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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 00:12

Elle s'est éveillée ce matin ne sachant pas trop où elle était. Sa tête est vide, de vagues impressions de mouvement, une chute aussi, c'est tout dont elle se souvient, avec un mot bizarre qui tourne dans sa tête mais qu'elle n'arrive pas à arrêter pour le comprendre.

Elle regarde autour d'elle. Elle est couchée sur une grande plaine qui paraît vide. Au loin cette plaine est bornée de tous les côtés par de hautes collines.

Il lui semble que d'autres comme elle s'éveillent, partageant sa désorientation. Au loin, elle entend comme une sorte de grondement sourd, des cris peut-être.

Noir.
Elle ne comprend pas comment elle a à nouveau sombré dans l'inconscience, elle ne souffre pas en tout cas, mais elle est enfouie sous un tas d'autres corps, comment se libérer ?

Noir.
Nouveau réveil, elle est à l'air libre, d'autres comme elles sont allongés à ses côtés, ils ne peuvent pas non plus lui expliquer ce qui se passe, leur mémoire est vide aussi.

Noir.
Curieusement, il lui semble qu'ils sont de moins en moins nombreux à errer sur cette plaine. Et moins ils sont nombreux, plus elle ressent une impression de manque, certains d'entre eux lui paraissait tellement proches d'elle, leur départ lui fait mal.

Noir.
Ils ne sont plus que quelqu'uns regroupés autour d'elle.
Un à un quelque chose les saisit et les entraîne loin d'elle et chaque fois l'impression de manque, de déchirement se fait de plus en plus cruelle.

Elle a peur, maintenant elle est seule. 

Et vous aussi, bye à demain et on arrête de râler

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 00:21

Me volà revenue avec mon petit héros et la suite de son aventure

He, ho !
Eh, oh !!!
Je suis là !
Quelqu'un m'entend-il ?
Mais c'est pas vrai, je vais resté enfermé encore comme de temps là-dedans ?
J'entends du monde pourtant.
Et ça parle et ça parle !
Personne ne m'entend ?
Non rien à faire. J'ai beau brailler, pas un qui m'entende.
En réalité, ils n'écoutent pas c'est ça le problème.
Pourtant, flûte, certains ont eu de la chance.
On les a entendus, écoutés.
Je le sais, ils ont poussé des cris de joie une fois délivrés.
Et moi, et moi, c'est pour quand ?
J'en ai assez, mais j'en ai assez d'attendre encore et encore !
D'ailleurs, ça fait combien de temps que je poireaute comme ça ?
J'en ai marre d'être coincé ici, pas moyen de bouger, rien à voir !!!
Marre, marre, MARRE.
Mais vous allez vous les déboucher les oreilles, oui, vous allez m'entendre à la fin ?!
Bon je vais arrêter de m'égosiller et dormir un peu.
Tiens qu'est ce qui se passe ?
Mais oui, j'ai bien senti !
Quelqu'un vient de toucher ma prison.
Bizarre, direz-vous comment peut-il savoir qu'on touche sa prison ?
Il faut dire que ça fait tellement longtemps que je suis là qu'on fait corps maintenant, mais là n'est pas le propos, je vous dis qu'il y a quelqu'un qui m'observe !
Oui, oui, YES, enfin cette fois-ci c'est pour moi, il semblerait que je vais enfin pouvoir sortir, mais il y a encore bien du chemin d'ici là.

Balancement, ça y est on nous soulève ma prison et moi, enfin, enfin.
Je sens à nouveau les regards qui fouillent, les mains qui palpent, caressent.
Les choses sérieuses vont enfin commencer.
Les coups commencent à pleuvoir et c'est bon.
Non attention, ne vas pas par là !
Voilà, c'est mieux.
Maintenant ce serait bien de dégager également ce morceau là !
Bien, doucement, doucement, là ça devient délicat.
Je suis quand même fragile, il ne faut pas faire n'importe quoi.
Tu sembles satisfait de toi, ah là là, que les humains sont présomptueux, enfin, l'important c'est que j'ai enfin été entendu et tu sembles bien comprendre ce que je veux. Oui, va te reposer ce serait bête de tout gâcher maintenant.
Aller encore un petit effort, il faut encore polir un peu ici, élaguer par là !
C'est bien ma prison est presque entièrement démolie.
Je te sens de plus en plus content de toi, tu m'amuses.
Et voilà, crac, le dernier morceau part, je suis enfin sorti de ma gangue, révélé au monde grâce à tes mains et à ton oreille invisible, celle qui a entendu ma voix, celle qui a sû transmettre mes instructions à tes doigts et à tes outils.
Comment, que marmonnes-tu ?
"Quel nom vais-je donner à ma statue ?"
Celui que tu veux mon ami, mon libérateur, si je t'ai aidé à me mettre au monde, ce choix là ne dépend que de toi. Comme tout créateur tu m'as amené à l'air libre, mais tu sais cela faisait déjà longtemps, très longtemps que je vivais au coeur de ce bloc de marbre, j'attendais simplement celui qui saurais entendre mon murmure, celui qui saurais me donner vie. Je t'en remercie comme tous mes frères et soeurs ont remercié tes pareils au fil des siècles.

Eh bien voulez-vous que je vous dise, les mots sont sortis tout seuls de mon clavier, comme les formes émergeaient toutes seules aussi de l'argile que je modelais. Si, si, c'est vrai, promis, juré

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 00:20

He, ho !
Eh, oh !!!
Je suis là !
Quelqu'un m'entend-il ?
Mais c'est pas vrai, je vais resté enfermé encore comme de temps là-dedans ?
J'entends du monde pourtant.
Et ça parle et ça parle !
Personne ne m'entend ?
Non rien à faire. J'ai beau brailler, pas un qui m'entende.
En réalité, ils n'écoutent pas c'est ça le problème.
Pourtant, flûte, certains ont eu de la chance.
On les a entendus, écoutés.
Je le sais, ils ont poussé des cris de joie une fois délivrés.
Et moi, et moi, c'est pour quand ?
J'en ai assez, mais j'en ai assez d'attendre encore et encore !
D'ailleurs, ça fait combien de temps que je poireaute comme ça ?
J'en ai marre d'être coincé ici, pas moyen de bouger, rien à voir !!!
Marre, marre, MARRE.
Mais vous allez vous les déboucher les oreilles, oui, vous allez m'entendre à la fin ?!
Bon je vais arrêter de m'égosiller et dormir un peu.
Tiens qu'est ce qui se passe ?
Mais oui, j'ai bien senti !
Quelqu'un vient de toucher ma prison.
Bizarre, direz-vous comment peut-il savoir qu'on touche sa prison ?
Il faut dire que ça fait tellement longtemps que je suis là qu'on fait corps maintenant, mais là n'est pas le propos, je vous dis qu'il y a quelqu'un qui m'observe !
Oui, oui, YES, enfin cette fois-ci c'est pour moi, il semblerait que je vais enfin pouvoir sortir, mais il y a encore bien du chemin d'ici là.

Bon, vous me connaissez maintenant chères lectrices, chers lecteurs, la suite un peu plus tard.

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 00:58
Donc je reprends et je continue.

La douleur.

Fulgurante, destructrice.

Il sombre.

Une accalmie.

L'impression de progresser dans un étrange tunnel.

L'impression de côtoyer d'autres personnes dans un pèlerinage qui semble sans fin.

Un tournoiement.

Une danse.

Une sensation de fusion.

Peu à peu il reprend connaissance.

Où est-il ?

Mystère !

Il n'arrive pas à ouvrir les yeux.

Tout pour lui n'est que sensations.

Impression d'une présence lumineuse près de lui parfois.

Deux voix qu'il lui semble reconnaître parfois, mais qui viennent de loin, de si loin.

Bercement.

Chaleur.

Douceur.

Parfois, un éclair de lucidité.

Il se souvient.

Mais les souvenirs repartent aussi vite.

Qui est-il ?

Il le sait, mais n'arrive pas à s'en souvenir.

Le temps passe !

Le temps passe ?

Vraiment ?

Il n'en a pas réellement conscience.

Toujours cette présence, toujours ces voix.

Il est capable d'en distinguer plusieurs autres maintenant, dont une plus proche.

De la musique, enfin, il lui semble que cela s'appelle de la musique.

Toujours cette bizarre sensation de balancement.

De flottement.

Cela va-t-il durer encore longtemps.

Il a de plus en plus l'impression d'être prisonnier.

Comprimé.

Compressé.

Oppressé.

Et puis un jour !!!

Douleur à nouveau.

Tout se met à tourner, à bouger.

La douce impression de chaleur s'estompe.

Il est à nouveau broyé.

Les voix sont toujours présentes.

Elles l'encouragent.

Où est la présence lumineuse qu'il lui a tenu compagnie depuis le début ?

Je suis là, ne t'en fais pas, laisse-toi aller, tout va bien se passer. Je veille sur toi depuis si longtemps.

Eclair de conscience.

Ca y est ! Il sait qui il est.

Non, non, je ne veux pas recommencer encore une fois.

Tu le dois pourtant. Tu n'es encore qu'un enfant.

Ce n'est pas vrai, j'en ai déjà vu trop, beaucoup trop.

Oui, mais pas encore assez.

Je t'en prie, au moins, laisse-moi ma mémoire.

Je ne puis tu le sais, nous avons cette conversation à chaque fois.

Mais comment veux-tu que je m'en sorte en ce cas, si j'oublie tout à nouveau.

Tu n'oublies rien, tout est stocké dans ton cerveau.

Mais je n'y ai pas accès.

Si, mais tu n'es pas encore assez mûr pour comprendre comment y accéder.

Une lumière au bout du tunnel.

Bientôt, il va devoir à nouveau tout recommencer, tout rebâtir.

Non, je t'en prie laisse moi ma mémoire. Je n'en parlerai à personne, je te le promets.

Je suis désolé, ce sont les règles, mais sache que je serais toujours là pour te guider.

Je ne saurais pas que tu es là.

Mais si bien sûr, allez, c'est le moment, ta nouvelle vie t'attend.

Une dernière poussée et un enfant crie entre les mains du médecin qui vient de le mettre au monde.

Une présence lumineuse que personne ne voit, sauf l'enfant pour encore quelques instants, se penche sur le bébé et appuie doucement son doigt sur ses lèvres, imprimant sous le nez délicat un léger sillon.

Chut petit, ton cycle de renaissances n'est pas encore achevé, mais je veille sur toi. Dors et oublie maintenant, profite de ta nouvelle vie.

Et tandis, que des parents ravis s'extasient sur la vie qui vient de naître, l'entité lumineuse se fond lentement dans l'espace, laissant derrière lui un enfant qui pleure ce qu'il ne sait déjà plus avoir perdu.

Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le doigt de l'ange

Lorsqu'une étoile tombe sur terre pour renaître sous forme humaine et réaliser son grand vœu, on dit qu'un ange l'accompagne et veille sur elle toute sa vie, afin de la protéger et de l'aider à trouver sa voie. Il s'agit de l'ange gardien. A la naissance de l'enfant-étoile, l'ange se penche sur son berceau et lui effleure les lèvres d'un doigt en lui murmurant : "chut". As-tu remarqué ce sillon vertical que chaque être humain porte entre le nez et la lèvre supérieure ? C'est la marque de l'ange, l'endroit précis où son doigt s'est posé. C'est un sceau que nous portons tous aux lèvres, et qui nous interdit de révéler à autrui notre mission sur terre, notre vœu d'étoile. Le "chut" de l'ange est là non pour nous censurer, mais pour protéger notre secret."
Le Vœu d'étoile, Le Comptoir, 1996.

On dit aussi, que c'est pour éviter à l'enfant de se souvenir du Paradis dont on vient de l'arracher et pour qu'ainsi il ne souffre pas de cette perte.

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 00:52
La douleur.

Fulgurante, destructrice.

Il sombre.

Une accalmie.

L'impression de progresser dans un étrange tunnel.

L'impression de côtoyer d'autres personnes dans un pèlerinage qui semble sans fin.

Un tournoiement.

Une danse.

Une sensation de fusion.

Peu à peu il reprend connaissance.

Où est-il ?

Mystère !

Il n'arrive pas à ouvrir les yeux.

Tout pour lui n'est que sensations.

Impression d'une présence lumineuse près de lui parfois.

Deux voix qu'il lui semble reconnaître parfois, mais qui viennent de loin, de si loin.

Bercement.

Chaleur.

Douceur.

Parfois, un éclair de lucidité.

Il se souvient.

Mais les souvenirs repartent aussi vite.

Qui est-il ?

Il le sait, mais n'arrive pas à s'en souvenir.

Le temps passe !

Le temps passe ?

Vraiment ?

Il n'en a pas réellement conscience.

Toujours cette présence, toujours ces voix.

Il est capable d'en distinguer plusieurs autres maintenant, dont une plus proche.

De la musique, enfin, il lui semble que cela s'appelle de la musique.

Toujours cette bizarre sensation de balancement.

De flottement.

Cela va-t-il durer encore longtemps ?

Il a de plus en plus l'impression d'être prisonnier.

Comprimé.

Compressé.

Oppressé.

Et puis un jour !!!

Devinez chers lecteurs !!!

La suite au prochain numéro.

Une petite idée peut-être déjà ?

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 00:06

Lui
Elle
Tu ne te souviens plus de notre première rencontre.
Non, mais par contre je me souviens encore de certains des mots que tu m'as dit.
C'est normal ils t'avaient été dit avec amour.
Tu es toujours si différent.
Bien sûr pour toujours mieux te ramener à moi.
Tu m'as souvent fait rire.
Rien ne vaut l'humour pour attirer.
Tu m'as fait réfléchir.
Je suis là pour ça aussi.
Tu m'as appris tant de choses.
Tu étais prête à les recevoir.
Je t'ai parfois détesté.
C'est normal, on m'avait imposé à toi.
C'était stupide.
Evidemment, mais parfois reconnais-le m'être imposé à ton corps défendant t'as ouvert d'autres horizons.
Oui, mais cela aurait aussi pû me dégoûter de toi.
Mais non, je faisais déjà trop partie de ta vie.
Tu es mon refuge.
Je le serai toujours, mais cherche-moi aussi ailleurs.
Je te trouve déjà partout.
C'est bien.
Tu m'as fait peur aussi.
Mais tu as aimé cette peur, non ?
Evidemment, sauf une fois où j'ai eu bien du mal à m'endormir plusieurs nuits de suite.
Je t'ai rassurée, me semble-t-il ?
Heureusement. On ne peut vivre longtemps dans la peur.
Ca ne t'empêche pas de continuer à chercher des frissons dans mes nouvelles apparences.
T'en plains-tu ?
Non, j'aime te tenir en haleine.
Tu m'as fait découvrir de nouveaux mondes.
Etaient-ils vrais ou faux ?
Comment savoir tu sais si bien déguiser la vérité.
La vérité est ce que tu choisis.
Tu m'as fait pleurer, tu m'as émue.
C'est si bon de se laisser aller à ses émotions.
Tu es image aussi.
L'image c'est toi qui la crée.
Non parfois, c'est toi qui décide.
Tu ne les voies que si tu le veux bien.
Il arrive que tu me déçoives.
Que serait une relation sans la déception ?
Je t'ai abandonné de temps en temps à cause de cela.
J'ai toujours réussi à te faire revenir.
Bien sûr, tu le sais bien que tu es ma drogue.
Oui, pas un seul jour ne passe sans que nous soyons réunis.
Je t'emmènes partout.
Il n'y a que moi qui sache te faire patienter.
Tu m'as rendu furieuse.
La colère aide à grandir et à aller de l'avant.
Tu envahis mon espace.
Seulement parce que tu me laisses faire, tu m'encourages d'ailleurs.
C'est vrai j'ai besoin de te toucher, de te caresser, de te thésauriser.
Et moi, je sais te captiver, t'étonner, te consoler, t'amener à une autre vie.
Oui voilà bientôt 50 ans que nous nous connaissons, que nous fusionnons.
Et je compte rester auprès de toi encore longtemps.
Un jour, je ne te verrais peut-être plus.
Tu pourras encore m'entendre.
Ce ne sera plus pareil, j'ai besoin de te voir encore et encore.
Tu t'habitueras, je me serais simplement métamorphosé.
Il y a tant de toi que je ne connais pas.
Et tu ne pourras jamais me connaître en entier.
Le jour où je partirai, tu continueras sans moi.
Bien sûr, j'en rendrais d'autres heureuses, malheureuses, furieuses, rêveuses. Je le fais déjà depuis si longtemps.
Je sais, mais je ne suis pas jalouse.
Me partager avec d'autres te permets de me voir sous d'autres angles.
Oui et ces autres me font découvrir tant d'autres facettes de ta personnalité.
Je suis sans fin.
Je suis fière d'avoir sû faire partager ma passion de toi à d'autres.
Et à leur tour ils me transmettront à d'autres, ainsi je continuerai à vivre, grâce à vous tous.
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Bien sûr tu es le livre, tu es l'écrit, tu es la vie, tu es une partie de ma vie.
Complices à jamais.

 

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 00:30

PG - Salut PD bien dormi ?
PD - Oui PG et toi ?
PG - Ca baigne, mais vaut mieux ce matin, ça va pas être peinards dans nos pantoufles.
PD - M'en parle pas ça va encore être dur, dur
PG - Ouais comme tu dis.
A peine se sont-ils dit bonjour que les deux amis sortent de la maison et atterrissent dans la voiture, RD et RG les rejoignent à l'arrière et direction le boulot.

Arrivés à pied d'oeuvre PD et PG se sanglent dans leurs vêtements de travail et au turbin.
D'abord bien se préparer à l'effort, avec RD et RG ils forment une bonne équipe, c'est plutôt la hiérarchie qui laisse à désirer, mais bon faut faire avec, c'est elle qui paye.

Se croisant quelques instants, les amis s'interrogent :
PG - Vous croyez que la chef va encore râler ?
RD - Sûr qu'elle va encore trouver des trucs qui vont pas.
PD - Ouais le style rien à faire ça plie pas.
RG - Comme si on y pouvait quelque chose, c'est pas de notre faute s'il y un défaut technique quand même.
RD - Ca c'est le cadet de ses soucis.
PD - Bref d'une parfaite mauvaise foi.
Ces quelques précieux instants de pause terminés, les deux équipes se séparent et reprennent leur dur labeur. Aller, venir, avancer, reculer, se plier, s'incliner péniblement d'un côté, puis de l'autre, essayer de sauter ou bifurquer au dernier moment pour éviter les obstacles qui n'arrêtent pas de se mettre sur leur route,  se croiser en essayant de ne pas se gêner, bref, une attention et une concentration de tous les instants pour éviter l'accident.

Nouvelle pause, pendant que la hiérarchie prend de nouveaux ordres de sa hiérarchie à elle, eh oui bonjour la pyramide, mais pendant ce temps la piétaille peut se reposer quelques instants, c'est bon à prendre.
PD - Bon sang, j'ai des fourmis partout.
RD - Désolé, mais quond on s'est préparé, la chef a jugé qu'il fallait serrer un peu plus ton harnais, forcément maintenant tu as la circulation coupée, va falloir prendre ton mal en patience mon pauvre vieux.
PG - Moi, c'est la cheville qui commence à me lancer.
RG - Logique, tu sais bien qu'elle n'a pas encore trouvé le matériel qui nous permettrait de ne pas nous crisper comme on le fait.
Tous en choeur : Y en a marre de ce boulot à la noix, vivement ce midi qu'on puisse se reposer. 

Reprise des hostilités. Et tout à coup, l'accident, l'équipe des D et celle des G croient chacune de leur côté qu'elles doivent enjamber un obstacle, et paf, elles le font en même temps et laissent tomber lourdement leur charge.

Bien sûr la hiérarchie râle, faut dire que la chûte a été rude et le matériel est un brin endommagé.
RG - Ah c'est gagné.
PD - Faut dire que ça faisait un moment qu'on le voyait venir.
PG - Inutile de dire qu'on va encore se faire passer un savon.
RD - Eh ho, c'est pas de notre faute quand même si le dispatcheur est pas foutu de traiter l'information comme il faut et de la transmettre dans les temps.

Après avoir réussi cahin-caha à remettre la marchandise sur pied et un dernier tour du site de travail, c'est enfin l'heure de dételer.

Tous en choeur : Ouf enfin tranquilles, qu'est ce que ça fait du bien quand ça s'arrête.
PD - Pour le moment, mais j'ai entendu dire qu'au mois de juillet, on allait être obligé de faire des heures supplémentaires.
RG -
C'est pas vrai !!! Tu blagues là ???
PG - Eh non mon pauvre vieux, c'est bien prévu, d'ailleurs pourquoi crois-tu que toi et RD vous avez eu le droit à une super visite médicale la semaine dernière.
RD - Ras le bol, vivement la retraite !!!
PG - On travaillerait un jour sur deux avec vous, l'autre ce serait avec les pieds palmés.
RG - Oh ben, eux on peut pas dire qu'ils aient trop de travail quand même, ils travaillent sur du velours par rapport à nous.
PD - Eux peut-être, mais nous c'est tous les jours qu'on va boulonner.
RD - Y a pas de justice mon pauvre.

Alors là, pas de doute, faut que j'intervienne avant la révolte générale. C'est moi la chef après tout. 

Sans compter qu'il y a une partie de mon anatomie qui a envie de régler ses comptes avec les petits copains d'en-dessous.

Ah oui, je ne vous avais pas dit, c'est vrai que l'abréviation du nom des 4 compères n'est pas forcément explicite. 

Donc je vous présente : Pied Droit et Pied Gauche, Roller Droit et Roller Gauche. 

Et la marchandise qu'ils ont laissé tomber, c'était ma pomme et mes fesses quand même, bon d'accord, je suis un brin de mauvaise foi, le petit personnel n'était pas totalement en faute, en fait il faut que j'enguirlande mon oreille interne qui m'a joué un sale tour en me faisant perdre l'équilibre, ou alors m'en prendre au minuscule caillou qui a coincé ma roue.

Bref. Je fais du roller et je vais préciser quelques autres petites choses. 

M'étant esquinté le genou gauche à l'adolescence, la seule fois où j'ai réussi à sauter le mètre en hauteur (on ne rigole pas) j'ai tendance à crisper les orteils quand je roule, je cherche donc des semelles pour compenser ce problème.

La visite médicale c'est une bonne heure passée à nettoyer et intervertir les roues (sous l'oeil intéressé de ma minette qui de temps en temps me donnait un coup de patte avec les vis).

Ce qui a du mal à plier ce sont mes chevilles (hyper souple au niveau des hanches, je bloque au niveau des chevilles, nul n'est parfait).

Les heures supplémentaires c'est l'intention que j'ai de profiter de mes vacances pour me promener en rollers sur la voie verte aménagée en forêt pour les rollers et autres joggeurs et pour aller à la piscine nager un peu avec mes palmes.

Et voilà, en attendant j'ai eu un superbe bleu à la fesse qui m'a contrainte à m'asseoir sur un doux coussin pendant plusieurs jours et à la tartiner d'arnica.

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 00:03

Mimi et Tom sont tranquillement installés dans leur chambre, vautrés sur le lit. Mimi lit, Tom pionce (non pardon il se repose les yeux). Mimi tend une main et commence à caresser Tom, après quelques instants elle relève le nez et s'aperçoit que sa main est couverte de poils.
Dis donc mon vieux, fait-elle à Tom, c'est le printemps tu mues.
Tom ouvre un oeil pas vraiment concerné par le fait que ses poils jonchent le couvre-lit, encore que c'est vrai, ce n'est pas trop agréable d'avaler du poil, mais bon c'est le lot des chats.
Allez, mon petit père un bon coup de brosse, qu'est-ce que tu en penses ?
Que du bien, ronronne Tom qui adore être chouchouté par sa jeune deux pattes.
Mimi se lève et revient avec la brosse spéciale poils de Tom.
Elle va pour commencer à brosser son compagnon quand tout à coup...
Ce qui semble des centaines de petites voix se mettent à pépier : Non, non, non, laisse nous tranquilles!!!
Qu'est ce tu racontes Tom, je croyais que tu voulais un coup de brosse ?
Mais, fait un Tom interloqué, ce n'est pas moi qui parle !!!
C'est pas lui, c'est nous, recommencent les petites voix !
Vous qui ? s'impatiente Mimi.
Vous êtes bigleux ou quoi ? Nous, les poils de ce sacré chat pardi !!!
Les poils de Tom ???
Mes poils ???
Mimi et Tom se regardent interloqués, qu'est ce que c'est que cette histoire.
Hem, tente Mimi, les poils de Tom hein ? Et c'est quoi votre problème exactement ?
On en a marre !!!
Marre de quoi, interroge Tom, je vous chouchoute, je vous lèche, je vous lisse, je vous fais briller, Mimi vous brosse, alors pourquoi vous râlez ?
Justement, elle nous brosse, et une fois qu'on est sur la brosse, elle fait quoi, hein, elle fait quoi ?
Intense réflexion des deux amis qui franchement ne s'étaient jamais préoccupé de la chose.
Pas la peine de vous creuser la tête, on va vous le dire nous où on finit, braillent les petites voix. ON FINIT A LA POUBELLE, voilà où on finit. Terminé, fini, F I N I, on ne veut plus échouer dans la poubelle voilà où il est le problème !!!
Mais, essaie Mimi, je ne peux pas vous garder sur la brosse quand même ou vous mettre dans les coussins pour les bourrer quand même !!!
Et moi, hors de question que je vous garde sur le dos, je vais crever de chaud cet été, râle Tom.
On s'en fiche trouvez une solution !
Rien du tout, fulmine Tom, vous êtes MES poils je fais de vous ce que je veux, si je veux vous balancer à la poubelle, je vous balance et point barre !
Ah, c'est comme ça, grognent les petites voix, eh bien on va voir si vous ne vous décidez pas à vous creuser le chou maintenant.
Et hop, voilà que tous les poils de Tom se mettent au garde-à-vous, tout raides. Ce n'est plus Tom qui est devant Mimi, mais une espèce de chat mutant glonflé de partout, un chat punk hirsute avec une queue comme un goupillon à bouteille. On dirait qu'il est passé au travers d'un flux d'électricité statique tellement ses poils s'agitent dans tous les sens et crépitent
Au secours, miaule désespérement Tom !!!
Le premier moment de surprise passé, Mimi commence à pouffer déclenchant la fureur du pauvre Tom.
Ah ça va, sympa la copine, crache-t-il, la prochaine fois si tes cheveux se mettent en grève et que tu te retrouve avec tes couettes comme des tire-bouchons, compte sur moi pour te soutenir le moral.
Excuse-moi mon pauvre Tom, finit par dire Mimi en reprenant son souffle après le fou rire qu'elle vient de piquer, je vais chercher une solution pour que tout le monde soit content.
Et voilà notre Mimi, qui se lève et se met à faire les cent pas dans sa chambre.
Tout-à-coup son visage s'éclaire et elle sort en courant, laissant derrière elle un chat et les poils du-dit chat fort perplexes.

Q
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?

Un moment plus tard, alors que chat et poils commençaient à trouver le temps long, Mimi revient radieuse.
Ca y est j'ai trouvé la solution. Les poils il faut que vous me fassiez confiance, vous me laissez brosser Tom et je vous jure que vous ne finirez pas à la poubelle.
Promis, juré ? s'inquiètent les poils.
Promis, juré, si je mens je vais en enfer, les rassurent Mimi.
Bon, OK, vas-y, mais gare à Tom si tu nous mènes en bateau, des poils même après brossage c'est pas ça qui lui manque sur le dos.
Tom, quand même un peu inquiet, se laisse brosser sous toutes les coutures par Mimi. Bon sang que c'est bon !!!
Enfin, voilà Tom tout beau et la brosse pleine de poils.

E
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M
A
I
N
T
E
N
A
N
T

Direction le grenier, dit Mimi, entraînant avec elle sa troupe sur pattes ou sur brosse.
Mimi se perche sur une petite chaise, elle ouvre la petite lucarne du grenier, Tom intrigué saute sur le rebord du toit à côté d'elle. 
Que va-t-il se passer ?
Notre amie Mimi commence à lancer dans le vide des petites pincées de poils bleus, fureur des poils qui pensent que c'est une autre façon de les mettre à la poubelle.
Ne craignez rien, leur crie Mimi, vous allez vous rendre utiles.
Et voilà que les oiseaux du jardin de Mimi arrivent à tire d'aile et se mettent à attraper au vol les petites touffes de poils.
C'est ça ma solution, rit Mimi, les oiseaux vont se servir de vous pour faire un nid tout douillet pour accueillir leurs petits. Alors vous en pensez quoi ?
Génial, s'écrient en choeur Tom et ses poils !!!
A mourir de rire, pépie une nouvelle petite voix, du poil de chat pour tenir chaud à des oisillons, on aura tout vu.
Tom et Mimi sursautent et se retournent.
Au milieu de la pièce Souricette se roule par terre de rire.
C'est ça rigole bien, la prévient Tom, mais fais gaffe à tes poils, parce que les oisillons en question pourraient bien se retrouver avec des oreillers en poils blancs, tu me suis là ?
Et voilà la Brigade de Sauvetage (des Poils cette fois-ci) a mené à bien une nouvelle mission.

 

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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 00:10

Suite de ma petite histoire, je la reprends depuis le début pour ceux qui ne l'ont pas encore lue, je ne voudrais pas qu'ils aient la fin avant le début.

Il ne sait pas depuis combien de temps il est enfermé dans cette cellule avec tous ces gens autour de lui.
Le temps passe lentement, seulement rythmé par l'ouverture de la grille, plusieurs fois par jour voire pas du tout et c'est ce manque de régularité qui rend leur situation encore plus angoissante. Ne pas savoir quand les choses vont arriver.

Mais à chaque ouverture, l'un d'entre eux est entraîné, il disparaît et ne revient pas, non, il ne revient jamais, et personne n'est capable de lui dire ce qui se passe, pourquoi ils sont là et vers quel destin ils s'en vont.

D'ailleurs plus le temps s'écoule et moins ils ont envie de parler, d'élaborer des hypothèses sur ce qu'est l'extérieur. sur ce qui va être leur sort.

Le temps passe, un à un ses compagnons le laissent à sa solitude.
Bientôt, il est seul dans ce qui lui semble maintenant une immense cellule, alors qu'auparavant ils étaient tassés les uns contre les autres.

Et voilà, ça y est maintenant c'est pour lui, il va enfin savoir ce qui se passe. La grille vient de s'ouvrir.
Il est saisi par les pieds et traîné dehors. 

Encore

 un

  peu

   de

     S

      U

       S

        P

         E

          N

            S

             E


Il se retrouve face à un mur d'une étrange texture granuleuse.
Que fait-il là ? Pourquoi ?
Soudain, il est précipité tête la première sur ce mur.
Un énorme frottement, un crépitement dans sa tête, une fleur orangée qui s'épanouit autour de lui, pourtant il ne ressent aucune douleur, juste de la chaleur.

La main l'approche d'une étrange colonne de gaz, aussitôt mis en contact l'un avec l'autre, voilà qu'un grand feu les réunit pour un bref instant de communion.

"Bonjour petit frère, dit le gaz, tu viens d'entrer pour la première fois dans le monde du feu. Aujourd'hui, tu n'as été que brève étincelle, mais de vie en vie tu deviendras de plus en plus fort et un jour ton âme rejoindra notre père à tous, le soleil."

Dans un dernier sursaut la petite allumette, arrachée à la colonne de gaz, laisse échapper un bref brasillement et s'éteint pour s'envoler vers une nouvelle vie de chaleur, tandis que son corps de bois part de son côté entamer son cycle de renouvellement accompagné de la cellule dans laquelle il avait passé sa première vie. Ils seront accompagnés dans leur périple par les autres oubliés de la vie de tous les jours une fois leur rôle accompli.

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 00:30

Décidemment je me prends au jeu de l'écriture. J'ai en préparation d'autres petits textes dans lesquels mes héroïnes et héros ne seront désignés que par Elle et Il. C'est fait exprès vous comprendrez mieux au fur et à mesure. Bonne lecture.

Il ne sait pas depuis combien de temps il est enfermé dans cette cellule avec tous ces gens autour de lui.

Le temps passe lentement, seulement rythmé par l'ouverture de la grille, plusieurs fois par jour voire pas du tout et c'est ce manque de régularité qui rend leur situation encore plus angoissante.

Ne pas savoir quand les choses vont arriver.

Mais à chaque ouverture, l'un d'entre eux est entraîné, il disparaît et ne revient pas, non, il ne revient jamais, et personne n'est capable de lui dire ce qui se passe, pourquoi ils sont là et vers quel destin ils s'en vont.

D'ailleurs plus le temps s'écoule et moins ils ont envie de parler, d'élaborer des hypothèses sur ce qu'est l'extérieur. sur ce qui va être leur sort.

Le temps passe, un à un ses compagnons le laissent à sa solitude.

Bientôt, il est seul dans ce qui lui semble maintenant une immense cellule, alors qu'auparavant ils étaient tassés les uns contre les autres.

Et voilà, ça y est maintenant c'est pour lui, il va enfin savoir ce qui se passe. La grille vient de s'ouvrir.
Il est saisi par les pieds et traîné dehors.

Alors, chères lectrices et lecteurs, une idée de ce qui va se passer ? La suite demain pour vous laisser un peu de temps de réflexion.

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