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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 00:03

Bien, j'ai envie d'être d'une parfaite mauvaise foi, mais j'aimerais qu'on m'explique comment un jeune homme dont le père est américain, la mère néerlandaise, qui est né en Belgique et qui maintenant joue au basket aux Etats-Unis et va bientôt épouser une américaine, peut être de nationalité française ? 
Je trouve toujours intéressant l'opportunisme français qui consiste à donner la nationalité française à des sportifs de haut niveau, bon d'accord on va pas cracher dans la soupe, d'autant que ce sympathique et talentueux jeune homme a joué en Normandie, mais bon quand même, c'est bizarre (d'ailleurs il n'est pas le seul dans ce cas).

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 00:22

Je fais remonter cet article, écrit à l'origine pour le 1er avril. Il devrait intéresser mes consoeurs et confrères gauchers. Mais les droitiers sont parfaitement autorisé à le lire aussi.

Je viens vous faire part d'une affreuse discrimination qui touche peut-être certains d'entre vous. 

Sœurs et frères gauchers il faut que ça se sache, nous sommes persécutés.

 D'abord les objets, qui d'entre vous n'a pas connu l'horreur

  ·         du tire-bouchon, de l'ouvre-boîte, du robinet et tout ce qui se visse et qui ne tournent jamais dans le bon sens,

  ·         des ciseaux qui ne coupent pas (bon d’accord maintenant ce problème est réglé, mais il a fallu attendre au moins 5000 ans),

  ·         de la casserole avec bec verseur qui vous oblige à vous tordre le poignet ou à vous prendre les nouilles bouillantes sur les pieds,

  ·         le pavé numérique de votre ordinateur qui est du mauvais côté,

  ·         le mug avec le joli petit dessin en haut que vous ne voyez jamais puisque vous le tenez du "mauvais côté",

  ·         la fourchette à dessert avec bord coupant, vous pouvez toujours essayer de couper votre tarte avec,

  ·         les tables ou fauteuils de conférence avec la petite tablette incorporée pour écrire, elle est de quel côté à votre avis, donc vous avez le choix ou écrire en vous croisant les bras ou piquer celle du voisin (d'ailleurs ceux et celles d'entre vous -les dinosaures de mon espèce- qui ont appris à écrire avec encre et plume, il était où dans le bureau le petit godet d'encre hmmm),

  ·         la photo de classe où on vous obligeait à tenir votre porte-plume (se reporter au paragraphe ci-dessus pour l'espèce animale) dans la main droite, résultat une pause tellement naturelle qu'on a l'impression que vous tenez un balai dans la main,

  ·         le tricotage on vous montre mais le problème vous faîtes le mouvement à l'envers résultat vous détricotez,

  ·         le maillot de bain nageur, si, si vérifiez si vous l'enfilez de manière naturelle pour vous eh bien derrière ça se croise mal,

  ·         le frein du roller qui est à droite (bon d'accord on peut le changer de place, mais quand même).

 Bref, cherchez je suis sûre que vous trouverez d'autres exemples.

 Ensuite, même la langue française se ligue contre nous, quelques exemples :

  ·         sinistre, qui vient de senestre la gauche au moyen-âge,

  ·         la main gauche, la mauvaise main ou la main du diable,

  ·         un mariage de la main gauche,

  ·         se lever du pied gauche,

  ·         un matériel gauchi,

  ·         être gauche,

  ·         être maladroit,

  ·         avoir deux mains gauches,

  ·         passer l'arme à gauche (bon là je pousse c'est juste un problème militaire mais quand même).

  En revanche :

  ·         quelqu'un de droit,

  ·         rentrer dans le droit chemin,

  ·         être adroit,

  ·         être dans son bon droit

  ·         être droit dans ses bottes.

 Petite compensation : le cœur est à gauche (le portefeuille à droite et toc) et la main gauche est la main du cœur.

 Bon maintenant quelques statistiques et faits scientifiques :

  ·         Nous sommes 16 % de gauchers soit 8 millions en France

  ·         Il y a plus de gauchers hommes que femmes

  ·         Il y aurait 25 % de gauchers à la naissance, y aurait-il donc encore des gauchers contrariés à notre époque ?

  ·         20 % de la population artistique est gauchère au lieu de 10 % pour les droitiers

  ·         Si l'un des parents est gaucher, ils ont 17 % des chances de fabriquer un petit gaucher et 46 % s'ils sont tous les deux gauchers.

  ·         Sachez que chez les vrais jumeaux : 8 couples sur 10 sont à latéralité inversée (un gaucher et un droitier, plus facile à repérer donc que le petit grain de beauté niché derrière l'oreille qui les différencie).

  ·         Parlons sport : 15 % de gauchers au tennis, 23 au badmington, 32 au ping-pong, 50 au fleuret et paf à la fin de l'envoi je touche.

  ·         Notre espérance de vie est plus courte (logique avec tous les bâtons dans les roues que l'on nous inflige).

  ·         En revanche, faut bien une petite compensation quand même, nos 2 hémisphères coopèrent mieux, verbalisation et gestuel sont dans deux hémisphères différents ce qui nous permet d'être plus rapides, notre cerveau est plus symétrique, le corps calleux (qui transmet les informations d'un côté du cerveau à l'autre) est plus large ce qui facilite également le transfert de données, enfin chez le droitier l'aire du langage ne se situe que d'un côté, alors que chez le gaucher elle se répartit des deux côtés en cas d'accident à ce niveau du cerveau, le gaucher aura plus de chance de récupérer.

  ·         Le chat est également gaucher (voilà une petite bête pleine d'entendement), fait vérifié auprès de Thalis qui lève bien toujours la patte gauche lorsque nous jouons, l'ours blanc est aussi gaucher parait-il mais vous m'excuserez je n'ai pas été vérifier.

 Enfin pour finir quelques gauchers célèbres :

Léonard de Vinci, Michel Ange, Jules César, Napoléon, Einstein, Albert Schweitzer, Marc Twain, Jimmy Hendrix, le mime Marceau, Kermit la grenouille, l'inventeur du Rubik cube, la famille royale anglaise et les trains qui roulent à gauche.

 Un petit site sympa à visiter pour les gauchers et les droitiers ne soyons pas sectaires (c’est là que j’ai trouvé mes références statistiques et scientifiques : http://www.lesgauchers.com/

 Bon allez avouez, combien de gauchèr(e)s parmi vous ? 

 

Et petit plaisir que je ne me refuse jamais la souris d'ordinateur que j'ai programmée à gauche, qui embête bien l'informaticien quant il fait de la télémaintenance et que les fenêtres ne s'ouvrent pas comme il veut, c'est un vrai bonheur de le laisser râler et patauger avant d'annoncer tout benoîtement, "au fait la souris est à gauche" et vlan dans les quenottes.. C'est petit et vil d'accord, mais qu'est-ce que ça fait du bien !!!

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 12:06

J'ai été taguée par Fréderianne. Je vous transmets donc le règlement :
"Chaque personne décrit 7 choses d'elle-même. Ceux qui ont été tagués doivent écrire sur leur blog ces 7 choses ainsi que le règlement. Vous devez taguer 7 autres personnes et les énumérer dans votre blog. Vous laissez un message sur leur blog en leur indiquant qu'ils ont été tagués et les invitant à venir sur votre blog"

Je suis née le jour de la disparition de Sacha Guitry (ça doit être pour ça que j'aime écrire).

J'ai passé mes onze premières années dans une caserne de Pompiers de Paris (une super enfance avec plein de grands frères qui m'ont appris à faire du vélo, du patin à roulettes dans le réfectoire, à grimper à la corde et qui m'ont gavée d'Orangina et de Nuts). Nous avons quitté Paris en plein feux d'artifice (mai 68).

Je suis une rescapée de la polio (j'avais 5 ans quand j'ai chopé cette saloperie). Je fais partie des quelques chanceux qui s'en sont tirés sans séquelles. J'ai aussi eu la chance de faire ma scolarité primaire dans une école "normale" grâce à une directrice géniale qui m'a acceptée avec cannes anglaises, appareillages aux jambes et chariot (si j'écris mal, c'est pas uniquement parce que je suis gauchère, c'est aussi parce que j'ai appris à écrire allongée, sur le ventre quand même, ne compliquons pas les choses). Je peux vous dire que ça m'a forgé le caractère, être une miraculée vous aide à relativiser et à rebondir en cas de pépins.

Je suis une éponge, j'aime apprendre (j'ai d'ailleurs appris un nouveau métier à 40 ans), mais j'aime aussi faire partager ce que j'ai appris (oh ça fait beaucoup d'appris ça).

Je peux facilement passer une journée entière sans parler (mais pas sans lire, ni écrire).

J'ai un peu plus de 300 chats à la maison (un seul qui bouge vous la connaissez déjà et un fils né sous le signe chinois du chat, je ne l'ai pas fait exprès), quant à moi je suis née sous le signe du lion et de Bastet pour l'astrologie égyptienne (si c'est pas un destin félin ça).

La lecture pour moi est vitale et je pèse mes mots (d'ailleurs je ne crois pas avoir passé une seule journée sans lire depuis que j'ai appris).

Et petite cerise sur le gâteau, je viens de passer en Privilège (mais ça clignote pas encore en rouge, donc je ne sais pas encore à quoi j'ai le droit). Merci à vous tous pour vos visites (mon passage au niveau supérieur je vous le dois, modeste hein la fille. Comme disait Guitry : "Merci mon Dieu d'avoir ajouté à mes mille qualités, la modestie"). Mon 500ème commentaire a été écrit la semaine dernière par Noni. J'adore blogger et déblogger avec vous.
 
Bon maintenant, à qui transmettre le bébé ? Noni, Aril, Clem, Babou, Pat, c'est déjà fait.

Ce petit exercice devant être fait dans la joie et la bonne humeur je n'oblige personne à répondre bien sûr mais je lance quand même ce petit défi à (si ça ne les dérange pas bien sûr et s'ils le l'ont pas déjà fait) : Francis, Martine Zabeth, Papotine, Manu, Edith, Marjorie et Pol.

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 00:50

Mon père, comme bien des hommes (et des femmes aussi je pense) de sa génération (il est né en 27) était particulièrement attaché au Général de Gaulle. Il l'appelait avec familiarité et respect, comme beaucoup, le "Grand Charles". Le jour où il nous a annoncé son décès en 1970 j'avais une douzaine d'années et je me souviens encore de son émotion. Si on voulait lui faire plaisir, il suffisait de lui offrir les livres paraissant sur ce grand homme et trônaient en bonne place dans la bibliothèque les Mémoires de Guerre reliées en bleu, blanc, rouge.
C'est un peu en mémoire de lui, en mémoire d'eux, que j'écris aujourd'hui ces articles sur le 18 juin 1940.
Un gros avantage, quand on fait de la reliure c'est qu'on peut presque lire un livre en travaillant sur lui. Ainsi, vient de me passer entre les mains, pour réparation, le documentaire "De Gaulle, mon père" de Philippe de Gaulle. Entretiens avec Michel Tauriac. J'ai ainsi pu relever ces deux passages (parmi beaucoup d'autres) qui me paraissent jeter un autre éclairage sur de Gaulle, révéler un autre homme, au-delà du politique et du général. Les voici :

Philippe de Gaulle : Pour les jeunes générations qui n'ont pas connu mon père et qui, influencées par ces écrits malveillants, peuvent le prendre pour un monstre froid, je voudrais également rappeler le véritable poème qu'il a composé en hommage à ceux qui se sont sacrifiés après avoir répondu à son appel en 1940. Il n'est pas très connu malgré sa publication dans le "Mémorial des Compagnons de la Libération" et dans les "Lettres, notes et carnets" et vaut, vous allez voir, d'être cité intégralement :
Soldats couchés dans les déserts, les montagnes et les plaines,
Marins noyés que bercent pour toujours les vagues de l'Océan,
Aviateurs précipités du ciel pour être brisés sur la terre,
Combattants de la Résistance, tués au maquis ou aux poteaux d'exécution,
Vous tous qui à votre dernier souffle avez mêlé le nom de la France,
C'est vous qui avez exalté les courages, sanctifié l'effort, cimenté les résolutions,
Vous avez pris la tête de l'immense et magnifique cohorte
Des fils et des filles de la France qui ont dans les épreuves attesté sa grandeur,
Votre pensée fut, naguère, la douceur de nos deuils,
Votre exemple est aujourd'hui la raison de notre fierté,
Votre gloire sera pour jamais la compagne de notre espérance.
Quel chef de guerre a-t-il jamais parlé de ses hommes de cette façon ?

Et pour le côté sentimental qu'on aurait du mal à soupçonner.
Michel Tauriac : Est-il vrai qu'il aimait les animaux à un point tel qu'il se refusait à retrouver les volailles de la Boisserie dans son assiette ?
Philippe de Gaulle : Absolument. Quand on en servait à table, il s'inquiétait de savoir se elle n'était pas l'une de celles qu'il voyait dans le poulailler lors de ses promenades. Alors ma mère l'assurait aussitôt du contraire. Mais, comme chacun sait, une poule vit un certain temps, et quand elle ne pond plus, on la mange, il arrivait donc de temps en temps qu'elle finisse dans la casserole de la Boisserie. Soupçonneux, il questionnait encore "Vous êtes bien sûre que ce n'est pas une des poules que j'ai vues hier ?". Imperturbable, ma mère répondait "Non, non. Je l'ai achetée à Paris en venant". Et Honorine avait des consignes. Pas un mot de l'origine des poulets, des lapins ou de la viande de mouton qu'elle cuisinait.

Ajoutez à cela son profond respect pour les femmes et sa tendresse pour sa fille handicapée Anne, et je crois qu'on avait là ce que l'on appelle un grand homme, même si certaines de ses décisions peuvent paraître maintenant sujettes à caution. Et dans ce livre, on s'aperçoit également que Madame de Gaulle était bien loin de l'image de femme effacée qu'on lui attribue.

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 00:51

Ensuite, travail dans une entreprise pharmaceutique, le REVE, tous les bureaux non fumeurs (sauf ceux occupés par une seule personne et encore). Salle de pause fumeurs ET salle de pause non fumeurs que demander de plus. Interdiction de fumer également dans le restaurant d'entreprise.
Maintenant, je travaille également dans un bâtiment non fumeur, les deux irréductibles sont priés de fumer dehors. D'ailleurs au milieu des livres, il vaut mieux éviter les risques d'incendie.
Voilà, j'ai à peu près fait le tour de ma vie de non-fumeuse. Je tiens quand même à ajouter que si maintenant les fumeurs sont mis hors la loi, c'est aussi de leur faute. Très franchement fumeurs et non fumeurs, répondez à cette simple question "Combien de fois avez-vous (vous a-t-on) demandé la permission de fumer au restaurant par exemple, ne parlons même pas du bureau abritant les deux races fumeur/non fumeur ?", Pour moi le compte est vite fait, une seule fois et c'était une femme. Donc si vous autres fumeurs aviez un peu plus respecté la liberté des non-fumeurs peut-être qu'à l'heure actuelle ne seriez-vous pas brimés. 
Maintenant au vu des commentaires que vous avez laissé suite aux précédents épisodes, j'ai eu le plaisir de constater que les fumeurs parmi vous étaient des gens respectueux des autres, ça fait chaud au coeur.
A ce sujet, ça me rappelle un vieux spot télévisé (probablement à l'époque du démarrage de la loi Evin). On se trouvait dans une salle d'attente où tout le monde clopait à qui mieux mieux, et tout à coup un petit monsieur se levait timidement, et demandait d'une toute petite voix à son entourage "Excusez-moi, ça ne vous dérange pas si je ne fume pas ?" n'est-ce pas un excellent résumé de la situation qui oppose fumeur et non fumeur. 
Bon, ami fumeur, sans rancune j'espère. Je n'ai rien contre vous, si vous voulez fumer c'est votre droit le plus strict et je n'irai pas contre, pas plus que je ne soulignerai les risques que vous courrez, je sais bien que pour vous ça n'arrive qu'aux autres. Mais en revanche, je défendrai bec et ongles mon droit à moi de garder mes poumons en bon état, ainsi que ceux de mon entourage, j'ai d'ailleurs élevé mon fils dans l'optique non fumeur et je suis très fière de constater qu'à 20 ans il n'a jamais touché à la cigarette (n'allez pas me dire que je me fourre le doigt dans l'œil, quelqu'un qui fume non seulement ça se sent et en plus ça coûte de l'argent et comme il est étudiant, le budget passe par chez moi), d'ailleurs tous ses ami(e)s sont aussi des non fumeurs. Nos jeunes semblent-il sont plus malins que la génération précédente dieu merci.
Le 19 je vous mets une de mes petites histoires en deux temps, histoire de vous énerver un peu.
 

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 00:45

Ensuite, j'ai été travailler dans une entreprise d'informatique. Bonjour la hot line, un seul autre non fumeur sur la dizaine de personnes avec qui je travaillais. Nous étions dans un bâtiment à part du reste de l'entreprise. Heureusement ça n'a duré qu'une année, mais je peux vous dire que la campagne hivernale a été dure (à côté la retraite de Russie de Napoléon c'était de la petite bière). J'allais au bureau avec les sous-vêtements de Popec en molleton, de gros collants en laine, des bottes (pas fourrées mais je l'ai regretté), mon équivalent Damart, un sous-pull, un pull (épais le pull) et par dessus le tout un châle. Je n'ai pas osé les protèges-oreilles, ni les mitaines, mais c'était tout juste. Et bien sûr les fenêtres de mon bureau restaient ouvertes toute la journée, même avec zéro degré dehors. Je précise que, toujours hypocrite, j'avais mon petit chauffage d'appoint planqué sous le bureau. Bien sûr révolte de ces jeunes gens avec ultimatum, "ferme tes fenêtres", réponse de l'em…se de service "OK, mais vous arrêtez tous de fumer". A votre avis ? Nous avons passé un hiver vraiment hivernal. Ils n'ont pas osé se plaindre auprès du big boss, parce que la loi Evin venait de passer donc ils étaient dans leur tort. A noter que je n'ai pas été enrhumé une seule fois cette hiver là. Et le soir en rentrant du boulot, pull et pantalon étaient suspendus dehors pour s'aérer un peu. Allez faire sécher un gros pull de laine tous les jours en hiver …
Puis, j'ai eu droit à un bureau non fumeur, mais bien sûr il y avait des fumeurs dans tous les coins, les techniciens de la hot line et les ingénieurs informaticiens (bizarre je croyais que la fumée était néfaste pour les ordinateurs) et les commerciaux. La palme de la réflexion idiote revient haut la main à Francis (désolée pour mon visiteur qui répond au même prénom). Comme beaucoup de fumeurs (deux paquets de gitanes par jour) il était résolument contre la loi Evin sous prétexte qu'on le privait de sa liberté. Un jour furieuse, je lui ai fait remarquer que notre liberté à nous les non-fumeurs c'était d'avoir des poumons en bon état, et vous savez ce qu'il m'a répondu ce branquignole ??? Que nous les femmes, nous agressions ses poumons avec nos parfums, non mais vous le croyez vous à une réflexion aussi stupide ? D'abord, côté odorat, il ne devait plus avoir grand chose, et jusqu'à preuve du contraire il n'y a eu aucune étude médicale indiquant que les renifleurs passifs de parfum risquaient un cancer du poumon, éventuellement une cirrhose pour ceux qui le boivent. 
Un autre que je me suis allumé (si je puis dire), Hugues qui pleurait de ne pas arriver à joindre les deux bouts, un jour pareil je l'ai coincé avec ma calculette à la main et je lui ai demandé le prix des deux paquets (plus de celui de sa femme) qui y passaient tous les jours, j'ai ensuite multiplié par le nombre de jours dans l'année et je lui ai mis mon petit calcul sous le nez. Bizarre, il n'est plus jamais venu pleurer sur mon épaule sur ses difficultés de fin de mois (à noter que ça ne l'a pas empêché de continuer à faire partir son argent en fumée, mais ça c'était son choix).

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 00:05

J'ai d'abord commencé par travailler 14 ans dans un organisme semi-public qui fonctionnait avec des assemblées tous les mois, et je devais prendre les débats en sténo. Assemblée constituée en quasi majorité par des hommes, et par des hommes qui fumaient (ça devait faire viril sûrement). Bref, tous les mois c'était plongée périscopique dans purée de pois, je ressortais de là-dedans hagarde, au bord de l'asphyxie. La réunion était ensuite suivie d'un repas, j'essayais de me placer auprès des quelques rares non fumeurs. Mais ce qui m'amusait beaucoup c'était de voir certains de ces messieurs (de préférence ceux qui fumaient le cigare) faire des réflexions hautement élevées sur le goût du vin, comme si leurs papilles étaient encore en état de différencier un Bordeaux, d'une piquette. Assez curieusement au fil des ans, et au fur et à mesure que ces messieurs prenaient de l'âge et de la bouteille, le nombre de cigarettes fumées diminuaient, je pense que leurs médecins devaient leur faire de grosses colères. Bon bien sûr il y a eu des irréductibles, mais dans l'ensemble l'atmosphère s'était éclaircie et j'arrivais à voir qui intervenait au fond de la salle.
J'ai aussi eu maille à partir avec un gugusse qui non seulement était un fumeur, mais en plus un mal-élevé. Dans mon bureau, bien sûr pas de cendrier et pas d'odeur de tabac. Voilà qu'un beau jour débarque un jeune loup qui se croyait en terrain conquis et qui sans me demander, allume sa clope. A l'époque jeune et tendre (ouais; maintenant je suis (non pas vieille) pleine d'expérience et coriace) je n'ai pas osé lui dire quelque chose, non je l'ai joué hypocrite ! Sous prétexte d'aller prévenir mon chef de son arrivée (ce que je pouvais faire par téléphone) je suis sortie, non sans ouvrir la fenêtre en grand, or nous étions en plein hiver. Quand je suis revenue mon gus essayait de se réchauffer le nez avec sa cigarette, mais au moins l'air était respirable et en plus ça lui a servi de leçon. Lors de sa visite suivante, il s'est assis sagement sur la chaise visiteur et il a laissé ses cigarettes dans sa poche. Non mais, oh, un peu d'éducation quand même.
Mes chefs maintenant. Bien sûr je suis tombée sur plusieurs fumeurs. 
Hélène qui n'a jamais allumé une cigarette ni dans mon bureau, ni dans le sien quand j'y étais. La classe quoi.
Alain, que j'entendais arriver. Nos bureaux étaient au premier étage avec un pallier, il faisait donc une halte sur ce pallier pour reprendre son souffle et cracher ses poumons (forcément à plus d'un paquet par jour, le souffle ne suis pas), j'avais donc le temps de planquer mon ouvrage de tricot (non je rigole je ne sais pas tricoter). J'avais également occulté le trou de serrure de la porte qui séparait nos deux bureaux avec du scotch, non on ne rigole pas, j'avais littéralement un jet de fumée qui me passait sous le nez. A côté de ça, total respect. Le jour où il a appris que sa femme était enceinte il a stoppé la cigarette du jour au lendemain et pas de patchs à l'époque. Vu ce qu'il s'avalait ça n'a pas dû être facile tous les jours, pourtant son attitude n'a pas changée, pas de sautes d'humeur ni rien, il me semble me souvenir qu'il compensait en croquant des pommes. Dommage qu'il ait repris après la naissance de son second enfant. Résultat, dramatique, cancer à 50 ans et bye-bye.
Bernard, notre comptable. Le jour où son toubib lui a dit qu'il avait le choix, où il arrêtait de fumer ou il changeait de médecin, pareil, arrêt du jour au lendemain avec un petit bidule dans l'oreille pour aider (comme une tétine quoi).
Paul, un monsieur adorable, très vieille France. Je savais quand il allait avoir du courrier à me dicter. J'entendais les fenêtres s'ouvrir, il laissait le temps à l'air de se renouveler, ensuite il me faisait venir et bien sûr il ne s'est jamais permis de fumer devant moi. Je ne sais pas ce qu'il est devenu, mais avec sa consommation, mon pronostic est très réservé.
Voilà, fin de cette période de ma vie. La suite... bref vous savez.

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 14:29

Aaarrrghhh, il y en a je vous jure, ce sont de sacrés cas.
Je viens de déjeuner au restaurant avec un ami et nous sommes tombés sur un sacré spécimen. 
D'abord situons le cadre, un restaurant sympa, quasiment toujours plein, une cuisine recherchée juste ce qu'il faut et des prix très corrects. Pour 11,90 € : entrée, plat de résistance et dessert, correct il me semble. 
Bon voilà. Nous en étions à attendre notre dessert quand est arrivé un groupe de 8 personnes, le leader clope roulée à la main (je précise, mais vu mon article de ce matin c'est facile à deviner, nous étions côté non-fumeur). Déjà rien que ça, ça m'a mis la puce à l'oreille. 
Bref le mec accroché à sa cigarette comme un bébé à sa toutouille ou à son doudou. Et là, c'est parti mon kiki. Peut-on être servi rapidement (bien sûr en arrivant en plein coup de feu dans un restaurant plein), et si on ne prend qu'un plat unique est-ce que ça ira plus vite (paraît évident, mais bon), et puis en plus je n'aime pas vos entrées (sympa pour le chef merci). Choeur des collègues "oui mais nous on aimerait bien le menu à 11,90". Bon et si on prend le menu à 11,90 est-ce que je peux me dispenser de l'entrée et est-ce que je paierai moins cher. 
AAArrrrgggghhhh, donnez-moi un plateau que je l'assomme le trublion. Heureusement pour nous, desserts et cafés sont arrivés. Entre-temps, IL s'était en fin de compte décidé pour le menu complet à 11,90 et IL allait se forcer pour manger l'entrée. Eh ho gugusse, si tu veux être servi rapidement et ne pas payer trop cher, je peux t'indiquer le McDo le plus proche. 
Nous connaissons bien la serveuse qui s'occupait de notre table et de la leur et nous lui avons souhaité bon courage. Ces charmantes personnes travaillent semble-t-il aux Assedic, à mon avis les dossiers qui passent entre les mains de ce pékin là ne doivent pas être traités avec rapidité, et est-ce qu'il a fait le nombre d'heures requis et pas 1 minute de trop, et est-ce que je lui paye 1 € de plus ou pas, et, et, et ....
Sainte Patience je vous recommande notre pauvre serveuse, protégez-là d'un coup de sang et évitez qu'elle ne balance la carafe d'eau au museau de l'affreux.
Je ne sais pas vous, mais moi quand je vais au restaurant c'est pour passer un moment de détente avec des amis, pas pour revendiquer sur tout.

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 00:47

J'ai vu que pas mal de nos jeunes bloggeurs étaient des non fumeurs convaincus. Moi aussi, je suis une non fumeuse pure et dure. Alors, histoire de vous amuser un peu je vais vous raconter quelque-unes de mes tribulations de non fumeuse au pays des fumeurs (nous parlons d'avant la loi Evin en 1991 et ensuite aussi parce que la mise en place n'a pas été rapide, rapide).

Tout d'abord, sachez que je n'ai jamais essayé une seule fois de fumer. Une bonne raison à ça, j'ai été vaccinée très tôt contre ce virus. 
Je m'explique, je suis fille de pompier.
Barbe, la sainte patronne des pompiers (et d'autres professions liées au feu) est fêtée tous les ans par des banquets en décembre. 
A l'âge de onze ans mes parents ne voulant pas me laisser toute seule à la maison, m'avaient embarquée à l'un de ces repas, avec consignes de bien me tenir, de tout manger (de me moucher et de dire bonjour à la dame, enfin vous voyez le topo), c'est d'ailleurs pour ça que je me suis retrouvée à l'entrée en train de mâchonner désespérément un morceau de gras de jambon cru impossible à avaler. Au bout de 10 minutes de mastication ma mère m'a envoyée cracher "le morceau" dehors. 
Je m'en souviens encore, c'est dire le traumatisme causé par le jambon de Bayonne ou autre, mais le pire était à venir. A la fin du repas, presque tout le monde s'est mis à fumer. L'HORREUR !!! Chez moi, personne ne fumait, je me suis donc trouvée plongée dans un bain de fumée et de nicotine pas piqué des hannetons.
Quand nous sommes rentrés à la maison, j'avais les cheveux et les vêtements qui sentaient la fumée, la gorge et les yeux en feu, l'odorat complètement parti. D'ailleurs, il m'a fallu plusieurs jours pour récupérer. 
Alors inutile de dire que ça m'a dégoûté définitivement des cigarettes. Pour les parents qui veulent empêcher leur progéniture de fumer voilà une excellente façon de procéder, vous enfermez votre héritier dans une pièce bien hermétique et vous balancez la fumée pendant deux ou trois heures, vous verrez c'est radical. 
Inutile de dire que l'année suivante, j'ai convaincu que j'étais une grande fille et que je pouvais rester toute seule à la maison, une fois avait suffi. 
J'ajoute à ça que j'ai également perdu deux grands-oncles d'un cancer du poumon et que leurs derniers jours ont été tout, sauf agréables et pour eux et pour leur famille.
Bien sûr, j'ai fait figure d'originale au collège et au lycée, pas loin d'être l'idiote du village, mais bref, chacun son truc.
Ensuite, entrée dans le monde du travail (et indirectement dans celui de la tabagie).
Mais ça, c'est suite au prochain numéro.

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 00:30

Relevé dans le journal Paris Normandie du dimanche 10 juin.

A saisir à Yainville, près de Jumièges, manoir de style anglo-normand
: 

* 800 m2 habitables
* Un grand salon monumental de 6 m de haut
* Un grand salon avec billard
* 2 maisons annexes
* 20 ha de parc et bois
*Un potager de 1.000 m2 avec serre
* Mise en vente : 2,5 M € (modique)
Le voici, le voilà :

Ce manoir était la propriété de l'écrivain Sacha Guitry.

Il avait rédigé un règlement, bien dans son style, à l'usage des invités qui venaient au manoir.

Article premier : Nous voulons consacrer ce premier article à vous souhaiter la bienvenue, et nous vous disons : Vous êtes ici chez vous. Mais rendez-vous compte que c'est une façon de parler.

Article deux : Faudrait-il vous répéter que, votre chambre ayant été choisie avec discernement, il est inutile de vous entêter à vouloir en changer ?

Article trois : Vous trouverez sans peine à la tête du lit une petite poire avec un fil : c'est la sonnette. A ce sujet nous croyons devoir vous rappeler le vieux dicton français "on n'est jamais si bien servi que par soi-même".

Article quatre : Si vous avez l'habitude de vous coucher de bonne heure, ne changez rien à vos habitudes. Mais les chambres donnant sur le hall, appliquez-vous à ne pas troubler par votre sommeil les conversations de ceux qui ne dorment pas.

Et voilà la photo de votre futur pied-à-terre :


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