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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 00:30

Certaines parmi vous viennent de perdre un petit animal auquel elles tenaient beaucoup., elles ont de la peine et nous aussi. Ceci est une petite histoire que j'avais écrite il y a quelques temps quand une autre blogueuse avait vu partir sa petite chatte.

 

"Allô ! La BIST ?"

"Oui, bonjour, que pouvons-nous pour vous ?"


"Bonjour, ici le dispatching du PDA. Nous avons accueilli le mois dernier une Madame Fantine, elle est bien âgée mais nous dit que son dernier home était très confortable et les personnes qui s'en occupaient très sympathiques et plein d'amour. Pensez-vous avoir un ou une nouvelle pensionnaire à leur proposer ?"


"Seulement un mois pensez-vous que c'est raisonnable de leur proposer un nouvel hôte dès maintenant ?"


"Nous les avons observer, je pense qu'il n'y a pas de problème. Quand Madame Fantine est partie elle était déjà très âgée et son départ s'est fait en douceur, tout le monde savait que ça devait arriver. Ils en sont maintenant à la phase "bons souvenirs". Donc, oui, je pense sincèrement que le moment est venu pour eux d'ouvrir à nouveau leur cœur. Avez-vous une proposition à nous faire ?"


"Absolument, votre appel tombe très bien en fait. Nous avons actuellement en transit une toute jeune Mademoiselle Cosette, la pauvre petite a été terriblement maltraitée et elle va avoir besoin de beaucoup d'amour, mais aussi d'un temps d'apprivoisement, je le crains bien".


"Pas de souci, les Valjean sont des gens très bien, Madame Fantine me le confirme encore. Nous sommes sûrs que votre petite protégée sera bien accueillie"


"Bien que suggérez-vous comme procédure d'approche ?"


"Madame Fantine pense que pendant quelques jours il serait bien que Mademoiselle Cosette ne fasse que de brèves apparitions, et tant que faire se peut qu'elle mette bien en valeur son côté vulnérable. Les Valjean ne résistent jamais à leur instinct de protection, ils lui proposeront à manger régulièrement sans jamais la brusquer."


"C'est noté et ensuite ?"


"Ensuite, eh bien si Mademoiselle Cosette les trouve sympathiques, qu'elle n'hésite pas à se laisser approcher, puis caresser du bout des doigts et enfin qu'elle se laisse prendre dans les bras. Une place de choix lui sera accordée dans ce foyer".


"C'est parfait PDA, tout est noté, nous allons demander à notre agent de terrain de briefer Mademoiselle Cosette. Merci à Madame Fantine pour son beau geste."


"Pas de problème BIST, elle est ravie de savoir que ses humains vont retrouver le sourire en câlinant une nouvelle petite amie à poil. A bientôt, dès que nous aurons de nouveaux candidats nous vous préviendrons"


"Au revoir à vous aussi".

Bon vous avez besoin je pense de quelques éclaircissements.

D'abord les sigles : le PDA est bien sûr le Paradis Des Animaux et la BIST la Brigade d'Intervention Sur Terre, mais vous l'aviez deviné.

Ensuite, si cette petite histoire m'est venue à l'esprit c'est pour deux raisons.

D'une part, l'article d'Azalaïs sur l'optimisme dans lequel elle nous fait part de sa tentative d'apprivoisement d'un chat probablement abandonné, or elle a perdu il y a peu sa Mounette.

D'autre part, parce que depuis toujours je crois fermement que lorsqu'un animal nous quitte, il envoie en quelque sorte un message aux abandonnés du coin indiquant "allez-y, la maison est bonne". Voilà je dédis donc ma petite histoire à tous ceux qui ont perdu un animal aimé, même si ça paraît un peu naif, je reste convaincue que de là où il est il tient en réserve une bonne surprise pour vous.

C'est ce qui est arrivé à mes parents. Nous avions une Poussy qui un jour a disparu, comme elle était âgée je pense qu'elle a choisi d'aller mourir dans son coin. Nous avions tous beaucoup de peine, mais à peine un mois plus tard une adorable chienne abandonnée est venue "se perdre" dans notre jardin, pas dans celui des voisins, bel et bien dans le notre, ce n'est pas un signe ça que les animaux se transmettent "les bonnes adresses" ? Même chose avec un ami qui venait de perdre sa chatte tuée par une voiture, une semaine après une amie lui amenait deux chatons qu'elle venait de trouver abandonnés au bord de la route.

Enfin, très franchement je pense que lorsque l'on est habitué à vivre avec un animal, même si ça fait mal de le perdre, on ne peut pas s'empêcher au bout d'un certain temps d'en adopter un autre.


 
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 00:03
Rediffusion d'une aventure de mes petits héros Mimi et Tom

Mimi et Tom sont tranquillement installés dans leur chambre, vautrés sur le lit. Mimi lit, Tom pionce (non pardon il se repose les yeux). Mimi tend une main et commence à caresser Tom, après quelques instants elle relève le nez et s'aperçoit que sa main est couverte de poils.
Dis donc mon vieux, fait-elle à Tom, c'est le printemps tu mues.
Tom ouvre un oeil pas vraiment concerné par le fait que ses poils jonchent le couvre-lit, encore que c'est vrai, ce n'est pas trop agréable d'avaler du poil, mais bon c'est le lot des chats.
Allez, mon petit père un bon coup de brosse, qu'est-ce que tu en penses ?
Que du bien, ronronne Tom qui adore être chouchouté par sa jeune deux pattes.
Mimi se lève et revient avec la brosse spéciale poils de Tom.
Elle va pour commencer à brosser son compagnon quand tout à coup...
Ce qui semble des centaines de petites voix se mettent à pépier : Non, non, non, laisse nous tranquilles!!!
Qu'est ce tu racontes Tom, je croyais que tu voulais un coup de brosse ?
Mais, fait un Tom interloqué, ce n'est pas moi qui parle !!!
C'est pas lui, c'est nous, recommencent les petites voix !
Vous qui ? s'impatiente Mimi.
Vous êtes bigleux ou quoi ? Nous, les poils de ce sacré chat pardi !!!
Les poils de Tom ???
Mes poils ???
Mimi et Tom se regardent interloqués, qu'est ce que c'est que cette histoire.
Hem, tente Mimi, les poils de Tom hein ? Et c'est quoi votre problème exactement ?
On en a marre !!!
Marre de quoi, interroge Tom, je vous chouchoute, je vous lèche, je vous lisse, je vous fais briller, Mimi vous brosse, alors pourquoi vous râlez ?
Justement, elle nous brosse, et une fois qu'on est sur la brosse, elle fait quoi, hein, elle fait quoi ?
Intense réflexion des deux amis qui franchement ne s'étaient jamais préoccupé de la chose.
Pas la peine de vous creuser la tête, on va vous le dire nous où on finit, braillent les petites voix. ON FINIT A LA POUBELLE, voilà où on finit. Terminé, fini, F I N I, on ne veut plus échouer dans la poubelle voilà où il est le problème !!!
Mais, essaie Mimi, je ne peux pas vous garder sur la brosse quand même ou vous mettre dans les coussins pour les bourrer quand même !!!
Et moi, hors de question que je vous garde sur le dos, je vais crever de chaud cet été, râle Tom.
On s'en fiche trouvez une solution !
Rien du tout, fulmine Tom, vous êtes MES poils je fais de vous ce que je veux, si je veux vous balancer à la poubelle, je vous balance et point barre !
Ah, c'est comme ça, grognent les petites voix, eh bien on va voir si vous ne vous décidez pas à vous creuser le chou maintenant.
Et hop, voilà que tous les poils de Tom se mettent au garde-à-vous, tout raides. Ce n'est plus Tom qui est devant Mimi, mais une espèce de chat mutant glonflé de partout, un chat punk hirsute avec une queue comme un goupillon à bouteille. On dirait qu'il est passé au travers d'un flux d'électricité statique tellement ses poils s'agitent dans tous les sens et crépitent
Au secours, miaule désespérement Tom !!!
Le premier moment de surprise passé, Mimi commence à pouffer déclenchant la fureur du pauvre Tom.
Ah ça va, sympa la copine, crache-t-il, la prochaine fois si tes cheveux se mettent en grève et que tu te retrouve avec tes couettes comme des tire-bouchons, compte sur moi pour te soutenir le moral.
Excuse-moi mon pauvre Tom, finit par dire Mimi en reprenant son souffle après le fou rire qu'elle vient de piquer, je vais chercher une solution pour que tout le monde soit content.
Et voilà notre Mimi, qui se lève et se met à faire les cent pas dans sa chambre.
Tout-à-coup son visage s'éclaire et elle sort en courant, laissant derrière elle un chat et les poils du-dit chat fort perplexes.

Q
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?

Un moment plus tard, alors que chat et poils commençaient à trouver le temps long, Mimi revient radieuse.
Ca y est j'ai trouvé la solution. Les poils il faut que vous me fassiez confiance, vous me laissez brosser Tom et je vous jure que vous ne finirez pas à la poubelle.
Promis, juré ? s'inquiètent les poils.
Promis, juré, si je mens je vais en enfer, les rassurent Mimi.
Bon, OK, vas-y, mais gare à Tom si tu nous mènes en bateau, des poils même après brossage c'est pas ça qui lui manque sur le dos.
Tom, quand même un peu inquiet, se laisse brosser sous toutes les coutures par Mimi. Bon sang que c'est bon !!!
Enfin, voilà Tom tout beau et la brosse pleine de poils.

E
T

M
A
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N
T
E
N
A
N
T

Direction le grenier, dit Mimi, entraînant avec elle sa troupe sur pattes ou sur brosse.
Mimi se perche sur une petite chaise, elle ouvre la petite lucarne du grenier, Tom intrigué saute sur le rebord du toit à côté d'elle. 
Que va-t-il se passer ?
Notre amie Mimi commence à lancer dans le vide des petites pincées de poils bleus, fureur des poils qui pensent que c'est une autre façon de les mettre à la poubelle.
Ne craignez rien, leur crie Mimi, vous allez vous rendre utiles.
Et voilà que les oiseaux du jardin de Mimi arrivent à tire d'aile et se mettent à attraper au vol les petites touffes de poils.
C'est ça ma solution, rit Mimi, les oiseaux vont se servir de vous pour faire un nid tout douillet pour accueillir leurs petits. Alors vous en pensez quoi ?
Génial, s'écrient en choeur Tom et ses poils !!!
A mourir de rire, pépie une nouvelle petite voix, du poil de chat pour tenir chaud à des oisillons, on aura tout vu.
Tom et Mimi sursautent et se retournent.
Au milieu de la pièce Souricette se roule par terre de rire.
C'est ça rigole bien, la prévient Tom, mais fais gaffe à tes poils, parce que les oisillons en question pourraient bien se retrouver avec des oreillers en poils blancs, tu me suis là ?
Et voilà la Brigade de Sauvetage (des Poils cette fois-ci) a mené à bien une nouvelle mission.

L'idée de cette petite histoire m'est venue en regardant les hirondelles et en me souvenant que lorsque , enfant, j'habitais en immeuble je jetais par la fenêtre des petits bouts de coton qu'elles attrapaient au vol pour en garnir leurs nids.

 


 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 00:21

He, ho !
Eh, oh !!!
Je suis là !
Quelqu'un m'entend-il ?
Mais c'est pas vrai, je vais resté enfermé encore comme de temps là-dedans ?
J'entends du monde pourtant.
Et ça parle et ça parle !
Personne ne m'entend ?
Non rien à faire. J'ai beau brailler, pas un qui m'entende.
En réalité, ils n'écoutent pas c'est ça le problème.
Pourtant, flûte, certains ont eu de la chance.
On les a entendus, écoutés.
Je le sais, ils ont poussé des cris de joie une fois délivrés.
Et moi, et moi, c'est pour quand ?
J'en ai assez, mais j'en ai assez d'attendre encore et encore !
D'ailleurs, ça fait combien de temps que je poireaute comme ça ?
J'en ai marre d'être coincé ici, pas moyen de bouger, rien à voir !!!
Marre, marre, MARRE.
Mais vous allez vous les déboucher les oreilles, oui, vous allez m'entendre à la fin ?!
Bon je vais arrêter de m'égosiller et dormir un peu.
Tiens qu'est ce qui se passe ?
Mais oui, j'ai bien senti !
Quelqu'un vient de toucher ma prison.
Bizarre, direz-vous comment peut-il savoir qu'on touche sa prison ?
Il faut dire que ça fait tellement longtemps que je suis là qu'on fait corps maintenant, mais là n'est pas le propos, je vous dis qu'il y a quelqu'un qui m'observe !
Oui, oui, YES, enfin cette fois-ci c'est pour moi, il semblerait que je vais enfin pouvoir sortir, mais il y a encore bien du chemin d'ici là.

Balancement, ça y est on nous soulève ma prison et moi, enfin, enfin.
Je sens à nouveau les regards qui fouillent, les mains qui palpent, caressent.
Les choses sérieuses vont enfin commencer.
Les coups commencent à pleuvoir et c'est bon.
Non attention, ne vas pas par là !
Voilà, c'est mieux.
Maintenant ce serait bien de dégager également ce morceau là !
Bien, doucement, doucement, là ça devient délicat.
Je suis quand même fragile, il ne faut pas faire n'importe quoi.
Tu sembles satisfait de toi, ah là là, que les humains sont présomptueux, enfin, l'important c'est que j'ai enfin été entendu et tu sembles bien comprendre ce que je veux. Oui, va te reposer ce serait bête de tout gâcher maintenant.
Aller encore un petit effort, il faut encore polir un peu ici, élaguer par là !
C'est bien ma prison est presque entièrement démolie.
Je te sens de plus en plus content de toi, tu m'amuses.
Et voilà, crac, le dernier morceau part, je suis enfin sorti de ma gangue, révélé au monde grâce à tes mains et à ton oreille invisible, celle qui a entendu ma voix, celle qui a sû transmettre mes instructions à tes doigts et à tes outils.
Comment, que marmonnes-tu ?
"Quel nom vais-je donner à ma statue ?"
Celui que tu veux mon ami, mon libérateur, si je t'ai aidé à me mettre au monde, ce choix là ne dépend que de toi. Comme tout créateur tu m'as amené à l'air libre, mais tu sais cela faisait déjà longtemps, très longtemps que je vivais au coeur de ce bloc de marbre, j'attendais simplement celui qui saurais entendre mon murmure, celui qui saurais me donner vie. Je t'en remercie comme tous mes frères et soeurs ont remercié tes pareils au fil des siècles.

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 00:02

Une autre rediffusion de 2007, il fallait écrire un texte comprenant les mots train, début de matinée, Armande, Lac d'Annecy, tableau. Voili, voilà.

Dans le train, en ce début de matinée, Armande somnole.

Bientôt elle arrivera à Annecy où elle doit passer un entretien d'embauche dans une agence de voyages. Si tout se passe bien elle espère pouvoir commencer une nouvelle vie, peut-être trouver un nouvel amour.


Le train arrive en gare.

Elle a encore beaucoup de temps devant elle avant son rendez-vous, aussi décide-t-elle de faire un peu de tourisme, après tout çela peut même lui servir pour son futur entretien, s'intéresser à sa future ville ne peut-être qu'un bon point, non ?


La voilà donc qui déambule de par la vieille ville, admirant église, arcades, échoppes.

Tout à coup, elle s'arrête devant la devanture d'une galerie d'art qui présente un artiste "spécialisé" dans des peintures du Lac d'Annecy. D'une oreille distraite elle entend l'église toute proche sonner les 10 heures.


Elle jette un coup d'oeil sur l'enseigne et sans savoir pourquoi, Armande est attirée.

Elle franchit la porte de la galerie et se trouve immergée dans un monde de tableaux étranges.

Tous montrent le Lac à diverses époques de l'année, sous divers angles.

Ils sont beaux, presque photographiques, mais ils sont également, comment dire, dérangeants, voilà c'est ça dérangeants. Pourquoi cette impression étrange se demande-t-elle ?


Personne dans la galerie, pas un client, pas même le galeriste, bizarre mais après tout celà lui permettra de mieux admirer les oeuvres sans être dérangée.

Elle s'approche du premier, voilà c'est ça alors que de loin tous ces tableaux semblent vides de toute présence, concentrés uniquement sur le paysage, de près, de très près, on s'aperçoit qu'il y a des personnages, mais bien peu. Ici, un couple de personnes âgées, l'homme un parapluie fermé à la main, la femme qui le regarde avec un air interrogateur, plus loin une fillette blonde accroupie près du rivage, son pouce dans la bouche et un minois terrifié, ailleurs encore un jeune homme tenant à la main un skate board (que peut-il bien faire ici avec un skate s'interroge Armande), il a l'air de regarder autour de lui d'un air hébété.

Oui, l'impression de malaise vient bien de ces personnages comme égarés, perdus dans ce paysage si familier.

Armande s'approche du dernier tableau de la série.

Derrière elle, un rideau qui sépare la galerie, d'une arrière-salle bouge légèrement mais elle ne s'aperçoit de rien.

Elle s'approche encore, fouille du regard ce tableau. Tiens, c'est drôle le temps et l'heure de la journée représentés ressemblent à s'y méprendre à ceux qui règnent dehors.


Elle s'approche encore plus, rien, pas un seul personnage dans cette représentation-ci.

Armande a beau scruter le paysage, elle ne voit personne.

A son corps défendant, elle s'avance encore, presque à toucher la toile.

Et là, ça la prend, une impression de vertige, de tunnel qui s'ouvre devant elle, un bref balancement et il lui semble qu'elle tombe en avant. Puis, plus rien pendant quelques instants, Armande a perdu connaissance.


Un vent léger sur son visage, un bruit discret de clapotis, la tire de son inconscience.

Que fait-elle là ? Elle ne se souvient plus d'être partie de la galerie. Pourquoi ce malaise, qui l'a amenée ici ? Mon Dieu, quelle heure est-il ? Vite un coup d'oeil sur sa montre ! Ouf, il n'est que 10 h 10 ! 10 h 10 ? Mais c'est le temps qu'elle a passé dans la galerie avant de s'évanouir, comment peut-elle être arrivée au bord du Lac ?


Elle lève les yeux et affolée elle voit devant elle deux yeux verts comme des émeraudes, des yeux sans pupille qui la fixent, deux yeux au milieu d'un visage gigantesque, deux yeux et une bouche souriante, mais un sourire froid et visqueux, une bouche qui murmure "Bienvenue dans ta nouvelle vie Armande".

Alors Armande se prend le visage entre les mains, sa bouche s'ouvre dans un cri muet comme celui du tableau d'Edvard Munch. Lui reviennent à l'esprit le nom de l'exposition et celui de l'artiste qu'elle croyait ne pas avoir retenus "Renaissances" artiste invité "Dorian Gray"

Cézanne Paul - Lac d'Annecy

Lac d'annecy par Paul Cezanne 

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 00:12

Ceci est une histoire improbable.

En me rendant au travail j'ai croisé à plusieurs reprises la route d'un tigre blanc à l'air triste et d'un papillon cœur.

De jour en jour, un murmure de plus en plus fort paraissait émaner d'eux.

Alors, un soir, je me suis arrêtée, je les ai pris en photo, et j'ai entendu leur conversation.

Le tigre était là depuis peu lorsque le papillon en forme de cœur vint le rejoindre.

Profitant peut-être de ma présence, il osa prendre la parole dans un doux feulement pour ne pas effrayer la frêle créature au-dessus de lui.

"Qui es-tu ? Que fais-tu ?

"Je ne sais, je crois que je devais donner un rendez-vous comme toi".

"Le mien est déjà passé, ceux qui m'ont déposé ici sont partis loin. Je n'ai plus de raison d'exister".

"Moi aussi mon rendez-vous est passé. Et j'en ai assez d'être posé sur ce poing. Je n'aime pas les poings, je préfère les mains ouvertes".

"Qu'importe, notre temps va bientôt s'achever. D'autres viendront nous recouvrir, j'ai vu cela se passer juste en face de nous avant ton arrivée. En attendant, je suis heureux de t'avoir comme compagnon, le temps me semblera moins long".

"Tu as l'air triste, Tigre !"

"Oui, j'en ai assez d'être prisonnier ici, j'aimerais connaître la liberté"

"Moi c'est l'air sous mes ailes que j'espère. Hélas nous sommes coincés ici. Que fait cette femme avec son appareil ? Crois-tu qu'elle nous entend ?"

Là, j'en profitai et j'intervins.

"Vouloir, c'est pouvoir. Essayez, échappez-vous !"

"Tu nous entends humaine ? Crois-tu vraiment que nous pourrions partir ?"

"Bien sûr, essayez simplement de tout votre cœur !"

Je repartis avec la photo que voici.

Puis de jour en jour, en passant devant eux, je les ai vus s'éclaircir doucement. La couleur blanche devenant transparente, la couleur rouge s'estompant en rosé.

De jour en jour, doucement ils sont partis vers un autre monde.

Et un matin, en allant au travail, je vis qu'ils avaient disparu, laissant derrière eux dans une trace bleutée, un cirque vide et un poing inutile.

Au loin, peut-être comme moi, verrez-vous passer la silhouette floue d'un tigre évanescent portant sur son épaule un papillon cœur d'un doux rosé, ou peut-être les devinerez-vous nuages flottants dans le bleu du ciel.

En tout cas, ils se sont évadés de leur prison de papier et de notre monde gris, juste avant qu'un nouveau panneau publicitaire ne vienne les emprisonner et détruire leurs rêves car bien sûr vous le savez certaines affiches rêvent et espèrent.

 
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 00:07

Dans la série rediffusion voilà un texte qui remonte à 2007 écrit pour Papier livre et dans lequel il fallait inclure la phrase « Je me couchai ensuite et je tombai dans un de mes sommeils épouvantables, dont je fus tiré au bout de deux heures environ par une secousse plus affreuse encore. »(Extrait du Horla de Maupassant)

Wolfen
Mais pourquoi me suis-je entêtée à continuer à ma lecture ? Près du feu de bois, je suis prise dans l’intrigue de ce livre d’horreur, mais voilà que la nuit tombant, les ruses de ces bêtes à l’esprit humain, de ces loups-garous, pour piéger leurs proies commencent à me faire gamberger, à éveiller des peurs d’enfant enfouies.
Et pourquoi pas ?
Pourquoi nos villes ne cacheraient-elles pas dans leur ventre, ces prédateurs sans pitié et rusés comme des diables ?
Non décidément cette évocation, oh combien réaliste, de cris de nouveaux-nés, ce cri qui sait si bien éveiller en nous nos instincts de protecteur et qui nous conduit dans la gueule du monstre, sera la dernière chose que je lirai de ce livre.
L’angoisse est trop forte, le « pourquoi pas » tourne encore et encore dans ma tête.
Je ferme le livre, je l’enferme dans la bibliothèque pour que ces démons n’en sortent pas. Je dis au revoir à mes parents, reprends ma voiture pour rentrer chez moi.
Il fait nuit.
La ville déjà est presque morte …
… Mais là sur le trottoir déambulant comme un seigneur dans son fief, je croise ce qui me semble, encore plongée malgré moi dans ma lecture, un immense chien noir.
Et s’ils existaient vraiment ?
Vite ma main se pose sur la fermeture de la porte de la voiture et le cœur battant la chamade, surveillant du coin de l’œil cet immense animal, j’attends que le feu passe au vert.
Vite, vite, rentrer chez moi, mettre ma voiture au garage, sursautant au moindre bruissement du vent.
Vite, vite, vite, monter mes 3 étages, fouiller d’une main fébrile dans mon sac, sortir mes clefs, ne plus savoir laquelle ouvre la porte, la trouver enfin, la poitrine prise dans un étau.
Vite, vite, vite, vite, refermer enfin cette porte sur les terreurs de la nuit, allumer toutes mes lumières et comme l’enfant que j’ai été et qui avait peur du monstre tapi sous le lit, me sentir ridicule mais jeter quand même un coup d’œil dans toutes les cachettes possibles de l’appartement. Fanfaronner en me disant « mais ça ne va pas la tête ma fille, c’est un livre, rien que de la fiction ».
Enfin, après m’être astreinte à tous les petits riens du soir, se doucher, manger, s’emmitoufler dans un pyjama douillet, après avoir vérifié plusieurs fois que tout est bien fermé, je me couche ensuite et je tombe dans un de mes sommeils épouvantables, dont je suis tirée au bout de deux heures environ par une secousse plus affreuse encore.
Ils sont là tapis dans ma chambre, je n’ose allumer ma lumière si je le fais, ils vont me sauter dessus, n’est-ce pas une ombre plus sombre que les autres que je vois là dans le coin de la chambre ?
Tant pis, je risque le coup je sors prudemment ma main de sous la couette et, le cœur au bord des lèvres, j’allume ma lumière.
Eblouie, je cligne des yeux, sont-ils là ?
Rien, il n’y a rien, le soulagement n’envahit, mais je n’arriverai pas à me rendormir, je n’oserai même pas essayer de me rendormir.
Nuit après nuit, pendant 15 jours, m’abrutir de lecture pour tomber d’épuisement, les yeux brûlants, lumière allumée, dans un sommeil chaotique et fiévreux.
Et enfin, enfin, une nuit bénie après avoir lu et relu mes collections de Boule et Bill et de Gaston Lagaffe, livres d’enfant merveilleux dont la joie et la douceur ont, comme un bouclier de contes de fées, repoussé mes terreurs d’adulte, enfin sombrer dans un sommeil réparateur sans cauchemar.

Non, je n’ai rien inventé, ce grand chien noir je l’ai bien rencontré, cette terreur éveillée je l’ai bien vécue après la lecture d’une partie du livre de Whitley Strieber « Wolfen ». Même encore maintenant plus de 20 ans après, je ne peux penser à ce livre sans un frisson « Et si… ». Un des rares livres que j'ai abandonné pour cause de pétoche irrépressible.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 00:52
Un texte écrit pour les Fanes de Carottes et revu par In-folio. Je vous donne le thème à la fin sinon c'est trop facile de deviner dès le début qui est le narrateur.

J'ai toujours vécu dans cette rue. Je ne l'ai jamais quittée.

Bien sûr, je me souviens peu de mes premiers jours, j'étais petit et frêle mais tendrement soigné par mon père adoptif. De ce temps ne me reviennent en mémoire que de belles dames en robes longues, des voitures tirées par des chevaux, des cerceaux poussés par de jeunes enfants. A l’époque, je ne savais pas encore ce qu’étaient ces êtres étranges, tous ces géants m’effrayaient un peu, tant j’avais peur qu’ils ne m’écrasent.

Puis j'ai grandi et forci. A ce moment là, j'ai commencé à observer mon entourage. Les jeunes me faisaient maintenant moins peur, les adultes passaient indifférents, mais les chevaux eux m’inquiétaient toujours avec leur taille impressionnante, je me sentais encore bien vulnérable près d’eux.

A un moment donné, dans ma rue, il se mit à circuler de plus en plus de voitures, elles étaient étranges faisaient du bruit et dégageaient des mauvaises odeurs, les chevaux, qui alors ne me faisaient plus peur, devenaient de plus en plus rares.

Je croisais souvent des nounous qui promenaient des bébés dans de grands landaus hauts sur roues.

Ces petits m'intéressaient tout particulièrement, alors, au fil du temps, je les ai étudiés.

C'était amusant d'assister à leurs premiers pas un peu chancelants, puis de les voir jouer, ou plutôt essayer, de jouer ensemble. D’ailleurs combien de fois les ai-je aidés à se cacher les uns des autres ? Bien souvent il y avait des disputes qui finissaient dans les larmes, puis dans les rires. Certains mêmes s’endormaient nichés tout contre moi, que c’était doux !

En grandissant, ils venaient me confier leurs problèmes, leurs joies, leurs peines.
Et puis, leurs amours naissantes aussi. Parfois leurs familles ne s'entendaient pas et mes petits amis étaient bien tristes, ils venaient parfois me confier leur peine et se jurer un amour éternel en me prenant pour témoin. Mais à cette époque, il fallait obéir aux parents, et très souvent, la mort dans l'âme, ils se séparaient et tentaient de trouver le bonheur autrement. J'étais bien peiné pour eux, mais je ne pouvais rien y faire malheureusement. D'autres, au contraire, s'unissaient et bientôt ils venaient me présenter leur progéniture. Quel plaisir pour moi !

Bien sûr, il y avait aussi des personnes peu aimables, des commères qui, assisses sur le banc près de moi, critiquaient tout un chacun. Des hommes brutaux maltraitaient leurs épouses et leurs enfants, et elles venaient souvent là pour s’en plaindre à leurs amies… j’aurais tant aimé les aider.

Souvent, j'accueillais les vieilles personnes qui venaient se reposer près de moi. Elles me racontaient leur vie, comme si je n'en avais pas déjà suivi une bonne partie.

Et puis un jour, ce fut l'horreur. Les habitants de ma rue paraissaient terrifiés, beaucoup pleuraient. Certains des gamins que j'avais connu dans les langes revêtirent d'étranges costumes et partirent. Parfois, les compagnes de certains d'entre eux venaient me voir et sanglotaient près de moi, j'essayais de les consoler, mais ce n'était pas facile. Il n'y avait plus de joie, ni de lumière dans ma rue.

Une nuit, il y eu un bruit effrayant, quelque chose explosa et plusieurs maisons s'effondrèrent. Des amis périrent, d'autres furent blessés. Moi-même je reçus un éclat qui fit une large entaille dans mon flanc et me laissa une cicatrice. Quand tout cela allait-il finir ?

Cela vint un jour, d'énormes voitures sans roues passèrent, les habitants criaient des hourras, embrassaient les hommes assis sur ces étranges engins.

Et petit à petit ma rue pansa ses plaies, certains de mes jeunes amis revinrent, les yeux hantés de choses que je ne verrai jamais. Et comme lorsqu'ils étaient enfants, après une bagarre, ils venaient se réfugier près de moi.

La vie devenait de plus en plus trépidante, de plus en plus de voitures, des petites maisons remplacées par des immeubles, heureusement pour moi mon petit coin de rue fut transformé en square nous ménageant un coin de paix, à moi et aux enfants, de plus en plus nombreux, qui peuplaient la rue.

Je n'aime guère l'hiver je me sens délaissé par mes jeunes amis, alors je m’endors mon rythme de vie est si différent du leur. Mais dès que le printemps revient, je peux à nouveau m'amuser de leurs jeux. Et en eux je retrouve les enfants que j'ai vu grandir, aimer, et partir parfois.

Je commence à être vieux, à me sentir vieux. Régulièrement des hommes viennent me voir, m'auscultent.
"Croyez-vous qu'il soit encore suffisamment en forme" leur demandent mes amis.
"Oui, il peut encore vivre de nombreuses années"
"Tant mieux, vous savez je l'ai toujours connu, mes parents et mes grands-parents aussi, elle serait triste cette rue sans lui".

Et moi, dans le square, je secoue doucement mes feuilles pour leur faire comprendre que leur amitié me réchauffe et que ma rue est sans conteste la plus belle du monde.

L
e thème était intelligence végétale
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 00:36
Défi du Samedi nous proposait d'écrire un texte en nous laissant guider par une musique. J'ai choisi celle-ci

Your Heart Is So Loud - Colleen  

Pépé Athanase (NDLR : pour ceux qui ne seraient pas au courant il s’agit de l’époux de Mémé Célestine et de l’arrière-grand-père de Mimi) s’installe près du feu dans son grand fauteuil. Ce soir, c’est veillée conte pour ses arrières-petits-enfants. Ils sont tous assis sur le tapis près de lui. Mémé Célestine observe tout ce petit monde du coin de l’œil en souriant et se plonge dans son sudoku. 

« Aujourd’hui les petits » commence Pépé Athanase de sa belle voix profonde « je vais vous raconter une histoire triste ». 

Il se penche et attrape sur une petite table près de lui une curieuse cassette ouvragée. 

Il l’ouvre et une musique poignante s’en échappe. 

Les enfants l’écoutent religieusement, ils savent bien qu’il ne sert à rien de presser Pépé Athanase qui racontera son histoire quand il le voudra. 

La boîte passe de main en main pour finir entre celles de Mimi, qui la détaille de plus près pendant que Tom son chat bleu renifle la chose avec intérêt. 

Il s’agit d’une sorte de boîte à bijoux, mais au lieu de la traditionnelle petite danseuse, Mimi découvre deux petits personnages, un jeune homme et une jeune femme habillés à la mode d’autrefois, chacun évolue d’un côté de la piste de danse et ne se frôlent qu’au milieu du bout des doigts. Une grande tristesse se lit sur leurs minuscules visages, Mimi en a le cœur serré. 

« Il était une fois » reprend Pépé Athanase « une sorcière, belle comme une fée, intelligente et riche, mais c’était, hélas, une sorcière noire qui ne savait faire que le mal ». 

« Il existe d’autres sorcières » interrompt Mimi. 

« Oui, ma chérie, il existe de gentilles sorcières, mais laisse moi continuer. Donc cette sorcière était méchante et avait le cœur noir. Un jour, elle croisa au village qui dépendait de son château, un jeune homme qui venait d’arriver pour s’installer comme tailleur. Elle lui trouva belle allure et lui commanda aussitôt des robes. Il avait des doigts d’or et il lui amena des robes merveilleuses de légèreté et de couleur. La sorcière en les revêtant senti son cœur battre un peu plus fort. Elle décida donc de faire plus ample connaissance avec lui et l’invita à souper avec elle. » 

« Il n’a pas accepté dis ? » coupe à nouveau Mimi. 

« Mais si, il a accepté ma poupée, arrivé depuis peu il ne savait pas encore qu’il avait affaire à une sorcière. Il se rendit donc au château un soir de pleine lune, un peu emprunté dans son beau costume du dimanche, il tendit à la sorcière un modeste bouquet de fleurs en remerciement de son invitation. Le dîner fut somptueux, la sorcière était parée d’une des plus belles robes de notre jeune tailleur, les mets étaient divins, mais hélas, ils furent servis par une petite soubrette souffreteuse, mal fagotée et d’un physique assez banal. » 

« Pourquoi hélas » intervient à nouveau Mimi. 

« Veux-tu bien me laisser poursuivre ma toute belle et tu le sauras. Pourquoi hélas, mais parce que bien qu’elle fut peut attrayante, notre jeune tailleur tomba tout de suite éperdument amoureux de la délicate enfant, au grand dam de la sorcière qui s’en aperçut aussitôt. Elle décida quand même de séduire le jeune homme. Au fil des jours elle le tenta avec ses richesses, avec sa beauté, avec l’étendue de ses pouvoirs. Mais lui n’avait d’yeux que pour la jeune servante. Et un jour, croyant que la sorcière était son amie, il lui confia qui souhaitait épouser sa suivante. La sorcière en fut folle furieuse, mais elle fit bonne figure et lui annonça dans un beau sourire qu’elle leur offrirait un beau cadeau pour leurs épousailles, un cadeau qui leur permettrait de vivre longtemps côte à côte. » 

« Aïe, aïe, aïe » s’écrient ensemble tous les enfants suspendus aux lèvres de Pépé Athanase. 

« Oui, comme vous dîtes, aïe. Le jour du mariage, la sorcière fit venir les fiancés dans son château pour leur offrir son cadeau. Il s’agissait de la boîte que vous avez eue entre les mains. Elle la leur donna en les priant de la tenir chacun d’un côté afin qu’elle puisse les bénir. Naïfs, les deux amoureux obéir. Ils tinrent chacun un côté de la boîte, leurs doigts ne faisant que s’effleurer. Et la sorcière déclama « A jamais vous resterez côté à côte », les jeunes sourirent, heureux, quant elle repris avec un rire odieux « oui côte à côte mais sans jamais pouvoir vous enlacer » un éclair fulgura de ses doigts, la boîte tomba à terre, les fiancés s’étaient transformés en petites poupées qui se mirent à danser chacune de leur côté de la boîte, ne pouvant que s’effleurer les bouts des doigts lorsqu’ils arrivaient au milieu. La sorcière satisfaite de sa vengeance se débarrassa de la boîte qui fut récupérée par un de mes aïeux, celui-ci transmis la boîte et l’histoire à ses descendants comme je le fais aujourd’hui » 

« Mais et la sorcière ? » s’enquière Mimi « elle n’a pas pu s’en sortir et comment les délivrer les pauvres ? »

« Ca ma toute belle » répond Pépé Athanase « c’est une autre histoire »

 

« Bof » fait un des enfants « c’est du flan tout ça, ce n’est rien qu’une vieille boîte à musique »

 

Et tandis que ses cousins et cousines se lèvent pour aller profiter du chocolat chaud que Mémé Célestine leur a préparé, Mimi et Tom regardent la boîte à musique d’un air désolé. Tout à coup Mimi perçoit entre ses mains ce qui ressemble aux battements de deux cœurs qui résonnent à l’unisson. Interloquée, elle lève les yeux et croise le regard bienveillant de son arrière-grand-père. Celui-ci lui sourit « Tu entends n’est-ce pas ? Peut-être trouveras-tu le moyen de les délivrer, prends cette boîte elle est à toi »

 

Mimi serre la boîte contre son cœur, remercie Pépé Athanase et avec Tom, ils commencent à réfléchir au moyen de libérer les prisonniers. Mais ça chers lecteurs, c’est aussi une autre histoire.

 

 
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 00:54

Défi du samedi avait fait très fort. Il fallait répondre à la lettre suivante

Mme Katia Laipouls-Scière                                           Vendredi 15 mai 2009
Aide-soignante de jour
à la Résidence des Écureuils
28*** Berdoncière

Madame, Mademoiselle ou Monsieur,

Madame Mireille Icks vient de décéder, à l’âge de 94 ans, le 8 mai 2009, à la maison de retraite des Écureuils de Berdoncière.
Avant de mourir, elle m’avait confié un petit agenda très usagé. J’y ai trouvé toutes les adresses notées au cours de sa longue vie. Certaines semblaient très anciennes. La vôtre y figurait.
Quels étaient vos liens avec Madame Mireille ? A quelle époque de sa vie l’aviez-vous fréquentée ? Quels souvenirs avez-vous conservés d’elle ?
Je ne l’ai connue que fort âgée. Elle se livrait peu. Je voudrais que vous m’aidiez à me faire une idée de son passé. J’ai entrepris d’écrire à toutes les personnes dont je suis parvenue à déchiffrer les adresses.
Je lirai toutes les réponses et, au cimetière, je brûlerai votre lettre et laisserai tomber les cendres sur la modeste tombe de Madame Mireille. J’étais seule à suivre son enterrement.
Vous serez aimable de m’envoyer votre lettre à l’adresse suivante : samedidefi@hotmail.fr, vous prendrez la précaution de préciser : “Tentative d'esquisser le portrait d'une inconnue.”
Je vous prie d’agréer, Madame, Mademoiselle ou Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus dévoués.

Katia L.-S.

P.S. : Ne vous étonnez pas qu’une aide-soignante d’une maison de retraite de campagne sache rédiger une lettre sans trop de  fautes d’orthographe, j’ai profité d’un des rares moments de lucidité hebdomadaire d’un gentil vieux monsieur de la résidence qui a accepté de relire mon brouillon en échange d’une sucrerie proscrite par la faculté “diafoirine”.

Chère Madame,

Je viens de recevoir votre courrier et il me rend fort perplexe.

Effectivement, ma famille a bien connu une Madame Mireille, mais elle s'appelait Zède et non Icks.

L'adresse à laquelle vous avez envoyé votre courrier est celle de la maison familiale depuis près de 200 ans, donc je suppose que la personne qui a rempli ce carnet connaissait effectivement notre famille.

Cette Madame Mireille, quelque soit son nom de famille, est entrée dans ce que je me plais à appeler "les légendes familiales".

C'est mon arrière grand mère qui m'a parlé pour la première fois de cette dame avec laquelle elle avait été amie un long moment.

C'était une personne très étonnante qui lisait dans les cartes et préparait d'étranges philtres. Elle était très prisée à l'époque par les bourgeois de notre petite ville.

Toutefois mon arrière grande mère était la seule à être proche d'elle, elles échangeaient, m'a-t-elle dit, de petits secrets, se soutenaient dans l'adversité, bref il s'agissait d'une belle amitié, d'autant que Madame Mireille avait prédit à mon arrière grand mère une vie heureuse à elle et à sa descendance et je dois dire que c'est bien ce qui se produit.

Et puis, un jour sans que rien ne le laisse présager, cette dame a disparu sans laisser la moindre trace. Mon arrière grand mère a bien essayé de la faire retrouver, mais à l'époque vous vous doutez bien que les moyens d'investigation étaient fort limités.

Pour en revenir à ce qui m'étonne le plus et je suppose que vous devez avoir compris, c'est l'âge que vous donnez à Madame Icks, 95 ans.

Or lorsque mon arrière grand mère l'a rencontrée pour la première fois, Madame Mireille avait déjà près d'une cinquantaine d'années. J'ai donc fait un rapide calcul, votre Madame Mireille aurait donc eu plus de 150 ans, ce qui vous en conviendrez est un peu excessif même pour une personne avec ses dons.

Votre Madame Icks devait probablement être la petite fille de notre Madame Zède.

Juste un dernier détail, notre Madame Mireille avait, aux dires de mon arrière grand mère, une tâche de naissance en forme d'étoile au poignet, ce serait fort étonnant que votre Madame Mireille ait présenté la même caractéristique, non ?

En souvenir de notre Madame Mireille, je me permets de vous adresser, en remerciement pour votre dévouement, un chèque qui vous permettra de fleurir la tombe de cette personne et de vous offrir un petit cadeau à titre amical.

Cordialement

Martine Vingtsept

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 00:10

Pour Défi du Samedi : Pour la soixantième, on vous propose de jouer aux devinettes. Vous avez bien lu!
Samedi prochain, seule la liste des participants ainsi que les textes non signés seront publiés et devront être écrit en arial 12. Ce sera à vous de deviner qui a écrit quoi. Le thème : l'acidité

"Assis" dit Thé la maîtresse (pardon la professeure des écoles) en entrant dans la classe des petits Défiants.

"Aujourd'hui rédaction"

"Ah non" s'exclament-ils tous en choeur.

"Ah si !" dit Thé "Le thème sera l'Acidité et vous êtes priés d'écrire en Arial taille 12, allez sortez vos feuilles et au travail"

Ca grommelle dans les rangs.

"Comment veux-tu arriver à faire des bons mots avec ça"

"Et puis moi j'aime pas Arial"

"Et d'abord comment veux-tu qu'on arrive à écrire en Arial, moi je sais écrire qu'en Script"

"J'aime pas le citron"

"J'aime pas le vinaigre"

"Je m'en vais retourner dans les grandes plaines du far-west"

"Et les montages photos comment on les fait en Arial je vous le demande"

"Et moi qui aime mettre des petites images partout ben je vois pas comment ça va passer inaperçu"

"Vous croyez que je vais arriver à caser Miss Chasseriaux là-dedans ?"

"Et les vidéos vous en avez vu beaucoup vous en Arial"

Bref, c'est la révolution dans la classe des Défiants, ils râlent après la 60ème consigne, faut dire que Thé la prof leur en donne à faire des rédacs, c'est de l'acharnement, au moins une toutes les semaines, comment voulez-vous ne pas être un peu acide après ça.

"Acidité, acidité est-ce que j'ai une gueule d'acidité"

"Ah si dit Te(b), il y a un truc auquel elle n'a pas pensé la prof, elle a pas dit s'il fallait écrire justifié, centré, à gauche ou à droite"

"Ouais pas bon jusqu'à maintenant on est pas des masses à avoir écrit en centré"

"T'es pas positif toi tiens !"

"Non, je suis acide voilà"

"Alors les enfants" dit assise Thé "ça avance ?"

"On réfléchit"

"De toutes façons nous on est pas acide on est tout doux et gentil"

"Je ramasse les copies" dit Thé à ses élèves "Mais c'est quoi ça, c'est la révolution ? Il n'y a rien d'écrit sur vos feuilles"

"Ah si" disent-ils "regardez en deuxième page"

Et Thé la prof voit écrit en Arial taille 12 bien appliquée le même mot sur toute les copies "Acidité".

Ca ne va pas être facile à noter ça !
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Bonjour À Tous

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