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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 00:06
Nouveau défi de Papier libre, il fallait plancher sur un tableau de Beryl Cook, que voici, que voilà :

 
Bonjour tout le monde.

J'ai 45 ans, eh oui, j'ai été peinte en 1962 par cette sacrée Beryl et vous avez vu comment elle m'a arrangée ?

Non mais, franchement, je ressemble à quoi avec mes deux gants de toilette, hein ? Je vous le demande ?

Voulez-vous que je vous dise, la Beryl elle m'a malmenée comme ça parce que au moment où elle m'a peinte, je peux vous dire que de son côté aussi la loi de la pesanteur commençait à faire son œuvre (elle est née en 1926 la bichette, c'est plus un poussin du jour quoi).

Bon me direz-vous au moins elle m'a peint un joli teint, c'est déjà ça.

Mais elle était vraiment obligée de me donner cet air pincé comme si je venais d'avaler 3 kilos de citrons. Les yeux ça va c'est passable, en revanche le nez, bof, n'en parlons pas. Et les cheveux elle aurait pu les laisser libres quand même, c'est vrai là je ressemble à une duègne, c'est intolérable pour moi qui dans le fond suis une boute-en-train qui aimerait passer son temps à rire avec ses autres personnages tous bien en chair et rigolards, je me permets de le souligner. Inutile de vous dire que lorsqu'ils voient ma tronche aimable, ils filent tous ventre à terre, pas facile pour se faire des amis, bref grâce à Beryl, je n'ai pas de vie sociale moi !

Ouais ma fille je te surveille du coin de l'œil et je me concentre pour que tu reviennes avec ton pinceau me faire un joli sourire. Bon, OK, pour les seins c'est fichu je ferai avec. Mais allez quoi sois mignonne, rien qu'un sourire sympa et quelques mèches folles c'est pas trop demander et c'est dans tes cordes, surtout que tu as drôlement amélioré ta technique depuis que tu m'as loupée, euh je voulais dire depuis que tu m'as révélée au monde.

Vous trouvez que j'exagère, mais on ne sait jamais un peu de flatterie ça pourrait marcher.

Bon, Beryl, J'ATTENDS.

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 00:03
Nouveau petit défi de Papier Libre : Les odeurs. Voilà donc ma participation
Parties les odeurs

C'est terrible depuis ce matin, j'ai perdu l'odorat, je ne sens plus
l'odeur revigorante de mon café,
piquante de ma confiture de mandarines
vivifiant de mon gel de douche
ambrée de mon parfum
acre des pots d'échappement
acide de la sueur d'une collègue
goûteuse de mon poulet au citron
astringente de la colle à papier dans mon atelier
poussièreuse des livres que je répare
neuve des livres qui viennent d'arriver
chaude de la fourrure de ma minette
C'est terrible Docteur ! Que m'arrive-t-il ?
Allons, allons, Madame, ce n'est pas grave juste un gros rhume.
Ouf, un seul sens vous manque et tout est transformé !

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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 00:26
Pour celles et ceux que l'écriture intéresse, je vous transmets l'annonce de ce petit concours organisé dans ma région. Ici vous pourrez faire un petit tour dans ce magnifique château qui possède notamment un musée de la reliure et une bibliothèque superbe qui me fait rêver.
 
Alors à vos plumes, si vous tentez le coup, soyez sympa de nous en faire profiter. De mon côté j'ai envoyé mon histoire d'amour avec les livres et l'histoire de mon vieux chêne (mais pas facile de réduire à 2000 caractères)
 
Les Beaumesniales 2007
Concours d'écriture 2007
 
Histoire, histoires êtes vous là ?
 
Pour la seconde année consécutive, Les Rencontres littéraires se tiendront au Château de Beaumesnil les 22 & 23 septembre prochains.
Le thème retenu pour cette année, étant l’Histoire, nous vous proposons ce concours :
 
Histoire « historique » ou histoires à conter, à lire, à écrire ; Histoire des noms de famille, histoires des noms de villages, par la généalogie, par les souvenirs de nos parents et nos grands-parents…
Histoire naturelle par les voyages, les oiseaux, les insectes, les fleurs et toute la Nature… Histoire des lieux, des monuments, des routes…
Ainsi les multiples utilisations du mot « Histoire » permettront de ne pas restreindre l’imagination des plus petits (qui sauront sûrement reconnaître le prince déguisé en crapaud et chantant près du miroir d’eau !) et laisseront les mille et une histoires fabuleuses, peuplant leur univers, prendre vie entre les lignes et (pourquoi pas !) les illustrations des tout-petits.
Quant aux plus grands… Libre court à votre fantaisie ! Poésie, nouvelle, reportage, mémoires, portraits, documentaire… Le genre peut être romantique, fantastique, historique…science-fiction ! L’important est de laisser l’histoire se raconter.
Quelle sera votre Histoire ? Un livre vous le dira !
Une sélection de ces textes composera un recueil que l’éditeur rouennais, Christophe Chomant, éditera et imprimera. Chacun des lauréats se verra offrir un des exemplaires de ce véritable livre dont il aura écrit l’histoire.
Les textes seront lus lors d'une soirée spéciale et tous les textes et illustrations seront exposés au Château de Beaumesnil.
 
Pour participer :
Le texte : poésie, nouvelle, reportage, récit portrait… quelque soit son genre (historique, science-fiction, comédie, drame etc…) ne doit pas excéder 2000 (deux mille) signes (espaces et ponctuations compris) et doit être original (ne pas être déjà publié ou faire partie d’un ouvrage publié).
Il doit être dactylographié (cas de force majeure : manuscrit) et, doivent y apparaître les :
Nom, prénom, âge, adresse, téléphone de l’auteur.
Ils doivent être envoyés avant le 23 septembre au soir, à :
Arts et Lettres
Concours Histoire, histoires
Château de Beaumesnil
27410 BEAUMESNIL
 
ou bien déposé à l’Office de tourisme de Beaumesnil.
 
Chaque auteur peut proposer au maximum deux textes. Un seul pourra être retenu.
 
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 00:41
Nouvelle consigne de Papier libre : le silence

Silence vibrant des ronronnements de ma jeune chatte
Silence pépiant de l’oiseau dans mon jardin
Silence pétillant du feu dans la cheminée
Silence crépitant de la pluie sur mon toit
Silence bruissant de l’eau lorsque je nage
Silence roucoulant du pigeon dans mon sapin
Silence jacassant du vent dans les feuilles
Silence riant d’un enfant au loin
Silence tintinnabulant de la cloche de l’église
Silence fracassant du tonnerre
Silence murmurant du ruisseau
Silence rassurant du souffle du bébé
Silence apaisant du battement de mon cœur
Silence craquant de la page tournée
Silence déferlant de la vague sur le sable
Silence insinuant du tic-tac de l’horloge
Silence bouillonnant de la cascade
Silence crissant de la feuille morte sous mon pied
Silence pétillant de la fontaine
Silence frémissant de l’animal caressé
Silence lénifiant de la cigale dans la garrigue
Silence de tous ces sons qui font la vie
Silence de tous ces sons qui nous bercent et nous tranquillisent
Silence de tous ces sons loin des bruits de la ville

P7270028.JPG
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 00:05

Peinture de Caspard David FRIEDRICH



Qu'évoque-t-elle pour vous, un souvenir, une sensation , une pensée. Quelles seraient vos réflexions à la place de ce personnage solitaire ?

Voilà donc le petit texte que j'ai pondu

L’homme se dresse sur la montagne.
Il émerge du brouillard.
Du regard il fouille le bas de la pente.

 
 
Un gros soupir gonfle sa poitrine.
Encore un échec, encore un. Le troisième déjà.
Le découragement le saisit, non, il ne recommencera pas, il en a assez.
Des pertes, encore des pertes, chacune d’elles lui fend le cœur.
Leurs erreurs à eux, ce sont aussi et avant tout les siennes.
Pourtant d’autres ont réussi, il le sait. Quel est leur secret ?
Il faudrait qu’il recommence encore.
Dans un jour, dans une semaine, il faudrait qu’à nouveau il tente encore sa chance.
Non, il secoue la tête, il va renoncer tant pis, il n’en peut plus !
Tout-à-coup derrière lui il entend les survivants commencer à bouger doucement.
Il entend leurs cris, leurs soupirs.
Il se retourne prêt à les affronter, à affronter leur colère pour son échec.
Il les regarde au fond des yeux.
Mais non, nul reproche dans tous ces regards tournés vers lui.
Des encouragements, des prières pour qu’il trouve à nouveau la force de faire face.
Il soupire.
« Vous êtes sûrs ? »
Les yeux de ces êtres si dissemblables le réconforte, leurs regards lui transmettent leur foi en lui.
« Pourtant c’est toujours vous qui souffrez, c’est cette terre entière qui souffre de mes erreurs ! ».
Mais la confiance est toujours là dans leurs yeux.
Ils sont encore prêts à le soutenir dans sa quête.
Il soupire de nouveau, mais le carcan qui étreignait sa poitrine se desserre un peu.
Alors, dans un souffle, il accepte à nouveau le fardeau.
D’un geste de la main, il balaie les derniers nuages qui encombrent le ciel.
D’un autre mouvement, il fait refluer les eaux qui battent encore le bas de la montagne.
Derrière lui, c’est un joyeux remue-ménage de corps qui se mettent en mouvement.
Dans le lointain, les arbres commencent à s’élancer vers le ciel près à accueillir à nouveau ceux qui vont tenter la nouvelle aventure.
L’homme regarde les rescapés de sa dernière grande fureur, s’éloigner.
Il s’apprête à regagner son laboratoire caché au cœur de la grande montagne, seule à émerger du flot qu’il a du déclencher pour assainir cette pauvre terre martyrisée par ceux qui devaient en être les gardiens et qui n’ont su que l’assassiner à petit feu une fois encore.
Cette fois, il s’en fait la promesse et en fait la promesse aux animaux qui s’éloignent pour commencer leur travail de réensemencement, il réussira.
Les prochains hommes qui naîtront sauront protéger et chérir, ils ne détruiront plus.
Il veut y croire, une nouvelle ère s’ouvre devant lui, le soleil doucement se lève et sa chaleur l’encourage.
Alors sans plus un regard en arrière, il tourne les talons et s’enfonce dans le flanc de la montagne prêt à reprendre son œuvre.
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 00:50

La consigne de Papier Libre était la suivante : écrire un texte (prose, poésie, Haïku) en n'utilisant JAMAIS la lettre A sur un des deux thèmes suivants : LA PLUIE ou LE SOLEIL.

Pas évident, j'ai donc pondu ce petit poème qui n'en est pas vraiment un, mais l'exercice était amusant.

Ondée ? Petit gris s'en rit
Giboulée ? Bourgogne se réjouit
Bruine ? Petit gris se divertit
Tourmente ? Coquille s'envole
Flot de pluie ? Petit gris sourit
Grosses gouttes ? Bourgogne fredonne
Tempête ? Coquille s'en moque
 
Soleil ? Petit gris bougonne
Soleil ? Bourgogne se renfrogne
Soleil ? Coquille ronchonne

 

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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 00:01

Nouveau petit exercice d'écriture de Papier Libre.
Ce grand chêne dénudé par l'hiver, que vous inspire-t-il ? En vers ou en prose, ou simplement par un Haïku, célébrez-le, transmettez-nous vos émotions, vos souvenirs, soit de lecture, soit de rencontre avec un de ses semblables., sous un de ses semblables.... Les scénaris peuvent être multiples...

Me souvenir de mes premiers instants ? C'est bien loin tout ça. J'ai entendu les éphémères dirent que je suis né sous le règne d'un de leurs grands arbres, François Premier je crois, et d'après eux je serais un descendant d'un chêne comme ils appellent ma race sous lequel un autre de leur roi rendait justice. Je ne sais, j'ai un peu de mal à comprendre ces bizarres créatures qui ne sont pas attachées à notre mère nourricière.

Bref, la première chose dont je me souvienne c'est d'avoir été entraîné par une curieuse petit chose rousse, elle m'a arraché à la branche maternelle et enterré dans cette clairière où elle m'a oublié.

Là, à l'abri dans la terre noire j'ai senti sortir de ma coque une racine qui s'est enfoncée dans l'humus pour se gorger de vie, dans le même temps je risquais un minuscule tronc à l'extérieur. Le monde autour de moi m'émerveilla. Le vert, le vent, la pluie, le soleil, la vie. C'était merveilleux.
Bien sûr, mes premières années furent difficiles, il me fallait grandir pour trouver les rayons réconfortants du soleil, je devais développer des branches et des feuilles pour recueillir cette manne céleste, tandis que mes racines se multipliaient et s'étiraient dans toutes les directions sous la terre, je devais aussi espérer échapper aux créatures qui m'auraient bien avalé. Il y avait de la concurrence et ma croissance en a tué beaucoup autour de moi, mais qui pouvais-je ?
Les éphémères raisonnent en années, nous les arbres pensons saisons. Celle du repos où nous nous reposons sous la neige, celle de la renaissance où nos feuilles jaillissent, celle de la reproduction où nos fruits se séparent de nous, celle de l'endormissement où nos feuilles prennent des couleurs que les éphémères admirent.
Ainsi passèrent les saisons. J'ai eu beaucoup de chance d'arriver dans cette clairière au cœur de la forêt, car pour mes congénères de l'orée la vie n'était pas facile, souvent j'entendais leurs hurlements lorsque les éphémères qui pensent gouverner notre terre les abattaient pour en faire du feu ou les transformer pour leur confort. 
Oui, j'eus de la chance. Sous mon ombrage venaient souvent se nicher des éphémères amoureux qui allaient donner naissance à d'autres comme eux, parfois aussi des jeunes enfants jouaient dans mes branches. Mais, il faut dire que je suis un géant débonnaire, certains d'entre nous aspirent la force vitale de ceux qui se couchent sous eux, moi au contraire cette force je la leur donnait à tous ces petits être si faibles.
Au fil des saisons je donnais naissance à de nombreux petits, je ne sais combien ont survécu. J'en vois quelque-uns près de moi, d'autres ont été emmenés loin, parfois aussi je reconnais leurs voix dans le lointain.
Mais mon temps va bientôt s'achever. Mon sang circule moins bien, j'ai de plus en plus de mal à développer branches et feuilles. J'ai envie de m'assoupir dans un hiver sans fin, me reposer. Les éphémères viennent me voir souvent et m'examinent, certains semblent me vénérer, comme c'est étrange. 
Me laissera t-on finir paisiblement mes jours, me dessécher et rejoindre notre mère la terre ou m'infligera t-on la torture de la scie. Je ne sais, et dans mon grand âge ceci m'importe peu. J'ai vécu pleinement ma vie, répandant ma semence, abritant les petites créatures fragiles de la forêt, les nourrissant, donnant paix et tranquillité aux éphémères capables de comprendre la grandeur de la Vie. Oui j'ai bien vécu et je peux maintenant rejoindre le grand tout et peut-être renaître ailleurs.
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 00:36

Voici deux petits textes que j'ai écrit pour le site Papier Libre.

Pour le premier, il fallait décrire un paysage rêvé. 
Je me suis inspirée d'un tableau de Kazimierz Dzyga que j'avais vu lors d'une exposition il y a déjà longtemps. J'avais adoré cette peinture et j'avais bien dû restée scotchée devant une bonne vingtaine de minutes. Il utilise très souvent le bleu et là les dominantes étaient le rouge et l'or. Ce tableau s'appelle "Bilboquet céleste", malheureusement faisant partie d'une collection privée je n'en ai pas trouvé de représentation, vous devrez donc vous contenter de mon texte.

La nuit est tombée, la porte s'est ouverte. Je suis dans une sombre forêt de pins. Je m'engage sur le pont qui enjambe une gorge profonde sur un pont de pierre recouvert de végétation luxuriante. A l'arrière, les contreforts s'élèvent vert anis, mais ce qui attire mon regard et le retient c'est ce pic pourpre fendu en deux par une somptueuse chute d'eau ? de lave ? Or et lumière qui chatoient tout le long du pic et vient se perdre sous le pont de pierre que je traverse pour aller disparaître quelque part dans la forêt dans un scintillement d'aurore.
Au dessus du pic lévite une énorme sphère rouge veinée d'or, prête à éclater pour révéler les mystères d'or qu'elle recèle et peut-être faire naître un monde.
Et enfin, dans les cieux pourpres et noirs dans lesquels vit une lumière qui pourtant reste invisible, roulent de lourds nuages cramoisis, avec à demi caché dans leurs plis un château de rêve dont les hauts pinacles contemplent ce paradis extra-terrestre dans lequel je pourrais m'abîmer pendant des heures. 

J'aimerais m'essayer à parcourir les chemins escarpés de ces mystérieuses montagnes nues et vides, ou plonger au cœur de ce torrent de feu et de lumière. Vivre ici, quand cela devient difficile là d'où je viens, ou simplement m'y recueillir pour me trouver moi-même au détour d'un chemin. Garder cette merveilleuse image dans mon cœur, derrière l'écran de mes paupières avec d'autres contrées, celles inconnues encore, dont j'ai déjà rêvé en me perdant comme aujourd'hui dans les confins d'un tableau.

Pour le second, la consigne était de raconter un rêve. Là en l'occurence, il s'agit plutôt d'un cauchemar récurrent qu'il m'arrivait souvent de faire. C'est un cauchemar somme toute classique, comme vous allez pouvoir le lire. Je ne le fais plus, j'ai dû régler les problèmes qui le déclenchaient.

Où suis-je ? Encore dans ce labyrinthe, tantôt forêt impénétrable, tantôt chateau tentaculaire. Je me perds dans leurs méandres tandis que sur mes pas,  un inconnu me traque.
Je sens sa présence derrière moi, j'entends ses pas réguliers. Je sais que si je me retourne il me capturera, ce qu'il fera de moi je ne le sais pas et je préfère ne pas le savoir.
Alors je cours, moi qui déteste courir, je cours vite, très vite, en zig-zag comme un lapin affolé par les phares de la voiture, cherchant des chemins vers la liberté.
Parfois même je m'envole, d'un vol lourd et pataud.
Mais, enfin, j'arrive à distancer mon poursuivant, il me perd dans le labyrinthe de mon rêve, car c'est moi qui ai prise sur ce décor de cauchemar, qui peux jouer avec lui.
Je m'arrête haletante, sur le qui-vive, les oreilles tendues, le coeur battant la chamade.
Suis-je enfin tirée d'affaire.
Mais non, à nouveau, les pas, l'impression de présence reviennent. Il m'a retrouvé une fois encore et dans le décor qui change à nouveau, je reprends ma course.
Jamais il ne m'attrape, mais jamais non plus je ne lui échappe totalement.
Dans mon cauchemar, je me mets à crier, je m'entends crier, je suis sûre que je vais réveiller toute la maisonnée par mon hurlement, mais non, j'ouvre les yeux dans le noir encore transie de peur, avec juste un petit gémissement.
Cauchemar récurrent qui me traque, qui veut me dire quelque chose je le sais, mais quoi.
Peur mélangée à l'espoir. La fuite sans fin, mais toujours l'évasion au bout.




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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 00:55
Je vais t'avoir.
Je vais filer.
Tu ne pourras rien y faire.
Je vois bien que tu me surveille du coin de l'oeil.
Mais je suis plus malin que toi.
Parfois c'est vrai, tu arrives à me coincer.
Mais c'est un coup de chance.

Toi, mon petit vieux, ce matin tu n'y arrivera pas.
Je te surveille.
Tu ne t'échapperas pas, compte sur moi.

Instants angoissants.
Les deux ennemis s'observent.
Se mesurent du regard.
Lequel aura le dernier mot ce matin ?

En me concentrant bien je suis sûr que je vais te déconcentrer.
Tu vas aller voir ailleurs.
Et hop, j'en profiterai.

Flûte, j'ai oublié ma montre dans la salle de bain.
Il va sûrement se tenir tranquille.
Je n'en ai que pour 3 secondes.

Ca y est, ça marche.
Elle file.
Allez, hop j'en profite.
Et zou !!!!

Non, mon gars.
Loupé.
Cette fois j'ai été plus rapide que tu ne croyais.
Refait.

Et barbe, il s'en est fallu d'un cheveu.
Mais ce n'est que partie remise.
On va voir ce qu'on va voir demain matin.

Bon chers lectrices et lecteurs, on laisse nos deux protagonistes jusqu'à demain. Après tout, ils se sont donné rendez-vous pour le deuxième duel demain matin, donc acceptons leur décision. Mais, je suis certaine que vous avez deviné quel est le drame qui se noue.

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 00:16

Me revoilà pour la fin de ma petite histoire, si vous avez envie de la lire bien sûr (quoi je fais ma coquette ?)

Elle s'est éveillée ce matin ne sachant pas trop où elle était. Sa tête est vide, de vagues impressions de mouvement, une chute aussi, c'est tout dont elle se souvient, avec un mot bizarre qui tourne dans sa tête mais qu'elle n'arrive pas à arrêter pour le comprendre.

Elle regarde autour d'elle. Elle est couchée sur une grande plaine qui paraît vide. Au loin cette plaine est bornée de tous les côtés par de hautes collines.

Il lui semble que d'autres comme elle s'éveillent, partageant sa désorientation. Au loin, elle entend comme une sorte de grondement sourd, des cris peut-être.

Noir.
Elle ne comprend pas comment elle a à nouveau sombré dans l'inconscience, elle ne souffre pas en tout cas, mais elle est enfouie sous un tas d'autres corps, comment se libérer ?

Noir.
Nouveau réveil, elle est à l'air libre, d'autres comme elles sont allongés à ses côtés, ils ne peuvent pas non plus lui expliquer ce qui se passe, leur mémoire est vide aussi.

Noir.
Curieusement, il lui semble qu'ils sont de moins en moins nombreux à errer sur cette plaine. Et moins ils sont nombreux, plus elle ressent une impression de manque, certains d'entre eux lui paraissait tellement proches d'elle, leur départ lui fait mal.

Noir.
Ils ne sont plus que quelqu'uns regroupés autour d'elle. 

Un à un quelque chose les saisit et les entraîne loin d'elle et chaque fois l'impression de manque, de déchirement se fait de plus en plus cruelle.

Elle a peur, maintenant elle est seule. 

Une voix, un rire qui retentit. 

A son tour quelque chose l'entraîne dans les les airs. 

De là-haut, elle contemple la plaine vide qu'elle quitte, comme c'est étrange elle est parfaitement rectangulaire. 

Elle survole maintenant une étendue merveilleusement colorée, son coeur se met à battre de joie, elle sent qu'enfin elle va comprendre le but de sa destinée, qu'enfin la mémoire va lui revenir.

Le vol se termine, elle aperçoit sous elle, une place qui, elle en est sûre va épouser parfaitement la forme de son corps, une place qui est bien à elle où elle sera douillettement nichée contre ceux de sa famille proche.

Ca y est, elle y est, comme on est bien, enfin là à sa place. 

Un visage souriant et heureux se penche vers elle et voilà que brusquement le mot lui revient, ce mot qui est son identité, sa raison d'être.

"Alors mon chéri, ça y est il est terminé ton puzzle ?"
"Oui, maman je viens de poser la dernière pièce. Il est superbe, non ? C'était un super cadeau d'anniversaire".

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