitez…
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 00:35

Les impromptus nous ont proposé le thème suivant : La lettre de Noël

Finies les divagations, les igloos sous la neige, les lézards et les portes fermées… Il est temps de penser à l'enfant que nous sommes ou que nous avons été. C'est bientôt Noël, on entend presque le bruit des sabots des rennes, les grelots qui tintent et la flamme des bougies qui vacillent.

Cette semaine, il sera question de mots écrits, de désirs, de cadeaux, de rêves, d'idéal, d'avenir. Nous vous demandons de rédiger une lettre de Noël. Lettre d'enfant ou d'adulte. Lettre délirante, passionnelle, des cris revendicatifs, un hymne à la beauté, des lucioles d'espoir, de l'humour noir… Tout cela ne reste qu'indicatif…

Comme vous pouvez le constater j'ai choisi la dernière option

L'elfe secrétaire du Père Noël est bien embêté, il vient de tomber sur un paquet de lettres adressées à son patron et auxquelles il n'a jamais été donné suite. Il les lit, histoire de voir si cela a posé des problèmes aux enfants privés de cadeaux.

"Heil Père Noël, pourrais-tu m'apporter du matériel de peintre. Signé Adolf"

"Tovaritch Père Noël, j'aimerais bien avoir plein, plein de petits soldats pour jouer aux maîtres du monde avec mes camarades Benito, Hiro et éventuellement Adolf quand il aura fini de peinturlurer. Signé Joseph"

"Très cher Père Noël, je m'embête dans mon grand château des Carpathes, ça serait gentil de votre part de m'apporter quelques chauves-souris que je puisse étudier les mœurs de ces charmants animaux. PS - Si possible des chauves-souris vampires seraient appréciées. Signé Vlad"

"Cher et estimé Père Noël, mon père le docteur ne s'occupe pas beaucoup de moi, alors j'aimerais bien faire comme lui de l'anatomie, si vous pouviez m'apporter une mallette du parfait petit biologiste (surtout s'il y a des grenouilles à disséquer) je serais ravi, mon copain Igor me donnera un coup de main. Signé Franky junior"

L'elfe jette un coup d'œil aux dates inscrites sur les lettres, que des vieux trucs. Bon au vu de ce que ces bambins avaient demandé, à part peut-être les chauves-souris, ce n'était que du classique. Il prend donc les lettres, les range dans les archives et s'attaque à la lecture des demandes de l'année.

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 00:08

Petit rappel des épisodes précédents

Pépé Athanase est tout sauf laconique, un vrai pipelet en fait et cela horripile Mémé Célestine qui voudrait bien sucer tranquillement sa bergamote sans entendre les jérémiades de ce sacré trublion.

Scrogneugneu, elle a préparé une sacré tambouille en mettant une belle wyandotte au pot, en concoctant une superbe compote de pavies, le tout arrosé d'un grenache de derrière les fagots.

Mais il faudrait quand même qu'il ferme son clapet ce fichu maraud, histoire qu'elle puisse se remettre des ses efforts.

C'est vrai quoi à près de nonante printemps bien qu'encore ingambe, Mémé Célestine apprécierait un peu de calme, ce que ce vieux canasson d'Athanase a un peu de mal à entraver.

Après son bon repas, sous son baldaquin imaginaire, Mémé Célestine rêve de sa rencontre avec Pépé Athanase. Il y a, hou là, un sacré bout de temps, limite antédiluvien même.

A l'époque Mémé Célestine, grisette de son état, arpentait souvent le trottoir pour son travail, mais attention hein, en tout bien tout honneur, elle n'était pas une gourgandine, mais pas non plus une Dugazon.

Elle n'avait rien contre une bonne galéjade un peu grivoise.

D'ailleurs, elle était parfaitement capable de rappeler à l'ordre, à coup de riflard, les paltoquets trop égrillards à son goût.

Elle en rit encore du nombre de soupirants gringalets qu'elle a envoyer fanfaronner ailleurs.

Ces couards, c'était trop désopilant de leur démantibuler l'égo.

Dans un ricanement grinçant Mémé Célestine se réveille.

Désolée lectrices, lecteurs, mais vous allez devoir attendre un peu le récit de la rencontre entre nos deux fringants nonagénaires (qui ne l'étaient pas à l'époque).

Pépé Athanase avec un grand soupir d'aise s'écroule dans son Voltaire. Le repas de Mémé Célestine était, comme d'habitude, digne de Lucullus.

Mais comme sa tendre moitié, il n'est plus de première jeunesse et il va devoir déboutonner sa carmagnole pour digérer tout à son aise.

Dans un demi sommeil, il voit Mémé Célestine nimbée par l'éclat du soleil et revient à sa mémoire leur première rencontre.

Elle était jolie comme un cœur, quelle stupide expression pense-t-il, ça n'a rien de joli un cœur. En pensée il se reprend d'ailleurs, elle est toujours jolie sa Dulcinée même si elle est un peu biscornue, dame l'âge que voulez-vous ça vous voûte même le plus charmant trottin.

Dans un grand bâillement, Pépé Athanase pique du nez pour une sieste réparatrice et vous lectrices, lecteurs, vous allez devoir encore lanterner avant de connaître enfin le début de la romance de nos charmants ancêtres.

Et maintenant de la nouveauté

Bon ! Mémé Célestine et Pépé Athanase sont décidément trop fatigués pour vous raconter leur rencontre. Alors je me dévoue.

Ce jour-là, Mémé Célestine (qui n'est pas encore une mémé) doit livrer un superbe bibi à une bourgeoise du coin.

Allez savoir ce qui lui a pris d'emprunter cette ruelle mal famée, sûrement forfanterie mal placée.

Bref, la voilà qui tombe sur un apache dépenaillé qui menace notre midinette d'un eustache bien effilé.

Elle se sent bien niquedouille notre Célestine. La voilà donc qui braille au secours.

Et tel un héros de roman, voici Pépé Athanase (qui n'est pas encore un pépé) qui débarque, logique pour un marin en goguette, et vole au secours de notre cousette en détresse.

Le voilà qui balance dans un joli mouvement de métronome un méchant coup de sa giberne dans la vilaine bobine du malfrat, lequel se débine sans demander son reste, le nez en capilotade, ce n'est pas encore un caïd celui-là.

Et, voici nos deux futurs aïeuls face à face.

C'est qu'il a de l'allure de grand flandrin avec son bâchi, dont Mémé Célestine (qui n'est pas encore, enfin bref) pas bégueule se dépêche de toucher le pompon.

Quant à Pépé Athanase (qui etc, etc…) il ne peut s'empêcher d'admirer cette Vénus callipyge qui telle un statue chryséléphantine toute d'or et d'ivoire braque sur lui deux yeux céruléens et rieurs (bon ici soyons sincères, je pense plutôt que notre Pépé a du penser qu'elle était bien gironde la minotte plantée devant lui).

Galant, après avoir ramassé son havresac, il lui tend le bras et la raccompagne.

Le lendemain, il l'attend à la sortie de son travail, et lui tend avec force salamalecs, un brimborion disparaissant sous les bolducs.

Bref, pas de doute, entre eux deux pas d'entourloupes, Cupidon est passé par là.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 00:26

Les impromptus littéraires nous avaient proposé la semaine dernière d'écrire sur le thème des Divagations

Cette semaine, vous avez entière liberté pour nous rédiger un texte de votre cru, divaguer comme bon vous semble.

Mais, mais !!! Ah oui, sinon ce ne serait pas drôle !! Nous souhaitons trouver dans vos lignes (dans l'ordre ou le désordre) ceci :

un lézard grincheux,
des gouttes d'encre violette,
et un igloo sous la neige.

Voilà donc mon petit conte de Noël délirant

Le lézard Grincheux, l'ours Joyeux, le renard Prof, le chien Simplet, le daim Timide, le chat Atchoum et le paresseux Paresseux (je sais je ne me suis pas creusé la tête pour lui, mais qui c'est qui divague hein ?) sont tranquillement nichés au creux de leur igloo sous la neige.

Ils attendent que l'hiver passe et que les beaux jours reviennent. Tous les jours, ils se rendent à la fabrique du Père Noël "eh ho, eh ho on s'en va au boulot" pour donner un petit coup de pattes aux elfes qui sont débordés en cette période de l'année.

Tout à coup, dans le lointain, un bruit étrange qui ressemble à un éternuement (confirmé d'ailleurs par Atchoum le chat, forcé le Pôle c'est pas climat tip top pour un chat) et juste devant la porte de leur igloo tombent quelques gouttes d'encre violette.

Tiens, dit Prof le renard, il y a un écrivain quelque part qui vient de s'enrhumer.

Bien fait pour lui, s'exclame Grincheux le lézard (le climat ne lui réussit pas à lui non plus), mais il est gonflé de salir devant chez nous avec son encre, le buvard ça sert à quoi ?

Comptez pas sur moi pour nettoyer, grommelle Paresseux le paresseux.

Ca risque pas, lui balance Grincheux, déjà qu'on arrive tout juste à te traîner au boulot.

Eh ho, eh ho on s'en va au boulot, s'esclaffe Joyeux l'ours.

On va voir, on va voir, trépigne Simplet le chien (une âme pure et sans complication ce brave corniaud aux grandes oreilles).

J'ose pas, murmure d'une toute petite voix Timide de daim.

De toute façon, pas la peine de s'embêter, voilà la tache d'encre qui commence à former un dessin et apparaît à la place une petite fille toute violette d'encre et de froid.

Salut, dit-elle, je suis où, je suis qui, vous êtes qui ?

Prof le renard prend les choses en main.

Salut mignonne, tu es au Pôle Nord chez les 7 amis de la banquise. Si nous avons bien vu tu viens du monde d'un écrivain qui vient de faire un gros pâté sur notre feuille. Veux-tu venir habiter avec nous, nous t'appellerons Violette si tu veux bien.

Entre vite te mettre au chaud, s'exclame Joyeux l'ours, tandis que Timide le daim reste planqué derrière.

Simplet le chien et Atchoum le chat vont fête à la fillette, enfin quelqu'un pour les caresser.

Grincheux le lézard râle dans son coin, Paresseux le paresseux après un bref instant de conscience s'est rendormi.

Ce soir ça va être la fête dans l'igloo sous la neige.

Le lendemain tout notre petit monde se rend (eh ho, eh ho, bref vous connaissez la suite) chez le Père Noël pour lui présenter la nouvelle recrue.

Yo-ho, ça tombe bien, s'exclame le rondouillard bonhomme tout de rouge vêtu, j'avais besoin d'une secrétaire pour noter les commandes des enfants. Le boulot vous intéresserait-il jeune demoiselle ? Pas de méchante sorcière, de vilaine belle-mère, de père trop attentionné, d'ogre ou autre à votre poursuite ? Je ne veux pas faire de discrimination mais généralement les demoiselles des contes ont tout un tas de problèmes à résoudre et ça nuit à la productivité.

Non Père Noël, répond Violette, je ne suis qu'une petite tâche d'encre qui vient de prendre vie et je serais très heureuse de vous aider et de vivre avec mes amis dans l'igloo sous la neige.

Le marché est conclu et mon conte divagant est terminé. Ah non, j'oubliais, ils vécurent tous très heureux et eurent des enfants chacun dans leur côté, sauf le Père Noël.

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 00:48
L'écrivain est fatigué.
Depuis 3 heures, il s'escrime sur cette page blanche. D'ailleurs, il ne sait même pas d'où elle vient cette page. Il a l'habitude d'écrire dans un cahier. Elle est comme un défi. Pourra-t-il commencer une histoire sur ce morceau de papier volant ?

L'écrivain est épuisé.
Depuis 6 heures les idées tournent et tournent dans sa tête, mais aucune ne daigne glisser le long de son stylo pour s'inscrire sur cette feuille maudite qui le nargue.

L'écrivain est exténué.
Depuis 12 heures, sans trêve, il fixe cette feuille. Son univers se réduit à cette blancheur abyssale. Sa tête se vide.

 

L'écrivain n'existe plus.
Depuis 24 heures, il était tétanisé devant son bureau. Le médecin alerté par son épouse vient de lui faire un piqûre et l'ambulance attend pour l'emmener à l'hôpital.

Sur le bureau, la page blanche jubile, tout un roman vient de glisser du monde de l'écrivain dans le sien.
Il sera un succès de plus pour elle.
C'est si bon de vider le cerveau de ces êtres de l'autre côté du miroir et d'en faire des histoires.

 

Doucement la feuille blanche arrive à se glisser dans la mallette du médecin. Qui sait peut-être un nouveau succès à la clé ?

 

Ecrivains, attention, ne tombez pas dans le monde immaculé des pages blanches vampires.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 00:45

Je suis une page blanche.
En réalité, non, je ne suis pas vraiment blanche.

Au milieu de mes fibres vit déjà une histoire.
A toi écrivain de la trouver.
C'est sûr, il faut que pas mal de conditions soient remplies.
Il faut que nous nous trouvions ensemble dans la même pièce, toi et moi, pas toi et une autre ou moi et un autre.
Il faut que tu sois dans de bonnes dispositions, calme, détendu mais quand même en éveil pour entendre les mots que je te lance.
Il faut aussi que tu poses ton stylo sur moi, mais pas n'importe lequel, celui à plume, celui qui glisse doucement sur mon dos comme une caresse.
Il faut enfin que tu le poses juste au bon endroit du papier, là où débute l'histoire.
Si toutes les conditions sont remplies, tu verras ta main et ton stylo vont filer sur ma blancheur, les idées jaillir de ton cerveau, tu vas te dire que tu as de l'inspiration aujourd'hui.
Bien sûr qu'elle vienne de moi ou de ta tête qu'importe du moment qu'une histoire naît et vient distraire tes lecteurs.

Tiens tu vois, ça y est c'est parti.

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 00:40
Ecriture ludique nous propose comme défi d'écrire sur "la page blanche".
Il faut croire que ce thème m'a inspiré vu que j'ai pondu trois petits textes.
Que je vais vous distiller tout doucettement.
Le premier aujourd'hui "la page blanche loufoque"
Le second demain "la page blanche, mode d'emploi"
Le troisième après-demain "le traquenard de la page blanche" et j'espère bien que celui-là vous fera peur !
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 00:38
Ceci est une page blanche !
Non en fait c'est un écran vide sur Word et ce n'est pas un écran blanc, mais un écran bleu.
Je le trouve moins fatigant pour les yeux.
Bon, ceci dit, le problème reste le même papier ou écran, blanc ou bleu, il convient de le remplir pour répondre au défi d'Ecriture ludique.
Bien, bien, bien.
Bon je raconte quoi, moi ?
Une page blanche donc, la terreur de l'écrivain (même en herbe) si j'ai bien compris.
Mais mon écran bleu ne me paraît pas bien terrible, son bleu est plutôt agréable et les touches du clavier s'adaptent bien sous mes doigts.
Donc, ça ne devrait pas poser de problèmes majeurs pour le remplir.
Une p'tite idée siou plait ?
En fait, elle ne m'inspire pas particulièrement cette feuille blanche, je n'ai pas envie de lui parler.
Tiens, c'est rigolo, mais mon écran bleu est couvert de signes blancs.
Donc, ma page n'est plus blanche puisque mon écran bleu est plein de lettres.
Donc, j'ai rempli mon contrat. CQFD.
Comment ça c'est pas vraiment une histoire ?
Et alors ?
On m'a demandé de gribouiller un feuille blanche, enfin un écran bleu, eh bien c'est fait !
Que demande le peuple ?
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