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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 00:40
Pour le thème de la semaine sur la vieillesse, voici une photo de famille qui date de janvier 1967. Je vous présente de gauche à droite : Mon arrière-grand mère Céline (84 ans) , sa "jeune" soeur Gabrielle (74 ans), moi (10 ans), la soeur jumelle de Céline, Zélie (84 ans aussi donc) et debout ma grand-mère (61 ans).



Moins de 10 ans plus tard je perdais ce super petit bout d'arrière grand mère et voilà un extrait du journal que je tenais à l'époque et qui parle de ce deuil, je n'ai rien modifié, juste fait quelques coupures pour que ça ne soit pas trop long. C'est incroyable le nombre de sensations que l'on peut oublier avec le temps.

14 juillet 1976
Aujourd'hui, fête nationale, cela aurait également dû être l'anniversaire de Mémère. Quel âge aurait-elle eu, je ne sais plus 94 - 95 ans ? Je ne sais plus au juste. Aurait eu, oui aurait eu, parce que Mémère est morte, c'est presque faux de dire ça, pas faux, mais étrange plutôt.
Elle était née le jour d'une fête nationale, elle est morte avec une autre fête : Noël. Je sais que j'aurais pû en parler plus tôt, je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait. Nous sommes près de 6 mois après, mais je me souviens très bien.
Mémé était arrivée quelques jours plus tôt et nous avait dit qu'il était fort improbable que nous revoyions Mémère vivante. Le 24 au matin, Claude nous téléphonait pour nous dire qu'elle était morte et que l'enterrement aurait lieu samedi.
Lorsque nous avons entendu la sonnerie, nous avons compris ou tout au moins pressenti. Mémé s'est mise à pleurer, Maman n'a rien dit. Moi, je me suis assise dans rien dire, sans savoir quoi faire, je n'ai même pas pleuré, et je n'ai pas ressenti de la peine à proprement parler. C'était un fait, et je m'étonne encore de ne pas avoir été plus profondemment touchée.
Il ne faut cependant pas me taxer d'insensibilité, me traiter de fille sans coeur, ce serait faux, j'aimais Mémère, mais je crois que nous vivons tous avec l'idée de la mort, elle fait si l'on peut dire partie de la vie et plus ceux que nous cotoyons sont âgés, plus la mort devient une éventualité proche, irréversible.
...
Pour quelqu'un d'âgé, la mort est toujours proche, on la sent, on l'accepte. Je crois qu'à ce moment je ne pouvais plus penser, des pensées floues sans suite s'enchevêtraient, peut-être est-ce une peine qui s'exprimait plus ainsi que par des larmes.
Le samedi fut un jour étrange, irréel. Le matin nous sommes arrivés chez Mèmère. Mémé repartie le 24 nous attendait, pauvre Mémé, elle l'aimait tant.
Le cercueil était dans cette petite chambre, toute petite chambre qui sent tellement drôle, avec ce gros édredon sur lequel j'adore sauter. Un cercueil clair, je n'arrive pas à m'imaginer Mémère là-dedans.
.....
Il a fallu pour terminer l'office défiler devant le cercueil, je ne puis dire Mémère, et le bénir avec le goupillon, là je dois dire que ça a été le plus dur, ce goupillon m'a semblé lourd, si terriblement lourd, j'ai senti ma tête tourner, je crois bien que j'ai failli m'évanouir. Ensuite la famille s'est réunie pour recevoir les condoléances, j'ai horreur, mais horreur de ces démonstrations. J'avais envie de pleurer, de dire à tous ces inconnus de partir, de nous laisser, ce sont eux qui rendent tout plus pénible et d'ailleurs combien y en a-t-il de sincères, ils rentreront chez eux et oublieront. Je détester serrer ces mains.
Ensuite, nous sommes montés à pied au cimetière, il faut avouer que les gens dans la rue ont encore le respect des morts presque tous ont salué, on ne peut pas dire qu'ils soient réconfortants, mais je les préfère aux autres
.....
Et puis, la vie a repris son cours normal, sans plus de difficuté et c'est vraiment déconcertant.
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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 00:53
Le Thème de la semaine de Dana nous demandait de raconter un souvenir de tournage. Et voici, et voilà.

Je fus l'incomparable vedette d'un tournage qui tourna mal !
C'était pendant des vacances familiales dans le Pas-de-Calais. Ma grand-mère paternelle habitait Etaples, un bourg pas très loin des superbes plages (à condition de ne pas regarder les immeubles de front de mer) du Touquet.
C'est là que nous allions (quand le temps le permettait nous baigner).
A l'époque j'avais dans les 3/4 ans je pense, je ne me souviens plus, ce que je vous raconte fait partie des traditions orales familiales.
Bref, ce jour là je m'amusais à chahuter avec une fillette de mon âge dans ce que l'on appelle les bâches ces trous d'eau que la mer laisse en se retirant et qui ont le mérite de contenir juste ce qu'il faut d'eau pour s'amuser sans risque.
Mon père profitait systématiquement des vacances pour sortir sa caméra, dont il était très fier. Mais attention une caméra de la fin des années cinquante, c'était toute une aventure pour filmer.
Je me souviens d'une boite montée sur une poignée avec un tas de réglages à faire, réglages pour lesquels il utilisait un petit appareil niché dans une sorte d'écrin en cuir et qui me fascinait.
Donc, on peut dire que ce n'était pas toujours du "pris sur le vif".
Mais je m'égare, ce jour là je m'amusait comme une petite folle dans mon trou d'eau et mon père a voulu me filmer. Et là, la catastrophe !!!
Non, ni lui, ni la caméra ne sont tombés dans l'eau, mais il s'est aperçu après tournage qu'il avait oublié d'enlever le cache de l'objectif (pas de reflex à l'époque).
Résultat ? Lorsqu'il présentait ce film à mes grands-mères (c'était un divertissement familial très prisé mais qui nécessitait de nombreux préparatifs, sortir le projecteur, monter l'écran, mettre les films correctement pour qu'ils passent dans toutes les chicanes du projecteur, puis le réenrouler après projection, en gros 3 minutes de film, 10 minutes de manipulation avant et après) au moment où le film virait au noir pour 1 bonne minute, il racontait ce qu'on ne voyait pas à l'écran.
Il existait le film muet, mon père a inventé le film aveugle mais parlant !


Et une petite vue du Touquet à marée basse avec les fameuses bâches (photo internet)
.
Comme c'est la journée des thèmes, vous pouvez descendre encore un peu, vous découvrirez "la face cachée".

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 00:52
Bien hier vous avez pu vous amuser avec Jean Yanne.
De mon côté je dois dire que je l'ai eu à l'usure ce fichu bout de papier.
Commençons par le code, 1er essai loupé pour cause d'un feu vert perdu au milieu de la verdure, vous aviez remarqué ce côté sadique des photos diffusées, le panneau d'interdiction rouge sur une publicité rouge, la voiture dont on ne voit qu'un centimètre de phare en train de vous doubler.
Bref, 2ème essai, je trouve que ça c'est plutôt bien passé. Je suis la seconde à être corrigée, le garçon devant moi est parti tout faraud avec un oui en poche. L'examinateur commence à cocher ma feuille, gasp 5 fautes, 6 fautes je l'ai encore dans le baba, quand brusquement, je m'aperçois qu'il y a des ratures sur la feuille OR JE SUIS SURE de ne pas avoir fait de rature, je m'en ouvre donc au correcteur, qui me regarde l'air de dire, "mais oui, c'est ça", j'insiste et il finit par vérifier le nom et s'aperçoit que CETTE copie est celle du gars corrigé avant et que MA copie c'est celle qu'il lui avait attribuée. Donc, le jeune homme qui est en train de sauter comme un cabri, tout heureux d'avoir son code, eh ben, il l'a dans l'os pour dire les choses vulgairement. Très à l'aise le correcteur m'assure que l'erreur aurait rectifiée, ben tu parles ! M'en fous je l'ai ce code avec deux fautes seulement.
Passons à la conduite.
1er essai, vous conduisez trop à gauche (ciel je dois avoir des aieux anglais), 2ème essai avec le même inspecteur (un grand baraqué tout à fait antipathique, quoi je suis partial, pas du tout), vous conduisez trop à droite (damned, il m'en veut où quoi), 3ème essai, la moto est arrivée un peu vite en haut de la côté, je lui devais la priorité  mais l'inspecteur a freiné le premier (j'étais en vacances, sûrement la tête dans les nuages), 4ème essai, fataliste et têtue j'y suis retournée et là miracle un inspecteur humain qui a su m'aider à me détendre en plaisantant (vous savez, si en sortant le matin je croise une voiture rouge, je donne le permis à tout le monde), et miracle je l'ai eu ce foutu bidule rose.

A noter qu'en presque 30 ans de conduire je n'ai eu que deux accidents, un jeune écervelé qui m'a refusé la priorité (pour être tout à fait exacte je crois qu'il n'a pas trouvé la pédale de frein à temps) et qui m'a bousillé le pare choc arrière mais fait plaidant en sa faveur il ne l'a pas joué gros dur, s'est excusé et surtout, il était muni d'un papa qui a payé les dégâts (peu importants il faut le dire) et un autre de ma faute où c'est moi qui ai esquinté le pare choc d'une brave dame, la route était couverte de gravillons, il y a eu un freinage en chaîne et ma voiture est partie en crabe (peu de bobos aussi). Nous avons fait le constat au garage et très gentiment elle m'a raccompagnée chez moi avec mon fils, vous en voyez beaucoup de gens comme ça vous, un vrai plaisir de leur rentrer dedans. Du côté des PV un seul pour stationnement interdit je m'étais garée juste en-dessous du panneau d'interdiction, à ma décharge je précise que ce panneau venait d'être installé et que je me garais toujours à cet endroit là, bon bien sûr j'aurais du me demander pourquoi ce matin là il y avait autant de place !!!

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 00:02
Nos amies les Equipières voulaient savoir si nous avions des gris-gris, des porte-bonheur.

J'ai donc le plaisir de vous présenter le mien.



Cet adorable mini nounours s'appelle Bellot (mignon en ch'ti). Je l'avais acheté (avec mon premier argent de poche) sur un marché d'Etaples sur Mer (près du Touquet dans le Pas de Calais) où habitait ma grand-mère paternelle et où j'allais passer une partie de mes vacances d'été.
Quand je l'ai adopté je devais avoir une dizaine d'années. Ce qui veut dire qu'il m'accompagne depuis maintenant 40 ans ! Il a été de tous les examens (planqué dans ma trousse) et de tous les évènements importants de ma vie (bien à l'abri d'une poche ou d'un sac) et il continue toujours à veiller sur moi confortablement installé sur ma table de nuit.
Quand je vous le dis que je suis restée une grande gosse !
Et en ce jour du 1er mai, plein de bonheur à vous tous !




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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 00:35
Dimanche je vous proposais dans mon article "ma chambre et moi" d'essayer de deviner ce qu'était le bout de cadre qui dépassait.

Je vous le montre en gros plan, du beau travail n'est-ce pas ?


Voilà chose dans son entier.
Il s'agit d'un cadre contenant la photo de mon père à 6 mois (ça remonte donc à l'année 1927). Ce type de photo se faisait beaucoup à l'époque. Les garçons étaient présentés à plat ventre (on reste pudique) et les filles assises.


De plus près mon papa.


Et ici ce bébé potelé, c'est ma maman (6 mois aussi mais en 1933). Autour de son cou on distingue en plus de sa médaille de baptême, un collier en perles d'ambre réputées empêcher (je crois) les convulsions.


Et pour finir, ma pomme un peu plus jeune (3 mois je crois) et un peu plus habillée en 1957. C'est mon père qui me donne le biberon. Admirez l'air concentré du jeune père, les trognons chaussons et mon regard drôlement intéressé par le photographe !


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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 00:50

Une petite photo de Pâques, là aussi vue la longueur des cheveux je dois avoir moins de 5 ans. Je ne me rappelle plus trop de cette époque.

En revanche je me souviens parfaitement de la poule jouet que j'avais. Certains d'entre vous en ont peut-être eu une. On lui faisait avaler des œufs à la liqueur, on lui appuyait sur le dos et elle pondait les-dits œufs, par là où elle devait les pondre, délicat isn't. Je l'ai gardée plusieurs années cette sacrée poule et puis un jour elle a disparue, allez savoir où.

A l'époque je voyais aussi dans la boulangerie (ben oui, pas de visite des services de l'hygiène semble-t-il) des poussins de toutes les couleurs. Je rêvais d'en avoir un.

J'ai ai bien reçu un, mais il était jaune standard. C'était un coq et il a été expédié dans la basse cour de mon arrière grand-mère à Ivry sur Seine (eh oui à l'époque il y avait plein de jardins et de potagers en région parisienne) où j'aimerais pouvoir dire qu'il a vécu une existence sereine, je lui rendais visite à chaque passage à Ivry. Hélas autres temps, autre mœurs. Un jour on m'a fait manger du coq au vin, que j'ai trouvé succulent jusqu'au moment où j'ai compris que c'était MON coq qu'on m'avait fait ingurgiter. Inutile de dire que j'ai fait la tête ! Mais, pour mon arrière grand mère c'était logique, les animaux de basse-cour c'était fait pour être mangé, pas de sentimentalisme inutile.

Assez curieusement, j'ai cru plus longtemps aux cloches de Pâques et à la petite souris, qu'au Père Noël. Mes illusions sur le passage des cloches se sont évaporées le jour où j'ai surpris ma mère revenant des courses avec un grand poisson en chocolat que j'ai retrouvé le lendemain trônant sur la table de la salle à manger et mine de rien j'en ai été plus déçue de cette perte que de celle du Père Noël. Les rêves d'enfant ont la peau dure. En revanche, je crois toujours à la petite souris parce que je n'ai jamais réussi à prendre mes parents sur le fait glissant une pièce ou un petit jouet sous mon oreiller à la place de ma quenotte.

 




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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 00:23
Aprés mes aventures tourangelles, voici mes aventures ébroiciennes (traduction : d'Evreux, bref de chez moi). Là aussi, il s'agit d'une histoire vraie.

"You take the first road on the right"

Bon ça, dans l'idéal c'est ce qu'il faut que j'arrive à lui sortir à cet adorable petit couple anglais.

Petit retour de quelques minutes en arrière pour bien poser le décor.

Je sors du travail et je m'apprête à rentrer chez moi.

Devant moi je vois un jeune couple qui semble demander son chemin, manifestement en pure perte.

Et moi bonne pomme, je m'arrête et je demande si je peux aider.

Et là toc, le jeune homme me demande dans un français très approximatif où il peut touwer la cathedwale enfin quelque chose comme ça !

Là on est mal tous les trois, because l'anglais je le comprend et le lis à peu près correctement mais pour le parler c'est une autre paire de manches.

Ceci étant mon jeune couple est manifestement myope, parce que la flèche de la cathédrale on la voit quand même bien au-dessus des toits. Mais bon, on a le droit d'être un peu déphasé en pays étranger.

Donc logiquement je dois commencer par leur sortir la phrase ci-dessus, ensuite doivent s'enchaîner, des left, des straight, des traffics lights et autres. Bref on est pas sorti de l'auberge.

Donc, me souvenant d'une certaine mamy tourangelle et bien que je tourne le dos à mon chez moi, j'arrive à sortir un "Come with me" et échangeant tous les trois des sourires de connivence complètement stupides et bétas, je les entraîne derrière moi vers la cathédrale.

Après quelques minutes de marche, heureuse comme si je l'avais construite moi-même, je leur montre notre cathédrale dans toute sa magnificence.

Et j'ai le droit à un "Merci beauwcoup" et à deux grands sourires ravis.

Bref, j'ai fait ma BA de la journée, l'entente cordiale a été honorée, Napoléon et Jeanne d'Arc oubliés.

Cathédrale d'Evreux
 
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 00:12
La Petite Fabrique d'écriture nous proposait d'être sur un itinéraire en commençant par "tu prends la prochaine à droite". L'histoire d'aujourd'hui ainsi que celle de demain, juste un peu romancées pour les besoins de la cause me sont vraiment arrivées.

Tours

"Tu prends la prochaine à droite, tu prends la prochaine à droite"

Certes, certes, seulement il aurait fallu que la prochaine à droite ne soit pas en sens interdit.

Je fais quoi moi maintenant ?

Ca fait déjà une demi-heure que je tourne en rond dans Tours, cherchant désespérément la sortie pour Amboise.

Quand je pense qu'il ne me faudrait qu'une demi-heure de route pour pouvoir visiter le château d'Amboise et le Clos Lucé.

Mais encore faut-il arriver à sortir de ce labyrinthe.

Je me suis déjà arrêtée une fois pour demander ma route, le monsieur fort aimable m'a dit de tourner à droite à la prochaine, d'aller jusqu'au feu et là hop, la route pour Amboise terre promise serait là.

C'était il y a une demi-heure.

En plus, j'ai du partir trop tôt, il n'y a pas un chat dans les rues.

Ah si voilà une petite grand-mère dans son jardin.

Hop, je m'arrête.

"Madame, s'il vous plait, pourriez-vous m'indiquer la route pour Amboise ?"

"Ah ma pauvre demoiselle (oui à l'époque j'étais toute jeunette c'était ma première escapade en voiture toute seule), je n'ai pas de voiture, je ne bouge pas souvent de chez moi. Je suis vraiment désolée de ne pas pouvoir vous aider".

"Ca ne fait rien, merci quand même".

Et alors que j'allais redémarrer, voilà que ma petite grand-mère (qui soit dit entre parenthèses me rappelle furieusement mon arrière grand-mère) pousse une exclamation et se rue sur la chaussée, c'est tout juste si elle ne ceint pas le bandeau des kamikases.

Damned, que fait-elle ?

Pas compliqué, elle se met en travers de la rue et arrête une voiture qui arrivait.

Le conducteur pile et très calme (alors qu'on aurait pu être en droit de s'attendre à ce qu'il braille des insultes), ouvre sa vitre et interroge ma grand-mère casse-cou.

"Bonjour, madame, que puis-je pour vous ?"

Je nage en plein délire là ???

"Eh bien voilà Monsieur, la p'tite dame là cherche la route pour Amboise, pourriez-vous lui dire comment faire ?"

"Mais, pas de problème. Suivez-moi, Mademoiselle, je vous conduit à l'embranchement".

Je me confonds en remerciements auprès de mes deux sauveurs, sidérée, mais heureuse de voir qu'il existe des personnes prêtes à aider les damoiselles en détresse.

Et en effet, deux minutes plus tard, le conducteur m'indique une route surmontée du panneau tant convoité "Amboise - 25 kilomètres".

Bon, d'accord, je n'aurais pas le temps de visiter le Clos Lucé, mais ma petite aventure m'a mise de bonne humeur et je me dis que Tourangelles et Tourangeaux savent ce qu'hospitalité veut dire.

Cette mésaventure m'est donc vraiment arrivée lors de vacances que je passais dans les Pays de la Loire, il y a un peu plus de 25 ans.

 
Le Clos Lucé
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 00:02

Voilà quelques anges en pleine communion

Ici, ma grand-mère (la plus petite) et ma grand-tante. Admirez les tenues dignes de petites mariées. Ma grand-tante ne devait avoir que deux ou trois ans de plus que ma grand-mère, mais celle-ci a toujours été un petit modèle. Je pense qu'elles avaient du faire leur communion ensemble pour cause de guerre, ma grand-mère étant née en 1906, je suppose que cette photo a du être prise vers 1916 ou 1918, je regrette vraiment de ne pas en savoir plus.

Ensuite, voilà ma maman, tenue un peu plus sobre si on ne tient pas compte de l'auréole et des roudoudous au niveau des cheveux. Elle est belle n'est-ce pas ?

Et enfin, ma pomme, uniforme strict et dépouillé. Ne vous fiez pas au regard doux et lointain, le photographe m'avait piqué mes lunettes et comme je suis myope comme une chaufferette, je ne devais même pas distinguer l'appareil photo d'où le regard rêveur et éthéré (qu'est-ce qu'il faut que je regarde, mais où, mais où ?). Cette fichue manie qu'ont les photographes de vous enlever les accessoires qu'ils jugent peu esthétiques, ou pour le photographe scolaire de vous mettre le stylo dans la main droite quand vous êtes gauchère.

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 15:43
Après son goût de l'automne, Gris bleu nous propose le goût du souvenir.
Alors voilà une photo à laquelle je tiens tout particulièrement. C'est presque une photo doudou pour rester dans la note des mes articles précédents.
Et comme vous voyez, j'étais déjà très "rouge"
4 générations de mère en fille, autrement dit "De mère, en mère, en mère, en fille"
Photo prise le 1er mai 1966.
Je vous en dirais plus sur les étonnantes personnalités de mes arrière et grand-mères

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